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ISBN : 2330028652
Éditeur : Actes Sud (2015)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 326 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Depuis que je suis là, le monde entier me souhaite bon rétablissement, par téléphone, mail, courrier, personnes interposées. Par pigeons voyageurs, ça ne saurait tarder. Bon rétablissement. Quelle formule à la con!" "Veuf, sans enfants ni chien", Jean-Pierre est un vie... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lolokili, le 27 février 2013

    Lolokili
    C'est pas son dernier mot, à Jean-Pierre – soixante-sept piges au compteur, miraculeusement réchappé d'une mort certaine par noyade intempestive et, de par le fait, coincé à l'hosto sous contrat à durée indéterminée – car ce grincheux désabusé va se récapituler (sic), comprenez écrire ses mémoires, histoire de s'occuper le neurone en milieu hospitalier.
    Jean-Pierre donc, sa vie, son oeuvre, son quotidien. Les visites, forcément importunes, succèdent aux souvenirs. le passé refait surface, le présent change la donne. L'atrabilaire à la gouaille tontonflingueuse peu à peu se laisse aller à la nostalgie qui ramollit.
    Là c'est moi qui raconte ma vie mais il se trouve que, par pur hasard, j'ai ouvert ce livre pendant un petit séjour à l'hôpital. Coïncidence de contexte ou effets secondaires de la morphine en phase de dissipation, va savoir, toujours est-il qu'au risque de me voir transférée d'urgence au rayon psychiatrie gériatrique, j'ai gloussé sans retenue à la lecture de ce bouquin sans prétention, enlevé, tendre et bougrement drôle. Aucun risque d'ennui généralisé : salé, sucré, pimenté, ce Gavalda façon Audiard (si si, c'est compatible) est un bonbon au poivre et c'est une plume féminine qui nous l'a concocté (Marie-Sabine Roger, vous avez ma plus vive et envieuse admiration).
    Il n'y a pas que Jean-Claude Dusse qui philosophe en Hexagonie, il faudra maintenant compter avec Jean-Pierre, et c'est bien aussi.
    Bon rétablissement Jean-Pierre !

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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 28 août 2013

    marina53
    Jean-Pierre Favre, retraité, la soixante bien tassée, se retrouve à l'hôpital, sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé. Selon le flic qui est venu le questionner, il serait tombé d'un pont et aurait manqué de peu de se noyer si une bonne âme charitable ne l'avait pas sauvé des eaux de la Seine à cinq heures du matin. Avec quelques fractures et un traumatisme crânien, le voilà cloué au lit pendant plusieurs semaines. Et, on ne peut pas dire que cela réjouisse ce veuf acariâtre, bourru, sans état d'âme et qui ne demande qu'une chose: qu'on lui foute la paix et qu'on ferme la porte une fois que l'on quitte sa chambre! Mais, cela est certainement plus facile à dire qu'à faire. Entre son sauveur Camille, étudiant taciturne faisant le tapin pour pouvoir payer ses études, la boulotte Maëva qui vient squatter son ordi pour aller sur Facebook, la gentille infirmière Myriam, le flic sentimental en mal de père, son ami en cure de kouign-amann en Bretagne qui l'appelle pour prendre de ses nouvelles, un kiné optimiste ou encore un chirurgien aussi aimable qu'une porte de prison... Bref, tout ce petit monde va tourner autour de Jean-Pierre, peu enclin à autant de va et vient et qui va en profiter pour faire un petit bilan de sa vie, même s'il est certain de tenir au moins jusqu'à cent ans!
    Ce petit roman est un condensé de la vie, tout simplement. A la fois drôle, attendrissant, émouvant, profondément humain, chaleureux, singulier, caustique, cynique, désolant ou bien encore surprenant, ce roman se lit avec un tel plaisir que l'on regrette de quitter Jean-Pierre et sa fausse rudesse, ses réflexions tantôt drôles tantôt maladroites. D'une écriture légère, aérienne, lucide sur la vieillesse, moderne et mordante, Marie-Sabine Roger nous offre une bien jolie tranche de vie et aborde intelligemment les multiples facettes de l'homme. C'est à la fois pétillant, frais et doux...
    Bon rétablissement... merci!
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    • Livres 5.00/5
    Par mila0707, le 12 juillet 2012

