> Antoine Adam (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070104761
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 4.63/5 (sur 46 notes) Ajouter à mes livres
ŒUVRES COMPLÈTES . Œuvres et lettres (1868-1875) : Œuvres en prose et en vers (1868-1873) - Une saison en enfer - Illuminations - Lettres de Rimbaud et de quelques correspondants (1870-1875). - Vie et documents (1854-1891) [2009] . Édition d'André Guyaux avec la collabo... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 5.00/5
    Par lorenzopolis, le 22 septembre 2010

    lorenzopolis
    La jambe de Rimbaud, l'oreille de Van Gogh, le foie de Gainsbourg : le génie est-il facteur de mutilation ? Personnellement, j'espère que non...
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Citations et extraits

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  • Par KarineBellocq, le 31 mai 2010

    Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les cœurs, où tous les vins coulaient. Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. — Et je l'ai trouvée amère. — Et je l'ai injuriée.
    Je me suis armé contre la justice.
    Je me suis enfui. Ô sorcières, ô misère, ô haine, c'est à vous que mon trésor a été confié !
    Je parvins à faire s'évanouir dans mon esprit toute l'espérance humaine. Sur toute joie pour l'étrangler j'ai fait le bond sourd de la bête féroce.
    J'ai appelé les bourreaux pour, en périssant, mordre la crosse de leurs fusils. J'ai appelé les fléaux, pour m'étouffer avec le sable, le sang. Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie.
    Et le printemps m'a apporté l'affreux rire de l'idiot.
    Or, tout dernièrement m'étant trouvé sur le point de faire le dernier couac ! j'ai songé à rechercher la clef du festin ancien, où je reprendrais peut-être appétit.
    La charité est cette clef. — Cette inspiration prouve que j'ai rêvé !
    "Tu resteras hyène, etc...," se récrie le démon qui me couronna de si aimables pavots. "Gagne la mort avec tous tes appétits, et ton égoïsme et tous les péchés capitaux."

    Ah ! j'en ai trop pris : — Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irritée ! et en attendant les quelques petites lâchetés en retard, vous qui aimez dans l'écrivain l'absence des facultés descriptives ou instructives, je vous détache ces quelques hideux feuillets de mon carnet de damné.
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  • Par ster, le 22 mai 2011

    Car Je est un autre. Si le cuivre s'éveille clairon, il n'y a rien de sa faute. Cela m'est évident : j'assiste à l'éclosion de ma pensée : je la regarde, je l'écoute : je lance un coup d'archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d'un bond sur la scène.
    Si les vieux imbéciles n'avaient pas trouvé du Moi que la signification fausse, nous n'aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini, ! ont accumulé les produits de leur intelligence borgnesse, en s'en clamant les auteurs !

    Extrait d'une lettre à Paul Demeny, 15 mai 1871 (lettre du voyant)
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  • Par editionsdelabatjour, le 01 novembre 2010

    Après le déluge
    Aussitôt que l’idée de Déluge se fut rassise,
    Un lièvre s’arrêta dans les sainfoins et les clochettes mouvantes et dit sa prière à l’arc-en-ciel à travers la toile de l’araignée.
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  • Par julifly, le 22 août 2011

    J'inventai la couleur des voyelles! A noir, E blanc, I rouge, O bleu, U vert. Je réglai la forme et le mouvement de chaque consonne, et, avec des rythmes instinctifs, je me flattai d'inventer un verbe poétique accessible, un jour ou l'autre, à tous les sens. Je réservai la traduction.
    Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges.
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  • Par Christian, le 10 octobre 2007

    Je regrette les temps de l'antique jeunesse,

    Des satyres lascifs, des faunes animaux,

    Dieux qui mordaient d'amour l'écorce des rameaux

    Et dans les nénufars baisaient la Nymphe blonde !

    Je regrette les temps où la sève du monde,

    L'eau du fleuve, le sang rose des arbres verts

    Dans les veines de Pan mettaient un univers !

    Où le sol palpitait, vert, sous ses pieds de chèvre ;

    Où, baisant mollement le clair syrinx sa lèvre

    Modulait sous le ciel le grand hymne d'amour ;

    Où, debout sur la plaine, il entendait autour

    Répondre à son appel la Nature vivante ;

    Où les arbres muets, berçant l'oiseau qui chante,

    La terre berçant l'homme, et tout l'Océan bleu

    Et tous les animaux aimaient, aimaient en Dieu !
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