> François Happe (Traducteur)

ISBN : 9782351780374
Éditeur : Gallmeister (2010)


Note moyenne : 4.2/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Fausse gitane mais vraie voyante, la belle Amanda et son mari John Paul Ziller, artiste et magicien inséparable de son babouin, ouvrent un zoo et un stand de hot dogs au bord de l’autoroute. Là, ils rétablissent le cirque de puces comme art populaire et le culte de la f... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par chocobogirl, le 05 avril 2011

    chocobogirl
    Lachez toutes vos idées préconçues sur la littérature et plongez dans cet OLNI qu'est "Une bien étrange attraction" !
    Nous avons Amanda, une belle gitane (sans l'être réellement ), spécialiste de la voyance, végétarienne mystique et adepte du yoga fascinée par les papillons.
    Nous avons son mari, John-Paul Ziller, né en Afrique ("ou étais-ce en Inde ?"), musicien accompli pour qui le style passe avant tout et prfère se balader en pagne, avec un os dans le nez.
    On oubliera pas Mon Cul, son inséparable babouin, son "fidèle ami, [son] frère par tous les temps, à travers toutes les frictions et les moments sublimes. "
    Et enfin Baby Thor, le fils d'Amanda qui, par une nuit d'orage, en a gardé des "yeux électriques".
    Un couple peu orthodoxe donc, dont la rencontre fut une évidence.
    Ils se marièrent et quittèrent le Cirque Indo-tibétain & le Gypsy Blues Band du Panda Géant pour ouvrir un zoo en bord de route.
    Rien de plus normal me direz-vous... (enfin presque...) Et bien, non.
    Le zoo se compose d'un cirque de puces que seule Amanda arrive à diriger, de 2 couleuvres et d'une mouche tsé-tsé quelque peu morte. le tout est accolé à un restaurant de hot-dog, décoré d'une enseigne géante du dit met de choix, visible à des kilomètres à la ronde et agrémenté de centaines de mini hot-dogs sur la façade.
    " Une saucisse, c'est une image de repos, de paix et de tranquilité qui forme un contraste frappant avec le chaos et la destruction dont est faite la vie quotidienne. Songez un peu à la nonchalance paisible de la saucisse, comparée à l'agressivité et à la violence du bacon. "
    Bienvenue à la réserve naturelle et stand de hot dogs du memorial du capitaine kendrick !
    Le quotidien se déroule entre transes d'Amanda, conversations philosophiques et lectures des lettres de Plucky Purcell. Leur ami, à la virilité dynamique et dealer à ses heures, s'est retrouvé dans une communauté religieuse, sous l'identité d'un autre par le plus grand des hasards et par désir de se lancer dans une nouvelle aventure. Il finira par intégrer une armée secrète du Vatican où il fera une étrange découverte...
    Aussi, quand ce dernier fuit et débarque avec un mystérieux corps momifié, toute la question est de savoir qu'en faire...
    Vous l'aurez compris ce roman ne ressemble à aucun autre. Complètement déjantée et foutraque, l'histoire nous est raconté par un certain Max Marvelous qui, débarquant au zoo, vient postuler pour un emploi qu'il s'improvise. Affligé d'hémoroides, bandant sec pour la belle Amanda et rêvant de la culbuter, il enrobe son récit de multiples digressions. le lecteur y perdra son latin, le fil et le bébé avec l'eau du bain avant de retomber sur ses pattes et plonger dans la fantaisie de ce joyeux roman qui vous emmènera aux frontières de l'incompréhensible !
