> Susanne Juul (Traducteur)
> Bernard Saint-Bonnet (Traducteur)

ISBN : 2264022930
Éditeur : 10-18 (1999)


Note moyenne : 4/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
" On n'écrit pas sur les confins de notre monde sans y avoir vécu.
De même que Francisco Coloane a sillonné la Terre de Feu en se frottant à tous les métiers, le Danois Jorn Riel s'embarque dans les années 50 pour le nord-est du Groënland. De ce long séjour dans ... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par EFar, le 16 septembre 2011

    EFar
    Une première fois, ça vous reste souvent en mémoire. Est-ce pour ça que je me souviens bien du Safari arctique ?
    Ce livre fut mon tout premier Jorn Riel. Je ne sais plus vraiment pourquoi j'avais choisi celui là parmi les autres : peut être cette couverture étrangement suggestive, cette longue femme qui semble s'abandonner à un ours furieux. de ce côté là, j'en fut pour mes frais : foin de jeunes femmes alanguie sur ces terres désolées, juste une poignée de trappeurs aux vies aussi rugueuses que leur noms.
    Mais quelle vie que la leur. A défaut d'héroïne, je suis très vite tombé amoureux de ces racontars et de ces Fjordur et compagnie : la galerie de portraits, la vie simple et sans fard, la proximité du monde sauvage, l'âpreté du pays et les stratagèmes pour y survivre, le bon sens et le recul que vous donne, parfois, cette vie là, et puis un profond sentiment de liberté ; j'ai tout aimé, en bloc. Je retrouvais au centuple les émotions qui parfois vous gagne en montagne.
    Et puis il y avait l'écriture de Jorn Riel, simple, proche du monde, efficace avec le sourire en coin du narrateur qui ne perd jamais son sérieux. Et son sens du récit, qui fait de lui un grand conteur.
    Oui, je suis tombé amoureux de ces racontars là. C'étaient mes tout premiers.
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  • Par keisha, le 17 octobre 2010

    keisha
    Il faut vraiment découvrir ces chasseurs groenlandais, ces Valfred, Herbert, Anton, Siverts, Fjordur, Mads Madsen, Bjorken, William-le-Noir qui ont une conception toute personnelle de l'hygiène et ne crachent pas sur un verre d'eau-de-vie maison, pour lesquels un jour de six mois est suivi d'une nuit de la même durée et qui se débrouillent en échangeant les peaux des animaux contre les produits de première nécessité apportés - une fois l'an- par le bateau La Vesle Mari.

    Une rencontre avec un ours polaire, une croisière imprévue sur un iceberg, un safari en terre arctique, voilà entre autres ce qui constitue un menu fort réjouissant, parfois délirant, permettant de s'attacher à ces bougres un peu bourrus mais assez philosophes...

    "Les chasseurs est-groenlandais ne sont, en fait, pas différents des autres gens ailleurs, de par le monde. Ils ont simplement d'autres possibilités. A celui qui vit toute sa vie derrière le grillage protecteur de la société, imaginer de vivre en Arctique doit donner la chair de poule: la désolation des étendues de glace, la solitude effrayante, une existence chaste de moine dans un monde infini et ingrat. Il est difficile de comprendre qu'on y reste, de sa propre volonté, année après année, et qu'en plus, on s'y plaise.
    "Mais pour qui a le désert dans le sang, c'est différent. La désolation n'est jamais désolante. Chaque montagne, chaque vallée, chaque fjord et chaque iceberg cachent des surprises. La solitude est rarement trop lourde à supporter et souvent l'isolement donne un merveilleux sentiment de liberté. le pays polaire est plein de vie et de changements. Il n'y a pas d'obstacle, si ce n'est les éléments, pas de patron, si ce n'est la nature, et pas de lois, si ce n'est celles qu'on décide entre hommes. Les gens de là-haut ne sont pas différents, mais peut-être simplement un peu plus heureux à cause des circonstances."

    A consommer sans modération!

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-un-safari-arctiq..
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    • Livres 5.00/5
    Par valdemosa38, le 04 décembre 2011

    valdemosa38
    Quelle bande de pieds nickelés .C'est pas possible.
    Il y a toute une galerie de personnages dans les nouvelles de Jorn Riel .Chacun est assez typé .Il y a l'intello, l'aristocrate, le " débile " leger, le mou, le fier etc ....Mais chacun tôt ou tard est confronté au personnage principal du livre :la nature .
    La nature ça signifie : la neige, le froid, les icebergs qui dérivent, la mort, la maladie, le vertigo, l'ours ( et parfois il est très malin ) etc ....
    Les soirées sont longues et une des grandes activités des hommes la bas consiste à raconter des histoires parfois plus ou moins vraies mais peu importe ( certains tricotent aussi ). Jorn Riel est un de ces conteurs .On dirait qu'il est assis autour de la table lui aussi .
    Si vous avez le cafard ...un jour ...ou pas envie de lire un truc qui vous rend pas trop heureux ,alors essayez Jorn Riel parce que vous allez bien vous réchauffer et bien rire .
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    • Livres 3.00/5
    Par bartleby95, le 08 octobre 2010

    bartleby95
    La vie quotidienne des chasseurs au Groenland.
    Des nouvelles toujours aussi bien troussées
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Citations et extraits

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  • Par keisha, le 17 octobre 2010

    "Les chasseurs est-groenlandais ne sont, en fait, pas différents des autres gens ailleurs, de par le monde. Ils ont simplement d'autres possibilités. A celui qui vit toute sa vie derrière le grillage protecteur de la société, imaginer de vivre en Arctique doit donner la chair de poule: la désolation des étendues de glace, la solitude effrayante, une existence chaste de moine dans un monde infini et ingrat. Il est difficile de comprendre qu'on y reste, de sa propre volonté, année après année, et qu'en plus, on s'y plaise.

    "Mais pour qui a le désert dans le sang, c'est différent. La désolation n'est jamais désolante. Chaque montagne, chaque vallée, chaque fjord et chaque iceberg cachent des surprises. La solitude est rarement trop lourde à supporter et souvent l'isolement donne un merveilleux sentiment de liberté. Le pays polaire est plein de vie et de changements. Il n'y a pas d'obstacle, si ce n'est les éléments, pas de patron, si ce n'est la nature, et pas de lois, si ce n'est celles qu'on décide entre hommes. Les gens de là-haut ne sont pas différents, mais peut-être simplement un peu plus heureux à cause des circonstances."
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  • Par migo, le 20 juin 2011

    Etre seul. Tout seul sur une côte, pratiquement dépouvue d'homme, isolé du reste du monde.
    Ne dépendre que de sa propre, habileté, de sa propre volonté, être à la fois son seul maître et valet; tout cela n'était probablement pas tout à fait clair pour Anton Pederseen quand il avait postulé un emploi de chasseur au bureau de la Compagnie.
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  • Par line70, le 16 mai 2011

    Il y a des points de repère, des jalons dans la vie de chacun. Certains épisodes restent si nets dans la mémoire que, pour le restant de la vie, ils servent de références quand on mesure le temps qui passe.

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