> Henri Yvinec (Traducteur)

ISBN : 2253090654
Éditeur : LGF (2005)


Note moyenne : 4/5 (sur 5 notes) Ajouter à mes livres
" Comme il s'approchait de la fleur - un sabot de Vénus, à n'en pas douter -, Neil Fellowes perçut une odeur écœurante et faillit suffoquer. Des branches obstruaient le passage. Il commença à les dégager mais n'avança pas davantage. Là, sous un camouflage improvisé, se ... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 29 août 2008

    Woland
    The Hanging Valley
    Traduction : Henri Yvinec
    Le temps me pressant un peu aujourd'hui, je ne vous dresserai pas un résumé de "The Hanging Valley" (littéralement : la vallée suspendue) que les éditeurs français ont cru bon de rebaptiser assez conventionnellement "La vallée des ténèbres."
    Grosso modo, il s'agit d'un cadavre masculin en piteux état qu'un randonneur découvre dans une "vallée suspendue" proche du petit village de Swainshead, paisible village du Yorkshire. Il s'avère que le cadavre n'est autre que celui d'un enfant du pays que la croissance inquiétante du chômage dans l'Angleterre thatcherienne avait poussé à s'expatrier au Canada, d'où il revenait de temps en temps prendre un peu de vacances dans son pays d'origine.
    Cet assassinat - le cadavre a été défiguré à coups de pierre avant d'être abandonné et le ou les meurtriers ont pris soin de faire disparaître toutes les étiquettes attachées à ses vêtements ainsi que le sac à dos dont il s'était muni - rouvre le dossier de la disparition d'Ann Raslston, une jeune femme dont on n'a plus de nouvelles depuis à peu près une dizaine d'années ...
    Bien sûr, même si ce roman est loin d'égaler la fabuleuse "Saison Sèche" ou encore "Beau monstre", du même auteur, le lecteur y trouve son compte. C'est pour lui l'occasion de croiser la route d'un Alan Banks (l'inspecteur divisionnaire récurrent de ces enquêtes, amateur d'opéra et de pop anglaise) dont les enfants sont encore assez jeunes.
    Mais c'est aussi, pour l'aficionado de romans policiers, toutes branches confondues, de se demander si Robinson n'est pas en effet, à sa manière, une espèce de Simenon britannique.
    On le sait, le grand auteur belge privilégiait l'atmosphère et ces touches quasi impressionnistes qui fixent la psychologie des personnages, avec ce qu'ils avouent mais aussi ce qu'ils se refusent à dire, bien mieux qu'une description en long et en large de leur apparence physique et vestimentaire. Simenon a au reste écrit bien des romans qui relèvent plus du roman "psychologique" pur et dur que du policier.
    Avec Robinson, c'est un peu la même chose. le crime n'est pour lui qu'un prétexte à raconter une histoire qui aurait pu s'achever autrement que dans le sang. Dans ses oeuvres (toutes éditées au Livre de Poche), il n'y a pas cette fatalité qui suit, par exemple, les héros d'un Ellroy. le meurtre est ici toujours affaire de choix et non de destinée.
    La chose est particulièrement sensible dans "Saison Sèche" - le premier Robinson que j'ai lu et qui m'avait enthousiasmée. On la retrouve dans "Beau monstre" - même si l'identité du coupable est assez prévisible - ou encore dans "Le Sang à la racine" et le fascinant "Un goût de brouillard et de cendres." Dans cette "Vallée des Ténèbres", le personnage qui symbolise cette particularité demeure la touchante Kathie Greenock.
    Pour en savoir un peu plus, allez ici :
    http://www.mauvaisgenres.com/peter_robinson.htm
    Et bonne lecture !
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