L'affaire Bettencourt comme un roman balzacien et tous les personnages qui gravitent autour, de près ou de loin, tous plus excessifs les uns que les autres. Une histoire de famille, de fric surtout, un rapport mère-fille explosif aussi et des avocats, des juristes, des juges, des journalistes qui tournoient autour entre le ricanement sarcastique, le soupir exaspéré, le cri scandalisé et la moue méprisante ou écœurée, tous les sentiments humains s'y retrouvent: c'est la plus significative des misérables comédies humaines actuelles.(...)
J'ai lu celui de l'ami de longue date de Banier, bien que depuis une trentaine d'années ils ne se soient pas revus. N'empêche!
Jean-Marc Roberts a senti le besoin d'écrire à son ancien ami tendrement aimé dans les années soixante-dix. Il en dresse un portrait attendri et, ce faisant, il dessine aussi son autoportrait. Il semble sincère, c'est cru, dru, bien écrit, je veux dire sans fioritures, ni plaintes, ni récriminations.
Qu'en retiendrai-je sinon que ces deux-là se sont rencontrés au printemps 1973, qu'ils ont passé leur jeunesse en compagnie d'
Aragon, de Madeleine Castaing, la décoratrice et de tant d'autres personnes célèbres avec lesquelles ils partageaient tout, que Banier est « plus intéressant qu'intéressé »
C'est le genre de livre que je n'aurais jamais acheté mais que j'ai choisi pour l'avoir trouvé sur la table des nouveautés de la bibliothèque. Je ne le regrette pas d'ailleurs, c'est comme un article de Match un peu plus détaillé et amical.
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