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ISBN : 2234065062
Éditeur : Stock (2010)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 170 notes)
Résumé :

Ça ne devrait pas être de la littérature, ça ne devrait même pas être un livre. Mais comme tout cela n’aurait pas dû arriver, un texte a été écrit, des lettres adressées à deux petites filles, deux étoiles filantes, aujourd’hui et depuis bientôt deux ans disparues.Fait divers atroce, disent les médias. Il n’y a pas de hiérarchie dans le malheur et, pourtan... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
Epictete23 avril 2015
  • Livres 2.00/5
Un livre objet, sobre, beau, d'une belle collection de Stock, et cela suffit parfois pour avoir envie de le lire (complétée quand-même par la quatrième de couverture)
Et on découvre à la lecture une situation dramatique, pire : d'horreur.
Il s'agit de la mort de deux petites filles dans un incendie chez leurs grands-parents et la réaction de leur mère à travers une suite quotidienne de lettres à ses enfants, racontant le passé, les circonstances de la catastrophe, ce qui s'est s'est passé ou ce qui aurait pu se passer ensuite.
Bien sûr tout parent (et j'en fais partie) ne peut que comprendre « l'inimaginable » (Je suis conscient de la particularité de ma formule)
Et, bien que compatissant pleinement à la douleur d'Anne-Marie Revol, je dois dire que j'ai eu du mal avec ce lvre.
• D'abord on nous décrit un abominable monde de « Bobos » branchés, friqués et qui s'expose ici. On rencontre tout un tas de personnages dont on ne sait pas trop d'où ils sortent, amis, famille, etc…. Je ne suis pas contre le fait que ces milieux existent, mais j'ai eu un peu de mal à lire qu'ils seraient la référence des français de base. Je pense que compte tenu du sujet du livre, on pouvait omettre cette partie descriptive d'une façon de vivre.
• Chaque épitre commence par une adresse du type « Mes reines de la nuit », « Mes arcs-en-ciel », etc….Cela devient vite insupportable de mièvrerie forcée. L'intensité des sentiments dans chaque lettre était suffisante pour ne pas avoir à ajouter ces accroches de bazar.
• Je crois avoir bien saisi que ce livre de 400 pages était pour l'auteur une sorte de thérapie et je le comprends. Cependant, en tant que lecteur je ne devais pas avoir envie d'être thérapeute.
Il y a pourtant de très bonnes choses dans ce récit, comme l'excellente analyse de la difficulté à accepter et intégrer la vérité.
En tout état de cause, me voila bien divisé… J'ai aimé ce livre au début, compatit pleinement à la douleur des parents mais j'ai lâché petit à petit, usé par cette avalanche de missives qui toutes, portent à peu près le même discours.
Alors un problème se pose : Avons-nous le droit de ne pas aimer le livre d'une mère qui a vécu une telle épreuve ?
Je prend le risque, en réïtérant tout le respect et l'amitié que je porte à l'auteur de ces lettres.
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Bazart
Bazart17 avril 2011
  • Livres 4.00/5
Il y a des livres qu'on lit très vite, qu'on range et qu'on oublie aussitôt et puis il y a ceux, rares, qu'on trimballe avec soi pendant longtemps, auxquels on pense et on repense, dont on a envie de parler avec un ami, une collègue au détour d'un couloir, une maman ou celui qui partage sa vie…
En août 2008, Anne-Marie Revol, journaliste à France 2, perd ses deux petites filles dans un incendie alors qu'elles étaient en vacances dans le Sud à St Restitut dans la maison de leurs grand-parents.
Chaque jour ou presque pendant plus d'un an, à partir de la veille du drame, l'auteur adresse une lettre à celles qu'elle appelle mes divines idylles, mes tourments, mes fripouilles, mes oasis, mes centres du monde, mes mignardises, mes fantômes et mille autres surnoms.
