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> Didier Coste (Traducteur)

ISBN : 2879290783
Éditeur : Editions de l'Olivier (1995)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 124 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Bible de l'anticonformisme, L'Homme dé dissout dans un éclat de rire corrosif et contagieux les fondements moraux de la civilisation. Les premières pages décrivent pourtant un modèle de réussite, celle d'un psychiatre new-yorkais répon... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Walktapus, le 25 juin 2015

    Walktapus
    1 - J'encense le bouquin.
    2 - Je le descends.
    3 - Je fais le blasé.
    4 - Je fais le choqué.
    5 - Je ne dis rien.
    6 - Je parle d'un autre bouquin.
    Je choisis un dé vert (j'en ai des centaines). Je le fais rouler. Suspens...
    1
    (Par la barbe de Freud, comme c'est frustrant !)
    Délicieusement provocateur, bourré d'humour, subversif au plus haut point, ce roman est la chronique passionnante d'un psychanalyste new-yorkais incapable de se trouver jusqu'à ce qu'il se laisse entièrement guider par le hasard. Cela engendre des questions psychologiques fascinantes. Sommes-nous enfermés par les théories de l'engagement, notre rôle social, l'idée que nous nous faisons de nous mêmes, ou que les autres se font de nous ? Peut-on libérer d'autres personnalités ou sommes-nous enfermés par elles ?
    Avec la question du libre arbitre en embuscade, follement divertissant de bout en bout, le bouquin nous mène progressivement dans une révolution psychologique, sociale et religieuse délicieusement pornographique.
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    • Livres 4.00/5
    Par Sando, le 22 janvier 2015

    Sando
    Le docteur Rhinehart, un psychanalyste new-yorkais jusque-là sans histoires, s'ennuie ferme, tant dans sa vie professionnelle que personnelle. Marié à Lillian et père de deux enfants, cet homme de 32 ans ne supporte plus la banalité du quotidien et se laisse aller à la dérive en attendant qu'un miracle se produise… Jusqu'au jour où, sur un coup de tête, il se met au défi d'aller violer la femme de son meilleur ami et collègue si le dé s'arrête sur le chiffre un…

    Dès lors commence pour Luke Rhinehart le début de la Dé-vie. Les dés sont pour lui un moyen de concrétiser ses fantasmes les plus fous, de donner libre cours à son imagination et à sa folie. Sur un simple lancer de dés, il peut devenir quelqu'un d'autre, éprouver des émotions plus intenses, repousser sans cesse ses limites. Pionnier d'une nouvelle philosophie de vie, qu'il élève quasiment au rang de religion, l'ancien psychanalyste, devenu dé-vot va alors tenter de convertir un maximum de gens à son culte du Hasard, sans se soucier des dérives que ces pratiques pourraient engendrer…

    Publié en 1971, « L'homme-dé » est devenu un roman culte de la littérature américaine. Prônant une philosophie de vie pour le moins subversive, l'auteur, de son vrai nom Georges Powers Cockcroft, s'est inspiré de son propre vécu et de ses théories personnelles pour créer le personnage de Luke Rhinehart. Pour lui, la société actuelle avec ses règles, ses codes et ses principes étriqués, détruit l'homme à petit feu et lui retire une large part de sa liberté de pensée et d'action. Afin de retrouver cette dernière, l'homme doit donc se libérer de la contrainte du regard et du jugement des autres et remettre ses décisions, quelles qu'elles soient, au Hasard. L'identité individuelle est alors considérée comme un fardeau et doit s'effacer pour laisser place aux multiples facettes de la personnalité humaine… Forcément, avec de telles idées, il faut s'attendre à tout, au meilleur comme au pire ! C'est donc ce monde, régit par la loi des Dés, que nous décrit l'auteur dans ce roman époustouflant, délicieusement dérangeant, où l'imprévisible règne en maître, prêt à nous surprendre et à pousser toujours plus loin les limites de notre tolérance. Un texte où règnent la folie et la schizophrénie et où tout devient possible… Alors, prêts à devenir les prochains Dé-tudiants ?
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    • Livres 5.00/5
    Par Luniver, le 18 septembre 2013

