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ISBN : 2234065062
Éditeur : Stock (2010)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 125 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Ça ne devrait pas être de la littérature, ça ne devrait même pas être un livre. Mais comme tout cela n’aurait pas dû arriver, un texte a été écrit, des lettres adressées à deux petites filles,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Bazart, le 17 avril 2011

    Bazart
    Il y a des livres qu'on lit très vite, qu'on range et qu'on oublie aussitôt et puis il y a ceux, rares, qu'on trimballe avec soi pendant longtemps, auxquels on pense et on repense, dont on a envie de parler avec un ami, une collègue au détour d'un couloir, une maman ou celui qui partage sa vie…
    En août 2008, Anne-Marie Revol, journaliste à France 2, perd ses deux petites filles dans un incendie alors qu'elles étaient en vacances dans le Sud à St Restitut dans la maison de leurs grand-parents.
    Chaque jour ou presque pendant plus d'un an, à partir de la veille du drame, l'auteur adresse une lettre à celles qu'elle appelle mes divines idylles, mes tourments, mes fripouilles, mes oasis, mes centres du monde, mes mignardises, mes fantômes et mille autres surnoms.
    Elle leur écrit le choc, la colère, la tristesse immense, le déni mais jamais l'abattement. Elle leur raconte combien le quotidien est devenu un parcours semé d'épreuves car tout évoque leur image, leur existence (chansons, objets retrouvés par hasard, commerçants du quartier à qui il faut annoncer la nouvelle, crèche en bas de l'immeuble devant laquelle il faut passer tous les matins, dates et anniversaires, fêtes, répondeur).
    Elle crie leur absence dans cet appartement qu'elle aimerait miraculeusement trouvé rempli de cris en rentrant le soir, dans ses dimanches matin qui ont perdu leur saveur, dans ces familles non amputées qu'elle croise, dans ces enfants qu'elle voit grandir alors que ses filles resteront jamais figées dans leur petite enfance.
    Elle leur raconte aussi ses voyages à deux, avec le père des petites..fuite ou bouée de sauvetage, les plus beaux paysages perdent leur saveur quand on sait qu'ils ne seront jamais vus par les êtres qu'on a porté.
    Anne-Marie Revol est très bien entourée par la famille, les amies, suivie par un psy mais malgré tout, quelle force, quelle volonté de vie !…continuer à sortir, rire, manger, faire l'amour, voyager malgré tout, c'est peut-être cette façon de mener sa barque qui l'a sauvé.
    Quel témoignage d'amour envers ses filles mais aussi envers cet homme, le papa et l'amoureux. Bien des couples se déchirent, s'effondrent, s'éloignent, se renvoient la faute : ici ils tombent à terre mais ensemble et sans jamais se lâcher la main.
    Bien-sûr, j'ai refoulé avec grand-peine mes larmes dans le métro et dans tout endroit public où j'ai lu quelques pages de ce livre. Parfois je les ai laissé couler en pensant « mince fais gaffe un livre de bibliothèque ». le soir, difficile de s'endormir comme si de rien n'était après avoir vécu dans la tête de cette mère.
    J'ai même menacé l'homme de ne plus jamais me séparer de mes enfants, ne serait-ce que l'espace d'un week-end, de ne plus les confier à personne….sauf qu'on élève pas des enfants pour les garder toute sa vie contre soi mais pour qu'un jour ils puissent s'envoler de leur propres ailes.
    Malgré le drame, ce livre est aussi une formidable leçon d'espoir, comme une petite lumière qui perce et grandit dans les dernières pages de Nos étoiles ont filé….
    http://www.baz-art.org/archives/2013/01/21/28263589.html
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    • Livres 4.00/5
    Par BoulieBouffeTout, le 03 décembre 2010

