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ISBN : 2264060999
Éditeur : 10-18 (2013)


Note moyenne : 3.06/5 (sur 34 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Que s’est-il vraiment passé à bord de la chaloupe sur laquelle ont vogué, pendant vingt et un jours et vingt et une nuits, les rescapés de l'Impératrice Alexandra ? C’est ce que tente de déterminer le tribunal de Boston, en cet été 1914. Trois femmes se retrouvent sur l... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 03 octobre 2012

    missmolko1
    Je remercie les éditions Fleuve noir pour l'envoi de ce deuxième ouvrage.
    J'étais très enthousiaste par ce roman dont je trouve la couverture très belle et le résumé sur la quatrième de couverture me faisait très envie.
    Peut-être est-ce que j'attendais trop de ce roman, car je le referme un peu déçue.
    Il ne s'agit pas la d'un livre sur un naufrage de bateau mais plutôt de l'après naufrage ou pendant de longs jours, Grace et 38 autres personnes vont attendre l'arrivée des secours sur une chaloupe. Livré a eux même les rescapés vont au fil des jours se désolidariser et tous faire pour survivre... Je me suis sentie parfois mal a l'aise face a certaines scènes de violence ou de "sacrifice".
    J'ai trouvé le personnage de Grace peu attachant, et assez ordinaire. Je l'aurai apprécié davantage avec plus de caractère je pense.
    J'attendais la fin des descriptions en mer avec impatience parfois car certains passages m'ont semblé long et j'avais hâte d'aboutir sur le procès qu'on leur réservait. Et la encore je suis un peu déçue : ça manque de dynamique car je trouve qu'on se perd dans de longues discussions d'avocats et de pensées de l'héroïne.
    Il s'agit là d'un premier roman pour l'auteur Charlotte Rogan et j'ai apprécié sa plume. Son livre est bon mais sans plus pour moi.
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    • Livres 2.00/5
    Par trust_me, le 11 novembre 2012

    trust_me
    Août 1914. Alors que la guerre s'annonce en Europe, le transatlantique Impératrice Alexandra croise vers l'Amérique du nord avec à son bord de riches passagers fuyant le conflit à venir. Mais soudain, au milieu de nulle part, entre l'Angleterre et les États-Unis, c'est le naufrage. A peine quelques dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants peuvent prendre place à bord des chaloupes de sauvetage. Parmi eux, Grace Winter, 22 ans, qui vient de se marier et était en route pour Boston afin de rencontrer sa belle famille. Grace est la narratrice. Elle raconte vingt et un jours à la dérive en plein océan, dans une coquille de noix surchargée (39 personnes alors que la capacité maximale est limitée à 30) où les tensions se sont accentuées de jours en jours. La faim, la soif, le froid, l'humidité, les éléments déchaînés et les plus faibles qui ne survivront pas. Si Grace relate son histoire, c'est avant tout pour essayer de comprendre pourquoi, une fois revenues sur la terre ferme, elle et deux de ses camarades d'infortune furent accusées de meurtre avec préméditation à l'encontre de celui qui avait pris le commandement de la chaloupe.
    Une vraie bonne idée au départ de ce premier roman. Un huis-clos tragique, une tension palpable, des caractères que tout oppose et en filigrane une question métaphysique fondamentale : jusqu'où l'être humain est capable et a le droit d'aller pour sa survie ? Au cours du procès, le procureur interpelle les trois femmes : « Et pourquoi avez-vous survécu ? Pourquoi n'avez-vous pas toutes les trois succombé aux éléments ? Pourquoi n'avez-vous pas dépéri, pourquoi n'êtes-vous pas tombées malades comme tant d'autres ? Quelqu'un de visiblement fort n'aurait-il pas choisi une voie plus noble et sauté à la mer pour sauver ses compagnons ? ». Et l'une d'elles de lui répondre : « Qui est véritablement noble ? Vous l'êtes, vous ? »
    Tout cela est fort original et alléchant mais malheureusement, à la lecture, les déceptions se sont enchaînées. D'abord l'écriture est d'une platitude affligeante. Ensuite, les confidences de Grace n'ont rien de passionnantes. Les passages à bord de la chaloupe sont constamment entrecoupés par des considérations sur son mariage, sa sœur ou sa future belle-mère qui ont au final bien peu d'intérêt. Et même les scènes se déroulant à l'intérieur de l'embarcation ne m'ont pas convaincu. En fait, je crois que dès le départ je n'y ai pas cru. J'aurais voulu plus de réalisme, de bruit, d'odeurs forcément nauséabondes liées aux problèmes d'hygiène, bref, d'une description clinique de cette insupportable promiscuité. Tout semble aseptisé à l'extrême, comme si ce n'était qu'un jeu, une petite farce pour faire frissonner les lecteurs en mal de sensations fortes (et artificielles).

    Pour faire court, je me suis fait ch… alors qu'il y avait matière à trousser un récit passionnant. Dommage.


