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ISBN : 2234065062
Éditeur : Stock (2010)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 136 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Ça ne devrait pas être de la littérature, ça ne devrait même pas être un livre. Mais comme tout cela n’aurait pas dû arriver, un texte a été écrit, des lettres adressées à deux petites filles,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Epictete, le 23 avril 2015

    Epictete
    Un livre objet, sobre, beau, d'une belle collection de Stock, et cela suffit parfois pour avoir envie de le lire (complétée quand-même par la quatrième de couverture)
    Et on découvre à la lecture une situation dramatique, pire : d'horreur.
    Il s'agit de la mort de deux petites filles dans un incendie chez leurs grands-parents et la réaction de leur mère à travers une suite quotidienne de lettres à ses enfants, racontant le passé, les circonstances de la catastrophe, ce qui s'est s'est passé ou ce qui aurait pu se passer ensuite.
    Bien sûr tout parent (et j'en fais partie) ne peut que comprendre « l'inimaginable » (Je suis conscient de la particularité de ma formule)
    Et, bien que compatissant pleinement à la douleur d'Anne-Marie Revol, je dois dire que j'ai eu du mal avec ce lvre.
    • D'abord on nous décrit un abominable monde de « Bobos » branchés, friqués et qui s'expose ici. On rencontre tout un tas de personnages dont on ne sait pas trop d'où ils sortent, amis, famille, etc…. Je ne suis pas contre le fait que ces milieux existent, mais j'ai eu un peu de mal à lire qu'ils seraient la référence des français de base. Je pense que compte tenu du sujet du livre, on pouvait omettre cette partie descriptive d'une façon de vivre.
    • Chaque épitre commence par une adresse du type « Mes reines de la nuit », « Mes arcs-en-ciel », etc….Cela devient vite insupportable de mièvrerie forcée. L'intensité des sentiments dans chaque lettre était suffisante pour ne pas avoir à ajouter ces accroches de bazar.
    • Je crois avoir bien saisi que ce livre de 400 pages était pour l'auteur une sorte de thérapie et je le comprends. Cependant, en tant que lecteur je ne devais pas avoir envie d'être thérapeute.
    Il y a pourtant de très bonnes choses dans ce récit, comme l'excellente analyse de la difficulté à accepter et intégrer la vérité.
    En tout état de cause, me voila bien divisé… J'ai aimé ce livre au début, compatit pleinement à la douleur des parents mais j'ai lâché petit à petit, usé par cette avalanche de missives qui toutes, portent à peu près le même discours.
    Alors un problème se pose : Avons-nous le droit de ne pas aimer le livre d'une mère qui a vécu une telle épreuve ?
    Je prend le risque, en réïtérant tout le respect et l'amitié que je porte à l'auteur de ces lettres.
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    • Livres 4.00/5
    Par Bazart, le 17 avril 2011