Elle leur écrit le choc, la colère, la tristesse immense, le déni mais jamais l'abattement. Elle leur raconte combien le quotidien est devenu un parcours semé d'épreuves car tout évoque leur image, leur existence (chansons, objets retrouvés par hasard, commerçants du quartier à qui il faut annoncer la nouvelle, crèche en bas de l'immeuble devant laquelle il faut passer tous les matins, dates et anniversaires, fêtes, répondeur).
Elle crie leur absence dans cet appartement qu'elle aimerait miraculeusement trouvé rempli de cris en rentrant le soir, dans ses dimanches matin qui ont perdu leur saveur, dans ces familles non amputées qu'elle croise, dans ces enfants qu'elle voit grandir alors que ses filles resteront jamais figées dans leur petite enfance.
Elle leur raconte aussi ses voyages à deux, avec le père des petites..fuite ou bouée de sauvetage, les plus beaux paysages perdent leur saveur quand on sait qu'ils ne seront jamais vus par les êtres qu'on a porté.
Anne-Marie Revol est très bien entourée par la famille, les amies, suivie par un psy mais malgré tout, quelle force, quelle volonté de vie !…continuer à sortir, rire, manger, faire l'amour, voyager malgré tout, c'est peut-être cette façon de mener sa barque qui l'a sauvé.
Quel témoignage d'amour envers ses filles mais aussi envers cet homme, le papa et l'amoureux. Bien des couples se déchirent, s'effondrent, s'éloignent, se renvoient la faute : ici ils tombent à terre mais ensemble et sans jamais se lâcher la main.
Bien-sûr, j'ai refoulé avec grand-peine mes larmes dans le métro et dans tout endroit public où j'ai lu quelques pages de ce livre. Parfois je les ai laissé couler en pensant « mince fais gaffe un livre de bibliothèque ». le soir, difficile de s'endormir comme si de rien n'était après avoir vécu dans la tête de cette mère.
J'ai même menacé l'homme de ne plus jamais me séparer de mes enfants, ne serait-ce que l'espace d'un week-end, de ne plus les confier à personne….sauf qu'on élève pas des enfants pour les garder toute sa vie contre soi mais pour qu'un jour ils puissent s'envoler de leur propres ailes.
Malgré le drame, ce livre est aussi une formidable leçon d'espoir, comme une petite lumière qui perce et grandit dans les dernières pages de Nos étoiles ont filé….
http://www.baz-art.org/archives/2013/01/21/28263589.html
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BoulieBouffeTout
BoulieBouffeTout03 décembre 2010
  • Livres 4.00/5
Je ne suis pas du genre larmoyante loin s'en faut...
Je ne suis pas du genre 'voyeuriste' non plus...
Mais ce récit me tentait, j'en avais lu une critique plutôt positive et la curiosité l'a emporté !
Et alors, quelle lecture.
Je ne sais pas si c'est le livre qui m'a donné une insomnie ou si c'est l'insomnie qui a fait que j'ai avalé le livre ?!!
Le fait est que je me suis endormie les yeux débordant de larmes et le coeur en vrac.
Une maman raconte comment elle a perdu ses deux petites filles dans un incendie qui a ravagé la chambre dans laquelle elles dormaient chez leurs grands parents alors que les parents étaient en voyage en Grèce...
Un fait divers, qui a fait la une des journaux au mois d'août 2008.
Une famille plus ou moins connue en plus puisqu'elle (l'auteur) est journaliste à France TV...
Un récit qui ne vire jamais au pathos...
Des lettres adressées à ces deux fillettes par leur maman qui doit faire son deuil, qui le fait à sa manière et on l'accompagne pendant ce long chemin difficile.
Un amour fou entre deux parents, merci ça fait un bien fou aussi...
Le tout consigné dans un livre de 400 pages qui se lit les yeux embués.
Une écriture totalement impersonnelle, mais il ne faut pas lire ce récit pour pouvoir parler de littérature française !