    La langue est savoureuse et les bons mots constants. On pourra relever des dizaines de métaphores plus mémorables les unes que les autres.
    " John Paul s'était débarrassé de son pagne. Il était au dessus d'elle. Son membre rigide reposait contre le ventre d'Amanda comme le manche d'une binette contre une citrouille. En le regardant, tout ce qu'elle trouva à dire fut :
    - le Petit Blanc du Chou possède une trompe enroulée en spirales des plus remarquables. Oh ! "
    " Max Marvelous fronça les sourcils comme la gargouille qui haïssait Notre-Dame. "
    " Octobre s'étend sur le pays Skagit comme une serpillière sur une salade. "
    " Son sourire ressemblait à une tâche de sauce au jambon sur une cravate représentant la Statue de la Liberté. "
    Vous assisterez à une scène d'anthologie entre Jésus et Tarzan, à de philosophiques réflexions comme sur la blennoragie :
    " Maintenant, supposons que le cafard, le seigneur de la planète, attrape la blennorragie. Est-ce qu'il y survivrait ? Est-ce que la blennorragie échouerait avec cet insecte là où elle a réussi avec l'homme ? Qui triompherait de qui ? Ou est-ce que ça serait simplement le cas de l'objet que rien ne peut déplacer rencontrant la force à laquelle rien ne peut résister ? Ils pourraient s'affronter et se neutraliser éternellement, chacun étant incapable de faire plier l'autre et ce, à tout jamais. Des années après que l'homme se sera lui-même exterminé, transformant la Terre verte en une boule de cendres pour un quelconque malentendu politico-économique puéril, commencera alors le vrai combat. La blennorragie et le cafard aux prises pour la domination de l'univers. le voilà, votre Armageddon "
    Bref, on pourrait citer la moitié du livre sans arriver à rendre un quart de la folie de l'auteur.
    Pourtant, malgré l'excentricté de ce roman qui semble en apparence ne mener nulle part, pointe une certaine éloge de la liberté et du je m'en foustisme, propre aux sixties. La religion, la norme en prennent plein la tête !
    " - [...] Ma petite dame, j'ai risqué ma vie pour que vous puissiez avoir la liberté, l'éducation et tous ces avantages qu'offrent notre société. [...]
    - [...] le vrai courage, c'est risquer une chose avec laquelle il faut continuer à vivre, le vrai courage, c'est risquer quelque chose qui pourrait vous obliger à revoir vos idées, à supporter le changement et à élargir votre conscience. le vrai courage, c'est risquer ses lieux communs. "
    Si vous n'avez pas peur du bizarre, si vous ne craignez pas de ne rien y comprendre, si vous n'avez pas peur de rire, lisez ce formidable roman !!
    Dans tous les cas, vous êtes prévenu :
    " Envers les lecteurs qui éprouvent peut-être quelque irritation face à un récit qui fait preuve d'un certaine négligence en matière de progression linéaire et qui ne court pas à un rythme soutenu de point culminant secondaire en point culminant secondaire jusqu'au point culminant principal, comme cela se fait habituellement dans nos meilleurs livres, l'écrivain est moins enclin à s'excuser. "

