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ISBN : 2812603496
Éditeur : Editions du Rouergue (2012)


Note moyenne : 4.23/5 (sur 130 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« Depuis que je suis là, le monde entier me souhaite bon
rétablissement, par téléphone, mail, courrier, personnes
interposées. Par pigeons voyageurs, ça ne saurait tarder.
Bon rétablissement. Quelle formule à la con ! »
« Veuf, sans enfants n... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par mila0707, le 12 juillet 2012

    mila0707
    « Fracassé par hasard, immergé dans la Seine, sauvé par un tapin et des éboueurs… mon destin est un vrai bonheur ».
    Jean-Pierre est veuf, sans enfant et à la retraite depuis sept ans. A la suite d'un accident dont il ne se souvient pas, il se retrouve immobilisé sur un lit d'hôpital avec de multiples fractures et doit y passer plusieurs semaines. C'est l'occasion pour lui de revenir sur son passé, de rédiger ses mémoires, en quelque sorte. Il fait aussi des rencontres : il reçoit la visite d'un jeune policier cherchant les causes de son accident mais qui s'est pris d'amitié pour ce vieux bougon ; celle d'une jeune fille obèse et sans-gêne qui lui fera la surprise de lui présenter son enfant nouveau-né ; et celle du jeune étudiant qui l'a sauvé de la noyade : homosexuel, rejeté par ses parents, il se prostitue pour financer ses études. A leur contact et à celui des infirmières, ce vieil homme bourru va finalement s'humaniser.
    Mon avis : Je me souviens... il y a un peu plus d'un an, ma première chronique sur Babelio... j'avais choisi un livre qui reste aujourd'hui encore un excellent moment de lecture, un vrai trésor que je garde en moi, plein de fraîcheur et d'humanité, qui joue de façon humoristique avec les mots : " La tête en friche " de Marie -Sabine Roger. Depuis, je suis avec beaucoup d'intérêt les ouvrages de cette auteure, aussi bien dans le secteur jeunesse que dans le secteur adulte. Aucune déception avec " Bon rétablissement "... le même coup de cœur pour l'écriture de l'auteure, cet humour truculent malgré un regard acéré sur notre civilisation ; toujours la fraîcheur et la tendresse, un vrai bonheur de lecture. Peut-être aussi parce que j'adore les vieux bougons plein de mauvaise foi et que je suis tombée sous le charme de celui-là ; sa façon de maugréer porte à sourire même si sa vision de la vie fait parfois un peu grincer des dents. Vous l'aurez compris, j'attribue cinq étoiles parce qu'on ne peut en donner plus... pour moi, comme " La tête en friche ", ce roman est un livre d'exception (parmi ceux que j'ai lu, bien évidemment, il y en a tant que je ne lirai jamais...).
    Public : roman pour les adultes, accessible pour les juniors qui risquent cependant de ne pas en apprécier toute la saveur...
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    • Livres 5.00/5
    Par Lolokili, le 27 février 2013

    Lolokili
    C'est pas son dernier mot, à Jean-Pierre – soixante-sept piges au compteur, miraculeusement réchappé d'une mort certaine par noyade intempestive et, de par le fait, coincé à l'hosto sous contrat à durée indéterminée – car ce grincheux désabusé va se récapituler (sic), comprenez écrire ses mémoires, histoire de s'occuper le neurone en milieu hospitalier.
    Jean-Pierre donc, sa vie, son œuvre, son quotidien. Les visites, forcément importunes, succèdent aux souvenirs. le passé refait surface, le présent change la donne. L'atrabilaire à la gouaille tontonflingueuse peu à peu se laisse aller à la nostalgie qui ramollit.
    Là c'est moi qui raconte ma vie mais il se trouve que, par pur hasard, j'ai ouvert ce livre pendant un petit séjour à l'hôpital. Coïncidence de contexte ou effets secondaires de la morphine en phase de dissipation, allez savoir, toujours est-il qu'au risque de me voir transférée d'urgence au rayon psychiatrie gériatrique, j'ai gloussé sans retenue à la lecture de ce bouquin sans prétention, enlevé, tendre et bougrement drôle. Aucun risque d'ennui généralisé : salé, sucré, pimenté, ce Gavalda façon Audiard (si si, c'est compatible) est un bonbon au poivre et c'est une plume féminine qui nous l'a concocté. Marie-Sabine Roger, vous avez ma plus vive et envieuse admiration.
    Il n'y a pas que Jean-Claude Dusse qui philosophe en Hexagonie, il faudra maintenant compter avec Jean-Pierre, et c'est bien aussi.
    Bon rétablissement Jean-Pierre !
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    • Livres 4.00/5
    Par ferdi, le 13 octobre 2012

