> Pascal Loubet (Traducteur)

ISBN : 2749911621
Éditeur : Michel Lafon (2010)


Note moyenne : 2.84/5 (sur 55 notes) Ajouter à mes livres
Lucky, Toby ou encore Tommy… son nom importe peu. L’important, c’est sa discrétion, son professionnalisme, sa compétence à exécuter froidement les cibles qu’on lui désigne. Après un contrat particulièrement éprouvant, Lucky est abordé par un mystérieux inconnu, un certa... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par LiliGalipette, le 26 février 2010

    LiliGalipette
    Roman d'Anne Rice.
    Lucky le Renard, Tommy Crane, Toby O'Dare. Des déguisements, des mensonges. Quels que soient son nom et son visage, il est un assassin hors pair. le panache et l'efficacité de ses meurtres n'ont d'égale que son incroyable capacité à disparaître. Depuis une dizaine d'années, il répond sans sourciller aux contrats que lui confie son commanditaire, l'Homme Juste qui se dit "du côté des gentils" (p. 27) Après une mission particulièrement pénible, il rencontre Malchiah, un séraphin qui dit être son ange gardien et qui prétend lui offrir l'occasion de racheter ses crimes en se mettant au service du Créateur. Lucky accepte et plonge au coeur de l'hiver 1257, dans la ville de Norwich en Angleterre. Il a pour mission de protéger et secourir Meir et Fluria, deux parents juifs accusés d'avoir tué leur fille Léa.
    Adolescente, j'ai vu plusieurs fois Entretien avec un vampire réalisé par Neil Jordan d'après le roman éponyme de l'auteure. L'adaptation cinématographique m'a toujours charmée, et je pensais indûment que le livre serait aussi bon, voire meilleur. Quelle déception après plusieurs pages! Même constat avec Lestat le vampire, La Reine des damnés et autres titres des Chroniques des vampires que j'ai aussi abandonnés après quelques dizaines de pages. Quand j'ai vu un titre d'Anne Rice dont le sujet n'était pas les monstres buveurs de sang, j'ai décidé de retenter l'expérience, pour savoir si ce sont seulement les vampires qui me font détester les écrits de l'auteure, ou si le style de cette dernière est seul responsable.
    Le personnage de Lucky/Toby est tout d'abord très difficile à comprendre. Des bribes d'informations laissent entrevoir une enfance traumatisée et des rêves brisés. Il faut attendre le récit de Malchiah, sur tout un chapitre, pour découvrir la jeunesse laborieuse et courageuse de Toby, le drame qui l'arrache à l'humanité et qui brise ses espoirs de Conservatoire et anéantit sa foi en Dieu. On découvre pendant toute la première partie du livre les circonstances qui ont fait de lui un tueur à gages d'élite. J'ai particulièrement apprécié ses désirs mystiques de jeune garçon, son ambition de devenir un frère dominicain avant de succomber à la passion de la musique et du luth. Son goût pour l'histoire est cependant trop peu mis en avant quand on voit à quel point cette composante est essentielle à la suite de l'histoire. La fascination mêlée de scepticisme que Toby éprouve pour la religion est intelligemment traduite dans son admiration pour la basilique de San Juan Capistrano et son talent pour le luth.
    Le titre est assez énigmatique. La première explication, page 137, est pour le moins confuse: "Le regard du Créateur englobe le temps. Il sait tout ce qui est, était et sera. Il sait tout ce qui pourrait être. Et Il est Celui qui enseigne à tous, pour autant que nous puissions comprendre." La seconde, page 141, est un peu plus explicite: "Rappelle-toi qu'il n'y a ni passé ni avenir là où Se trouve le Créateur, mais seulement le vaste présent de toutes les choses qui vivent." L'ange, étymologiquement "messager de Dieu", est donc dans un présent perpétuel, là où le Seigneur a besoin de lui? Pas très clair...
    L'incursion dans la juiverie de Norwich est intéressante. La haine et la suspicion qui entourent la communauté juive, symbolisées par la rouelle, sont impartialement représentées, du simple point de vue historique. Je suis ravie que l'auteure n'ait pas pris parti, et qu'elle ait pris soin de représenter les travers des deux religions.
    Dans l'ensemble, c'est une lecture plaisante qui se mène rapidement, mais qui reste sans grand intérêt littéraire. A en juger par les dernières pages, une suite ne devrait pas se faire attendre longtemps. Je ne la guetterai pas.

