> Bernard Cohen (Traducteur)
> Abdul Abraham Karachel (Traducteur)
> James Fox (Collaborateur)

ISBN : 2221112512
Éditeur : Robert Laffont (2010)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 42 notes) Ajouter à mes livres

Traduit de l'anglais par Bernard Cohen et Abraham Karachel


« Je ne fais pas ça pour l’argent, ni pour vous. Je fais ça pour moi. »
Un événement : la sortie mondiale de l’autobiographie d’une des plus grandes icônes du rock'n'roll :... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par EFar, le 29 avril 2012

    EFar
    J'ai ouvert Life avec un frisson d'impatience et une pointe de crainte. L'impatience parce que j'ai un faible pour les autobiographies. J'aime écouter le conte d'une vie. Peu m'importe les arrangements que chacun prend avec son histoire : c'est un autoportrait, pas une photo d'identité. La crainte parce que si les récits de survivants me fascinent, l'autosatisfaction, elle, me fatigue très vite. Alors je ne savais ce qui allait surgir de ce portrait en pied dressé par James Cox - Keith a raconté sa vie, Cox l'a couchée sur le papier.
    J'ai refermé ce livre emballé par ce condensé d'une vie hors norme, une vie que résume bien le road movie genre Las Vagas Parano qui sert d'entrée en matière. le style est résolument oral, comme si Keith était là, et nous racontait son histoire, sans en rajouter. C'est un sacré conteur, et Cox a su garder l'essence de son phrasé. Cette impression que Richards parle m'a permis d'entrer tout entier dans le récit. Et cela même si j'ai bien senti que je restais à la lucarne, et ne voyais qu'un petit bout de la scène. Mais ce n'est pas grave, et les contributions de différents témoins, comme dans un documentaire, émaillent le récit et lui donne de la profondeur.
    Il manque juste – et c'est un manque cruel - la bande son.
    Au terme de Life, Keith Richard apparaît comme un de ces anglais dont on faisait les grands corsaires : révolte, refus de la norme et de ses limites, goût de la liberté, code d'honneur, instinct animal et violence à fleur de peau ; un pirate traqué, qui trouve refuge dans les hôtels et quelques maisons amies ; un enfant des cités populaires anglaises, grandi dans les ruines de la seconde guerre mondiale, efflanqué, sourire bravache et regard sombre ; un homme qui a traversé le gouffre de la dope et en est ressorti vivant ; un leader soucieux de sa tribu comme de ses intérêts, et tout entier dévoué à une chose qui le dépasse, la musique.
    A bien y regarder, Life nous fait traverser 50 ans de Rolling Stones, de concerts délirants, de traque policière, de foules apoplectiques, de dope, d'overdose, de drames et d'excès en tout genre avec légèreté et humour, et même parfois une pointe de sérieux quand sont mis en avant les valeurs du groupe et de l'amitié, ou les amours indéfectibles, et puis, encore et toujours, le total dévouement à la cause – la grandeur du rock'n roll.
    Bref, Keith Richards et James Cox ont vraiment réussi leur coup : Life est un livre très agréable à lire et qui donne envie de (ré)écouter les Stones. D'ailleurs j'en ai profité pour faire une cure de musique des années 60 et 70. Vivifiant.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
  • Par maltese, le 04 décembre 2011

    maltese
    Cette autobiographie commence par un chapitre qui pourrait être tiré d'un livre comme "Fantasia chez les ploucs": nous sommes en 1975 et les Rolling Stones sont en tournée aux Etats-Unis. Alors qu'ils traversent l'Arkansas, Keith Richards et certains de ses acolytes vont se retrouver pris entre les mailles de la police. Va s'ensuivre une scène d'anthologie...
    Et ce n'est que le début, car la quasi totalité de ce livre est à l'avenant: la vie de Keith Richards pourrait certainement servir d'illustration à ce qu'est l'existence type d'une rock star, le fameux sex & drugs & rock'n'roll de Ian Dury. Pourtant, tout ce qu'il voulait en créant les Rolling Stones avec Mick Jagger et Brian Jones, c'était être le guitariste du meilleur groupe de blues londonien. Il ne lui était même pas venu à l'esprit qu'il pouvait écrire ses propres morceaux !
    Le récit fait la part belle aux années 60 et 70, après être passé sur l'enfance heureuse du sieur Richards, fils unique de son état, dont les parents se sépareront lorsqu'il prendra son indépendance. Si, forcément, les Stones prennent une part majeure dans cette histoire racontée avec un langage très oral, Keith Richards ne livre pas pour autant une histoire du groupe.
    Notre guitar hero est un personnage attachant, qui a toujours été "entier", épris de sa liberté, avec un sens de la famille très marqué.
    Il s'explique également sur la fraternité, plus que l'amitié selon lui, qui le lie à Mick Jagger, son partenaire dans ce couple que l'on surnommera The Glimmer Twins. Un alter ego qui au fil des années et de la montée dans la notoriété perdra aux yeux de Keith de son intégrité, de sa crédibilité...
    700 pages passionnantes, pleines de rencontres, de vie vécue à cent à l'heure, et qui nous dévoile l'une des célèbres figures de l'histoire (encore jeune) du rock.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par ET, le 10 janvier 2011