    ferdi
    Râleur patenté, bougon, ronchon, voire cynique, Jean-Pierre Fabre est tout cela bien sûr, mais il est surtout attachant. Il est difficile de lâcher le livre une fois qu'on a jeté un œil à travers la porte de la chambre d'hôpital où il est aujourd'hui arrimé, et d'où il maugrée sans répit, rumine ses souvenirs et fulmine contre cette satanée porte que personne ne semble capable de fermer correctement. On alterne avec délectation les immersions dans son passé et les retours au présent où l'on n'en finit pas de se gausser de ses péripéties avec le corps médical, de ses rencontres fortuites et ses visites personnelles, au gré de courts chapitres qui s'emboîtent comme autant d'éléments d'un petit puzzle biographique.
    Au final ça a été une très agréable lecture, bourrée d'humour et très bien ficelée, autour d'un sexagénaire truculent et parfaitement croqué par Marie-Sabine Roger. J'en redemande.

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    • Livres 5.00/5
    Par joedi, le 29 avril 2013

    joedi
    Jean-Pierre, veuf, vieil ours bourru et solitaire est repêché dans la Seine, il a été percuté sur le pont, par un automobiliste qui a prit la fuite. Camille, jeune homo et tapineur, le repêche, lui sauve la vie. Jean-Pierre passe par les soins intensifs, puis se réveille dans une chambre d'hôpital, plâtré, immobilisé pour plusieurs semaines. Maxime, jeune flic chargé de l'enquête, apprend à Jean-Pierre ce qui s'est passé, Jean-Pierre n'en a aucun souvenir.
    Jean-Pierre, raconte, avec beaucoup d'humour, son séjour à l'hôpital, les visites des médecins, ses rapports avec les infirmières, les aides-soignantes, le personnel qui nettoie, les visites de son frère, bref sa vie d'hospitalisé.
    J'ai passé un excellent moment à la lecture de ce roman de Marie-Sabine Roger, une auteure qui allie à la perfection les sentiments et l'humour. A lire et même à relire !
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    • Livres 4.00/5
    Par oops, le 04 décembre 2012

    oops
    Jean-Pierre Fabre est à la retraite et veuf sans enfants ce qui n'arrange en rien son côté acariâtre. du jour au lendemain il se retrouve hospitalisé polytraumatisé suite à un accident, dont il n'a aucun souvenir. C'est un jeune homosexuel qui l'a sorti de la Seine où il était en train de se noyer après avoir fait une chute d'un pont. Cette immobilité forcée est l'occasion pour lui de faire le point sur le quotidien de l'hôpital ainsi que sur sa vie, il note le tout sur son ordinateur. Tout y passe notamment les longues journées rythmées par le va et vient incessant du personnel hospitalier, le manque d'intimité qui heurte sa si chère indépendance, les brèves visites de son frère et sa belle-sœur qui le plonge dans les souvenirs de sa vie de couple, mais aussi des rencontres inattendues comme le jeune étudiant qui l'a sauvé contraint de se prostituer pour payer ses études, une petite ado boulotte envahissante qui n'a de cesse de venir lui squatter son ordi quand un jour elle se pointe avec un bébé dans les bras ! Il y a aussi Maxime le policier qui enquête sur les circonstances de l'accident et qui voit en Jean-Pierre ce père qui lui manque tant. Au contact de ses nouvelles rencontres ce « vieux con misanthrope » se révélera bien moins égoïste qu'il n'y paraît. L'auteur avec son humour caustique offre encore une fois un roman léger face à une société rigide, frustrée qui par la magie de l'écriture devient un peu plus humaine et redonne le sourire, là est l'essentiel !

    Lien : http://ma-bouquinerie.blogspot.fr/
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Citations et extraits

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  • Par claracambry, le 07 mars 2012

    Ce n'est pas la croyance qui me gêne , c'est ce que certains croyants en font.On a tué et on tuera encore au nom d'un Dieu hypothétique, auquel on prête - s'il existe - bien des médiocrités humaines.Au final, je me demande même ce que je crains le plus, de l'intégriste violent ou du prosélyte onctueux. Chacun brandit à la la face su monde son Dieu, ses préceptes et ses textes sacrés, comme autant de drapeaux dans un stade. Les fanatiques ne sont qu'une foutue bande de hooligans de merde : dangereux, hostiles et butés.
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  • Par mila0707, le 22 mai 2012