    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/02/18/16828248.html
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Kenehan, le 26 septembre 2011

    Kenehan
    Grand fan d'Anne Rice, je ne pouvais pas faire autrement que de me procurer ce livre lorsque je l'ai découvert par hasard en rayon et de m'y plonger sans attendre.
    Mais l'enthousiasme et le plaisir d'avoir un nouveau livre d'Anne Rice entre les mains a laissé place à un sentiment partagé...
    Ma première surprise (et par la même occasion déception) fut l'épaisseur et le nombre de pages. Vraiment très court pour un Anne Rice ! Habitué à savourer ses longs romans, ici on ne dépasse pas les 300 pages avec une typographie très "aérée"...Je dois dire que je suis resté sur ma faim.
    La seconde fut au niveau du style. Moi qui adorais ses descriptions détaillées qui me projetaient littéralement aux côtés des personnages, qui aimais me plonger dans le passé et le présent de ces derniers au point d'avoir le sentiment de les connaître, j'ai été déçu. L'écriture est ici épurée, pas d'immersion, on va directement à l'essentiel : l'histoire.
    Celle-ci est originale dans l'univers d'Anne Rice. Fini les vampires et les sorcières voici qu'arrivent les anges...Originale oui mais plutôt pauvre. On est bien loin de l'univers dense et varié de Lestat, et de la famille Mayfair. D'ailleurs, alors que vampires et sorcières se sont rencontrés, ici on est bien dans un monde totalement à part. le surnaturel et le fantastique ont laissé leur place à la religion, seules la présence de l'ange et de sa mission nous rappellent qu'il s'agit bien d'un roman fantastique.
    Malgré tout, j'ai bien apprécié cette courte histoire bien que je n'ai pas vraiment reconnu la plume d'Anne Rice. Mais l'arrivée d'une suite me donne l'espoir de pouvoir combler les manques de ce premier tome.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Soundandfury, le 05 mai 2011