    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.fr/2012/11/les-accusees-de-charlo..
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    • Livres 4.00/5
    Par Gwordia, le 13 août 2012

    Gwordia
    Avec Les Accusées, Charlotte Rogan signe un premier roman original et dérangeant qui explore les limites de la morale humaine. Elle pose avec justesse la question de savoir s'il est possible de juger depuis son existence confortable et sécurisée les agissements de personnes en situation de survie, une condition inimaginable si on ne la vit pas de l'intérieur. Elle dresse des personnages aussi complexes que les circonstances l'exigent, dont il est impossible de déterminer s'ils sont bons ou mauvais, même si l'on ne peut s'empêcher d'avoir des opinions, qui évoluent au fil du récit.
    L'on pourrait penser que le suspens est tué dans l'oeuf puisque l'on sait que Grace, la narratrice du calvaire, va être secourue. Mais quand et comment sera-t-elle sauvée ? Et sera-t-elle acquittée pour les faits qui lui sont reprochés sur cette chaloupe de fortune ?
    L'idée de situer l'action en 1914 permet d'exploiter certaines particularités de cette époque, à savoir la condition difficile de la femme et l'absence des moyens de communication modernes pour informer du naufrage.
    Ce huis clos haletant plonge le lecteur dans ses angoisses les plus profondes et renvoie immanquablement avec un siècle d'écart à la tragédie du Titanic. Sa construction intelligente sert une écriture juste et embarque sur les rives de la conscience et de la survie. Les amoureux de la mer et de la navigation ainsi que les adeptes de Koh Lanta seront à n'en pas douter séduits par ce page turner oppressant.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2012/08/12/rentree-litteraire-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Dareel, le 25 août 2014

    Dareel
    Je n'avais jamais entendu parler ni du livre, ni de l'auteure lorsque je suis tombée dessus. La couverture m'a intriguée, la quatrième de couverture m'a convaincue, et en moins d'une minute j'avais décidé qu'il rejoindrait ma PAL.
    Les Accusées c'est l'histoire du naufrage de l'Impératrice Alexandra, un paquebot qui va de l'Europe en Amérique. Suite à une explosion il fait naufrage, et nous suivons alors les vingt et un jours de calvaire de 38 rescapés à bord d'une chaloupe. On sait d'ores et déjà qu'il y aura des survivants puisque le livre raconte notamment le procès fait à trois d'entre elles, qui sont accusées d'avoir tué un de leurs compagnons de galère.
    En ce qui me concerne, je ne suis pas très à l'aise avec les profondeurs du genre très profondes (hinhin!), donc prenez un bateau, un naufrage et des survivants, et vous êtes sûrs de faire pour moi un livre intéressant et qui va me faire flipper. Ici il n'y a pas à dire, c'est un livre très réaliste. J'ai aimé le fait que l'histoire ne sorte pas de nulle part. Pour mettre toutes les chances de son côté durant son procès, Grace, une des rescapées accusée de meurtre, va écrire ses souvenirs de ces vingt et un jours dans un journal pour raconter cette histoire. C'est comme ça qu'on découvre tout ce qu'il s'est passé.
    Charlotte Rogan a su rendre son récit très réaliste et nous accorder une petite place dans la chaloupe. Place dont on se serait bien passé au vu de ce qui va arriver ! Ayant lu Les Vivants de Matt de la Peña, et l'ayant encore en tête, je n'ai pas pu m'empêcher de faire un transfert. Certes la situation n'est pas tout à fait la même mais le récit de Charlotte Rogan est vraiment plus dérangeant.
    En effet, plusieurs éléments contribuent au malaise qu'on ressent :
    - La pénurie de nourriture et d'eau
    - Les différentes personnalités qui clashent
    - le pseudo « vote » puis tirage à courte paille pour sacrifier des passagers o_o
    - La chaloupe qui prend l'eau
    Ce n'est pas vraiment du spoil, on imagine bien ce qui va se passer dans ce genre de contexte. Mais en tout cas le peu de cohésion des passagers, le personnage de M. Hardie et ses décisions douteuses m'ont bien angoissée ! Au final quelques personnalités ressortent, c'est une espèce de guerre psychologique qui a lieu à bord de la chaloupe où seuls les esprits les plus forts survivront.
    On se rend difficilement compte mais vingt et un jour dans ces conditions, ça doit être affreusement long…
    C'est également un récit qui fait se poser de nombreuses questions sur l'instinct de survie de l'homme. Est-on prêt à sacrifier quelqu'un d'autre pour s'assurer plus de chances, même quand on n'a plus aucun espoir ? Ou est-on prêt à se sacrifier pour les autres ? Ces questions rendent le récit d'autant plus angoissant. Jusqu'où aller pour espérer survivre une journée de plus, sans forcément voir le bout du tunnel… Iriez-vous jusqu'à tuer ?
    Bref, il y a une bonne intrigue, un très bon rythme, on ne s'ennuie pas même si on se perd parfois dans les personnages et leurs histoires (et encore tous ne sont pas importants ou mis en avant).
    Je pense que c'est un bon récit du genre, je n'en ai pas lu énormément mais je pense que l'atmosphère sera difficilement mieux traduite. Dans le même genre, j'ai L'Odyssée de Pi qui m'attend sur mon étagère, ainsi que le dvd ! On verra bien ce que ça donne. =D
    Je vous le recommande si cette ambiance vous intéresse !