    BoulieBouffeTout
    Je ne suis pas du genre larmoyante loin s'en faut...
    Je ne suis pas du genre 'voyeuriste' non plus...
    Mais ce récit me tentait, j'en avais lu une critique plutôt positive et la curiosité l'a emporté !
    Et alors, quelle lecture.
    Je ne sais pas si c'est le livre qui m'a donné une insomnie ou si c'est l'insomnie qui a fait que j'ai avalé le livre ?!!
    Le fait est que je me suis endormie les yeux débordant de larmes et le cœur en vrac.
    Une maman raconte comment elle a perdu ses deux petites filles dans un incendie qui a ravagé la chambre dans laquelle elles dormaient chez leurs grands parents alors que les parents étaient en voyage en Grèce...
    Un fait divers, qui a fait la une des journaux au mois d'août 2008.
    Une famille plus ou moins connue en plus puisqu'elle (l'auteur) est journaliste à France TV...
    Un récit qui ne vire jamais au pathos...
    Des lettres adressées à ces deux fillettes par leur maman qui doit faire son deuil, qui le fait à sa manière et on l'accompagne pendant ce long chemin difficile.
    Un amour fou entre deux parents, merci ça fait un bien fou aussi...
    Le tout consigné dans un livre de 400 pages qui se lit les yeux embués.
    Une écriture totalement impersonnelle, mais il ne faut pas lire ce récit pour pouvoir parler de littérature française !
    Je recommande chaudement !
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  • Par Galirad, le 30 janvier 2015

    Galirad
    Le 11 août 2008, un couple apprend au réveil que leurs deux petites filles, Pénélope et Paloma, ont péri au cours de la nuit dans l'incendie de la maison de leurs parents où elles étaient en vacances. Cette information passe en boucle sur toutes les radios de l'hexagone et toutes renchérissent sur l'atrocité de ce fait divers.
    Les parents sont tous deux journalistes. La maman est Anne-Marie Révol, chroniqueuse sur France 2 dans l'émission de Sophie Davant. Face à l'innommable, elle prend la décision immédiate de consigner, sous forme de lettres adressées à ces fillettes mortes, qui n'avaient pas quatre ans à elles deux, le journal des suites de cette tragédie. Ces lettres quasi quotidiennes vont lui permettre à la fois de garder vivantes ses fillettes au fond d'elle et surtout lui donner le courage de continuer à se projeter dans l'avenir.
    A chaque nouvelle missive, l'auteur les apostrophe avec des sobriquets toujours différents : mes feux follets, mes larmes de crocodiles ,mes midinettes… C'est dans l'invention et l'originalité de ces surnoms que, pour moi, se concentre toute la tendresse et l'essence profonde de cette mère ébranlée et meurtrie dans sa chaire. Tout est révélé simplement, comme si, effectivement, cette mère écrivait pour elle, pour sauver son couple du naufrage et avoir la force de se projeter dans le futur. le style est limpide, les idées sont claires et le quotidien est décrit avec beaucoup de réalisme. le contexte pourrait être celui de n'importe quelle famille parisienne, aisée et cultivée. Cette correspondance, sans aucune réponse possible, s'étend sur un peu plus d'une année et cesse quasiment à la naissance du troisième enfant, un garçon répondant au prénom de Lancelot.
    Ces pages sont le témoignage incontestable d'un grand amour pour ces enfants, pour leur père et ses pauvres parents dans la maison desquels s'est déroulé le drame.
    Mais pourquoi alors les livrer à tous c'est à dire à n'importe qui ? Jamais, à mon sens, ces pages n'auraient du franchir la limite du cercle des proches. L'intimité n'a pas à être dévoilée, ainsi, sur la place publique. Je suis persuadée que rendre officielle cette correspondance n'apporte rien de plus au soulagement de la douleur de cette famille. C'est un peu décevant et ternit quelque peu la mémoire de ces petits anges. Et même si j'ai découvert ce livre avec curiosité, je pense que jamais je n'aurais du en connaître la teneur. C'est trop personnel ! Après ma lecture, je n'étais pas très à l'aise comme si j'avais forcé le passage des cordons de sécurité, ce fameux matin du 11 août 2008, quand les cendres étaient encore chaudes, comme si je m'étais repue de la vision de ces deux petits corps inertes et peut-être carbonisés sous la lumière éblouissante d'un matin d'été.
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    • Livres 5.00/5
    Par ladyoga, le 23 juin 2014

    ladyoga
    L'amour maternel avec un grand A, l'amour qui aide à survivre après le traumatisme le plus fort pour des parents, l'amour pour des petites filles disparues dans un incendie, l'amour pour le petit être en devenir...
    Un livre bouleversant, qui ne s'oublie pas une fois refermé, et qui conduit à relativiser les petits maux du quotidien. Magnifique.
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    • Livres 5.00/5
    Par Nastie92, le 08 mars 2013

