ISBN : 2707156280
Éditeur : La Découverte (2008)
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La révolution de février de février 1848 a mis fin à la monarchie de Juillet et inauguré la brève expérience de la IIe République. Mais quatre mois après cet immense espoir, l'armée et les gardes mobiles ont b... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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  • Par de, le 23 novembre 2011

    de
    En introduction, les auteur-e-s interrogent les séquences historiques enseignées aux élèves de l'État français et soulignent que celles-ci « n'aident pas toujours à comprendre que la notion de république est bien loin d'avoir suivi un cours tranquille. »
    Contre la réduction institutionnelle de 1848 à la révolution de février, Maurizio Gribaudi et Michèle Riot-Sarcey analysent « Deux temps contrastés dominent la courte histoire de la révolution de 1848 : la joie de février et l'incroyable carnage de juin ». A la valorisation du résultat, il et elle décrivent le processus et les « espoirs des insurgés ». Contre une exposition des faits détachés de leur historicité et une fausse continuité toujours reconstruite, il convient en effet d'opposer que « l'événement est porteur de possibles dont la signification est le plus souvent perdue. »
    Les auteur-e-s choisissaient une « écriture de fiction » pour nous parler de cette révolution oubliée, en utilisant de nombreuses sources, y compris littéraires.
    Contre l'universalisme tronqué, Maurizio Gribaudi et Michèle Riot-Sarcey n'oublient pas « les quolibets qui accompagnent la campagne en faveur des votes de »tous et toutes » », les positions majoritaires critiques des socialistes à l'égard du vote des femmes et « l'aversion singulière de Proudhon à l'encontre de toute candidature au féminin. »
    Février est aujourd'hui « paré de la couronne républicaine », « détaché de la guerre »servile », au profit d'une République lavée de tout soupçon insurrectionnel ». L'histoire officielle consacre l'oubli du « droit des ouvriers de s'occuper de leurs propres affaires en mettant en œuvre la souveraineté populaire » ou pour le dire autrement du « gouvernement direct des travailleurs ».
    Contre les visions unilatérales et les valorisations sans nuance de la république, très prégnantes y compris dans une certaine gauche, il convient de se souvenir à la fois du « Temps des possibles », du chemin « de la république sociale à l'impossible république » et de « L'insoutenable émeute » de juin 1848. La force subversive de la république démocratique et sociale était et reste incompatible avec la république tout court.
    A compléter les textes sur le même sujet parus dans Contretemps (N°6, Paris juin 2010, Editions Syllepse) : 1848 Au commencement était l'espoir (Maurizio Gribaudi et Michèle Riot-Sarcey) et Karl Marx, Fredrich Engels et les Révolutions de 1848 (Michaël Löwy)
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Citations et extraits

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  • Par de, le 08 octobre 2011

    Deux temps contrastés dominent la courte histoire de la révolution de 1848 : la joie de février et l’incroyable carnage de juin
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  • Par de, le 08 octobre 2011

    l’événement est porteur de possibles dont la signification est le plus souvent perdue
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