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> Antoine Adam (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070104761
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 4.6/5 (sur 128 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
ŒUVRES COMPLÈTES . Œuvres et lettres (1868-1875) : Œuvres en prose et en vers (1868-1873) - Une saison en enfer - Illuminations - Lettres de Rimbaud et de quelques correspondants (1870-1875). - Vie et documents (1854-1891) [2009] . Édition d'André Guyaux avec la collabo... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (2)

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    • Livres 4.00/5
    Par juliemc19, le 26 juin 2012

    juliemc19
    Je ne suis pas une grande amatrice de poésie. Je me suis quand même lancée dans les Oeuvres d'Arthur Rimbaud. J'ai beaucoup aimé. Il est devenu l'un des rares poètes que j'aime et apprécie. On le dit héritier de Charles Baudelaire, qui à part 2 ou 3 exceptions je n'aime pas beaucoup. Je trouve qu'Arthur Rimbaud est plus... poétique ! Nous transporte plus ! Dire que je ne connaissais de lui que "Voyelles" et le "Bateau Ivre". Il faut le découvrir. A découvrir également son parcours et sa vie ! Dire que ce grand marcheur a eu une brève vie !
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    • Livres 5.00/5
    Par lorenzopolis, le 22 septembre 2010

    lorenzopolis
    La jambe de Rimbaud, l'oreille de Van Gogh, le foie de Gainsbourg : le génie est-il facteur de mutilation ? Personnellement, j'espère que non...

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Citations et extraits

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  • Par AlexisChateau9, le 16 mai 2013

    Sensation

    Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
    Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
    Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
    Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

    Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
    Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
    Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
    Par la Nature, — heureux comme avec une femme.
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  • Par KarineBellocq, le 31 mai 2010

    Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient. Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. — Et je l'ai trouvée amère. — Et je l'ai injuriée.
    Je me suis armé contre la justice.
    Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c'est à vous que mon trésor a été confié !
    Je parvins à faire s'évanouir dans mon esprit toute l'espérance humaine. Sur toute joie pour l'étrangler j'ai fait le bond sourd de la bête féroce.
    J'ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J'ai appelé les fléaux, pour m'étouffer avec le sable, le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie.
    Et le printemps m'a apporté l'affreux rire de l'idiot.
    Or, tout dernièrement m'étant trouvé sur le point de faire le dernier couac ! j'ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit.
    La charité est cette clef. — Cette inspiration prouve que j'ai rêvé !
    "Tu resteras hyène, etc...," se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. "Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux."

    Ah ! j'en ai trop pris : — Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l'écrivain l'absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache ces quelques hideux feuillets de mon carnet de damné.
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  • Par ster, le 22 mai 2011

    Car Je est un autre. Si le cuivre s'éveille clairon, il n'y a rien de sa faute. Cela m'est évident : j'assiste à l'éclosion de ma pensée : je la regarde, je l'écoute : je lance un coup d'archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d'un bond sur la scène.
    Si les vieux imbéciles n'avaient pas trouvé du Moi que la signification fausse, nous n'aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini, ! ont accumulé les produits de leur intelligence borgnesse, en s'en clamant les auteurs !

    Extrait d'une lettre à Paul Demeny, 15 mai 1871 (lettre du voyant)
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  • Par ster, le 22 mai 2011

    Toutes les formes d'amour, de souffrance, de folie ; il cherche lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n'en garder que les quintessences. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, - et le suprême Savant ! - Car il arrive à l'inconnu !

    Extrait de la lettre du voyant
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  • Par julifly, le 22 août 2011

    J'inventai la couleur des voyelles! A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert. Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne, et, avec des rythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens. Je réservai la traduction.
    Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.
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Bande annonce de Rimbaud Verlaine (Total eclipse) réalisé par Agnieszka Holland en 1997.








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