    Lien : http://www.chroniques-livresques.fr/charlotte-rogan-les-accusees/
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    • Livres 4.00/5
    Par meelly, le 03 septembre 2012

    meelly
    1914.Grace et son époux Henri, récemment mariés, écourtent leur séjour en Angleterre pour rejoindre les États-Unis et fuir la guerre qui commence à gronder sur le vieux continent. Leur lune de miel à bord du transatlantique Princesse Alexandra va tourner court. Une violente explosion provoque le naufrage du bateau. Grace, séparée de son mari dans la panique, parvient à monter in extremis dans une des chaloupes avec trente-huit autres passagers. Mais la frêle embarcation, surchargée, menace de chavirer à tout moment. Lorsque les naufragés comprennent au fil des jours que les secours tardent à arriver et que les vivres s'amenuisent. Ils prennent conscience qu'ils sont trop nombreux et que pour que certains puissent en réchapper d'autres vont devoir mourir.
    Six semaines plus tard, trois femmes, dont Grace sont jugées devant le tribunal de Boston. La justice bostonienne va tenter de comprendre ce qu'il s'est réellement passé pendant ces vingt et un jours d'horreur et de dérive.
    MON AVIS : Avis aux lecteurs : si vous pensez que ce roman est une énième déclinaison de l'histoire du Titanic, passez votre chemin. Oui, il s'agit bien là de l'histoire d'un naufrage au début du 20e siècle, mais les ressemblances s'arrêtent là. Ici, le naufrage ne dure que le temps de quelques pages. Deux parties rythment ce roman. La première est un véritable huis clos maritime, dans lequel Grace retrace au travers de son journal, les évènements qui ont ponctué ces vingt un jours au bord de la chaloupe. Et l'auteure n'a pas son pareil pour décrire l'impact psychologique de la promiscuité et du désespoir sur les naufragés. Et c'est avec beaucoup de véracité et de finesse qu'elle décrit les processus qui poussent un être humain lambda à commettre l'innommable pour sauver sa peau. le lecteur se rend alors compte que l'homme poussé dans ses retranchements voit sa part d'animalité remonter à la surface.
    La seconde partie du roman se déroule au sein du tribunal de Boston dans lequel Grace et deux autres naufragées vont devoir répondre de leurs actes et de leurs comportements à bord de la chaloupe.
    Ce roman est remarquable à plusieurs titres. D'abord parce qu'il est rudement bien écrit et que l'auteure empreinte le style littéraire de l'époque. Et ensuite et surtout parce qu'il restitue avec beaucoup de justesse le contexte politique et historique de l'époque. Et celui-ci joue un véritable rôle dans ce drame, en effet, il est fort à parier que tout ne se serait pas joué de la même manière si le drame avait eu lieu quelques décennies plus tard. Car en filigrane de ce roman, c'est bien la condition de la femme au débu19e qui est évoquée. Cette femme sous la tutelle de son mari qui ne peut espérer avoir un véritable statut qu'en faisant un bon mariage, cette femme qui n'était pas maîtresse de ses décisions, cette femme qui ne parlait pas politique, cette femme qui n'avait pas le droit de vote et donc pas la possibilité de siéger dans un jury d'assises. C'est tout cela que raconte Charlotte Rogan dans "Les Accusées", ce roman passionnant véritable invitation à la réflexion sur ce qu'est la nature profonde de l'être humain.

    Lien : http://www.meellylit.com/
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Citations et extraits

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  • Par Gwordia, le 13 août 2012

    - Mais tu vas de voir travailler !

    - Je serais maîtresse de mon destin, avait-elle riposté.

    - Tu seras tout juste une domestique, lui avais-je opposé.

    Mais qu'elle ait agi par principe ou fait de nécessité vertu, elle ne s'était pas davantage épanchée et était partie pour Chicago, (...).
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  • Par Gwordia, le 13 août 2012

    (...), j'avais été élevée dans l'illusion que je jouirais d'un éventail de choix toujours plus large, nourri dès la source de ma vie par des rus et des rivières de potentiel sans cesse plus important, jusqu'à ce que je débouche dans un delta fertile où je me jetterais dans un océan de possibilités. Avec le recul, cette dernière métaphore peut paraître de mauvais augure, mais je la tenais alors pour tout à fait appropriée et cette destination miroitante et ensoleillée, m'avait-on inculqué, n'était autre que la béatitude du mariage.
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  • Par anyuka, le 19 août 2013

    J'étais donc forcée d'en déduire que le monde était fondamentalement dangereux et qu'il ne fallait sans doute rien espérer d'autre que ce mirage et la chance d'en jouir en paix. C'est une leçon que je n'oublierai jamais.

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