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-une-etrange-attraction..
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    • Livres 5.00/5
    Par Fisheye, le 08 août 2011

    Fisheye
    - "La vie est un fortune cookie dans lequel quelqu'un a oublié de mettre la prophétie" -
    Ok, donc en fait la règle est simple : plus il se passe de temps entre la sortie d'un livre aux USA et sa traduction en France, et plus on peut être sûr que ce livre est un chef-d'oeuvre. Imaginez la taille de la pépite avec "Une bien étrange attraction" : 40 ans ! Si le Infinite Jest de Wallace est aussi bon qu'on le dit, je pense qu'il sera traduit vers 2034…
    40 ans donc, pendant lesquels les auteurs français n'auront pas été bouleversés, choqués, remués, titillés, frictionnés, amusés, interloqués par l'esprit et la langue robbinsienne ! Que de temps perdu…
    - "Le jour était froissé et morne. Il ressemblait au pyjama d'Edgar Allan Poe"-
    Dans la grande famille des écrivains borderline - un peu anarchistes, un peu libre-penseurs, forcément libertaires - Robbins pourrait être le jeune oncle fantaisiste et attachant, qui cache la profondeur de ses vues sous un vernis de bonne humeur permanente. Un mélancolique qui se battra jusqu'au dernier souffle pour ne croire qu'en une seule chose : la Joie. Et à qui la poésie du Monde ne fait pas peur. Imaginez un Brautigan qui d'un coup s'intéresserait aux grands problèmes socio-économico-politico-religieux de la fin du XXe siècle.
    - "Faut que je rêve des choses spectaculaires sinon quelqu'un d'autre les rêvera à ma place" -
    Car "Une bien étrange attraction", sous des dehors volontairement velléitaires, brasse des sujets essentiels : le rapport cassé entre l'homme et les choses naturelles, l'agonie trop lente de la suprématie chrétienne, le scandale de la servitude volontaire, l'ambiguïté du savoir scientifique. Dit comme ça, je vous l'accorde, on dirait un effroyable pensum de Jacques Attali, mais toute la force de Robbins est de traiter de ces thèmes à travers une fiction foutraque et désopilante, remplie de puces savantes qui dansent Carmen, de babas cool philosophes, d'un babouin qui s'appelle Mon Cul, d'un Corps momifié qui pourrait bien changer la face du monde, d'un faux curé obsédé sexuel, d'une saucisse lumineuse, d'un bébé aux yeux de foudre… Mais surtout, ce livre est tout entier rempli d'une des choses les plus délicate à manier en littérature, que la plupart transforme en sentimentalisme gnangnan. Robbins lui, grâce à un style flamboyant, subtil, décalé, rythmé parvient à l'apprivoiser sans l'abimer.
    Cette chose n'a pas de prix, c'est la tendresse. Une tendresse infinie.
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    • Livres 4.00/5
    Par lolo71, le 29 octobre 2010

    lolo71
    Tom Robbins est un écrivain à part. Un de ces auteurs américains hallucinés que je rapprocherais d'autres doux dingues tels que Richard Brautigan, John Fante, Charles Bukowski, Tristan Egolf ou John Kennedy Toole pour leur anticonformisme et leur subversion. Ses livres bousculent les codes figés de la société capitaliste, et pour ce faire mettent en pièces les règles de la fiction romanesque classique. La forme rejoint le fond, et vice-versa. J'ai lu il y a presque un an « Féroces Infirmes » (il n'est plus disponible, comme tous les livres de Robbins, chez 10/18, à quand une réédition ?), l'histoire délirante d'un agent de la CIA libertaire (!), aux prises avec une étrange malédiction (ses pieds ne peuvent plus toucher le sol sous peine de mort) et avec la mystérieuse troisième prophétie de la Vierge Marie lors de son apparition à Fatima. « Une bien étrange attraction » est son premier roman, sorti en 1971 aux Etats-Unis, et édité récemment en français par les éditions Gallmeister. On les en remercie.
    Amanda, jeune femme adepte de la nature et férue de papillons, voyante pratiquant la transe, « sorte de version moderne de déesse de la fertilité et de la nature » (dixit Robbins dans la postface), rencontre John Paul Ziller, magicien, musicien et sculpteur. Ils tombent amoureux. Nous sommes dans les années 60, dans l'extrême nord-ouest américain. Après avoir bourlingué tous deux dans le Cirque Indo-tibétain & le Gipsy Blues Band du Panda Géant, ils ouvrent une « attraction de bord de route », la Réserve naturelle et Stand de Hot Dogs du Mémorial du Capitaine Kendrick (ces noms sont tout un poème !), à la fois zoo et restaurant, et s'y installent avec le fils d'Amanda, Baby Thor (aux yeux électriques), et Mon Cul, le babouin de Ziller. Les y rejoint bientôt Marx Marvelous, jeune prodige scientifique en proie au doute existentiel, attiré par ce couple en qui il voit les créateurs d'une nouvelle religion. Tout irait pour le mieux si un ami de Ziller, Plucky Purcell, fils de bonne famille, ancien footballeur et dealer, n'était entré en possession d'un corps (le Corps !) - véritable bombe pour l'humanité s'il venait à être divulgué -, et n'était venu le cacher chez le couple.
    Robbins donne dans la fantaisie échevelée, certes, mais ses histoires sont aussi l'occasion d'aborder des réflexions sur la philosophie, la religion, la spiritualité, la science, la nature, le sexe, d'où ressort sa prédilection pour un hédonisme solaire, pour un mysticisme joyeux. L'homme heureux est celui qui est en phase avec les autres et son environnement, qui se sent en accord avec le cosmos. Pour y parvenir, il faut lutter, car la négativité est partout à l'œuvre. Créer, ou recréer en nous cette « Infinie Loufoquerie » chère à Amanda peut nous aider à éloigner de nous l'instinct de mort et les passions tristes. Robbins sait par son style psychédélique, ses images (Robbins est le roi de l'image), sa description de la Skagit Valley - véritable paysage chinois au cœur de l'Etat de Washington -, retranscrire cet amour de la vie et de la liberté. N'est-il pas appelé l' « écrivain le plus dangereux du monde » ? On aime ou on déteste. Mais ce qui est sûr, c'est que rien ne vous avait préparé à ça.


