> France Camus-Pichon (Traducteur)

ISBN : 2714444385
Éditeur : Belfond (2009)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.08/5 (sur 129 notes) Ajouter à mes livres
Un suspense inouï qui vous prend à la gorge, le portrait d'un homme en quête de vérité, ou péril de sa vie et de celle des siens, la restitution magistrale de cette implacable machine à broyer les hommes que fut le système soviétique. Le premier roman d'un jeune auteur ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Pchabannes, le 02 janvier 2011

    Pchabannes
    Une écriture efficace m'entraîne irrésistiblement en 1953 dans la Russie communiste de Staline. Les principaux personnages Leo Demidov, membre de la police secrète, Raïssa, sa femme et Vassili, son collègue envieux et ennemi personnel sont entraînés dans une suite d'évènements aux multiples causes mêlées et entremêlées voyant du passé enfoui profondément surgir un présent effrayant.
    De ces amours contrariées, ces haines familiales entretenues par delà les décennies, Ponson du Terrail en a tiré un cycle : Les Drames de Paris, la France, un adjectif : rocambolesque.
    La qualité de ce premier livre livré au public par Tom Rob Smith est l'équilibre trouvé entre trois types de ressorts :
    • le polar : une enquête policière sur un meurtrier en série,
    • le thriller : la haine de Vassili et la présomption de culpabilité du régime communiste,
    • le roman historique : une forte présence de références historiques avec les conséquences au quotidien des règles de vie sous le communisme en 1953.
    Pourquoi ai-je aimé ce roman ?
    Une énième dénonciation des régimes communistes ne fait pas de mal. La lecture des auteurs russes de la liberté tels Viktor Kravtchenko, J'ai choisi la liberté, Soljenitsyne, L'archipel du goulag, ou Vassili Grossman, Tout passe, permet d'être informé par un regard russe contemporain des faits. Ces ouvrages, pour aussi merveilleux soient-ils, sont illisibles ou incompréhensibles en profondeur pour un Français du XXème siècle sinon pourquoi verrions-nous des types se promenant avec un tee-shirt à l'effigie de Che Guevara, tortionnaire patenté !
    Tom Rob Smith joue magnifiquement des ressorts psychologiques de la société du doute issus de la présomption de culpabilité et de la dénonciation suivie obligatoirement d'effet puisqu'il n'y a pas d'innocents.
    Grâce à un excellent travail préparatoire, Tom Rob Smith utilise les prolongements de ces principes influant tant l'enquête elle-même que les vies personnelles et professionnelles. Partout s'insinue la suspicion légitime que ce soit à Moscou au sein du futur KGB, dans les kolkhozes ou en province à Rostov chez les cosaques du Don, près de la mer d'Azov à deux pas de la Crimée et de Smiféropol mais à 1 000 km de Moscou !

    Les limites de ce roman
    un scénario avant d'être un roman.
    Le style personnel s'efface au profit d'une technique d'écriture irréprochable. J'aime assez les auteurs britanniques pour le regretter.
    La multiplication de situations et de personnages convient à une lecture attentive, rythmée et inférieure à trois jours.
    L'enquête commence page 200, le coupable est connu page 300, le mystère des identités croisées mis au jour page 400 et reste 100 pages de course-poursuite avec une fin en queue de poisson sur 20 pages avec un happy-end hollywoodien et une introduction pour la suite, Kolyma.

    Quid du prochain livre de Tom Rob Smith ?
    Ce roman est convaincant mais il résulte d'un fragile équilibre.
    La suite des aventures de Léo dans Kolyma est déjà parue, trop vite peut-être…
    Peter May avec son excellent Meurtres à Pékin avait proposé pareillement un polar ambiance chinoise post révolution culturel pour occidentaux. La suite n'avait pas convaincu.

    Rappelons pour nous Français qu'à cette même époque :
    • La UNE de l'Humanité le 14 Juillet 1954 titrait "La liberté de critique est pleine et entière en URSS ". Conclusion offerte par Jean-Paul Sartre au retour de sa visite en URSS post stalinienne.
    Raymond Aron sera presque le seul à s'insurger contre sa partialité. En 1955, il écrit L'Opium des intellectuels, fortement critiqué par l'intelligentsia germanopratine.
    • En 1957, Jean Paul Sartre arrivera en tête d'un sondage réalisé par L'Express auprès des jeunes de moins de 30 ans.
    • En 1974, dans le Nouvel Observateur puis Situation X, Sartre révisera son jugement : "Après ma première visite en URSS, en 1954, j'ai menti. Enfin, 'menti' est peut-être un bien grand mot : j'ai fait un article (…) où j'ai dit des choses aimables sur l'URSS que je ne pensais pas. (…) Je ne savais pas qu'ils [Les camps] existaient encore après la mort de Staline, ni surtout ce qu'était le Goulag".

    J'attends le prochain roman de Tom Rob Smith avec attention en espérant qu'il saura, en conservant sa technique, laisser venir son âme au bout de sa plume.
    Visitez un site d'auteur très moderne www.tomrobsmith.com
    Lectori Salutem, Pikkendorff


    Lien : http://quidhodieagisti.kazeo.com/Lectures-diverses-critiques-et-comm..
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par jostein, le 13 janvier 2011

    jostein
    J'ai été conquise par cette enquête haletante sur des meurtres en série d'enfants.
    Léo, agent du MGB, police d'Etat chargée du contre-espionnage assure son métier et sert le régime communiste avec professionnalisme bien que son caractère très humain le fasse réagir face aux actes injustes et cruels.
    L'antipathie d'un collègue, Vassili, le contraindra à l'exil pour avoir renoncé de dénoncer sa propre femme, Raïssa.
    Muté dans la milice à Vouask, Léo sera amené à enquêter sur des meurtres d'enfants, semblables à celui dont on lui avait parlé à Moscou.
    C'est aussi l'occasion de faire le point sur son couple et de découvrir les racines de son enfance.
    C'est un roman très bien construit qui nous dévoile les rouages du régime soviétique d'après-guerre (tortures, goulags, passe-droits…).
    Les sentiments y sont très bien traités (peur, honneur et compromission entre la famille et la patrie, la culpabilité, l'honnêteté, la solidarité du peuple malgré la crainte du pouvoir).
    C'est aussi une très belle histoire d'amour qui se découvre entre Léo et Raïssa, une histoire cruelle de famille.
    En conclusion, c'est un livre complet, avec une intrigue qui se construit tel un puzzle et se dévoile au fil des pages .
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par verobleue, le 01 juin 2011

    verobleue
    « Enfant 44 » de Tom Rob Smith se déroule en 1953 en Russie soviétique, année qui verra la mort de Staline. Leo Stepanovitch Demidov, brillant officier du MGB (police secrète qui précéda le KGB) mène et assume sa mission dans l'intérêt de son pays et de la révolution.
    Le livre raconte comment sa vie bascule le jour où il enquête sur la mort atroce d'un enfant à l'évidence victime d'un serial killer…
    Léo se heurte au dogme d'état soviétique : le crime n'est pas concevable dans le parfait état socialiste et il doit composer avec les règles et les lois du pouvoir en place, il doit obéir docilement et jongler habilement avec sa conscience et son instinct de survie.
    On y découvre le quotidien de gens ordinaires sous la coupe du régime: leur lutte pour rester en vie sans attirer le regard du parti qui laisse peu de place à la présomption d'innocence…
    Je n'avais pas imaginé de telles conséquences sur le quotidien des russes.
    Vraiment, j'ai lu ici un texte oppressant, évoluant entre paranoïa et atmosphère de suspicion.
    Il semble que le livre soit largement inspiré de l'affaire Andreï Chikatilo, dit "le boucher de Rostov", serial killer resté longtemps impuni en URSS.
    La fin est ingénieuse avec un rebondissement que je n'avais pas vu venir mais sincèrement, rien d'un thriller haletant.
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    • Livres 4.00/5
    Par kedrik, le 08 septembre 2011

    kedrik
    J'ai une tendresse particulière pour les polars russes. Et le Child 44 de Tom Rob Smith n'a pas échappé à ma curiosité polarusse.
    Leo Demidov est un agent du ministère de la sécurité d'État, une de ses sympathiques officines qui font dans la dénonciation, la déportation et la rééducation. Leo croit en l'URSS, en ses dogmes, en ses valeurs. C'est un bon petit soldat qui ne rechigne pas à mettre sa vie privée de côté pour faire son travail de chien de garde. C'est justement cet entêtement à vivre selon les croyances communistes qui vont faire en sorte que Leo va mettre du temps à s'intéresser à une histoire de meurtres très étranges. Et c'est en acceptant à contrecœur de mettre le groin dans la boue qu'il va progressivement voir ses idéaux politiques voler en éclats à mesure qu'il va prendre conscience de l'énormité des crimes.
    Bon, on passera sur l'énormité idéologique qui veut que l'auteur dépeigne un agent moutonnier qui va découvrir l'horreur d'un système politique dégueulasse : l'URSS ne peut pas gagner, puisque c'est le Mal. Alors on suit l'évolution morale du héros qui s'occidentalise peu à peu dans sa pensée. Ce revirement idéologique est bien dommage, car un héros enfermé dans son système de valeurs serait mille fois plus intéressant que ces personnages qui comprennent l'absurdité du système russe et qui rejoignent le côté lumineux de la Force.
    Mais l'auteur dresse un portrait réaliste de la Russie, avec un décor hostile, des personnages odieux, une atmosphère délétère, des relations humaines sordides. L'âme du roman noir est bien là. Par contre, l'artifice scénaristique qui sert de révélation finale (spoiler : le méchant est le frère oublié du gentil) est affligeant. Reste toutefois une intrigue classique (la chasse au serial killer) dans un paysage slave intéressant et dans des conditions politiques contradictoires (puisque le communisme ne peut pas engendrer un tel monstre, c'est idéologiquement impensable).
    Ça fonctionne d'autant plus que le tueur en série sur lequel le livre repose a réellement existé. Et les histoires vraies sont souvent bien plus féroces que la fiction. Surtout en Russie.
    Un dernier point : tous les dialogues du livre sont en italique. C'est horrible à lire, on a l'impression que les protagonistes pensent tout le temps. le responsable de cette mise en page devrait être lapidé à coup de figues molles sur la Place rouge.

    Lien : http://hu-mu.blogspot.com/2009/09/child-44.html
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    • Livres 5.00/5
    Par caro64, le 08 avril 2009

    caro64
    J'ai dévoré ce premier livre de Tom Rob Smith qui nous transporte dans l'Union Soviétique à la fin de la période stalinienne, au sommet de sa paranoïa. Cela vaut bien tous les essais sur ce sujet !!! A travers l'histoire du personnage principal et sa traque au sérial killer, c'est tout un monde que l'on redécouvre, celle de la vie quotidienne des Russes pendant la guerre froide.
    Le suspens est au rendez-vous, j'ai été tenu en haleine jusqu'à la fin....
    A lire avec un bon verre de vodka ! ;-)
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 08 avril 2010

    Union soviétique
    Ukraine
    Village de Chervoy

    25 janvier 1933

    Puisque Maria avait décidé de mourir, son chat n'aurait qu'à se débrouiller. Elle s'en était déjà occupée au-delà du raisonnable. Voilà belle lurette que les villageois avaient attrapé et mangé les rats et les souris. Les animaux de compagnie avaient suivi. Tous, sauf un : ce chat, son compagnon qu'elle tenait caché. Pourquoi ne l'avait-elle pas tué ? Pour garder une raison de vivre, quelque chose à protéger et à aimer - une raison de survivre. Elle s'était promis de continuer à le nourrir jusqu'à ce qu'elle-même n'ait plus rien à se mettre sous la dent. Ce jour était arrivé. Elle avait déjà découpé ses bottes de cuir en lanières, les avait fait bouillir avec des orties et des graines de betterave. Elle avait creusé le sol pour trouver des vers de terre, sucé des morceaux d'écorce. Ce matin encore, délirante de fièvre, elle avait rongé un pied du tabouret de la cuisine jusqu'à ce que ses gencives soient pleines d'échardes. À sa vue son chat avait filé se réfugier sous le lit, refusant de se montrer alors même qu'elle l'appelait à genoux, le suppliait de sortir de sa cachette. C'est à ce moment-là que Maria avait décidé de mourir, n'ayant plus rien à manger ni à aimer.

    Elle attendit la tombée de la nuit pour ouvrir la porte d'entrée. Dans l'obscurité, son chat aurait plus de chances d'atteindre les bois sans être vu. Si un habitant du village l'apercevait, il lui sauterait dessus. Même si près de mourir, elle ne supportait pas l'idée qu'on tue son chat. Elle se consolait en se disant qu'il profiterait de l'effet de surprise. Au sein d'une communauté où les hommes adultes mâchaient de la terre en espérant tomber sur des fourmis ou des oeufs d'insectes, où les enfants cherchaient dans le crottin de cheval les grains d'avoine non digérés et où les femmes se battaient pour quelques os, personne, à coup sûr, n'imaginait qu'un chat ait pu avoir la vie sauve.
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  • Par verobleue, le 30 mai 2011

    De la poche de sa parka, il sortit un flacon remplit de petits cristaux d’un blanc sale – de la méthamphétamine pure, excitant très prisé des nazis. Léo y avait goûté pour la première fois quand il combattait sur le front oriental, à l’époque où l’armée rouge repoussait l’envahisseur, gardant des prisonniers de guerre et certaines de leurs habitudes en même temps.
    Dans ce type d’opération, Léo ne pouvait pas se permettre de se reposer. Depuis la guerre, chaque fois qu’il devait passer une nuit blanche il prenait cette drogue – qui lui était désormais prescrite par les médecins du MGB. Difficile de nier de son utilité, mais au prix d’un écroulement total vingt-quatre heures plus tard – épuisement qui ne s’effaçait que par une nouvelle prise ou douze heures de sommeil. Léo ressentait d’ailleurs les premiers effets secondaires. Il avait perdu du poids ; ses traits s’étaient durcis. Sa mémoire le trahissait : il oubliait certains détails ou noms propres, confondait les affaires et arrestations précédentes, au poinr de devoir tout noter. Impossible de savoir si cette substance le rendait également plus paranoïaque, puisque la paranoïa était un atout essentiel qu’il fallait cultiver. Si elle était accrue par la méthamphétamine, tant mieux.
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  • Par verobleue, le 30 mai 2011

    Sans se poser de questions, il s’était engagé, la tête haute, sur la voie indiquée par ses supérieurs. Son pays aurait pu lui demander n’importe quoi, il aurait dit oui. Si on lui en avait donné l’ordre, il aurait même pris la tête d’un goulag au milieu de la toundra dans la région de la Kolyma. Il n’avait d’autre ambition que de servir son pays, un pays qui avait vaincu le fascisme, qui permettait à chacun de s’instruire et d’être soigné gratuitement, qui défendait les droits des travailleurs du monde entier, quiversait à son père – ouvrier à lachaîne dans une usine de munitions – un salaire comparable à celui d’un médecin diplômé. Même si son propre travail au sein du MGB était souvent ingrat, il en comprenait la nécessité, celle de protéger la révolution contre ses ennemis, de l’intérieur comme de l’extérieur, contre ceux qui cherchaient à la saboter, à la faire échouer par tous les moyens. Pour la sauver, Léo était prêt à sacrifier sa vie. Et celle des autres.
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  • Par verobleue, le 30 mai 2011

    Malgré les classes surchargées [...], elle s’était dans un premier temps fixé pour objectif de mémoriser le nom de tous ses élèves. Elle voulait leur montrer qu’elle s’intéressait à chacun d’eux. Très vite, pourtant, elle s’était aperçue que sa mémoire des noms créait un malaise. Comme si elle représentait une menace implicite.
    « Si je retiens votre nom, je peux vous dénoncer. »
    Les élèves connaissaient déjà la valeur de l’anonymat, et Raïssa avait prit conscience qu’ils préfèraient recevoir le moins d’attention possible. A peine deux mois plus tard, elle avait cessé de les appeler par leur nom et s’était remise à les désigner.
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  • Par toto, le 03 août 2010

    Il comprenait la réaction de Leo, muet de stupeur. A bien des égards, lui-même avait réuni ces informations dans un état d'esprit comparable. Il avait d'abord tenté d'ignorer les similitudes : la substance broyée dans la bouche des gosses - qualifiée par les officiers de terre ou de poussière - et les torses mutilés. Mais ces similitudes étaient trop choquantes. Il y avait la ficelle nouée autour des chevilles, les cadavres toujours nus, les vêtements en tas un peu plus loin. Le lieu du crime se situait dans une forêt ou un jardin public, souvent à proximité d'une gare - jamais à l'intérieur, dans un cadre domestique. Il n'y avait eu aucun contact entre les différentes villes, alors que certains meurtres s'étaient produits à moins de cinquante kilomètres de distance. Aucun rapprochement n'avait été fait, aucune ligne tracée entre toutes ces épingles. On avait condamné des ivrognes, des voleurs ou des violeurs connus de la milice - des indésirables à qui on pouvait faire endosser n'importe quelle accusation.
    Nesterov arrivait à un total de quarante-trois meurtres. Il avait pris la dernière épingle dans sa boîte, pour la planter au centre de Moscou : Arkady était l'enfant numéro 44.
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La chronique de Gérard Collard - Tom Rob Smith
Gérard Collard a décidé en ces temps de crise de vous proposer 2 livres en format poche, et qui plus est 2 très bons romans édités chez Pocket écrit par un seul et même auteur : Tom Rob Smith. Regardez... La présentation du livre "Kolyma" par l'éditeur : 1956. La mort du « petit père des peuples » a plongé le pays dans le chaos. Tandis que Khrouchtchev entreprend sa politique de déstalinisation, les langues se délient : le temps est venu de régler les comptes. Ex-agent zélé du MGB, Leo Demidov, aujourd'hui repenti, est à la tête d'un département de criminologie. Avec sa femme, Raïssa, il a adopté deux fillettes. Mais l'aînée, Zoya, hait ce père de substitution. Et elle n'est pas la seule... Dans l'ombre, quelqu'un attend son heure, une femme que la colère et le sentiment d'injustice ont rendue ivre de vengeance. Pour sauver les siens, Leo n'aura bientôt plus d'autre choix que de se jeter dans la gueule du loup : le terrifiant goulag de la Kolyma... La présentation du livre "Enfant 44" par l'éditeur : Hiver 1953, Moscou. le corps d'un garçonnet est retrouvé sur une voie ferrée. Nu, la peau lacérée, la bouche remplie de terre... Agent du MGB, la police d'Etat chargée du contre-espionnage, Leo est un officier particulièrement zélé. Un seul mot d'ordre : le crime n'existe pas dans le parfait Etat socialiste. L'affaire est classée : accident ! Mais le doute s'installe peu à peu dans l'esprit de Leo. Tombé en disgrâce, soupçonné de trahison, Leo est contraint à l'exil avec sa ...








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