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Que demander de plus ? Un livre qui vous raconte une histoire prenante, voire angoissante et qui en même temps vous pousse à réfléchir sur un ou plusieurs sujets intéressants, je n’en demande pas davantage !
L’histoire, c’est celle d’Abby, qui se promène sur une plage avec la petite fille de six ans de son fiancé. Un moment d’inattention et la petite Emma disparaît, comme avalée par le brouillard. Bien sûr, les secours prévenus, de nombreuses personnes participeront aux recherches, mais la seule à persévérer au-delà du raisonnable (si tant est qu’il y ai un délai raisonnable dans ces cas-là) c’est Abby, rongée par une immense culpabilité. Elle essaye à tout prix de se remémorer cette journée, les moments qui ont précédé le drame, les jours d’avant aussi, car elle sent qu’un indice s’y cache qui pourrait la guider vers la fillette, si elle est encore en vie… Le fait qu’Abby soit photographe est très intéressant. Bien que ses souvenirs soient habituellement associés à des images, elle est consciente que les clichés ne disent pas toujours la vérité, mais seulement celle qu’on leur prête. Elle est malgré tout tentée de trouver dans ses photos une piste pour retrouver Emma, parmi d’autres pistes de recherches qu’elle ne néglige pas.
Le thème de la mémoire, que je retrouve souvent ces derniers temps dans mes lectures, dans des livres totalement différents (Le lieu perdu, Une brève histoire des morts, L’ombre en fuite, La formule préférée du professeur) est traité ici de façon passionnante, au travers d’exemples dénichés par Abby qui n’alourdissent absolument pas la lecture mais l’éclairent. Les scènes concernant la recherche de la petite fille, les réactions de ses proches, notamment Jake, son père, sont racontées avec une concision qui évite tout mélo. Sur un sujet difficile, qui fait remonter des angoisses parentales, pour qui a ne serait-ce qu’égaré un enfant dix minutes dans un supermarché, Michelle Richmond a fait un fort beau premier roman
Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-32853739.html
Abby, photographe, se promène avec Emma, six ans, sur une plage de San Francisco, Ocean Beach. Emma est la fille de l'homme qu'Abby aime et qu'elle doit épouser dans quelques semaines, Jake. Abby est heureuse parce qu'elle sent qu'ils forment déjà, à eux trois, une famille, que la petite commence à l'aimer un peu. Emma plonge ses mains dans le sable, à la recherche de coquillages tandis qu'Abby promène son regard de photographe sur la plage.
A un moment donné, elle détourne son regard de l'enfant pour observer le cadavre d'un bébé phoque. Oh à peine quelques secondes. Mais lorsque ses yeux balayent de nouveau la plage à la recherche de la silhouette familière, la fillette a disparu. Où est Emma ? Avec ténacité, et malgré les découragements de son entourage, Abby ne cessera de chercher, de creuser sa mémoire, et de tenter de réparer...
Encore un livre "coup de coeur", un livre dans lequel je me suis plongée avidement... Et pourtant, il s'agissait ici de se confronter avec cette peur ancestrale qu'est celle de la perte d'un enfant. Quand cette enfant a de plus le même prénom que la sienne, l'angoisse est décuplée et la lecture un peu masochiste. Mais j'ai bien fait, vraiment, de me faire un peu peur. J'ai pris énormément de plaisir à cotoyer Abby, à parcourir avec elle longuement Ocean Beach, à la recherche d'indices. J'ai aimé sa manière de voir le monde, ses remises en question, sa certitude absolue qu'elle allait retrouver l'enfant, la ramener à son père, vivante. Une lecture toute en émotion, à fleur de peau, qui crée des échos en soi, de toutes sortes, malgré soi. N'est-ce pas, réellement, tout ce que l'on demande à un livre ?
Ah oui - aussi - voici une lecture pendant laquelle je me suis dit, voilà comment j'aimerais écrire, exactement, et ce n'est pas si courant. Je salue donc aussi la traduction de Sophie Aslanides, qui y est sans doute pour quelque chose.