    Nastie92
    Ce livre est tout simplement bouleversant.
    Par le sujet, évidemment : la mort, dans un incendie, de deux petites filles.
    Par la forme : la mère écrit des lettres quasi-quotidiennement à ses filles disparues, et ces lettres débordent de tendresse et d'amour.
    J'ai beaucoup aimé les en-têtes des lettres : mes petites souris, mes muses, mes étincelles, mes sésames, mes sucres d'orge à la fraise, etc.
    J'ai été touchée par le couple que forme l'auteur et son mari : quel amour magnifique entre eux deux !
    Un livre qui réussit à vous toucher au plus profond, mais sans jamais être larmoyant. Une lecture dont je suis sortie ébranlée, et que je recommande vivement.
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Citations et extraits

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  • Par anyuka, le 19 janvier 2011

    Mes Brioches Dorées,
    Pour beaucoup, nous devrions être réduits à l'état de zombies alors que nous sommes bien vivants. Affirmer que nous sommes gais toute la sainte journée serait exagéré mais, depuis quelques mois, disons cet hiver, nous sommes heureux 80 % du temps. Si les 20 % restants sont des instants de vie misérables, en dépit de l'horreur de votre mort, Papa et moi sommes encore capables, avec une bonne dose de volonté, de nous enthousiasmer, de faire les idiots, de nous moquer, voire d'être carrément méchants ! Je me demande vraiment comment nos cerveaux sont construits. Cet été de fait est gênant, "malaisant"... Pourtant, et bien que cela me défrise, je suis obligée d'admettre que c'est ainsi : nous sommes debout, face au vent et on avance.
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  • Par Mia, le 23 janvier 2011

    Mes étoiles filantes,
    C'est étrange... Dans le vocabulaire courant, quand on perd son père, sa mère ou ses deux parents, on dit qu'on est "orphelin". Quand on perd sa femme, on dit qu'on est "veuf". Ou "veuve", quand c'est son époux. En revanche, quand on perd ses enfants on ne dit rien. Il n'y a pas de mot pour désigner cet état.

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  • Par Nionie, le 03 janvier 2012

    Mes mélodies du bonheur...
    c'était comment déjà?
    la couleur de vos yeux,
    la douceur de vos bras,
    la forme de vos doigts?
    c'était comment déjà...
    quand vous disiez "maman" ,
    quand vous disiez " papa",
    quand vous disiez "ça va" ,
    c'était comment déjà...
    vos petites manies,
    vos mines de bandits,
    vos sourires matois?
    c'était comment déjà...
    quand vous vous disputiez,
    quand vous nous embrassiez,
    quand vous chantiez pour moi?
    c'était comment déjà...
    la rondeur de vos joues,
    la galbe de vos cous,
    la trace de vos pas ?
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  • Par Bazart, le 22 octobre 2013

    Deux mois que vous êtes mortes. Contre toute attente, la terre ne s'est pas arrêtée de tourner. La semaine dernière, je me suis fâchée avec le postier qui refusait de me monter un paquet. Hier, votre père m'a morigénée pour avoir cassé trois verres à pied : "Tu me soûles, Marie, c'est tout ce qui me reste de ma mère !" Et cet après-midi je me suis offert une paire - hors de prix - de bottes Roger Vivier. Il y a vraiment de quoi rire. Ou pleurer. Au choix."
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  • Par Nionie, le 19 décembre 2011

    Vos rires me manquent. Vos bras me manquent. Vos caprices me manquent. Ce qui nous est arrivé est effroyable. Epouvantable. Nous étions tellement bien tous les quatre. Ou est-ce qu'on a déconné. Qu'est-ce qu'on a fait pour mériter ça? Ou êtes-vous mes tendresses? Je n'en ai aucune idée. La seule chose dont je sois certaine c'est que vos lits sont vides tandis que vos cercueils sont pleins.

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