    Luniver
    Le docteur Rhinehart, psychiatre new-yorkais, a atteint le sommet de sa réussite : une femme, deux enfants, un travail qui lui permet de vivre confortablement, et un ennui insurmontable qui le poursuit depuis des mois. Les substituts habituels (cours de zen, …) ne lui apportent que peu de réconfort, et la dépression s'installe petit à petit.
    La solution arrive sous la forme d'un petit cube à six faces. le principe est des plus simples : faire une liste de choix possibles, et laisser le dé décider de la voie à suivre. Fini, le moi unique et raisonnable qui doit tracer un chemin cohérent une vie durant. Après tout, nos personnalités sont multiples : on ne se comporte pas de la même manière au travail qu'à la maison, au club de sport qu'à un dîner entre amis. Chaque petit moi d'habitude écrasé par les autres doit avoir la possibilité de s'exprimer. Après avoir confié aux dés quelques décisions sans importance, Rhinehart décide de devenir un homme-dé : la moindre de ces décisions sera tirée au hasard. le lâcher-prise sur sa vie devient total.
    Je cherchais ce livre depuis longtemps, et pour une fois, mes espoirs n'ont pas été déçu : l'idée est originale, le scénario déjanté. Tous les ingrédients sont réunis pour un coup de coeur ! La réflexion sous-jacente est intéressante aussi. Après tout, on peut se tracasser beaucoup sur des petites décisions qui n'auront aucun impact sur notre vie. Et quand on reprend du recul sur les décisions plus importants, pour examiner ce qu'on voulait au départ et où on est arrivé au final, il y a de quoi se poser des questions ! Alors, c'est décidé, à partir de maintenant, je garde un dé en poche. Je ne jouerai sans doute pas une demande en mariage ou une conversion religieuse, mais sait-on jamais, il peut me réserver quelques bonnes surprises...
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    • Livres 5.00/5
    Par Fisheye, le 02 août 2011

    Fisheye
    La trame de l'homme-dé est la plus simple qu'il soit : un psychanalyste qui s'ennuie décide soudain de laisser un dé décider à sa place parmi les possibilités qui s'offrent à lui chaque jour. Or on le sait, c'est quand les choses se font très simples qu'elles deviennent vraiment compliquées.
    Rhinehart (l'auteur, qui partage son nom avec le personnage central) choisit quant à lui de s'enfoncer de plus en plus profondément dans les conséquences de cette décision. Puisqu'il suffit de dresser une liste de 6, 12 ou 36 actions et de laisser voir laquelle choisit le dé (divorcer, tuer un inconnu, se comporter en obsédé sexuel pendant une soirée, aller violer sa voisine, parler comme Jésus Christ), diégétiquement parlant il n'y a plus vraiment de roman possible : il n'y a au mieux que des pistes qui s'entrecroisent (au cas où le livre serait écrit dé à la main) au pire qu'une partie truquée (au cas où l'imagination de l'auteur remplacerait le décret du Dé). Mais "l'Homme Dé" évite malicieusement cet écueil, car il se présente "d'entrée de jeu" comme une réflexion à la première personne sur le Moi humain pris dans les filets de l'existence. Une lente descente en spirale jusqu'au coeur de la psyché humaine, une odyssée chaotique qui au lieu de se laisser enivrer par les splendeurs et les misères du possible, préfère plutôt se placer sur un plan historique, social et psychologique. Ce que comprend peu à peu Rhinehart (le personnage cette fois), c'est que le Hasard est un dieu bien pratique, lui permettant d'échapper à la tyrannie moderne de la Personnalité Unique : non seulement il peut enfin laisser libre court à toutes les personnalités qu'il sent s'agiter au fond de lui, mais de surcroit il n'a pas à endosser la responsabilité du choix en question. Une soumission totale qui entraine une liberté totale.
    C'est ce vertige que les deux Rhinehart scrutent la plume à la main, une plume agile, ironique, dérangeante, impertinente et légère comme toute plume qui se respecte ! Et ce qui pourrait verser dans le pensum philosophique reste toujours à flot : la réflexion a beau être omniprésente, elle n'étouffe jamais le récit, suite de scènes hilarantes, peintes avec un art de conteur irrésistible. On rit beaucoup, peut-être aussi pour conjurer la vague crainte qui plane : celle de tomber à notre tour sur un dé et de se laisser aller à lui demander son avis. En ce qui me concerne, j'ai immédiatement jeté mon jeu de 421 par la fenêtre.
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    • Livres 4.00/5
    Par CogitoRebello, le 17 juillet 2013

