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> Didier Coste (Traducteur)

ISBN : 2879290783
Éditeur : Editions de l'Olivier (1995)


Note moyenne : 4.03/5 (sur 66 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Bible de l'anticonformisme, L'Homme dé dissout dans un éclat de rire corrosif et contagieux les fondements moraux de la civilisation. Les premières pages décrivent pourtant un modèle de réussite, celle d'un psychiatre new-yorkais répon... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Fisheye, le 02 août 2011

    Fisheye
    La trame de l'homme-dé est la plus simple qu'il soit : un psychanalyste qui s'ennuie décide soudain de laisser un dé décider à sa place parmi les possibilités qui s'offrent à lui chaque jour. Or on le sait, c'est quand les choses se font très simples qu'elles deviennent vraiment compliquées.
    Rhinehart (l'auteur, qui partage son nom avec le personnage central) choisit quant à lui de s'enfoncer de plus en plus profondément dans les conséquences de cette décision. Puisqu'il suffit de dresser une liste de 6, 12 ou 36 actions et de laisser voir laquelle choisit le dé (divorcer, tuer un inconnu, se comporter en obsédé sexuel pendant une soirée, aller violer sa voisine, parler comme Jésus Christ), diégétiquement parlant il n'y a plus vraiment de roman possible : il n'y a au mieux que des pistes qui s'entrecroisent (au cas où le livre serait écrit dé à la main) au pire qu'une partie truquée (au cas où l'imagination de l'auteur remplacerait le décret du Dé). Mais "L'Homme dé" évite malicieusement cet écueil, car il se présente "d'entrée de jeu" comme une réflexion à la première personne sur le Moi humain pris dans les filets de l'existence. Une lente descente en spirale jusqu'au cœur de la psyché humaine, une odyssée chaotique qui au lieu de se laisser enivrer par les splendeurs et les misères du possible, préfère plutôt se placer sur un plan historique, social et psychologique. Ce que comprend peu à peu Rhinehart (le personnage cette fois), c'est que le Hasard est un dieu bien pratique, lui permettant d'échapper à la tyrannie moderne de la Personnalité Unique : non seulement il peut enfin laisser libre court à toutes les personnalités qu'il sent s'agiter au fond de lui, mais de surcroit il n'a pas à endosser la responsabilité du choix en question. Une soumission totale qui entraine une liberté totale.
    C'est ce vertige que les deux Rhinehart scrutent la plume à la main, une plume agile, ironique, dérangeante, impertinente et légère comme toute plume qui se respecte ! Et ce qui pourrait verser dans le pensum philosophique reste toujours à flot : la réflexion a beau être omniprésente, elle n'étouffe jamais le récit, suite de scènes hilarantes, peintes avec un art de conteur irrésistible. On rit beaucoup, peut-être aussi pour conjurer la vague crainte qui plane : celle de tomber à notre tour sur un dé et de se laisser aller à lui demander son avis. En ce qui me concerne, j'ai immédiatement jeté mon jeu de 421 par la fenêtre.
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    • Livres 5.00/5
    Par FranckDuflot, le 06 décembre 2012

    FranckDuflot
    Que dire de ce livre ? Bonne question...
    Tout d'abord, le titre aurait très bien pu être "Devient ce que tu es".
    Et pour cause, Luke Rhinehart a la question : "comment au-delà des puissances trompeuses du Moi, sous l'emprise des pulsions et la sollicitation des fantasmes, atteindre le point central de l'harmonie et de l'équilibre entre l'individu et le monde ?" répondrait tout simplement : Pourquoi ne pas laisser libre cours à nos fantasmes et à nos pulsions afin d'être totalement libre, libérer du moule social imposé dès notre plus jeune enfance, étouffant par la même occasion notre propre personnalité ?
    Dans son livre écrit sous la forme d'une autobiographie, Luke Rhinehart transforme sa vie en un immense jeu de hasard en se donnant des choix, des alternatives, et de les jouer aux dés entraînant jusqu'à ses propres enfants et autres dans sa machiavélique...
    Ah ! ... le dé me dit de ne pas continuer ma critique... Il ne vous reste donc plus qu'a lire ce livre... (Sourire)
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    • Livres 3.00/5
    Par medsine, le 11 février 2012