    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr/2010/10/29/une-bien-etrange-attra..
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    • Livres 5.00/5
    Par liliba, le 05 novembre 2010

    liliba
    Difficile de passer après tous les blogueurs qui ont déjà lu ce roman et en ont fait des billets passionnants... Je vais donc rester, une fois n'est pas coutume, relativement succincte, bien que j'aie adoré cette histoire totalement déjantée et abracadabrante. C'est foisonnant, totalement loufoque et totalement invraisemblable mais les personnages imaginés par Tom Robbins sont terriblement attachants, du fait de leur naïveté parfois, de leur personnalité vraiment particulière, mais surtout parce qu'ils sont eux-mêmes, ont un idéal en lequel ils ont foi et vivent leur vie en fonction de leurs convictions profondes. Ils apparaissent aux yeux de toute personne un peu censée comme de doux dingues (ou de dangereux dingues pour certains), mais on peut dire d'eux qu'ils sont "vrais", sans concession, sans critiquer ni déranger personne et sans jugement préconçu envers ceux qui vivent de manière plus traditionnelle. En un mot, on les aime et on n'a de cesse de tourner les pages de cette histoire à dormir debout pour connaître enfin le dénouement (extraordinaire) de l'histoire.
    Sachez juste qu'il y a un singe qui s'appelle Mon Cul, que les puces s'exhibent, de même que les mouches tsétsé, que le Corps a été retrouvé, que le café est mauvais pour la santé, que les champignons poussent en masse et s'entendent à merveille avec les saucisses, que les prêtres portent des mitraillettes, que l'amitié est sacrée, que les membres d'un couple peuvent donner du bien être aux amis, que la transe permet (parfois) de lire dans l'avenir, que les singes jouent aux échecs et trichent, que les sous-sol du Vatican recèlent de trésors... et mille autres choses que jamais vous n'auriez pu imaginer !

    Un roman d'une originalité indéniable, que vous adorerez ou détesterez, mais qui ne pourra en aucun cas vous laisser indifférent. A lire de toute urgence !


    Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2010/11/04/index.html
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    • Livres 5.00/5
    Par tulisquoi, le 11 août 2010

