ISBN : 2352910862
Éditeur : Editions du Pierregord (2011)


Note moyenne : 4.5/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Erkan. Héros de l'histoire. Jeune, beau, fort. Et amnésique. Disciple d'un cercle occulte de la puissante cité d'Almenarc'h, il se retrouve perdu au milieu de nulle part. Seul. Frappé de l'Oubli. Il est victime de la plus haute peine infligée par ceux de sa caste : l'Ex... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (7)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par Z3D, le 10 janvier 2012

    Z3D
    Assidu lecteur de littérature de l'imaginaire, j'avais, depuis un certain temps, délaissé le genre fantasy. Les lectures du seigneur des anneaux et des tapisseries de Fionavar m'avaient pourtant emballé mais le classicisme d'Eddings m'a littéralement ennuyé et m'en a détourné. En plus de dix ans, aucun livre de Fantasy n'avait capté mon attention au point de se retrouver entre mes mains. J'avais depuis plus un an dans l'idée de lire Terre mourante de Vance s'en vraiment m'y résoudre. Autant dire que lorsque que l'auteur de ce livre m'a contacté pour faire part de la sortie de son roman de Fantasy, c'était loin d'être gagné. L'échange de mails et la lecture du profil de l'auteur (dessinateur avec un bagage d'archéologue), ont piqué au vif mon intérêt. Bien que je ne sois pas nationaliste, l'idée de soutenir un jeune auteur français a fini par me convaincre. J'ai donc passé commande directement auprès de ce dernier pour en prime recevoir une page de manuscrit, une dédicace et un marque-page.
    Je démarre ma lecture et première remarque, le livre est découpé en chapitre (houlà, quelle audace!) identifié par le nom d'un personnage qui en sera le narrateur. Je n'étais pas habitué à ce schéma narratif qui permet une grande immersion dans les pensées de tous les personnages grâce notamment à l'emploi permanent du pronom "je". C'est assez jubilatoire de se mettre dans la peau de vrai méchant. Après une cinquante de pages, j'ai été contraint et forcé de stopper ma lecture. Chose unique dans ma vie, j'ai égaré un livre. Ce dernier a décidé de vivre sa propre vie en s'éjectant de lui-même de mon sac. Après cet épisode dramatique et une nouvelle commande du livre (je soutiens bien le commerce du livre), je m'y replonge pendant les fêtes de fin d'année.
    L'ensemble de l'œuvre s'articule sur une poignée de personnages tous très bien créés et loin des caricatures du genre. Certes, les gentils sont globalement gentils mais ils ont tous des failles qui les rendent plus humain. Nous sommes loin du manichéisme cliché que j'avais perçu dans la Belgariade (Eddings). Chaque personnage (ou presque) possède un vocabulaire et une grammaire propre. J'ai d'ailleurs eu un peu de mal (peut-être induit par la fatigue) avec le personnage de Telleran, le vieil Sage-Guerrier qui utilise des tournures de phrases et du vocabulaire fort peu usités. Après quelques chapitres, le livre se lit très facilement avec un vocabulaire riche et suffisamment de descriptions pour s'immerger et d'action pour ne pas que l'histoire s'enlise
    Je ne peux trop en dire sur l'histoire sans trop en dévoiler. Disons que c'est une double bataille, une entre les Hommes sur Terre et une entre deux divinités pour conquérir l'énergie vitale de la Terre symbolisée par une ville, Almenarc'h. Cette ville, autrefois grande et belle, se ternit à cause de son roi mégalomane et pleutre conseillé par le diable. La ville dépend des cercles formés par les élites du peuple (les veilleurs, les détenteurs et les sages-guerriers) gouvernée par un roi qui reçoit les "conseils" du grand esprit Aïnhor Eran. C'est le silence de ce dernier qui a permis l'avènement du roi Alkar. le roman s'ouvre lorsque le grand esprit rompt ce silence après s'être libérer du Dieu Saash qui souhaite s'approprier de la Terre. Il somme le roi de reconquérir les terres du Nord pour recueillir l'énergie des Hommes dans sa lutte contre Saash. Au milieu de cela, une mystérieuse jeune fille aux cheveux blancs conduit les personnages principaux vers leur destin et vers une alternative aux deux divinités.
    Je m'arrête là mais sachez que ce livre renferme de bonnes trouvailles et des personnages attachants et crédibles (ma préférence pour Ulnhor). Pour ma part, j'ai eu l'impression de revoir les Scaythes d'Hyponéros de Bordage. Je ne jugerai que très peu l'histoire car ce livre n'est que le premier tome d'une trilogie et je pense qu'elle doit être considérée dans son ensemble. N'ayez nullement peur de vous jeter dans la lecture des Kerns, même s'il fait l'objet d'une trilogie, le premier tome se suffit presque à lui-même. le seul risque que vous encourez c'est d'apprécier l'œuvre et devoir acheter le second.
    Un petit regret tout de même, je m'attendais à avoir une description plus détaillée sur le peuple d'Almenarc'h, sur les coutumes, les mœurs… Dommage peut-être dans les prochains. Ce manque est pallié par une immersion dans le peuple de Saham très convaincant.
    Comme vous pouvez vous en apercevoir, j'ai beaucoup apprécié la lecture de roman de fantasy ce qui n'était pas une évidence au départ. J'attends avec impatience le second tome qui, comme le laisse présager la fin du premier volume, s'annonce très "ouvert".
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par S-aureus, le 22 décembre 2011