    mila0707
    « Fracassé par hasard, immergé dans la Seine, sauvé par un tapin et des éboueurs… mon destin est un vrai bonheur ».
    Jean-Pierre est veuf, sans enfant et à la retraite depuis sept ans. A la suite d'un accident dont il ne se souvient pas, il se retrouve immobilisé sur un lit d'hôpital avec de multiples fractures et doit y passer plusieurs semaines. C'est l'occasion pour lui de revenir sur son passé, de rédiger ses mémoires, en quelque sorte. Il fait aussi des rencontres : il reçoit la visite d'un jeune policier cherchant les causes de son accident mais qui s'est pris d'amitié pour ce vieux bougon ; celle d'une jeune fille obèse et sans-gêne qui lui fera la surprise de lui présenter son enfant nouveau-né ; et celle du jeune étudiant qui l'a sauvé de la noyade : homosexuel, rejeté par ses parents, il se prostitue pour financer ses études. A leur contact et à celui des infirmières, ce vieil homme bourru va finalement s'humaniser.
    Mon avis : Je me souviens... il y a un peu plus d'un an, ma première chronique sur Babelio... j'avais choisi un livre qui reste aujourd'hui encore un excellent moment de lecture, un vrai trésor que je garde en moi, plein de fraîcheur et d'humanité, qui joue de façon humoristique avec les mots : " La tête en friche " de Marie -Sabine Roger. Depuis, je suis avec beaucoup d'intérêt les ouvrages de cette auteure, aussi bien dans le secteur jeunesse que dans le secteur adulte. Aucune déception avec " Bon rétablissement "... le même coup de coeur pour l'écriture de l'auteure, cet humour truculent malgré un regard acéré sur notre civilisation ; toujours la fraîcheur et la tendresse, un vrai bonheur de lecture. Peut-être aussi parce que j'adore les vieux bougons plein de mauvaise foi et que je suis tombée sous le charme de celui-là ; sa façon de maugréer porte à sourire même si sa vision de la vie fait parfois un peu grincer des dents. Vous l'aurez compris, j'attribue cinq étoiles parce qu'on ne peut en donner plus... pour moi, comme " La tête en friche ", ce roman est un livre d'exception (parmi ceux que j'ai lu, bien évidemment, il y en a tant que je ne lirai jamais...).
    Public : roman pour les adultes, accessible pour les juniors qui risquent cependant de ne pas en apprécier toute la saveur...
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    • Livres 5.00/5
    Par Annette55, le 14 juin 2015

    Annette55
    Sauvé d'une chute dans la Seine, Jean- Pierre , la soixantaine, un peu ours, solitaire et misanthrope, se retrouve immobilisé dans un lit d'hôpital pendant un mois et demi. Cela lui donne le temps de revisiter sa vie et surtout de côtoyer des personnes inattendues qui bousculeront son égoïsme ....
    L'humour est ravageur, les réflexions piquantes pour ce personnage désabusé , ronchon, revenu de tout mais tellement attachant!
    Suit une galerie de portraits truculents: une adolescente boulotte mére à quatorze ans, un flic sentimental qui cherche un regard paternel, un chirurgien antipathique, une infirmière chaleureuse , pressée, efficace et philosophe, un kiné optimiste,un neurologue dépressif, un urologue débordé, des infirmières de nuit, de jour, des aides soignantes pressées, une éléve infirmière.....un inventaire à "la " Prevert " .....le milieu hospitalier sous la dent dure d'un" miraculé". Un livre drôle et percutant doublé d'une histoire simple, pleine de tendresse qui vaut le détour à commencer par notre Jean- Pierre qui découvre le sens du mot humain....Jean- pierre et sa fausse arrogance, ses réflexions ironiques ou maladroites, profondément humain, pudique, caustique, singulier, chaleureux ....à sa maniére brute ....Voilà une jolie tranche de vie, une oeuvre pétillante de drôlerie et d'intelligence, à la verve étourdissante et à l'humour décapant....une plongée sensible, attachante et directe dans la vie ordinaire....Une écriture débordante de dérision, juste, légère,malicieuse, vive, à l'humanisme généreux, truffée de jolies formules bien troussées et de citations adéquates :"Partir , c'est mourir un peu, mais mourir , c'est partir beaucoup" " La santé est un état précaire qui ne laisse rien présager de bon...."
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    • Livres 5.00/5
    Par Eric76, le 24 août 2015