Je recommande chaudement !
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JoyceG
JoyceG10 juillet 2016
  • Livres 2.00/5
Si j'avais dû écrire cette critique à chaud, je pense que j'aurais descendu ce livre.
Pourtant il aurait pu me plaire, à commencer du fait qu'il s'agit un témoignage sur une épreuve atroce que doit vivre l'auteur ainsi que ses proches : la perte de ces deux petites filles.
Toutefois, dès les 30 premières pages j'ai voulu déjà abandonner ce livre En effet, nous rentrons directement dans le vif du sujet, la découverte par Anne-Marie Revol er de son mari de la mort de ses deux petites filles. Outre le fait que j'ai trouvé l'écriture niaise quelques fois, je ne pouvais juger ce que ressentait cette mère à ce moment précis, toutefois, j'ai trouvé lors de ce témoignage que l'auteur rapportait vraiment tout à elle, comme si, son mari ainsi que ces proches ne souffraient pas également de cette perte.
Certains passages du livre m'ont même choqué, et je pèse pas mes mots à la légère :
« Pas les deux, mon Dieu… Mon Dieu, pas les deux. S'il vous plaît, je vous en supplie, je vous en conjure : PAS-LES-DEUX… »
Je ne sais pas ce qu'a voulu évoquer dans cette phrase l'auteur à ce moment précis, mais pour moi je l'interprète comme si cela lui aurait fait moins de mal de perdre une seule fille, comme si l'une d'entre elles était plus importante que l'autre. Il est possible que ce n'ait du tout cela que l'auteur est voulu exprimé, mais c'est mon ressenti, et cela n'a été que confirmé par les passages que j'ai relevés ensuite.
« Mais moi, égoïstement, je ne peux pas me contenter de ça. Je me fous des enfants d'Afrique. Je me fous qu'ils n'aient pas d'eau, rien à bouffer et plus de maman. Je vis ici et maintenant et vous êtes mortes à l'heure qu'il est… Mortes. Mortes. Mortes… Je suis un monstre. « Fuck l'Afrique… » C'est loin l'Afrique. »
Un second passage qui m'a laissé perplexe, parce que je fais parti de ces personnes qui pensent qu'une vie ne vaut pas mieux qu'une autre. Pourquoi les filles de l'auteur devraient avoir plus le droit de vivre que les enfants d'Afrique ? Bien que l'auteur indique que « elle est un monstre » de penser cela, je n'arrive pas à cautionné ce passage du livre. Bien que je peux comprendre lorsque on perd des proches et encore plus quand plus ai ce sont nos enfants, nous devenons égoïste et qu'au fond, on s'en fout de ce qui se passe autour.
Mais le passage qui a fait que j'ai eu vraiment du mal à continuer de lire et à terminer ce livre est ce dernier :
« J'ai honte de faire endurer tout ça à Papa. Je vous jure que je ne voulais que du bonheur pour lui. Toute ma vie ne tendait que vers ça. Il a déjà assez souffert comme ça. Sa mère il y a dix ans dans un violent accident de voiture et maintenant vous, sa joie de vivre, sa raison de vivre. J'ai échoué. Lamentablement échoué. Où est-ce que j'ai merdé, les filles ? Dites-moi. Il n'aurait pas dû m'épouser. Je ne lui apporte que du chagrin. J'aurais dû le laisser tout seul. Il aurait fait son tour du monde en solitaire. Il serait heureux, sous un arbre, à contempler les oiseaux au bord du delta de l'Okavango. Fondamentalement, il n'avait ni besoin de moi, ni besoin de vous. Je le sais. Il aurait très bien pu s'épanouir sans jamais nous avoir connues. C'est un sauvage. On ne regrette pas ce qu'on ne connaît pas… Pardonnez-moi de lui avoir fait croire que le bonheur sur terre était possible avec nous trois. »
Bien que j'aie pensé au départ que l'égoïsme de l'auteur était essentiellement dû à cette perte atroce, ce passage m'a fait complément changé d'avis. L'auteur Anne-Marie Revol est juste égocentrique, puisqu'elle ramène tout à elle. Je vais encore me répéter, mais elle oublie souvent dans son témoignage que ses proches souffrent également, qu'elle n'est pas la seule.