    S-aureus
    Un livre très complet et rempli de mystères qui le font baigner dans une ambiance onirique. L'histoire, tout en reprenant les classiques de la high fantasy, parvient tout de même à se démarquer des autres au niveau du scénario comme de l'impression dégagé par le livre.
    Sous la conduite d'une mystérieuse femme aux cheveux d'argents, les personnages, qui souhaitaient d'abord comprendre l'origine des complots qui rongent la cité d'Almenarc'h, vont se trouver impliqués dans un conflit à l'échelle cosmique.
    La principale différence étant le récit à la première personne : chaque chapitre représentant le point de vu d'un personnage, bon ou mauvais. J'ai été particulièrement impressionné par leur façon radicalement différente de raconter l'histoire. Telleran, le vieux sage et son parlé ampoulé un peu compliqué, l'ancien roi Ulnhor, beaucoup plus abrupte et personnel, ou le fourbe Cataxak, toujours très content de lui même et émerveillé par sa propre noirceur. Cela aboutit à des personnages bien tranchés et participe à leur donner une véritable personnalité. Seul Erkan reste un personnage plutôt banal...
    Au final, alors que j'étais un peu blasé par les dernières sorties de la fantasy, l'ambiance et le style particulier de ce livre m'a beaucoup plus !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Feldrik, le 16 novembre 2011

    Feldrik
    Des critiques ! Je suis avide de critiques et de retours ! Avis à tous les lecteurs, donnez-moi votre sentiment sur ce livre !
    Ecrire est une activité de solitaire, et cet espace est un des lieux de partage qui peuvent gagner à être animé !
    Les Kerns vous ferons plonger dans des terres de contrastes, ou le hasard n'a pas sa place... L'intrigue file droit, dans des décors féeriques où des hommes de foi se battent pour faire ressortir la Vérité.
    Premier opus, le tome 2 doit sortir en septembre 2012, et le 3 l'année suivante.
    Contactez-moi ! Je réponds volontiers ! (dédicaces et achats par correspondance possibles)

    Lien : http://www.kerns.fr
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ZoeBel, le 09 août 2011

    ZoeBel
    Lu en avant-première, ce livre est à lire de toute urgence ! Si vous êtes fans d'Heroic Fantasy, vous allez être servis. L'intrigue est dense, originale et pleine de suspense. Les personnages sont bien campés et on les suit dans leur quête au travers de leurs pensées. C'est clair et très bien écrit, ce qui est vraiment à souligner.
    En bonus pour les connaisseurs : la couverture est une illustration de Julien Delval.
    Ma conclusion : un auteur francophone à soutenir et à suivre de près. On attend avec impatience le deuxième opus !
    NB : on peut commander directement à l'auteur sur son site. Il propose aussi un système de parrainage super sympa ! :) http://kerns.fr/
    Il a aussi un blog : http://le-mot-de-feldrik.blogspot.com
    et un profil Facebook : Feldrik des Kerns


    Lien : http://kerns.fr/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ZoeBel, le 31 août 2011

    ZoeBel
    Attention ! le livre sera disponible auprès de l'auteur dès le 3 septembre !
    Réservez dès à présent votre exemplaire :
    http://kerns.fr
    Au plaisir de vous lire !
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (3)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Feldrik, le 17 novembre 2011

    "

    L’univers des Kerns de l’Oubli :

    Cet univers est d’obédience Fantasy. D’obédience, seulement, car il s’inspire autant des contes arthuriens qu’il prend sa source dans les écrits de Tolkien, Morcoock ou Howard.