    CogitoRebello
    Voilà de quoi réchauffer les coeurs tristes et les dépressifs !
    C'est assurément un des romans les plus déjantés que j'ai eu le plaisir de lire... Voilà un pur roman jouissif, jubilatoire... et totalement barré !
    Le héros, Luke Rhinehart himself, est psychiatre/psychanalyste et s'ennuie à mourir... Mais mourir, il n'en a visiblement pas l'idée donc la seconde option reste de changer de vie, changer sa vie.
    Pour ce faire, Luke a une idée surprenante : jouer chaque décision de sa vie sur un coup de dé. Il s'offre différentes options et le Dé choisira parmi elles.
    Luke espère ainsi anéantir, exploser, totalement son Moi officiel et faire apparaître tous ses Moi, les plus petits et les plus muets. Vu de loin, cela ressemble à une création artificielle de la schizophrénie. Vu de près et selon les arguments de Luke, à la différence de la schizophrénie, le sujet ne se laisse pas envahir et dépasser par ses différents Moi : il va consciencieusement les chercher et leur permettre de s'exprimer.
    Totalement camouflé sous le personnage de Luke Rhinehart, on découvre George Cockcroft !
    Docteur en psychologie, il a un beau jour émis l'idée de vivre selon "la loi du Dé" lors des cours qu'il dispensait à l'université. Les réactions consécutives à cette idée donnèrent naissance à l'idée d'un livre qui deviendra "L'Homme-dé" ou in english "the Dice man".
    George Cockroft alias Luke Rhinehart, auteur pour le moins consciencieux, s'est mis à expérimenter la Dice Life, La vie selon le Dé, avant de s'attaquer à son livre.
    Évidement le Dé ne choisissant pas toujours comme option à exécuter le fait de s'atteler à l'écriture du livre, la progression de ce dernier fut très lente !
    De choix en choix et de dé en dé, George Cockroft se retrouve professeur d'anglais pour hippies à Majorque en Espagne.
    En 1971, son livre est publié et Luke Rhinehart se retrouve "leader du culte du Dé" ; il décide de créer un "Centre du Dé" à New-York, centre où serait appliquée la thérapie du Dé, alternative à toutes les autres thérapies existantes en psychologie.
    Au départ, Rhinehart était purement et simplement à la recherche du "sens de la vie" et c'est en lui donnant un sens aléatoire, qu'il s'est trouvé.
    Seulement, on ne peut s'empêcher de penser que derrière une idée très formelle et très claire sur le fonctionnement de sa méthode, Rhinehart ou Cockroft est passablement givré.
    Car passer d'une liberté de choix aliénée par les normes de la société à une liberté de choix aliénée par le hasard du roulement d'un Dé, on en revient à la même chose : le choix a besoin d'un maître.
    Que ce maître soit une masse d'individus ou que ce maître ressemble à Newton avec F = ma (F la force agissant sur un objet, m sa masse et a son accélération), il n'en demeure pas moins que le Dé est soumis à son poids, son volume (pour la friction) et à la force de la poussée qui lui est infligée. Bref même le Dé ne peut agir sans règles définies. Il s'agit donc en quelque sorte de brûler une idole pour en ériger une autre...

    Quant au livre... Et bien j'ai passé un très bon moment ! En dehors du côté timbré et absurde des péripéties de Luke, en dehors de quelques scènes érotico-pornographiques (je ne sais plus très bien si à ce stade des descriptions nous sommes encore dans de l'érotisme), en dehors de scènes franchement sado-masochistes, j'ai trouvé ce livre très... frais et drôle !
    D'abord parce que ce que cela dépasse l'imagination. C'est juste énorme ! Si je ne vous avais pas dit que Luke Rhinehart avait mis en pratique ce qu'il a écrit vous n'auriez tout simplement pas pu l'imaginer.
    Dans ce cas précis, il est possible que la fiction ait clairement dépassé la réalité car j'ai un peu de mal à croire que Luke Rhinehart a réellement vécu TOUT ce qu'il a écrit.
    Si oui, je le plains même s'il aborde les situations les plus critiques avec une résignation qui force l'admiration (je pense notamment à une scène où Luke s'essaie à la sodomie laissant au Dé le choix de le rendre actif ou passif... c'est franchement drôle... et douloureux !).
    Au niveau de l'écriture nous sommes au coeur de l'écriture américaine moderne donc nette et sans bavure. Je trouve l'oscillation, très fréquente, de la 1ère à la 3ème personne particulièrement bien réussie. Cette alternance entre la focalisation interne et externe est judicieuse et aère le récit.
    A tous ceux qui voudraient échapper le temps d'une lecture à notre société bien pensante et remarquablement cadenassée dans des clichés et dogmes anciens, je recommande vivement un passage entre les mains de Luke même si au sortir de la Vie selon le Dé, on se prend à réaliser que les dogmes et les règles sociétales représentent finalement une protection que nous n'aurions pas imaginée.
    Bien que tentée d'essayer juste une fois, j'ai renoncé au Dé, préférant mes douillettes habitudes et mon pseudo libre arbitre.
    ***
    Luke Rhinehart est toujours en vie et vous pourrez peut-être le rencontrer sur son site ou au moins lui faire part de votre opinion via son email : lukec@taconic.net
    Le Dice Man a également son Myspace où on retrouve entre autres amis prestigieux : David Lynch, Marianne Faithful, The Cure et Emmylou Harris.
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 30 juillet 2014
    Luke Rhinehart [...] nous interroge de manière originale et ludique sur le pouvoir du hasard, la liberté individuelle ou la morale. De quoi s'y reprendre à deux fois avant de jouer au 421...
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par tamara29, le 23 août 2015