    Soundandfury
    Lecture issue de vos votes sur la P.A.L.éatoire, je vous le rappelle... Non, je ne fais pas de reproche. Il était déjà sur mon étagère. Avec sa couverture noire et son aile d'ange, son titre racoleur, je m'attendais à une sorte de Twilight version ailée. C'est pire. Même pas drôle.
    J'ai commencé par grignoter les pages, cinq par cinq, le soir avant de sombrer dans le sommeil.
    Un tueur, qui aime les églises. Il tue, mais avec compassion, il aime son mystérieux commanditaire et exécute sa tâche sans joie. Il aime le calme, jouer du luth et la suite nuptiale du Mission Inn.
    Page cinquante. Pour le portrait psychologique, nous sommes servis. Resservis. Stop là, vraiment je n'en peux plus... Est-il possible de zapper les entrées et de passer au plat de résistance?
    Page cent. Arrivée de l'ange annoncé sur la couverture... Mais vraiment, non, il ne veut pas déranger, il ne fait que passer, inutile de lui mettre un couvert. Il ne s'attarde qu'une cinquantaine de pages supplémentaires, le temps de nous raconter toute l'enfance de Tobby et croyez moi il part de loin et il entre dans les détails... J'ai terminé Wilt depuis quelques jours, je n'ai donc plus que ça à me mettre sous la dent, qui grince, qui grince...
    L'ange a terminé de raconter au héros sa vie, comme s'il ne la connaissait pas déjà. Je n'ai pu résister, un soir, à l'envie de glisser un oeil par dessus le rebord droit de la page, en douce, pour accrocher quelques mots du résumé. Les dernières lignes, tant qu'à faire, parce que si c'est pour entendre encore une fois parler de l'enfance de Toby... Je lis "se retrouve au Moyen Age, où il doit aider une famille juive accusée de meutres rituels."
    Il me reste alors cent dix pages! Avec ma veine, me dis-je, je suis encore tombée sans le savoir sur une série en 15 tomes et celui-ci va s'arrêter au moment où notre tueur, encore acnéique, découvre les joies du lycée... Mais non, j'ai encore été mauvaise langue! Enfin du changement! Une mission divine pour le tueur. Nous voici donc au Moyen-Age, en Angleterre, en plein troubles religieux.
    Mais même là, je suis déçue. L'aspect historique n'est qu'esquissé. Heureusement, la salle d'attente du médecin est déjà occupée, j'ai le temps d'en finir avec Toby et son ange qui n'intervient plus. Il parle, les juifs accusés parlent. Les catholiques parlent. Tout le monde parle (sauf moi, atterrée). Ils bougent, un tout petit peu. Reparlent. Puis ouf, c'est fini. Bien, mal, je ne saurais dire. Conclusion neutre et fade, comme tout le reste.
    Je rentre à la maison (scandalisée par la Peau de Chagrin qui me sert de mutuelle). Je me lance dans l'écriture de mon billet. Amour qui m'entend souffler et pester sous la couette depuis une semaine s'inquiète "tu ne vas pas trop le descendre hein?". Je réponds "meuuuh non" avec un sourire angélique (qui ne fait que passer lui aussi, y'a du fondement dans cette expression!). J'en arrive au paragraphe qui précède, là, juste au dessus, celui qui finit par "Bien, mal, je ne saurais dire..." . C'est vrai, ça... comment ça finit?? Je creuse dans mes souvenirs tout frais et comme je parle tout haut, Amour s'empresse de venir à mon secours et de m'expliquer. J'ai comme un doute, d'un coup... Je m'empare du livre, je regarde à la fin... Oups non, je n'ai pas tout à fait terminé il me reste deux pages! le doc' a dû m'interrompre à quelques secondes du dénouement et puis... je me suis auto-suggestionnée...
    Je devais vraiment en avoir marre de me traîner sur ce bouquin!
    Bon. Réparé. J'ai lu mes deux pages. Qui ouvrent (taaa dammmm) une sacrée perspective, large comme un string d'éléphant. Mais je vais faire semblant de n'avoir pas vu le cliffhanger. Faut pas se moquer de moi, non plus, les bouquins ne sont pas conçus pour commencer à la dernière ligne!
    + sur Tale Me More

    Lien : http://talememore.hautetfort.com/archive/2010/11/20/un-ange-passe-ma..
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    • Livres 1.00/5
    Par DonLo, le 13 juillet 2010

    DonLo
    Quelle bouse !
    A part l'orthographe et le graphisme de couverture, rien à sauver.
    Longueurs, banalités, personnages inexistants... on dirait une brève nouvelle de Marc Levy gonflée au format roman par une machine d'écriture automatique empruntée à la collection Arlequin.
    Je suis méchant ? Peut-être, mais j'attendais mieux de cet auteur, et les arbres méritent mieux que de finir comme ça. Si encore l'éditeur n'en avait pas imprimé autant...
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Well-read-kid, le 19 mai 2010