    C’est un univers bipolaire. D’un côté, un éventail de cultures d’évocations antiques, sur fonds de Spartes ou Carthage, bigarrées d’inclusions plus ou moins sauvages et nomades empruntées aux scythes, aux huns, ou autres vikings, pour terminer sur des notes puissantes de cités médiévales. Entre Mt St Michel et krachs de chevaliers. De l’autre, un monde aux senteurs mauresques et orientales, bâti sur les lointains vestiges d’un jardin d’Eden. Un monde mal connu, impénétrable et nimbé de mystères.

    L’histoire :

    Toute l’histoire part d’Almenarc’h. La Cité-Etat. Aux yeux de tous, sa longue lignée de Rois assure depuis des mille et des mille, l’équilibre entre les peuples. La puissance militaire au service de la sagesse. Une puissance qui au milieu de la Grande Guerre, a brillé comme un phare dans la tempête, ralliant à elle tous les guerriers du Nord pour faire face aux Hordes de Saham. Une puissance qui par sa colère, a érigé en une nuit une terrible muraille barrant le monde en deux, protégeant les justes d’un côté, et refoulant les armées barbares de l’autre, dans le feu et la mort.

    Quarante ans plus tard, le monde n’est plus qu’un semis de royaumes dévastés par les fléaux. Les peuples crient famine pendant qu’Almenarc’h, l’Imprenable, semble toujours jouir de richesses infinies, sans ne plus tendre la main au faible, glissant peu à peu dans l’arrogance…


    Voilà, ce que voit l’œil de tous.


    La réalité est toute autre. Almenarc’h tient sa fondation de la main même de Dieu, l’Esprit Père de la Terre, Aïnhor Eran. Il mit à sa tête cinq cercles. Quatre cercles occultes pour un visible de tous. Des cercles relayant sa puissance sur Terre, pour le Salut des Hommes.


    Description rapide des cercles :

    - Les Gardiens, cercle visible de tous, ignorent tout de la face occulte d’Almenarc’h. Les membres de ce cercle sont au nombre de 12 et ont pour mission de défendre la Cité, de commander les armées et la Garde d’Airain. Ils sont de redoutables combattants, rompus aux maniements de toutes les armes, et réputés imbattables en duel. Roch, le père du héros, Grand Gardien, a la tâche supplémentaire d’être le protecteur de la Reine.

    - Les Veilleurs, cercle dont les membres sont visibles de tous, mais dont l’identité réelle n’est pas connue, et pour cause, ce cercle d’espions a pour mission d’infiltrer tout royaume et de garantir l’inviolabilité des secrets d’Almenarc’h. Ils tuent, trompent, empoisonnent… et exilent.

    - Les Chamanes-Guérisseuses, cercle occulte de femmes comptant 12 membres, en plus d’être expertes en médecine naturelle, deux d’entre elles détiennent les clefs d’un savoir d’essence divine : la stellamancie. L’âme humaine étant une parcelle d’étoile, connaître l’étoile d’un homme permet de lire son passé, son présent et son avenir… La Matriarche de cet ordre est aussi Reine d’Almenarc’h.

    - Les Détenteurs, cercle supérieur au nombre de 12, ne sont plus d’essence matérielle. Ils gardent les mémoires des morts dans les rayonnages éthérés du Temple de la Connaissance. Gardiens des cryptes, protecteurs des reliques, ils tiennent intactes les lignées et fouillent le passé pour remonter toujours plus loin le compte des ancêtres… Un Sage tirant sa puissance de la longueur de sa chaine d’ancêtres, nous comprenons le rôle central de cette caste des Détenteurs.

    - Les Sages-Guerriers, cercle ultime de 12 membres, sont la quinte-essence des forces physiques et spirituelles. Formés dès leur plus jeune âge à percevoir le monde tel qu’il est et non tel que les hommes le voient, ils maîtrisent le Šhå, la particule primordiale, l’élément clef à partir duquel se déclinent toutes les formes, de la matière la plus tangible aux pensées les plus subtiles. Les Sages-Guerriers sont missionnés aux quatre coins de la Terre, par le Grand Esprit. Leur présence fait basculer le destin des royaumes, met un terme à des guerres séculières. À leur mort, certains Sages-Guerriers choisissent de fondre leur essence dans un lieu, l’habitant alors pour l’Éternité. D’autres choisissent de créer un nouvel être vivant, appartenant au règne animal ou végétal, et poursuivent leur vie disséminés en chacun d’eux…


    Progressons dans l’histoire :


    Toute la Cité d’Almenarc’h vit en réalité au rythme de ses traditions occultes. Le Roi, père des Sages-Guerriers, reçoit ses instructions de l’Esprit Père en personne, et relaie sa sagesse dans le monde.