    medsine
    Et si vous tiriez au dé toutes les décisions de votre vie, les plus insignifiantes ou les plus importantes ?
    C'est ce qu'a fait de sa vie Luke Rhinehart, auteur et narrateur de L'Homme dé, qui a théorisé la méthode et créée ainsi une nouvelle religion entraînant des milliers d'adeptes dans son sillage.
    Je ne deviendra pas adepte, quant à moi.
    Le livre, s'il est plutôt intelligent et bien écrit, se perd trop souvent en longueurs inutiles et se vautre assez complaisamment dans le roman porno. Il nous fait tout de même réfléchir sur notre propre personnalité qui selon l'auteur finit rapidement par conditionner l'ensemble de nos habitudes et notre façon d'appréhender le monde. Nous gérons ainsi notre vie en la pilotant avec un moi unique, alors que tout être humain est multiple. La théorie de Rhinehart est que le moi dominant étouffe toutes les autres facettes de nos personnalités.
    Il parait si facile d'emprunter d'autres chemins en s'en remettant aux dés.
    20 janvier 2010
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    • Livres 5.00/5
    Par klagg36, le 26 mars 2012

    klagg36
    Livre extraordinaire....A lire pour encore s'étonner, plusieurs mois après l'avoir refermé, d'avoir envie de recourir à la "méthode" de vie à laquelle recourt le héros. Je pense qu'ils seront peu nombreux les lecteurs qui auront commencé ce livre et qui n'essaieront jamais...de jouer.
    Au début, ca titille, puis ça démange franchement puis on essaie...pas jusqu'au bout de ses idées et autres fantasmes (heureusement)...mais on essaie.
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    • Livres 3.00/5
    Par kristov1, le 05 février 2011

    kristov1
    Roman étonnant, très marqué par la culture seventies mais qui pose de façon originale la question de notre liberté (illusoire ?) de choix.

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Citations et extraits

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  • Par CogitoRebello, le 07 septembre 2011

    Voilà de quoi réchauffer les cœurs tristes et les dépressifs !
    C'est assurément un des romans les plus déjantés que j'ai eu le plaisir de lire... Voilà un pur roman jouissif, jubilatoire... et totalement barré !
    Le héros, Luke Rhinehart himself, est psychiatre/psychanalyste et s'ennuie à mourir... Mais mourir, il n'en a visiblement pas l'idée donc la seconde option reste de changer de vie, changer sa vie.
    Pour ce faire, Luke a une idée surprenante : jouer chaque décision de sa vie sur un coup de dé. Il s'offre différentes options et le Dé choisira parmi elles.
    Luke espère ainsi anéantir, exploser, totalement son Moi officiel et faire apparaître tous ses Moi, les plus petits et les plus muets. Vu de loin, cela ressemble à une création artificielle de la schizophrénie. Vu de près et selon les arguments de Luke, à la différence de la schizophrénie, le sujet ne se laisse pas envahir et dépasser par ses différents Moi : il va consciencieusement les chercher et leur permettre de s'exprimer.

    Totalement camouflé sous le personnage de Luke Rhinehart, on découvre George Cockcroft !
    Docteur en psychologie, il a un beau jour émis l'idée de vivre selon "la loi du Dé" lors des cours qu'il dispensait à l'université. Les réactions consécutives à cette idée donnèrent naissance à l'idée d'un livre qui deviendra "L'Homme-dé" ou in english "the Dice man".

    George Cockroft alias Luke Rhinehart, auteur pour le moins consciencieux, s'est mis à expérimenter la Dice Life, La vie selon le Dé, avant de s'attaquer à son livre.
    Évidement le Dé ne choisissant pas toujours comme option à exécuter le fait de s'atteler à l'écriture du livre, la progression de ce dernier fut très lente !
    De choix en choix et de dé en dé, George Cockroft se retrouve professeur d'anglais pour hippies à Majorque en Espagne.
    En 1971, son livre est publié et Luke Rhinehart se retrouve "leader du culte du Dé" ; il décide de créer un "Centre du Dé" à New-York, centre où serait appliquée la thérapie du Dé, alternative à toutes les autres thérapies existantes en psychologie.