    ET
    Après avoir lu ce livre j'étais un peu triste. C'était fini .Keef avait terminé de me raconter son histoire. Il fallait maintenant passer à autre chose. La vie de ce septuagénaire est fantastique, complètement dingue: il semble si content d'avoir vécu tout ça.Mais c'est si éloigné de mes préoccupations. Car quand vous vous dites et moi dans tout ça? Je ne serai jamais aussi défoncé que lui, je ne serai jamais aussi bonne musicienne que lui, je n'aurais jamais autant de fric que lui etc...Bon c'est vrai mais j'espère que je ne chuterai pas d'une branche comme lui! C'est pas possible il faut que je fasse quelque chose pour être aussi content que lui d'avoir vécu tout ça!
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    • Livres 5.00/5
    Par JeanMarcDubray, le 24 août 2011

    JeanMarcDubray
    Roots, sympa, une plongée dans la saga Stones avec Keith derrière la caméra et aussi devant (mais comment fait-il?). On en apprend pas mal sur le son Richards et les Stones, idem sur les affres de la défonce. La narration est un mélange d'humour, de foi (en la musique), d'espoir, de lucidité. On voyage des caves azurées d'Exile aux rastas jamaïquains en passant par la case prison canadienne et bien d'autres lieux probables et improbables. Il reste un parfum d'herbe, de nostalgie, quelques effluves de Jack Daniels et une folle envie d'écouter Love in vain...
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    • Livres 5.00/5
    Par Kadoc, le 06 octobre 2011

    Kadoc
    Avez vous déjà lu un livre écrit par un vieux chat de gouttière, libre et que rien ne pourra tuer ?
    J'imagine que non. Moi aussi je pensais que c'était impossible.
    Mais Keith a écrit Life. A grand coup de griffes, de médiator et avec une langue rappeuse à souhait.
    Voilà un type qui a traversé son temps sans compromis, sans perdre de sa superbe et totalement droit dans ses bottes.
    Le livre est parfaitement structuré, écrit avec gourmandise et talent.
    Ce bouquin n'est pas un excellent livre sur le rock ou sur un artiste rock. Loin de là.
    C'est tout simplement un grand livre. Qui traite de l'enfance, des rêves d'ados, de l'amitié, de l'amour, de la famille, de la passion et du feu qui, parfois, ne s'éteint jamais dans les veines de ceux qui le désirent vraiment.
    C'est franc, c'est parfois âpre. Toujours honnête.
    Le diable n'a jamais été aussi sympathique.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • NonFiction , le 11 janvier 2012
    Les tournées folles à lier, Altamont, les arrestations, les aller-et-venues de musiciens au sein du groupe (comme membres ou contributeurs), les genèses de certains tubes comme "Satisfaction" ou "Miss You", les histoires de femmes [...]. Lire la Life de Keith Richards, c'est apprendre tous les aléas de son existence convulsionnée et indéniablement passionnante.
    Lire la critique sur le site : NonFiction
  • LeFigaro , le 06 octobre 2011
    C'est une autobiographie phénomène. Elle vaut le détour autant par le contenu et ses révélations que par la qualité de l'écriture.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par Spilett, le 01 décembre 2011

    Les gens n'ont aucune idée de ce qu'on ressent quand on est en manque. C'est épouvantable, vraiment horrible. (...) Ton corps se retourne comme un sac et se fait la guerre à lui-même trois jours durant. Après ça se tasse, mais ce sont les trois jours les plus longs de ta vie, et tu n'arrêtes pas de te demander pourquoi tu t'infliges ça alors que tu pourrais être en train de vivre ta putain de vie normale de rock star bourrée de fric. Mais non, tu as choisi de vomir tes tripes et de grimper aux murs. Pourquoi tu t'infliges ça ? Je me le demandais bien. Et je me le demande toujours. Ça grouille de bêtes sous ta peau, tes intestins se révoltent, tu ne peux pas empêcher tes membres de s'agiter dans tous les sens, tu te dégueules et te chies dessus simultanément, et il y a de la merde qui s'écoule de ton nez et de tes yeux. Si tu es raisonnable, la première fois que tu vis ça, t'es bien obligé de reconnaître: "Je suis accro." Mais ça ne t'empêchera quand même pas de replonger, aussi raisonnable sois-tu.
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Spilett, le 01 décembre 2011

    Il n'y a rien d'héroïque à prendre de la dope, mais tu peux devenir un héros en arrivant à décrocher. J'adorais cette merde mais à un moment j'ai dit basta. Ça rétrécit terriblement ton horizon, tu ne fréquentes que des junkies comme toi. J'avais besoin d'élargir mon espace, mes intérêts. Tout ça, évidemment, tu n'en prends conscience qu'une fois sorti du trou. Parce que c'est comme ça qu'elle agit, la came: je l'ai dit, c'est la salope la plus séductrice qui existe.
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    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Spilett, le 05 décembre 2011

    Mick et moi on n'est peut-être pas des amis "trop de frottements et d'usure pour ça" mais on est proches comme des frères, et c'est quelque chose qui ne peut être brisé. Comment peut-on décrire une relation qui remonte si loin ? Les meilleurs amis restent des amis. Mais les frères se battent entre eux. Je me suis senti trahi, Mick le sait très bien, même s'il ne mesure pas bien la profondeur de ce sentiment. Mais c'est du passé, tout ça s'est produit il y a très longtemps. Je peux dire tout cela, parce que ça vient du cœur. En même temps, je ne laisserai jamais personne dire quoi que ce soit contre Mick en ma présence. Je lui trancherais la gorge. »
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  • Par Spilett, le 01 décembre 2011

    On me demande souvent: "Pourquoi tu ne t'arrêtes pas ? " Je prendrai ma retraite quand j'aurai cassé ma pipe. Je ne fais pas ça pour l'argent, ni pour vous. Je fais ça pour moi.
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