    Bazart
    Il y a des livres qu'on lit très vite, qu'on range et qu'on oublie aussitôt et puis il y a ceux, rares, qu'on trimballe avec soi pendant longtemps, auxquels on pense et on repense, dont on a envie de parler avec un ami, une collègue au détour d'un couloir, une maman ou celui qui partage sa vie…
    En août 2008, Anne-Marie Revol, journaliste à France 2, perd ses deux petites filles dans un incendie alors qu'elles étaient en vacances dans le Sud à St Restitut dans la maison de leurs grand-parents.
    Chaque jour ou presque pendant plus d'un an, à partir de la veille du drame, l'auteur adresse une lettre à celles qu'elle appelle mes divines idylles, mes tourments, mes fripouilles, mes oasis, mes centres du monde, mes mignardises, mes fantômes et mille autres surnoms.
    Elle leur écrit le choc, la colère, la tristesse immense, le déni mais jamais l'abattement. Elle leur raconte combien le quotidien est devenu un parcours semé d'épreuves car tout évoque leur image, leur existence (chansons, objets retrouvés par hasard, commerçants du quartier à qui il faut annoncer la nouvelle, crèche en bas de l'immeuble devant laquelle il faut passer tous les matins, dates et anniversaires, fêtes, répondeur).
    Elle crie leur absence dans cet appartement qu'elle aimerait miraculeusement trouvé rempli de cris en rentrant le soir, dans ses dimanches matin qui ont perdu leur saveur, dans ces familles non amputées qu'elle croise, dans ces enfants qu'elle voit grandir alors que ses filles resteront jamais figées dans leur petite enfance.
    Elle leur raconte aussi ses voyages à deux, avec le père des petites..fuite ou bouée de sauvetage, les plus beaux paysages perdent leur saveur quand on sait qu'ils ne seront jamais vus par les êtres qu'on a porté.
    Anne-Marie Revol est très bien entourée par la famille, les amies, suivie par un psy mais malgré tout, quelle force, quelle volonté de vie !…continuer à sortir, rire, manger, faire l'amour, voyager malgré tout, c'est peut-être cette façon de mener sa barque qui l'a sauvé.
    Quel témoignage d'amour envers ses filles mais aussi envers cet homme, le papa et l'amoureux. Bien des couples se déchirent, s'effondrent, s'éloignent, se renvoient la faute : ici ils tombent à terre mais ensemble et sans jamais se lâcher la main.
    Bien-sûr, j'ai refoulé avec grand-peine mes larmes dans le métro et dans tout endroit public où j'ai lu quelques pages de ce livre. Parfois je les ai laissé couler en pensant « mince fais gaffe un livre de bibliothèque ». le soir, difficile de s'endormir comme si de rien n'était après avoir vécu dans la tête de cette mère.
    J'ai même menacé l'homme de ne plus jamais me séparer de mes enfants, ne serait-ce que l'espace d'un week-end, de ne plus les confier à personne….sauf qu'on élève pas des enfants pour les garder toute sa vie contre soi mais pour qu'un jour ils puissent s'envoler de leur propres ailes.
    Malgré le drame, ce livre est aussi une formidable leçon d'espoir, comme une petite lumière qui perce et grandit dans les dernières pages de Nos étoiles ont filé….
    http://www.baz-art.org/archives/2013/01/21/28263589.html
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    • Livres 4.00/5
    Par BoulieBouffeTout, le 03 décembre 2010

    BoulieBouffeTout
    Je ne suis pas du genre larmoyante loin s'en faut...
    Je ne suis pas du genre 'voyeuriste' non plus...
    Mais ce récit me tentait, j'en avais lu une critique plutôt positive et la curiosité l'a emporté !
    Et alors, quelle lecture.
    Je ne sais pas si c'est le livre qui m'a donné une insomnie ou si c'est l'insomnie qui a fait que j'ai avalé le livre ?!!
    Le fait est que je me suis endormie les yeux débordant de larmes et le cœur en vrac.
    Une maman raconte comment elle a perdu ses deux petites filles dans un incendie qui a ravagé la chambre dans laquelle elles dormaient chez leurs grands parents alors que les parents étaient en voyage en Grèce...
    Un fait divers, qui a fait la une des journaux au mois d'août 2008.
    Une famille plus ou moins connue en plus puisqu'elle (l'auteur) est journaliste à France TV...
    Un récit qui ne vire jamais au pathos...
    Des lettres adressées à ces deux fillettes par leur maman qui doit faire son deuil, qui le fait à sa manière et on l'accompagne pendant ce long chemin difficile.
    Un amour fou entre deux parents, merci ça fait un bien fou aussi...
    Le tout consigné dans un livre de 400 pages qui se lit les yeux embués.
    Une écriture totalement impersonnelle, mais il ne faut pas lire ce récit pour pouvoir parler de littérature française !
    Je recommande chaudement !
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    • Livres 5.00/5
    Par ladyoga, le 23 juin 2014

    ladyoga
    L'amour maternel avec un grand A, l'amour qui aide à survivre après le traumatisme le plus fort pour des parents, l'amour pour des petites filles disparues dans un incendie, l'amour pour le petit être en devenir...
    Un livre bouleversant, qui ne s'oublie pas une fois refermé, et qui conduit à relativiser les petits maux du quotidien. Magnifique.
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    • Livres 5.00/5
    Par Nastie92, le 08 mars 2013