    Mais à l’aube de la Grande Guerre, le Silence s’abat sur Almenarc’h. L’Esprit Père ne répond plus aux demandes du Roi d’alors, Unlhor. S’ensuit la plus brutale et sanguinaire des batailles, laissant l’humanité exsangue pour des décennies et des décennies… Sacrifiant à la colère et à la folie, les royaumes de Mirand’Ar. Barkan, Sage-Guerrier de l’Eau, fit de ces royaumes, des déserts de sables à jamais maudits et peuplés de spectres hurleurs. Pour que plus un Homme ne refoule un jour ces terres. Baraï, Sage-Guerrier de la Terre, érigea cette terrible muraille, coupant le monde en deux, hantant pour l’éternité ces murs rendus insensibles aux outrages du temps et des Hommes. Ulnhor, le Roi Sage, disparût. Non sans avoir sauvagement assassiné son épouse et ses deux fils, pris lui aussi d’une folie passagère.
    Depuis lors, la Cité glisse en roue libre. Sa sagesse millénaire s’éteint tandis que sa puissance occulte reste intacte. Des divisions se font sentir, entre les tenants des traditions qui s’affairent à rétablir le contact avec le Très-Haut, et les jeunes affranchis, qui comptent jouir de cette liberté nouvelle pour tailler dans ce monde moribond, un royaume qui soit véritablement à l’image de la puissance d’Almenarc’h…


    Chacun des personnages tient un rôle clé dans un de ces cercles occultes. Et avec chacun d’eux nous nous enfonçons dans les strates insondables d’un univers propre à leur caste. Tous suivent un but. Chacun de leurs actes redistribue la donne et impacte la destinée de tout autre.


    Les personnages :

    - Ulnhor cherche à racheter ses fautes, le massacre de sa famille, le sacrifice de Mirand’Ar, l’abandon de son peuple.

    - Telleran cherche à se retirer du monde des Hommes, lui, le plus ancien des Sages-Guerriers. Le dernier Sage à avoir entendu la voix de l’Esprit Père. C’est pour cette raison qu’il forme depuis plus de vingt printemps, le jeune Erkan. C’est pour cette raison qu’il traversera une dernière fois le monde pour le retrouver et le ramener à Almenarc’h.

    - Erkan marche sur les traces de son passé. Ce jeune disciple de Telleran, futur Sage-Guerrier de l’Eau, victime des machinations du trouble Cataxak, se trouve frappé de la pire des punitions pour un membre des Cercles Occultes : l’Exil. Les Veilleurs lui font respirer des fumées de Tixil, la plante de l’Oubli, et le laissent au milieu de nulle part, seul, avec son amnésie. Ce personnage va courir durant des lunes derrière son passé, poursuivi par des tueurs, terrifié par ses propres réflexes. Tous ceux qu’il approche meurent. Et à mesure qu’il marche dans les pas de son passé, il remonte dans le passé inavouable d’Almenarc’h… Cette Cité d’essence divine repose sur une spoliation. Puisque tout doit être dévoilé dans ce résumé : Saham était le premier royaume élu de Dieu. Jusqu’au jour où, pour garder le contrôle sur les Hommes, l’Esprit Père de la Terre a détruit son œuvre pour la reconstruire à l’autre bout du monde. Il a volé le Šhå accumulé par les sages de Saham qu’il a placé dans une gemme, Ramsara. Puis il a missionné le dernier d’entre eux, Karaï pour qu’il fonde Almenarc’h à l’aide de la gemme. Depuis ce jour, le pouvoir occulte de Saham cherche à récupérer ce pouvoir spolié. Mais bien entendu, pas un Sage d’Almenarc’h ne connaît ce mythe fondateur, ils ignorent tous pourquoi, depuis des millénaires, Saham envoie ses hordes razzier le monde, avec pour but avoué de détruire Almenarc’h.

    - Cataxak… Le personnage le plus noir de l’histoire. Il incarne le Mal. Un mal qui, comme nous venons de le voir, est intimement mêlé au Bien. Il est originaire de Saham. Il est un Prêtre Noir. Le plus puissant d’entre eux. Les Prêtres Noirs sillonnent les terres de Saham et moissonnent le Šhå des morts. À la mort d’un homme, le Šhå accumulé par celui-ci durant sa vie doit naturellement retourner vers son étoile, avec l’âme. Il est la récompense d’une vie sur Terre, le porteur d’un retour d’expérience. Les Prêtres Noirs moissonnent, et sont à leur tour moissonnés par les Happeurs Noirs. Les Happeurs Noirs peuvent aller jusqu’à vampiriser des hommes bien vivants, volant à la fois leur Šhå et leur âme. Cataxak moissonne les Happeurs Noirs. Son but est de récupérer l’Énergie jadis spoliée à Saham par l’Esprit Père de la Terre. Pour ce faire, il devient Veilleur et fini par infiltrer le Palais d’Almenarc’h. D’ici, il gagne sans mal l’oreille du jeune Roi, Alkar, et le manipule ainsi qu’il manipule tous les puissants…

    - Alkar est le Roi d’Almenarc’h. Il appartient au cercle des Détenteurs, cercle qui accède pour la première fois à cette fonction réservée jusqu’ici aux Sages-Guerriers. Est-ce utile de préciser qu’il doit sa place aux fourberies de Cataxak ? Et que c’est encore à lui qu’il doit l’idée de vouloir conquérir par la force la moitié des terres émergées ?