Après ces trois passages, j'ai continué tout de même ma lecture, parce que je ne voulais pas rester sur une mauvaise note, et qu'en plus c'est un témoignage donc on ne peut pas forcément comprendre par quelle épreuve antérieure à cette perte, l'auteur a dû subir pour réagir de telle ou telle manière, donc j'ai difficilement terminé ce roman, en attendant, un revirement de situation ; revirement de situation qui n'est jamais arrivée. C'est dommage, car j'avais l'impression à la fin du livre d'être le thérapeute qui tente de l'aider à se relever de cette épreuve et ce n'est pas ce que je recherchais en lisant ce livre.
Donc une note de deux étoiles en plus d'un sentiment d'être un peu déçu par ce témoignage, si ce dernier a pu aider l'auteur s'est déjà cela, pour moi malheureusement ça n'a pas fonctionné et je n'ai pas ressenti toutes les sentiments que l'auteur Anne-Marie Revol a voulus nous partager avec son livre : Nos étoiles ont filé.
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Nastie92
Nastie9208 mars 2013
  • Livres 5.00/5
Ce livre est tout simplement bouleversant.
Par le sujet, évidemment : la mort, dans un incendie, de deux petites filles.
Par la forme : la mère écrit des lettres quasi-quotidiennement à ses filles disparues, et ces lettres débordent de tendresse et d'amour.
J'ai beaucoup aimé les en-têtes des lettres : mes petites souris, mes muses, mes étincelles, mes sésames, mes sucres d'orge à la fraise, etc.
J'ai été touchée par le couple que forme l'auteur et son mari : quel amour magnifique entre eux deux !
Un livre qui réussit à vous toucher au plus profond, mais sans jamais être larmoyant. Une lecture dont je suis sortie ébranlée, et que je recommande vivement.
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Citations & extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
ValerieLacailleValerieLacaille22 juillet 2016
Le bonheur est une chose fragile dont il faut profiter sans compter. La vie est monstrueuse.
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scriptascripta12 juillet 2016
Vos rires me manquent. Vos bras me manquent. Vos caprices me manquent. Ce qui nous est arrivé est effroyable. Épouvantable. Nous étions tellement bien tous les quatre. Où est-ce qu’on a déconné ? Qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça ? Où êtes-vous mes tendresses ? Je n’en ai aucune idée. La seule chose dont je sois certaine aujourd’hui c’est que vos lits sont vides tandis que vos cercueils sont pleins.
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scriptascripta12 juillet 2016
C'est étrange... Dans le vocabulaire courant, quand on perd son père, sa mère ou ses deux parents, on dit qu'on est « orphelin ». Quand on perd sa femme, on dit qu'on est « veuf ». Ou « veuve », quand c'est son époux. En revanche, quand on perd ses enfants on ne dit rien. Il n'y a pas de mot pour désigner cet état.

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scriptascripta12 juillet 2016
Vos vies, aussi courtes ont-elles été, valent tout autant que celles de ces millions de gens qui vivront jusqu’à cent ans. Ce n’est pas la durée qui compte. Mais la beauté.
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scriptascripta12 juillet 2016
« Quand on a perdu ses enfants, les gens s’imaginent qu’après on peut tout endurer », assène, chagrin, votre père. C’est faux, mon amour : il n’y a pas d’échelle de la douleur.
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Vidéo de Anne-Marie Revol
Planicook présenté par Anne-Marie Revol dans l'émission C'est au Programme de Sophie Davant du 9juin 2008.
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