    Je tenais à mes parents, même si c'était des parents, avec tous les défauts que ça peut sous-entendre, question autorité et interdictions. Je tenais à mon père, surtout. Je le trouvais balèze, pas seulement pour ses biceps plus épais que des cuisses. Il était fort, vraiment. Droit planté dans ses bottes. Riche de convictions, à défaut d'autre chose. Un gueulard, un sanguin, mais qui trempait ses mouchoirs aux mariages, aux baptêmes, appelait ma mère Mon p'tit bouchon d'amour, en se foutant pas mal du ridicule, et n'avait jamais peur de lui dire Je t'aime.
    L'homme que j'aurais sûrement bien aimé devenir.
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  • Par mila0707, le 01 juin 2012

    [A propos des clients des toute jeunes prostituées à l'étranger]
    Et les clients ne manquent pas, la pénurie de fumiers n'est pas encore à craindre, on en trouve partout dans les nids à misère. Toujours dignes, toujours bourrés, le dessous de l’œil fripé, le teint brique. Ils me débectent. Ils sont vieux, ils sont laids. Ils sont pareils que moi, décatis, périmés. Mais ça ne les gêne pas pour frotter leurs gros bides, leur biroute affalée et leur couenne rancie sur des gamines qui ont l'âge de leur petites-filles.
    Je connais leurs blagues salaces et leurs discours malsains.
    " Ici c'est différent ; ça fait partie de leur culture ; qu'est-ce que tu veux, ils ont besoin d'argent, ça les aide à survivre..."
    Pour un peu, ils se croiraient philanthropes, ces cons-là.
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  • Par canel, le 26 octobre 2012

    Il avait droit à tous les noms d'oiseaux. Tantouze, lopette, p'tite fiotte, pédé, c'était les plus flatteurs et les plus distingués.
    Son père était routier et le cognait chaque dimanche pour le guérir de ses mauvais penchants. Sa mère le consolait et l'appelait mon bébé. Il se faisait charrier par tous les cons de mon âge.
    Sa vie n'était qu'une tartine de fiel sur un quignon de pain moisi.
    Il s'est jeté du toit de sa maison, à la fin d'un week-end trop long. Sûrement découragé par la bêtise humaine. Il a raté son grand plongeon, et s'est retrouvé paraplégique.
    Il avait à peine quinze ans.
    Quand j'ai appris ce qui lui était arrivé, je me suis senti merdeux, même si je n'y étais pour rien à titre personnel - à titre plus "personnel" que les autres, en tout cas. Je ne lui avais jamais adressé la parole. Mais les regards en coin, les rires gras, les clins d'oeil, ça aussi ça peut pousser quelqu'un dans le vide, je crois. Du coup, si on fait bien le compte, on était quelques uns à le faire sauter du toit, ce soir-là. Son père en première ligne, et nous autres, en renfort. Nous tous, les hommes forts.
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  • Par pilyen, le 18 avril 2012

    "Si "vieillesse pouvait", elle continuerait sur la même lancée, sans recul, sans sagesse. Toujours creuser le même sillon, s'embourber dans la même ornière. Sans jamais dételer, bien cramponné aux rênes. ne jamais rien lâcher, comme un vieux dictateur.
    C'est parce qu'on ne peut plus faire certaines choses que l'on passe à autre chose. Bien obligé. la vie nous pousse droit devant, pas d'aire de repos, ni de rond-point pour faire demi-tour.
    En avant compte à rebours.
    Mais, on ne se réveille pas vieux un beau matin, on le devient, et pour s'y préparer, on a le temps nécessaire. On n'a pas été pris par surprise, pourquoi jouer les étonnés ?
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La chronique de Gérard Collard - Bon rétablissement
Avant de partir en week-end, Gérard Collard vous propose une petite pépite littéraire... Un livre drôle, méchant dans la même veine que "Les Tontons flingueurs". Il s'agit du livre de Marie-Sabine Roger "Bon rétablissement" aux éditions Rouergue Regardez... La présentation du livre "Bon rétablissement" par l'éditeur : « Depuis que je suis là, le monde entier me souhaite Bon rétablissement, par téléphone, mail, courrier, personnes interposées. Par pigeons voyageurs, ça ne saurait tarder. Bon rétablissement. Quelle formule à la con ! » « Veuf, sans enfants ni chien », Jean-Pierre est un vieil ours bourru et solitaire, à la retraite depuis sept ans. Suite à un accident bien étrange, le voilà immobilisé pendant des semaines à l'hôpital. Il ne pouvait pas imaginer pire. Et pourtant, depuis son lit, il va faire des rencontres inattendues qui bousculeront son égoïsme... Avec sa verve habituelle et son humanisme, Marie-Sabine Roger nous offre une nouvelle fois une galerie de portraits hauts en couleur. C'est un tableau doux-amer qu'elle peint de l'hôpital, avec l'humour et le sens de la formule qui la caractérisent, et qui ont fait le succès de ses deux précédents romans, La tête en friche et Vivement l'avenir. Vous pouvez commander "Bon rétablissement" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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