    - Roch… est le Grand Gardien. C’est un des personnages centraux. Spolié par Alkar d’un trône qui aurait dû lui revenir, spolié d’une femme, Miléna, qui aurait dû être sienne, il n’en finit pas de ravaler sa colère. Alors quand il découvre que son fils, Erkan, a disparu… il se rue tête baissée dans le piège que lui a tendu Cataxak… Une bataille. Une armée en guenille pour dissimuler le plus fourbe et le plus redoutable des mercenaires. Il aurait dû mourir à l’issu de cette bataille. Roch est un héros maudit.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Feldrik, le 17 novembre 2011

    Premier roman, premier tome, premier chapitre, premières lignes...

    CHAPITRE 1
    ROCH

    Mes muscles se crispent sous l’effort. Je suspends mon ascension,
    le souffle court. Accroché d’une main au-dessus du vide. Je
    cherche de l’air, mais ne trouve que la lourde moiteur de cette nuit
    d’été. Un éclair déchire le ciel, sortant Almenarc’h de l’obscurité.
    Mais le tonnerre ne vient pas. Il attend un signe, un ordre entraînant
    le déchaînement de sa colère. Il est comme moi. Moi à qui
    l’effort fait couler le sang dans la bouche. Mes doigts scrutent la
    surface grenue de la pierre et ce n’est pas sans peine que je trouve
    enfin à me réfugier dans le creux d’une faille.
    Je respire, le visage collé contre la roche froide. Quel spectacle!
    Almenarc’h, Cité Majestueuse, se dresse devant moi, auréolée par
    les embruns des chutes fracassantes de l’Almen. Le vide résonne,
    m’attire et m’invite à plonger dans les eaux noires du lac. Mais je
    résiste à ce mauvais vertige et regarde l’île, enserrée par les à-pics,
    au fond de son gouffre. Je devine sous les éclairs, les habitations
    millénaires qui s’incrustent étroitement dans les pentes de ce piton.
    Jusqu’au sommet. Jusqu’à la Tour du Castel qui culmine et défie le
    courroux du ciel, à plus de huit cents pas de la surface. Cette tour à
    qui l’on me refuse l’accès, à moi! Roch! Le Grand Gardien! À moi
    qui ai la charge suprême de défendre cette Cité!
    Les falaises blanchissent à nouveau sous les feux du ciel. L’air
    se charge peu à peu d’une odeur métallique, une odeur âpre qui
    vient se mêler au goût du sang, dans ma bouche. Et ce tonnerre qui
    ne vient toujours pas ! Serrant les dents de rage, je tire sur mes bras
    fatigués, arrachant les quelques toises qui me permettront enfin de
    surplomber ce lieu interdit. Là, encore un dernier effort. Je dois
    savoir.
    Plaqué contre la paroi, je scrute la pénombre, le souffle court,
    et distingue avec peine la Tour du Castel. Elle est masquée par les
    ramures du Grand Arbre. L’Unique. Le premier Imputraï de la
    Cité. Un éclair darde le ciel. La terrasse se dévoile. Elle est déserte.
    — NON!
    Le monde bascule alors que je précipite ma descente. Elle est
    rapide. Trop rapide. La colère. Elle m’aveugle. Le sang bat à mes
    tempes. Cette corde qui m’assure, fait fumer mes brassards de cuir.
    Mensonges! Le monde qui m’entoure n’est que mensonges! Mais
    depuis combien de temps je me balance, pantin imbécile, au bout
    des fils de ce pouvoir occulte?
    Je touche violemment le sol et rappelle la corde.
    — Alors? Et votre fils?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par Z3D, le 28 décembre 2011

    Mais qui sont ces hommes capables d'engendrer de telles abominations! Quelle humanité se permet de semer ruines et déserts! Qui sont-ils pour défigurer la Terre! Et au nom de qui! Honte à vous! Monstres! Honte à vous...
    p236
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Les Kerns de l'Oubli, tome 1 : l'Exil par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (22)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz