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> Philippe Mikriammos (Traducteur)

ISBN : 2351785045
Éditeur : Gallmeister (2010)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 80 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Sissy Hankshaw a été dotée à sa naissance des deux plus longs pouces du monde : elle deviendra donc la plus grande auto-stoppeuse des États-Unis. Conduite par ses pouces, Sissy fait des rencontres étonnantes qui transforment sa vie, la Comtesse, magnat des déodorants in... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par colimasson, le 26 mars 2013

    colimasson
    Une seule lecture n'est pas suffisante pour cerner ce livre de Tom Robbins. Sur plusieurs centaines de pages, l'ouvrage cumule les aventures, les réflexions, les personnages et les lieux les plus insolites qui puissent naître d'imagination d'écrivain. Tout cet humour, toute cette ironie, toute cette érudition déployées par Tom Robbins ne s'encaissent pas tranquillement en une lecture distraite. le résultat est excitant, mais aussi déstabilisant.

    Contre-coup de cette richesse : le risque de nausée. Les tournures métaphoriques, parfois inutilement alambiquées, alourdissent un texte déjà dense qui ne cesse de nous trimbaler d'une péripétie à une autre, en passant par une anecdote politique, scientifique ou philosophique. Pas moyen d'avoir la paix ! Mais n'est-ce pas justement ce qui nous plaît ? Tom Robbins semble vouloir nous happer dans son histoire, sans aucune considération pour notre disponibilité : qu'on le veuille ou non, on sera dévoré par les aventures de ses cow-girls joyeusement cafardeuses !
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    • Livres 5.00/5
    Par gilles3822, le 01 juin 2010

    gilles3822
    Ou l'on replonge avec délectation dans une période où tout semblait permis et l'avenir ouvert à tous les possibles. Ecrit au cours de la décennie 70, ce roman se place dans le courant de la contre culture américaine.
    Dennis Hopper vient de mourir, s'il a lu ce livre, il a du jubiler de voir une héroïne appliquer à la lettre le titre de son film culte, Easy Rider. Elle voyage Sissy, elle fait du stop, c'est sa religion, c'est tout ce qu'elle sait faire, et elle fait son chemin dans les grands espaces. Elle a les appendices qu'il faut : Deux pouces à la taille extravagante, au pouvoir magnétique qui attire tout objet roulant pourvu d'un siège qui emportera sa propriétaire là où elle doit se rendre.
    Les multiples rencontres occasionnées par ce pouvoir l'emporteront hors des sentiers battus (si je puis dire!). Tout ce joli monde repeint l'univers à sa façon, sans contraintes esthétiques ou morales. C'est l'époque où le libre arbitre vous permet toutes les fantaisies, les digressions métaphysiques, les expériences socio-hallucinées bien loin de nos pérégrinations frileuses et coincées, caractéristiques de la logorrhée actuelle.
    Tous les personnages semblent hors champ, hors du champ social et n'existent que par la caricature qu'il dresse de la société d'où ils sortent. Ils forcent le trait avec talent et l'on se dit que décidément, ils ont foutrement raison, raison de tourner en dérision ce monde là.
    C'est un livre sain, à recommander à tous les pisse-froid, les donneurs de leçons, les tristes sires qui hantent les multiples tuyaux de communications d'aujourd'hui, des plateaux de télévision aux forums sur Internet en passant par les séminaires d'entreprise.
    Ici, les gens sont de vrais personnes, bien vivantes, décidées à en découdre.
    A lire d'urgence.
    Je n'ai pas vu le film mais ce n'est pas grave, j'ai mes images et c'est bon.
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    • Livres 3.00/5
    Par le-mange-livres, le 31 mars 2015

    le-mange-livres
    Après avoir dévoré littéralement un autre titre de Robbins, Comme la grenouille sur un nénuphar (voir mon billet enthousiaste ici), je me suis jetée, frissonnante de plaisir anticipé, sur ce roman au titre on ne peut plus évocateur : Même les Cow-Girls ont du vague à l'âme.

    Une trame bien difficile à raconter (ou plutôt pas de trame du tout), des personnages plus farfelus les uns que les autres : Sissy qui est une fille superbe malgré (à cause ?) de ses pouces démesurés ; son mentor la Comtesse, vieille tante maniaque ; les amazones sauvages du ranch de Bonanza Jellybean ; Julian, l'amoureux de transi de Sissy qui renie ses racines indiennes, sans oublier bien sûr le Chinetoque, ses deux horloges et ses oiseaux ... le tout mis dans un shaker avec New-York, le grand Ouest, des milliers de kilomètres d'auto-stop, agité par le Dr Robbins, psychiatre manifestement fou et curieux double de l'auteur, avec un évident plaisir de conter ("Ou bien est-ce que l'auteur n'est pas en train de vous amener quelque part ici, en train d'essayer de vous manipuler un brin, alors qu'il devrait se contenter de vous raconter son histoire, comme doit faire un bon auteur ? C'est peut-être le cas. Mais n'y pensons plus.")
    En ai-je trop attendu ? Je suis en tout cas un peu déçue. Pas des abîmes de déception, non. Car il y a bien cette étincelle de folie furieuse, ces délires incontrôlables de Robbins (mais veut-il seulement les contrôler), cette étrangeté toujours, vaguement "murakamesque", et puis que diable, on est chez Gallmeister, et chez Gallmeister, on a confiance, surtout face à un roman comme celui-ci, élevé au rang de monument-culte de la contre-culture américaine. Alors oui, elle est bien attachante cette Sissy, oui, il est complètement barré ce Robbins, et il parvient à être drôle et grave à la fois. Et pourtant, j'ai un peu souffert du manque de cohérence du roman, et finalement de son caractère échevelé et sans doute un peu trop baba-cool et new age pour moi. Mais attention, hein, ça reste bien quand même ! (en me relisant, je me trouve trop sévère : il FAUT lire ce livre)
    "Avant toute chose, si vous avez le moindre soupçon de jugeote, vous devez savoir maintenant que nous payons nos triomphes aussi cher que nos défaites. Alors, allez-y, ratez ! Mais ratez avec esprit, ratez avec grâce, ratez avec style. Un échec médiocre est aussi insupportable qu'un succès médiocre. Adoptez l'échec. Débusquez-le. C'est peut-être la seule manière dont certains d'entre nous seront jamais libres."

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2015/03/meme-les-cow-girls-ont-du..
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    • Livres 3.00/5
    Par MumuJohnson, le 09 juillet 2012

    MumuJohnson
    Difficile pour moi de parler de ce roman tant j'ai été partagé.
    Il y a eu des passages très longs, ennuyeux, des paragraphes que j'ai sauté car je n'y trouvais aucun intérêt. Puis j'en ai découverts des merveilleux. Celui qui me restera à l'esprit concerne les échanges de Sissy et de son psy. C'est criant de vérité et d'intelligence. Je pense que beaucoup d'entre nous peuvent se retrouver dans certains mots, certains passages, certaines situations. Je crèverais d'envie de rencontrer un psy identique pour prendre plaisir à consulter toutes les semaines !
    Il a fallut tout de même attendre jusque là pour connaitre la personnalité de Sissy car je ne savais pas vraiment si elle était réfléchie, si elle analysait les choses, les situations ou si elle vivait dans l'instinct. Je trouve que son personnage est resté flou, "superficiel" longtemps et je ne suis pas parvenue à m'attacher.
    Je m'attendais également à voyager davantage à travers les états-unis, à rencontrer plus de personnages. Je m'attendais peut-être à trop par rapport à ce que j'avais lu à droite et à gauche.
    Dans tous les cas, la liberté que l'auteur a dans sa plume m'a fait plaisir ; elle apporte de la légèreté, de la fraicheur , des sourires, un humour parfois irrésistible et des métaphores qui me resteront en mémoire. Ce livre m'a marqué à défaut de me séduire totalement et c'est sans doute le plus important.
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    • Livres 1.00/5
    Par kathel, le 09 juin 2010

    kathel
    Attirée par la quatrième de couverture alléchante, par l'attrait de la nouvelle collection de poche de chez Gallmeister et par mon goût pour la littérature américaine, je me suis laissé aller à demander ce livre lors de la dernière session de Masse Critique. Euh, comment dire après ce préambule, eh bien, je dois reconnaître que je me suis carrément plantée et que ce livre n'est pas du tout pour moi… le verdict est tombé à la page 66, mais je le sentais depuis le début et quelques incursions dans les chapitres suivants ne m'ont pas fait changer d'avis.
    C'est original, certes, et l'écriture, pleine de métaphores toutes plus surprenantes les unes que les autres, fait sourire, mais je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, ni à l'histoire, je n'ai d'ailleurs pas eu vraiment l'impression qu'il y en avait une. Mais cela n'est que mon avis, et je pense que d'autres pourraient aimer...
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Citations et extraits

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  • Par MumuJohnson, le 25 juin 2012

    En temps de colique économique, les ventes de tabac augmentent alors même que les ventes des autres produits s’effondrent. C'est peut-être l'incertitude financière qui rend les gens nerveux, et cette nervosité les fait fumer davantage. Il se peut qu'une cigarette donne au chômeur de quoi s'occuper les mains, qu'une pipe dans la bouche aide un homme à oublier qu'il n'a pas mâché de steak récemment.
    En temps de dépression, les assurés semblent se débrouiller pour continuer à verser leur prime d'assurance-vie. L'assurance-vie est peut-être le seul investissement qu'ils peuvent se permettre de faire. Peut-être veulent-ils à tout prix une certaine dignité dans la mort puisqu'ils n'ont jamais pu l'avoir dans la vie. Ou alors est-ce que le décès d'un des membres assurés est la seule chance qu'ait une famille de s'en mettre plein les poches ?
    Chaque automne depuis de nombreuses années, Richmond célèbre son économie-à-l'abri-des-dépressions. Cette célébration s'appelle la Fête du Tabac. (On avait propos : "Fête de l'Assurance-vie" mais ça ne fit pas un tabac.)
    Page 58
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  • Par gilles3822, le 01 juin 2010

    Vous avez entendu parler des gens qui appellent leur lieu de travail pour dire qu'ils sont malades. Il se peut que vous-même, vous l'ayez fait quelquefois. Mais avez-vous jamais pensé à appeler votre travail pour dire que vous étiez en pleine forme ?
    Ca se passerait comme ça: vous auriez votre patron au bout de la ligne et vous lui diriez: " Ecoutez , je suis malade depuis que je travaille chez vous mais aujourd'hui, je vais bien, alors je ne viendrai plus." Se faire porter bien portant.
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  • Par tulisquoi, le 01 juillet 2010

    Mais dans l’ensemble, Sissy avait rejoint les rangs des Malheureux Qui Attendent et des Tueurs de Temps. Mon Dieu, il y en a tellement dans notre pays ! Etudiants qui ne sont pas heureux tant qu’ils n’ont pas eu leur diplôme ; soldats qui ne sont pas heureux tant qu’ils n’ont pas fini leur service ; célibataires qui ne sont pas heureux tant qu’ils ne sont pas mariés ; travailleurs qui ne sont pas heureux tant qu’ils ne sont pas à la retraite ; adolescents qui ne sont pas heureux tant qu’ils ne sont pas grands ; malade qui ne sont pas heureux tant qu’ils ne sont pas guéris ; ratés qui ne sont pas heureux tant qu’ils ne réussissent pas ; agités qui ne sont pas heureux tant qu’ils n’ont pas quitté la ville ; et, dans le plus grand nombre de cas, vice versa, individus qui attendent, attendent que le monde commence.
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  • Par colimasson, le 21 mars 2011

    L’ennemi est la tyrannie de la bêtise. Il y a des Noirs qui font autorité et qui sont bêtes, et c’est l’ennemi. Les dirigeants du capitalisme et les dirigeants du communisme sont les mêmes gens, et ce sont l’ennemi. Il y a des femmes bêtes qui essaient de réprimer l’esprit humain, et elles sont l’ennemi au même titre que les hommes bêtes. L’ennemi est chaque expert qui pratique la manipulation technocratique, l’ennemi est tout individu qui prend fait et cause pour la normalisation et l’ennemi est toute victime assez stupide et paresseuse et faible pour permettre qu’on la manipule et qu’on la normalise.
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  • Par kathel, le 09 juin 2010

    Il en est pour prétendre que l’excès de soleil ramollit le cerveau (déjà odieusement mou), et c’est peut-être ce qui allait pousser Sissy à cet acte incongru. Fut-ce les gants jaunes d’hydrogène qui lui boxaient les oreilles ? Ou bien les radiations solaires lancèrent-elles ses atomes das un tourbillon un rien louftingue ? D’un autre côté, son comportement ne donnait peut-être qu’une vague idée de l’ampleur de son ambition et, quoique remarquable, ne pouvait guère passer pour plus étrange que l’impulsion du petit Mozart de neuf ans à composer une symphonie.

    De toute façon, et quoi qu’il en soit, par un après-midi suant mais sans autre particularité des premiers jours d’août 1960, un après-midi extorqué au museau de Mickey la souris, un après-midi taillé dans la purée de pommes de terre et la lessive de potasse, un après-midi attaché à la pâtée de chien des météorologistes, un après-midi qui aurait endormi un monstre, un après-midi qui normalement n’aurait produit rien de plus significatif qu’une inflammation de la peau sous les couches humides, Sissy Hankshaw descendit d’une bordure de trottoir en forme de mâchoire défoncée dans Hull Street, et tenta de se faire prendre en stop par une ambulance. En fait, elle balança son pouce par deux fois - à l’aller et au retour.
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Vidéo de Tom Robbins

Tom Robbins - Même les Cow-Girls ont du vague à l'âme .
Une de nos libraires vous présente « Même les cow-girls ont du vague à l?âme » de Tom Robbins publié aux éditions Gallmeister. http://www.mollat.com/livres/robbins-tom-meme-les-cow-girls-ont-vague-ame-9782351785041.html Notes de musique : "RUNNING WATERS" par Jason Shaw (http://audionautix.com/index.html)








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