    Well-read-kid
    Je n'ai pas reconnu le style d'Anne Rice. J'attendais beaucoup de ce livre, comme étant le dernier né de cet auteur que j'admire beaucoup. Et son style a beaucoup évolué depuis les livres que j'ai lu d'elle, écrits il y a environ trente ans. Ou peut-être est-ce parce que c'était le premier d'elle que je découvrais en anglais bref.
    Ce livre est trop court : l'histoire, au potentiel énorme, aurait pu être davantage développée. le recours à l'ellipse narrative, la plongée directe dans l'action rendent le tout trop compact, alors qu'en s'étalant plus, le héros aurait pu avoir une véritable personnalité et être plus attachant.
    L'histoire, donc, est un des atouts de ce livre, même si je ne suis pas d'accord sur son traitement. Un des reproches que je pourrais faire à ce livre, c'est le côté religieux, mais bon, j'étais prévenue, c'est un livre sur la religion. Athées convaincus s'abstenir.
    Le lecteur est plongé dans le passé de Toby, c'est là qu'il entre vraiment dans l'histoire, après une période de flottement au début. Mais c'est quand Malchiah le propulse dans le passé que ça devient vraiment intéressant : je me suis cru de retour dans Les piliers de la Terre, dans l'Angleterre du treizième siècle, avec ses hivers rigoureux, ses persécutions à l'égard des Juifs, sa violence. Là encore, cela aurait pu être davantage développé.
    En somme, c'est un bon livre, mais certes pas le meilleur d'Anne Rice, car mesuré à l'étalon de ses romans précédents, celui-ci ne fait hélas pas le poids. Cela contraste énormément avec le côté sombre de Lestat. Ce roman, si je puis dire, est lumière, et plaira aux amoureux d'histoire et de religion.

    Lien : http://well-read-kid.over-blog.com
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Citations et extraits

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  • Par Acr0, le 17 février 2010

    Je ne manquais jamais de m’aventurer dans le restaurant pour déjeuner. La piazza était magnifique, avec ses hauts murs percés de fenêtres arrondies et de terrasses semi-circulaires ; je sortais le New York Times, que je lisais tout en déjeunant à l’ombre de dizaines de parasols rouges.
    Mais l’intérieur du restaurant n’était pas moins attirant, avec ses murs recouverts de carreaux de faïence bleu vif et ses arches beiges artistement peintes de plantes grimpantes. Le plafond à solives figurait un ciel bleu avec des nuages et même de minuscules oiseaux. Les portes de plein cintre à meneaux étaient couvertes de miroirs, tandis que d’autres laissaient passer le soleil venant de la piazza. Le bavardage des gens rappelait le murmure d’une fontaine.
    Je me promenais, dans les couloirs sombres, sur des tapis poussiéreux, de styles différents. Je m’arrêtais dans l’atrium devant la chapelle Saint-François, contemplant l’embrasure lourdement sculptée, chef-d’œuvre en ciment moulé de style churrigueresque. Cela me réchauffait le cœur d’entrevoir les préparatifs de mariages, inévitablement luxueux et apparemment interminables, avec leurs buffets dressés dans de l’argenterie sur des tables drapées de nappes autour desquelles s’affairait le personnel.
    Je montais jusqu’à la plus haute véranda et, appuyé sur la balustrade en fer laquée de vert, baissais les yeux vers la piazza du restaurant et l’énorme horloge située en face. J’attendais souvent son carillon, qui sonnait tous les quarts d’heure. Je voulais voir ses gros chiffres bouger lentement.
    Un élément très puissant m’attire vers l’horlogerie. Quand je tuais quelqu’un, j’arrêtais sa montre. Et que font les horloges, les pendules, les montres, sinon mesurer le temps dont nous disposons pour devenir quelqu’un, découvrir en nous quelque chose dont nous ignorions la présence ?
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  • Par LittleJohn, le 10 juin 2010

    - Je suis là pour te dire que tout peut changer pour toi. Je suis venu te dire que tu peux cesser d'être Lucky le Renard. Je suis venu pour t'emmener dans un endroit où tu pourras devenir celui que tu aurais pu être... si certaines choses n'étaient pas arrivées. Je suis venu te dire...
    Il n'acheva pas.
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  • Par nanet, le 27 février 2011

    Je relatai tout ce que j'avais fait, pour autant que je me le rappelais. [...]
    Puis j'écrivis le titre du live : L'Heure de l'Ange .
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