    Au départ, Rhinehart était purement et simplement à la recherche du "sens de la vie" et c'est en lui donnant un sens aléatoire, qu'il s'est trouvé.
    Seulement, on ne peut s'empêcher de penser que derrière une idée très formelle et très claire sur le fonctionnement de sa méthode, Rhinehart ou Cockroft est passablement givré.
    Car passer d'une liberté de choix aliénée par les normes de la société à une liberté de choix aliénée par le hasard du roulement d'un Dé, on en revient à la même chose : le choix a besoin d'un maître.
    Que ce maître soit une masse d'individus ou que ce maître ressemble à Newton avec F = ma (F la force agissant sur un objet, m sa masse et a son accélération), il n'en demeure pas moins que le Dé est soumis à son poids, son volume (pour la friction) et à la force de la poussée qui lui est infligée. Bref même le Dé ne peut agir sans règles définies. Il s'agit donc en quelque sorte de brûler une idole pour en ériger une autre...


    Quant au livre... Et bien j'ai passé un très bon moment ! En dehors du côté timbré et absurde des péripéties de Luke, en dehors de quelques scènes érotico-pornographiques (je ne sais plus très bien si à ce stade des descriptions nous sommes encore dans de l'érotisme), en dehors de scènes franchement sado-masochistes, j'ai trouvé ce livre très... frais et drôle !
    D'abord parce que ce que cela dépasse l'imagination. C'est juste énorme ! Si je ne vous avais pas dit que Luke Rhinehart avait mis en pratique ce qu'il a écrit vous n'auriez tout simplement pas pu l'imaginer.
    Dans ce cas précis, il est possible que la fiction ait clairement dépassé la réalité car j'ai un peu de mal à croire que Luke Rhinehart a réellement vécu TOUT ce qu'il a écrit.
    Si oui, je le plains même s'il aborde les situations les plus critiques avec une résignation qui force l'admiration (je pense notamment à une scène où Luke s'essaie à la sodomie laissant au Dé le choix de le rendre actif ou passif... c'est franchement drôle... et douloureux !).

    Au niveau de l'écriture nous sommes au cœur de l'écriture américaine moderne donc nette et sans bavure. Je trouve l'oscillation, très fréquente, de la 1ère à la 3ème personne particulièrement bien réussie. Cette alternance entre la focalisation interne et externe est judicieuse et aère le récit.

    A tous ceux qui voudraient échapper le temps d'une lecture à notre société bien pensante et remarquablement cadenassée dans des clichés et dogmes anciens, je recommande vivement un passage entre les mains de Luke même si au sortir de la Vie selon le Dé, on se prend à réaliser que les dogmes et les règles sociétales représentent finalement une protection que nous n'aurions pas imaginée.
    Bien que tentée d'essayer juste une fois, j'ai renoncé au Dé, préférant mes douillettes habitudes et mon pseudo libre arbitre.

    ***
    Luke Rhinehart est toujours en vie et vous pourrez peut-être le rencontrer sur son site ou au moins lui faire part de votre opinion via son email : lukec@taconic.net

    Le Dice Man a également son Myspace où on retrouve entre autres amis prestigieux : David Lynch, Marianne Faithful, The Cure et Emmylou Harris.
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  • Par FranckDuflot, le 23 novembre 2012

    - Si l'on n'écrit pas, on ne pense pas, poursuivit-il, et si l'on ne pense pas, on est mort.
    - C'était aussi mon avis.
    - Et maintenant, tu as découvert le zen.
    - Eh oui.
    - Et maintenant tu trouves qu'écrire, c'est la barbe.
    - Oui.
    - Et penser ?
    - Et penser aussi dis-je.
    - Peut-être il y a-t-il quelque chose qui cloche dans le zen, dit-il.
    - Il y a peut-être quelque chose qui cloche dans le fait de penser.
    - C'est la mode chez les penseurs, ces derniers temps, que de dire ça, mais quand on dit : " Je pense vraiment qu'il est idiot de penser ", je trouve ça assez absurde.
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  • Par pilpilip, le 07 avril 2010

    Le monde est fondé sur le principe que tous les êtres humains doivent bouffer de la merde, que le goût leur plaise ou pas.

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  • Par Tomsoluble, le 17 septembre 2010

    N'importe qui peut etre n'importe qui. L'Homme-dé.

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