    Eric76
    Jean-Pierre en pleine crise existentielle, ça vaut le détour.
    Il faut dire que, cloué sur un lit d'hôpital suite à un accident épique, les évènements l'y contraignent. Arrivé à soixante-sept ans, il regarde d'un oeil affolé l'avenir qui se rétrécit comme une peau de chagrin, alors il préfère regarder derrière lui… Il a tout le temps désormais pour ouvrir sa malle à souvenirs poussiéreuse (celle de la couverture du livre), et pour nous les déballer dans le désordre : Pépé Jean, les premiers amours, Papa cheminot, les petits moments sympas de l'existence, et les grandes désillusions qui dessinent ces plis amères au coin des lèvres… J'ai beaucoup ri des remarques et des aventures de Jean-Pierre, mais mon rire était grinçant car, mine de rien, il énonce des vérités qu'on a toujours un peu de mal à entendre.
    J'ai sorti ce livre de ma PAL après avoir vu le film à la télévision. Un film très honnête. Mais je trouve que le vrai Jean-Pierre, celui du livre, ne ressemble pas à Gérard Lanvin. Je l'imagine plutôt en Jean-Pierre Marielle, quand il jette un regard cynique et désabusé sur ses propres inconséquences et la connerie du monde.
    Le monde hospitalier, où les patients par la force des choses sont infantilisés et perdent toute intimité, est décrit avec une ironie acerbe.
    Mais le plus intéressant dans ce livre, c'est que Jean-Pierre se plante complètement dans ses analyses maussades énoncées à l'emporte-pièce. Il est en train de devenir vieux… Il est inutile et seul… Il n'a plus d'avenir… Achevons la bête…
    Grâce ou à cause de cet accident, il va rencontrer Camille, et ce jeune flic qui s'est pris d'affection pour lui. On devine que quelque chose d'important va se passer dans l'existence finissante de Jean-Pierre, dans la mesure où il sait saisir sa chance. Et il la saisira. En ronchonnant, mais il la saisira. Lui qui croyait être arrivé au bout du long parcours de sa vie, il se retrouve en vérité avec un boulevard devant lui.
    Un livre débordant d'optimisme finalement.
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Citations et extraits

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  • Par Eric76, le 22 août 2015

    Je tenais à mes parents, même si c'était des parents, avec tous les défauts que ça peut sous-entendre, questions autorité et interdictions. Je tenais à mon père, surtout. Je le trouvais balèze, pas seulement pour ses biceps plus épais que des cuisses. Il était fort, vraiment. Droit planté dans ses bottes. Riche de convictions, à défaut d'autre chose. Un gueulard, un sanguin, mais qui trempait ses mouchoirs aux mariages, aux baptêmes, appelait ma mère Mon p'tit bouchon d'amour, en se foutant pas mal du ridicule, et n'avait jamais peur de lui dire Je t'aime.
    L'homme que j'aurais sûrement bien aimé devenir.
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  • Par Tombetoile, le 19 août 2015

    J’aurai mieux fait quitte à dire une connerie. Une maladresse qui vient du cœur se pardonne plus volontiers qu’un silence confortable.

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  • Par Tombetoile, le 19 août 2015

    Elle avait la cinquantaine fine, mais bientôt desséchée, le visage tiré, les yeux clairs, le regard digne, et ce petit pli amer au coin des lèvres que la vie vous bricole à coups d’escroqueries.

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  • Par Zalvec, le 16 août 2015

    Il faut se rendre à l'évidence, la plupart des femmes n'ont pas besoin de nous :
    un ballotin de chocolats leur suffit amplement à remplacer l'orgasme.

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  • Par Zalvec, le 16 août 2015

    - Mais, au final, vous aimez votre boulot ou pas ?
    - Je l'aime les jours où je le fais bien et quand j'ai l'impression qu'il sert à quelque chose.

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