    tulisquoi
    Comment arriver à faire cohabiter dans un même livre une fausse gitane, mais vrai voyante, un magicien ex-star de la chanson, un ancien joueur de foot devenu un peu dealer, une mouche tsé-tsé morte depuis longtemps, mais qui continue à déplacer les foules, un cirque de puces, Mon Cul le babouin au gros derrière tout rose, un stand de hot dogs tenu par des végétariens et le corps du Christ ? Vous voilà un peu sceptique sur ce livre et la santé mentale de son auteur ? Allons, vous n'avez encore rien lu !
    Oubliez vos habitudes de lecture linéaire. Ici, on part dans un joyeux bordel organisé ! Les points de vues alternent continuellement, sans jamais nous perdre en cours de route : de l'histoire d'Amanda à celle, par lettres, de Plucky Purcell ; de John Paul Ziller, très peu bavard, à Marx Marvelous, directeur de ce zoo bien particulier ; de la discussion entre Tarzan à Jésus, qui atteint les sommets de l'extravagance ; chacun y va de son grain de sel. Même le narrateur qui tient à s'excuser : « Pas plus qu'un plombier amateur ne peut nier l'eau qui monte sur le sol de la salle de bain je ne peux nier le rythme chaotique de ce manuscrit, ses contradictions, sa confusion, ses digressions, ses (oh là là) ses mille et un changement de style. »
    Mais l'auteur sait y faire et, au milieu de toutes ses digressions, arrive à nous glisser des perles de métaphores, (« Ses noms communs étaient comme des boulets de canon, quant à ses verbes, eh bien il aurait fallu deux hommes et un garçon pour en porter un seul. »), des piques satiriques sur les institutions et la religion, des réflexions intéressantes sur le monde qui nous entoure.
    (lire la suite...)

    Lien : http://www.tulisquoi.net/une-bien-etrange-attraction-tom-robbins
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Citations et extraits

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  • Par Patricia_bs, le 08 août 2010

    - Y'a pas à dire, vous mangez vraiment de drôles de choses, vous, dis-je.

    - Nous avons une grande connaissance de ces choses-là, dit Amanda.

    Nous fîmes descendre le dîner avec de grandes gorgées de vin, comme Jésus et ses copains l'auraient fait, et ensuite la pipe à haschich circula autour de la table, s'arrêtant pour enfoncer son tuyau dans chaque bouche comme un oiseau-mouche assoiffé insérerait son bec dans chacune des fleurs sur un collier d'orchidées.
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  • Par tulisquoi, le 11 août 2010

    aintenant, supposons que le cafard, le seigneur de la planète, attrape la blennorragie. Est-ce qu’il y survivrait ? Est-ce que la blennorragie échouerait avec cet insecte là où elle a réussi avec l’homme ? Qui triompherait de qui ? Ou est-ce que ça serait simplement le cas de l’objet que rien ne peut déplacer rencontrant la force à laquelle rien ne peut résister ? Ils pourraient s’affronter et se neutraliser éternellement, chacun étant incapable de faire plier l’autre et ce, à tout jamais. Des années après que l’homme se sera lui-même exterminé, transformant la Terre verte en une boule de cendres pour un quelconque malentendu politico-économique puéril, commencera alors le vrai combat. La blennorragie et le cafard aux prises pour la domination de l’univers. Le voilà, votre Armageddon.
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  • Par Skritt, le 20 février 2011

    - Il y a trois choses que j'aime, s'exclama Amanda au sortir de sa première longue transe : les papillons, les cactus et l'Infinie Loufoquerie.
    Plus tard, elle modifia la liste pour y ajouter les champignons et les motos.
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  • Par Skritt, le 20 février 2011

    Vous êtes en présence de Mon Cul, prince des babouins. Mon Cul a fait huit fois le tour de la terre et il a rencontré tout le monde deux fois. Il a reçu une meilleure éducation que vous et moi, et de toutes les créatures sur terre, hommes ou bêtes, c'est la seule qui connaisse un mot anglais qui rime avec orange.
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  • Par mangeclous, le 03 novembre 2010

    Bon, suppose qu'on considère l'Eglise comme une guêpe chasseuse, son dard étant représenté par les religieuses et les prêtres qui l'enseignent dans les écoles. Et considérons les élèves comme la proie paralysée. L'oeuf qui est injecté en eux, c'est le dogme, qui doit au bout d'un certain temps éclore et donner une larve - une philosophie personnelle ou une attitude religieuse. Cette larve, comme celle de la guêpe, se nourrit de l'intérieur, lentement, et d'une manière bien spéciale, jusqu'à ce que la victime soit détruite. C'est ça, mon impression sur l'enseignement religieux. (p. 117)
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