En juillet, sur un plage de San Francisco nappée d'un épais brouillard, une petite fille de six ans, Emma, et la fiancée de son père, Abby, marchent en cherchant des coquillages. Abby, photographe professionnelle, détourne un instant son regard d'Emma pour fixer de son objectif un phoque éventré. Quand elle relève la tête, la petite fille a disparu. Le pire vient de se produire. L'angoisse et la panique s'installent ; où est Emma ? Emportée par les vagues rugissantes du Pacifique ? Ou par cette camionnette blanche entrevue sur le parking voisin ? Ou encore par le flot ininterrompu de voitures sur cette route de Californie ?...
L'enquête piétine. La police est sur le point de classer l'affaire. Jake, le papa, se décourage tout en s'éloignant de sa fiancée qu'il accuse en silence.
Abby prend alors les choses en main. Armée des larmes du désespoir et de l'énergie née de sa culpabilité, fouillant tous les recoins de sa mémoire à la recherche d'un détail crucial, elle nous emmène à des kilomètres de là vers une découverte stupéfiante...
Mon avis :
un roman sur la mémoire : comment fonctionne-t-elle, pourquoi oublions-nous, pourquoi nous souvenons-nous de certains détails et en inventons-nous d'autres.
Une écriture fluide et un hymne à la ville de San Francisco qu'Abby parcourt sans fin.
Je me suis laissée porter par ce brouillard de la mémoire à la recherche d'une petite fille perdue.
Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2009/07/22/14391265.html#comm..
Un roman qui réussit complètement à nous happer !
Alors qu’une jeune femme Abby se promène sur une plage de San Francisco envahie par la brume à la recherche de coquillages avec la petite fille de son fiancé, il suffit de seulement quelques secondes d’inattention pour que l’enfant disparaisse... et c’est alors toute sa vie qui soudainement s’arrête, « et il n’y a aucun moyen de la reprendre » : comment continuer à vivre « quand une pièce vitale est manquante ? ». Une seule chose fait tenir cette jeune femme dévastée par ce drame : la volonté de retrouver Emma, même si l’espoir d’y arriver s’amenuise au fil des semaines...
Pendant 508 pages, le lecteur suit avec beaucoup d’empathie et une angoisse enveloppante, le véritable cauchemar vécu par cette jeune femme submergée par une culpabilité obsédante, celle d’avoir détourné quelques instants ses yeux de l’enfant dont elle avait la responsabilité ce jour-là et d’infliger en conséquence cette terrible épreuve à l’homme qu’elle aime : la disparition de sa petite fille. Quelle souffrance lancinante de ne pas savoir ce qui est advenu de la petite Emma : s’est-elle perdue ? A-t-elle été kidnappée ? S’est-elle noyée ? Cette incertitude est absolument dévastatrice. La jeune narratrice et photographe est alors vraiment touchante dans son acharnement à retrouver Emma, dans sa manière aussi de convoquer sans cesse sa mémoire visuelle, ressassant à l’usure les événements qui précédèrent de près comme de loin ce terrible drame dans le seul espoir d’y trouver ne serait-ce qu’un infime détail, un unique indice, qui pourrait éclairer cette disparition et la conduire jusqu’à l'enfant...
L'année brouillard est un roman douloureux vraiment réussi mettant en scène tout en retenue et émotion cet ultime drame redouté par tout parent que représente la disparition d'un enfant. Et bien plus qu'une simple enquête pour retrouver la petite Emma, l'auteur nous offre là un sensible portait de femme vivant l’invivable ainsi qu’une tortueuse réflexion sur la mémoire, cet « art incertain » fascinant...
Difficile en somme au bout des 508 pages de quitter ce roman brumeux, que l'on vient de lire d'une éprouvante traite, tout comme le personnage d'Abby auquel on s'est indéniablement attaché et que l'on n'oubliera pas !
Lien : http://leslecturesdemarie.free.fr/Litterature/Litteratureetrangere/l..
Emma, fillette de 6 ans disparaît sur la plage d’Océan Beach à San Francisco. Des recherches sont lancées en vain…
Un livre sur la mémoire, l’oubli, une écriture qui tend le récit au fur et à mesure que l’on approche de la fin du livre.
Un livre qui a pour sujet une des pires craintes d'une mère et qui nous donne la vision de l'enlèvement de l'enfant côté couple, enquête. Un livre dont on se sent forcément proche. On est concerné par l'histoire et j'ai été intéressée par le côté "relation de couple / communication dans le couple / ressentiments" suite à cette tragédie.
