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> Antoine Adam (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070104761
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 4.59/5 (sur 181 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
ŒUVRES COMPLÈTES . Œuvres et lettres (1868-1875) : Œuvres en prose et en vers (1868-1873) - Une saison en enfer - Illuminations - Lettres de Rimbaud et de quelques correspondants (1870-1875). - Vie et documents (1854-1891) [2009] . Édition d'André Guyaux avec la collabo... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 5.00/5
    Par tatooa2001, le 27 juin 2014

    tatooa2001
    Rimbaud et Prévert, mes deux poètes préférés, sans doute parce que leur liberté s'exprime dans leurs poèmes, qui restent cependant accessibles à tous.
    Je n'en lis plus beaucoup, c'était mes lectures d'adolescente et jeune adulte, tout cela, grâce à mon père qui possédait les œuvres complètes de pas mal de ses auteurs préférés. Curieusement, j'aimais bien les poèmes de Victor Hugo, aussi...
    De temps en temps, grâce à la magie d'internet, je me replonge dans ces vers et poésies, et c'est bien agréable, même si je n'en lis plus autant qu'avant.
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    • Livres 3.00/5
    Par dedanso, le 11 mai 2014

    dedanso
    Je ne suis pas tellement amatrice de Poésie.
    J'avais été touchée au coeur par le Dormeur du Val (je le suis à chaque relecture). Je me suis donc laissée tenter par ses oeuvres complètes.
    Il y a de vrais coups de coeur, comme les Effarés, Ce qui retient Nina, le Bal des pendus, Mes petites amoureuses... Il y a d'autres poèmes qui ne me parlent nullement (Le bateau Ivre notamment, je ne comprends pas ce qu'on lui trouve....). Je trouve que ses poèmes en prose ne sont pas non plus ce qu'il a fait de mieux.
    Raimbaud est cependant l'un des seuls poètes que je lis avec plaisir et que je n'ai pas peur de (re)découvrir. Je le trouve plus "poétique", avec beaucoup d'humour et de passion.
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    • Livres 4.00/5
    Par juliemc19, le 26 juin 2012

    juliemc19
    Je ne suis pas une grande amatrice de poésie. Je me suis quand même lancée dans les Oeuvres d'Arthur Rimbaud. J'ai beaucoup aimé. Il est devenu l'un des rares poètes que j'aime et apprécie. On le dit héritier de Charles Baudelaire, qui à part 2 ou 3 exceptions je n'aime pas beaucoup. Je trouve qu'Arthur Rimbaud est plus... poétique ! Nous transporte plus ! Dire que je ne connaissais de lui que "Voyelles" et le "Bateau Ivre". Il faut le découvrir. A découvrir également son parcours et sa vie ! Dire que ce grand marcheur a eu une brève vie !
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    • Livres 5.00/5
    Par lorenzopolis, le 22 septembre 2010

    lorenzopolis
    La jambe de Rimbaud, l'oreille de Van Gogh, le foie de Gainsbourg : le génie est-il facteur de mutilation ? Personnellement, j'espère que non...

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    • Livres 5.00/5
    Par Acerola13, le 27 octobre 2013

    Acerola13
    Que dire si ce n'est que lire Rimbaud est un pur délice ?

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Citations et extraits

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  • Par Piatka, le 07 mai 2014

    AUBE

    J'ai embrassé l'aube d'été.
    Rien ne bougeait encore au front des palais. L'eau était morte.
    Les camps d'ombres ne quittaient pas la route du bois. J'ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes ; et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.

    La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

    Je ris au wasserfall blond qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.

    Alors je levai un à un les voiles. Dans l'allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l'ai dénoncée au coq. A la grand-ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre,je la chassais.

    En haut de la route, près d'un bois de lauriers, je l'ai entourée avec ses voiles amassés, et j'ai senti un peu son immense corps.
    L'aube et l'enfant tombèrent au bas du bois.

    Au réveil il était midi.

    ILLUMINATIONS
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  • Par KarineBellocq, le 31 mai 2010

    Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient. Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. — Et je l'ai trouvée amère. — Et je l'ai injuriée.
    Je me suis armé contre la justice.
    Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c'est à vous que mon trésor a été confié !
    Je parvins à faire s'évanouir dans mon esprit toute l'espérance humaine. Sur toute joie pour l'étrangler j'ai fait le bond sourd de la bête féroce.
    J'ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J'ai appelé les fléaux, pour m'étouffer avec le sable, le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie.
    Et le printemps m'a apporté l'affreux rire de l'idiot.
    Or, tout dernièrement m'étant trouvé sur le point de faire le dernier couac ! j'ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit.
    La charité est cette clef. — Cette inspiration prouve que j'ai rêvé !
    "Tu resteras hyène, etc...," se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. "Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux."

    Ah ! j'en ai trop pris : — Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l'écrivain l'absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache ces quelques hideux feuillets de mon carnet de damné.
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  • Par Piatka, le 10 septembre 2013

    CHANSON DE LA PLUS HAUTE TOUR

    Qu'il vienne, qu'il vienne,
    Le temps dont on s'éprenne.

    J'ai tant fait patience
    Qu'à jamais j'oublie.
    Craintes et souffrances
    Aux cieux sont parties.
    Et la soif malsaine
    Obscurcit mes veines.

    Qu'il vienne, qu'il vienne,
    Le temps dont on s'éprenne.

    Telle la prairie
    À l'oubli livrée,
    Grandie, et fleurie
    D'encens et d'ivraies,
    Au bourdon farouche
    Des sales mouches.

    Qu'il vienne, qu'il vienne,
    Le temps dont on s'éprenne.

    Extrait d' Une saison en enfer
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  • Par Piatka, le 15 septembre 2014

    C'est le repos éclairé, ni fièvre ni langueur, sur le lit ou sur le pré.
    C'est l'ami ni ardent ni faible. L'ami.
    C'est l'aimée ni tourmentante ni tourmentée. L'aimée.
    L'air et le monde point cherchés. La vie.
    - Etait-ce donc ceci ?
    - Et le rêve fraîchit.

    Premier poème de VEILLÉES - LES ILLUMINATIONS
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  • Par Piatka, le 14 septembre 2013

    À quatre heures du matin, l'été,
    Le sommeil d'amour dure encore.
    Sous les bocages s'évapore
    L'odeur du soir fêté.

    Extrait de UNE SAISON EN ENFER

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