Note moyenne : 3/5 (sur 6 notes)
1630 : La vengeance de Richelieu4Ajouter à mes livres
L'espion de la couronne
1630
La vengeance de Richelieu
1630. La journée des Dupes se prépare. Richelieu, conseiller du roi, est en danger. Marie de Médicis, mère de Louis XIII, souhaite le faire révoquer. Un complot de plus ? Pire. Car la ... > voir plus
Tout débute par une lettre de Voltaire adressée à Rousseau. Ce premier en guise de "réconciliation" fait part à son rival "de toujours" d'une confession qu'aurait faite Antoine Petitbois, espion de Richelieu, sur son lit de mort, à François Arouet, notaire et père de Voltaire.
Et voilà que nous sommes projetés dans le vif du sujet. Il s'agit tout d'abord de découvrir les circonstances qui ont fait d'Antoine Petitbois, l'espion et le membre de la "familia" de Richelieu : homme puissant et surtout très méfiant.
Antoine Petitbois rencontre Richelieu alors qu'il est au service de l'architecte Jacques Lemercier. En permettant à Richelieu de "survivre" à la journée des Dupes, qui n'est autre qu'un complot orchestré par Marie de Médicis afin que Louis XIII, le roi, se sépare de son fidèle ministre, Antoine Petitbois gagne son titre d'espion. Mais voilà, l'échec de la journée des Dupes ne démonte en rien la volonté de Marie de Médicis, puisque par la suite elle décide de se débarrasser de son fils Louis XIII afin de mettre à sa place le duc d'Orléans. Mais que vient faire la compagnie des cent associés et sa découverte du nouveau monde, le Québec dans ce plan diabolique?
Un livre que j'ai dévoré, mais il est vrai avec un passage sur la compagnie des cent associés un peu trop nébuleux à mon goût. Toutefois cela reste tout de même un très bon roman historique. Il nous révèle la fine psychologique de Richelieu, un être qui préfère toujours savoir ses ennemis près de lui, et qui ne croit pas en la nécessité d'une vengeance sanguinaire puisque se venger c'est aussi avouer que nous avons été faibles face à l'adversité.
Le seul suspens qui réside dans ce livre est de savoir pourquoi Voltaire transmets un manuscrit à Jean-Jacques Rousseau. Bien évidemment, tout s'éclaire dans les dernières pages.
Mais diantre, que ce livre est long !!! On aurait pu tout raconter en 200 pages. On se perd en digressions et l'enquête manque singulièrement de rebondissements.
Si vous aimez l'époque de Louis XIII et de Richelieu, préférez les livres de Jean d'Aillon !
Génial roman, avec un langage d'époque heureusement restitué, un peu dans le style de Dumas. Ce cher cardinal est l'une des figures de l'Histoire de France que je préfère.