Lien : http://majanissa.over-blog.com/article-33095988-6.html
L'année brouillard, porte bien son titre, autant que pour le décor dans lequel se place l'intrigue que pour l'histoire qui mêle intimement la psychologie au suspense. Abby est heureuse ce matin là. Elle se promène sur une plage embrumée de San Francisco avec Emma, la fille de son fiancé. Elle est photographe et la fillette arrive à lui échapper du regard. Tout bascule. Dans ce brouillard sans fin, Abby panique et perd Emma. Noyade ou kidnapping, la police mène l'enquête sous les yeux d'un père anéanti qui dans son silence accuse Abby de sa négligeance. Pourtant Abby, rongée par la culpabilité, trouve la force de ne pas oublier pour retrouver Emma...
L'année brouillard raconte cette longue recherche après la disparition mystérieuse d'un enfant. Ce livre nous ramène en pleine figure ce que l'on côtoie tous les jours: l'enlèvement d'enfants, l'inquiétude des parents, des messages d'alertes. Hélas, ceci est classé dans la catégorie faits divers alors que c'est une véritable tragédie pour ceux qui la vivent. L'auteur dit des choses étonnamment vraies sur le fait que cela n'arrive qu'aux autres mais que c'est faux! qu'après des recherches infructueuses on abandonne. Des rangées où sont alignées des photos d'enfants qui pour la plupart ne sont pas retrouvés ou pire retrouvés morts. C'est une terrible histoire, mais c'est le reflet d'une réalité certaine, présente au coin de la rue, au bas de l'immeuble. En cela le roman offre un premier intérêt: le déroulement des recherches, comment cela se passe. Mais à mon sens, ce qui est le plus saisissant dans ce livre tient à deux points:
-l'extrême rigueur à détailler les sentiments, avec une sensibilité attachante. La culpabilité, l'amour d'une belle-mère, le désespoir, la colère, la peur; toutes ces émotions sont fortes et dépeintes avec sobriété, calme et efficacité. La longue recherche, les jours que l'on compte sans fin, cet épuisement physique et moral sont l'apanage du roman. Pourtant on ne rentre pas dans un pathos démesuré, ni dans un éloge larmoyant. La grande qualité de l'auteur réside dans cet autre point:
-ce qui donne son titre au roman. Le brouillard, la chose contre laquelle Abby se bat. Une métaphore pour signaler le flou dans lequel tout s'enchaîne alors que l'on voudrait que tout soit clair et limpide. Retrouver des éléments de l'accident, des détails qui lui auraient échappés...pour cela Abby est prête à tout: lectures sur le développement de la mémoire, hypnose, acharnement psychologique à chercher des souvenirs évocateurs. Et là on rentre dans un roman époustouflant. Quel travail pour Michelle Richmond qui passe en revue tous les recoins de la mémoire humaine...De ses souvenirs qui s'imbriquent et qui se mélangent, Abby nous entraîne dans un monde cognitif à la limite du scientifique tellement tout est détaillé. Parce que chaque détail est important, parce qu'un détail crucial peut être retrouvé plusieurs jours après les faits. C'est stupéfiant et L'année brouillard a le mérite de nous plonger dans cette quête contre l'oubli et le déni. Abby est un personnage fort et courageux. Nous sommes de tout coeur avec elle lorsque tout le monde abandonne. Elle fait confiance à son instinct...
Le récit prend une dimension affective renversante et le lecteur ne peut être que touché par l'acharnement, la persévérance, le combat ultime d'une mère qui n'en ai pas vraiment une mais qui poussée par un amour sincère; se livre à une introspection douloureuse. Un enfant n'en vaut-il pas le coup ? malgré la douleur, l'attente, l'angoisse d'un silence pesant. L'année brouillard fait l'apologie du souvenir, de la réminiscence du passé pour mieux comprendre le présent et permettre d' avancer : et c'est là tout le message d'espoir que porte en lui ce roman d'une profondeur captivante.
Lien : http://souslefeuillage.blogspot.com/2009/06/lannee-brouillard.html
Lien : http://antigonehc.canalblog.com/archives/2009/06/29/14225007.html
L'effet-miroir m'a troublée pendant cette lecture : il s'agit du cauchemar de toute mère : la disparition de son enfant...
Lien : http://www.armande22.com/article-l-annee-brouillard-de-michelle-rich..