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ISBN : 2264030445
Éditeur : 10-18 (2001)


Note moyenne : 4.27/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Cinq cents ans après Heq, Arluk entreprend de faire le tour des merveilleux mondes du Groenland, son seul univers. Investi par ses ancêtres de la mission de faire le tour des "merveilleux pays", Arluk mettra avec son clan une vie entière à faire le tour du Groenland.
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Illion, le 26 janvier 2015

    Illion
    Cela faisait plusieurs fois que ma libraire favorite me parlait de cet auteur scandinave qui a eu l'idée folle d'écrire sur ce pays presque-pas-peuplé qu'est le Groenland. Cédant à la curiosité, j'ai pris un livre au hasard dans son stock. Et une fois rentrée chez moi je me suis dit "Zut! J'ai pris une suite, je vais rien comprendre, il va falloir que je le ramène...". Et par pure curiosité, je me suis mise à lire quelques lignes puis quelques pages - et au final le livre entier - pour voir si l'histoire était réellement incompréhensible sans le premier livre ou si on pouvait s'en sortir sans mal de tête. Et je dois avouer que c'est la première surprise que m'a réservé Jorn Riel dans ce livre proprement incroyable : certes il s'agit d'une suite mais presque totalement indépendante du premier livre - qui s'appelait Heq -. Tous les éléments en rapport avec le premier livre nous sont amenés de manière parfaitement naturelle et raccord avec le mode de vie inuit via le personnage de Kajaka, un chaman et aussi un conteur.
    Et le fait est que ce livre se lit comme un conte ou une légende, c'est à dire très facilement. Les personnages sont attachants et, bien qu'il n'y ai pas d' "action" à proprement parler, on est happé dans le récit comme on pourrait l'être au théâtre ou en entendant un conteur justement. La fiction d'Arluk flirte allégrement avec le fantastique tout en étant, on le sent, profondément ancré dans le réel et dans la réalité du mode de vie de ces peuplades du Groenland. Les rares éléments historiques précis sont bien documentés et parfaitement insérés dans la trame narrative. La qualité de l'écriture convainc le lecteur sans difficulté de la justesse des faits exposés, que ce soit sur les différents modes de vie évoqués parmi les habitants du Groenland, les dangers de ce pays hostile et difficile ou sur les rapprochements historiques effectués.
    Cette écriture est d'ailleurs très particulière. Elle semble profondément naïve au premier abord, il y a excessivement peu de dialogues, mais on s'aperçoit rapidement que Jorn Riel réussit cet exploit de nous mettre dans la peau du personnage dont il est en train d'évoquer le point de vue alors même qu'il le fait à la troisième personne. Toujours en frappant juste sur les incompréhensions et les étrangetés du mode de vie de l'un ou de l'autre quand deux mondes aussi différents que celui des Inuits et celui des Européens se rencontrent.
    En résumé, ce livre est une ode au voyage, à la tolérance, un essai pour ramener en pleine lumière ce pays un peu oublié du Groenland et ses habitants et nous les rendre plus familiers et sympathiques. En ce qui me concerne je trouve que l'essai est concluant et le pari réussi ;). Je lirais avec grand plaisir d'autres livres de Jorn Riel.
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 07 décembre 2011

    C’était un pays désert, peuplé seulement de bêtes sauvages qui leur fournirent d’abondantes provisions de route. Arluk inscrivait le pays dans sa mémoire de façon à pouvoir décrire son voyage aux autres dans les moindres détails. Il s’efforçait de conserver dans sa tête toute la longue route, depuis le moment où ils avaient quitté l’habitat de Kajaka jusqu’à ces contrées du Nord. Il essaya même de découper une carte en bois de ces pays, comme l’avaient fait les gens de l’Est, mais il ne possédait pas leur talent. Sa carte resta plate et incompréhensible, et cela ne ressemblait en rien à ce qu’il avait dans sa tête. Il parvenait cependant à dessiner son trajet dans la neige avec le manche du fouet, ce qu’il faisait de temps à autre afin que Nûtaq et ses deux filles s’en imprègnent.
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