    Nastie92
    Ce livre est tout simplement bouleversant.
    Par le sujet, évidemment : la mort, dans un incendie, de deux petites filles.
    Par la forme : la mère écrit des lettres quasi-quotidiennement à ses filles disparues, et ces lettres débordent de tendresse et d'amour.
    J'ai beaucoup aimé les en-têtes des lettres : mes petites souris, mes muses, mes étincelles, mes sésames, mes sucres d'orge à la fraise, etc.
    J'ai été touchée par le couple que forme l'auteur et son mari : quel amour magnifique entre eux deux !
    Un livre qui réussit à vous toucher au plus profond, mais sans jamais être larmoyant. Une lecture dont je suis sortie ébranlée, et que je recommande vivement.
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Citations et extraits

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  • Par anyuka, le 19 janvier 2011

    Mes Brioches Dorées,
    Pour beaucoup, nous devrions être réduits à l'état de zombies alors que nous sommes bien vivants. Affirmer que nous sommes gais toute la sainte journée serait exagéré mais, depuis quelques mois, disons cet hiver, nous sommes heureux 80 % du temps. Si les 20 % restants sont des instants de vie misérables, en dépit de l'horreur de votre mort, Papa et moi sommes encore capables, avec une bonne dose de volonté, de nous enthousiasmer, de faire les idiots, de nous moquer, voire d'être carrément méchants ! Je me demande vraiment comment nos cerveaux sont construits. Cet été de fait est gênant, "malaisant"... Pourtant, et bien que cela me défrise, je suis obligée d'admettre que c'est ainsi : nous sommes debout, face au vent et on avance.
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  • Par Mia, le 23 janvier 2011

    Mes étoiles filantes,
    C'est étrange... Dans le vocabulaire courant, quand on perd son père, sa mère ou ses deux parents, on dit qu'on est "orphelin". Quand on perd sa femme, on dit qu'on est "veuf". Ou "veuve", quand c'est son époux. En revanche, quand on perd ses enfants on ne dit rien. Il n'y a pas de mot pour désigner cet état.

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  • Par Nionie, le 03 janvier 2012

    Mes mélodies du bonheur...
    c'était comment déjà?
    la couleur de vos yeux,
    la douceur de vos bras,
    la forme de vos doigts?
    c'était comment déjà...
    quand vous disiez "maman" ,
    quand vous disiez " papa",
    quand vous disiez "ça va" ,
    c'était comment déjà...
    vos petites manies,
    vos mines de bandits,
    vos sourires matois?
    c'était comment déjà...
    quand vous vous disputiez,
    quand vous nous embrassiez,
    quand vous chantiez pour moi?
    c'était comment déjà...
    la rondeur de vos joues,
    la galbe de vos cous,
    la trace de vos pas ?
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  • Par Bazart, le 22 octobre 2013

    Deux mois que vous êtes mortes. Contre toute attente, la terre ne s'est pas arrêtée de tourner. La semaine dernière, je me suis fâchée avec le postier qui refusait de me monter un paquet. Hier, votre père m'a morigénée pour avoir cassé trois verres à pied : "Tu me soûles, Marie, c'est tout ce qui me reste de ma mère !" Et cet après-midi je me suis offert une paire - hors de prix - de bottes Roger Vivier. Il y a vraiment de quoi rire. Ou pleurer. Au choix."
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  • Par Nionie, le 19 décembre 2011

    Vos rires me manquent. Vos bras me manquent. Vos caprices me manquent. Ce qui nous est arrivé est effroyable. Epouvantable. Nous étions tellement bien tous les quatre. Ou est-ce qu'on a déconné. Qu'est-ce qu'on a fait pour mériter ça? Ou êtes-vous mes tendresses? Je n'en ai aucune idée. La seule chose dont je sois certaine c'est que vos lits sont vides tandis que vos cercueils sont pleins.

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