    - As-tu jamais senti une grande ardeur, un grand élan d'amour pour quelqu'un en particulier ou pour l'ensemble de l'Humanité ?
    La femme pencha la tête de côté pour réfléchir.
    - Des fois, oui.
    - A quoi l'attribues-tu ?
    - A l'alcool.

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  • Par Luniver, le 13 septembre 2013

    C'est un égocentrique maniaque. Il ne conçoit pas les choses comme vous et moi. Il ne veut pas vivre comme nous.. Il pense que tous les prêtres catholiques, la plupart des professeurs et moi-même sommes dans l'erreur, mais il y a bien d'autres gens qui pensent de même sans pour autant faire toujours des histoires. Et c'est là le point crucial. Il prend la vie trop au sérieux. Il ne joue jamais, ou, en tout cas, jamais quand la plupart des gens le souhaitent. Il est tout le temps en train de jouer, mais jamais ce qu'on attend de lui. Il se bagarre toujours pour défendre sa propre conception de la vie. Notre pays est un grand pays libéral, mais il n'est pas fait pour des gens qui s'acharnent à défendre leurs propres idées. La tolérance est notre grand principe, et Eric est avant tout intolérant.
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  • Par Luniver, le 07 octobre 2013

    — Monsieur Jones, commençai-je (après un quart d'heure de silence complet), qu'est-ce qui vous donne à penser que je ne peux pas ou ne veux pas vous aider ?
    Assis de biais par rapport à moi sur une chaise en bois à dossier droit, il m'adressa un regard sereinement dédaigneux :
    — L'expérience.
    — Ce n'est pas parce que dix-neuf Blancs de suite vous ont frappé aux couilles que le vingtième le fera nécessairement.
    — C'est vrai, dit-il, mais le frère qui s'approcherait du gus suivant sans protéger sa queue avec ses mains serait un drôle de con.
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  • Par Luniver, le 19 septembre 2013

    Et vous, Lecteur, cher ami et confrère en bouffonnerie, vous, mon Lecteur, oui, vous, mon doux zéro, vous êtes l'homme-dé. Ayant lu de mon livre tout ce qui précède, vous êtes voué à porter gravé éternellement au fer rouge dans votre âme le moi que j'ai dépeint. J'ai engendré en vous une puce qui va vous gratter éternellement. Oh, mon Lecteur, vous n'auriez jamais dû me laisser naître. D'autres que moi vous piquaient déjà sûrement de temps en temps. Mais la puce qu'est l'homme-dé oblige à se gratter sans arrêt : elle est insatiable. Vous ne connaîtrez plus un moment sans démangeaison, à moins, bien sûr, que vous ne deveniez vous-même la puce.
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  • Par Luniver, le 14 septembre 2013

    Si je fumais tantôt d'une façon, tantôt d'une autre, poursuivit-il, et d'autres fois pas du tout, si je changeais ma façon de m'habiller, si j'étais tour à tour nerveux, serein, ambitieux et paresseux, paillard, glouton, ascète – où résiderait mon moi ? Qu'est-ce que j'y gagnerais ? C'est la façon dont un homme choisit de se limiter qui détermine son personnage. Un homme sans habitudes, sans cohérence, qui ne se répète pas, donc ne s'ennuie pas, n'est pas humain. Il est fou.
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