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ISBN : 2812603496
Éditeur : Editions du Rouergue (2012)


Note moyenne : 4.19/5 (sur 226 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Depuis que je suis là, le monde entier me souhaite bon
rétablissement, par téléphone, mail, courrier, personnes
interposées. Par pigeons voyageurs, ça ne saurait tarder.
Bon rétablissement. Quelle formule à la con !"
"Veuf, sans enfants ni c... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Lolokili, le 27 février 2013

    Lolokili
    C’est pas son dernier mot, à Jean-Pierre – soixante-sept piges au compteur, miraculeusement réchappé d’une mort certaine par noyade intempestive et, de par le fait, coincé à l’hosto sous contrat à durée indéterminée – car ce grincheux désabusé va se récapituler (sic), comprenez écrire ses mémoires, histoire de s’occuper le neurone en milieu hospitalier.
    Jean-Pierre donc, sa vie, son œuvre, son quotidien. Les visites, forcément importunes, succèdent aux souvenirs. Le passé refait surface, le présent change la donne. L’atrabilaire à la gouaille tontonflingueuse peu à peu se laisse aller à la nostalgie qui ramollit.
    Là c’est moi qui raconte ma vie mais il se trouve que, par pur hasard, j’ai ouvert ce livre pendant un petit séjour à l’hôpital. Coïncidence de contexte ou effets secondaires de la morphine en phase de dissipation, va savoir, toujours est-il qu’au risque de me voir transférée d’urgence au rayon psychiatrie gériatrique, j’ai gloussé sans retenue à la lecture de ce bouquin sans prétention, enlevé, tendre et bougrement drôle. Aucun risque d’ennui généralisé : salé, sucré, pimenté, ce Gavalda façon Audiard (si si, c’est compatible) est un bonbon au poivre et c’est une plume féminine qui nous l’a concocté (Marie-Sabine Roger, vous avez ma plus vive et envieuse admiration).
    Il n’y a pas que Jean-Claude Dusse qui philosophe en Hexagonie, il faudra maintenant compter avec Jean-Pierre, et c’est bien aussi.
    Bon rétablissement Jean-Pierre !

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    • Livres 5.00/5
    Par marina53, le 28 août 2013

    marina53
    Jean-Pierre Favre, retraité, la soixante bien tassée, se retrouve à l'hôpital, sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé. Selon le flic qui est venu le questionner, il serait tombé d'un pont et aurait manqué de peu de se noyer si une bonne âme charitable ne l'avait pas sauvé des eaux de la Seine à cinq heures du matin. Avec quelques fractures et un traumatisme crânien, le voilà cloué au lit pendant plusieurs semaines. Et, on ne peut pas dire que cela réjouisse ce veuf acariâtre, bourru, sans état d'âme et qui ne demande qu'une chose: qu'on lui foute la paix et qu'on ferme la porte une fois que l'on quitte sa chambre! Mais, cela est certainement plus facile à dire qu'à faire. Entre son sauveur Camille, étudiant taciturne faisant le tapin pour pouvoir payer ses études, la boulotte Maëva qui vient squatter son ordi pour aller sur Facebook, la gentille infirmière Myriam, le flic sentimental en mal de père, son ami en cure de kouign-amann en Bretagne qui l'appelle pour prendre de ses nouvelles, un kiné optimiste ou encore un chirurgien aussi aimable qu'une porte de prison... Bref, tout ce petit monde va tourner autour de Jean-Pierre, peu enclin à autant de va et vient et qui va en profiter pour faire un petit bilan de sa vie, même s'il est certain de tenir au moins jusqu'à cent ans!
    Ce petit roman est un condensé de la vie, tout simplement. A la fois drôle, attendrissant, émouvant, profondément humain, chaleureux, singulier, caustique, cynique, désolant ou bien encore surprenant, ce roman se lit avec un tel plaisir que l'on regrette de quitter Jean-Pierre et sa fausse rudesse, ses réflexions tantôt drôles tantôt maladroites. D'une écriture légère, aérienne, lucide sur la vieillesse, moderne et mordante, Marie-Sabine Roger nous offre une bien jolie tranche de vie et aborde intelligemment les multiples facettes de l'homme. C'est à la fois pétillant, frais et doux...
    Bon rétablissement... merci!
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    • Livres 5.00/5
    Par mila0707, le 12 juillet 2012

    mila0707
    « Fracassé par hasard, immergé dans la Seine, sauvé par un tapin et des éboueurs… mon destin est un vrai bonheur ».
    Jean-Pierre est veuf, sans enfant et à la retraite depuis sept ans. A la suite d'un accident dont il ne se souvient pas, il se retrouve immobilisé sur un lit d'hôpital avec de multiples fractures et doit y passer plusieurs semaines. C'est l'occasion pour lui de revenir sur son passé, de rédiger ses mémoires, en quelque sorte. Il fait aussi des rencontres : il reçoit la visite d'un jeune policier cherchant les causes de son accident mais qui s'est pris d'amitié pour ce vieux bougon ; celle d'une jeune fille obèse et sans-gêne qui lui fera la surprise de lui présenter son enfant nouveau-né ; et celle du jeune étudiant qui l'a sauvé de la noyade : homosexuel, rejeté par ses parents, il se prostitue pour financer ses études. A leur contact et à celui des infirmières, ce vieil homme bourru va finalement s'humaniser.
    Mon avis : Je me souviens... il y a un peu plus d'un an, ma première chronique sur Babelio... j'avais choisi un livre qui reste aujourd'hui encore un excellent moment de lecture, un vrai trésor que je garde en moi, plein de fraîcheur et d'humanité, qui joue de façon humoristique avec les mots : " La tête en friche " de Marie -Sabine Roger. Depuis, je suis avec beaucoup d'intérêt les ouvrages de cette auteure, aussi bien dans le secteur jeunesse que dans le secteur adulte. Aucune déception avec " Bon rétablissement "... le même coup de cœur pour l'écriture de l'auteure, cet humour truculent malgré un regard acéré sur notre civilisation ; toujours la fraîcheur et la tendresse, un vrai bonheur de lecture. Peut-être aussi parce que j'adore les vieux bougons plein de mauvaise foi et que je suis tombée sous le charme de celui-là ; sa façon de maugréer porte à sourire même si sa vision de la vie fait parfois un peu grincer des dents. Vous l'aurez compris, j'attribue cinq étoiles parce qu'on ne peut en donner plus... pour moi, comme " La tête en friche ", ce roman est un livre d'exception (parmi ceux que j'ai lu, bien évidemment, il y en a tant que je ne lirai jamais...).
    Public : roman pour les adultes, accessible pour les juniors qui risquent cependant de ne pas en apprécier toute la saveur...
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    • Livres 5.00/5
    Par pyrouette, le 24 juillet 2013

    pyrouette
    Se retrouver à soixante-sept piges et des brouettes à l'hôpital sans se souvenir de ce qui s'est passé, c'est traumatisant, mais pour Jean-Pierre vieil ours renfrogné, ce n'est qu'un épisode observé du fond de son lit avec sa chemise d'hôpital. Les médecins, les infirmières, les sympas, les pressés, le manque d'intimité. Mais qui n'a pas connu la porte ouverte de la chambre d'hôpital alors qu'on est coincé dans le lit ? Et il s'en passe dans un hôpital ! Une comédie dramatique au goût sucré-salé, pimenté parfois. de la tendresse qui fait chaud au cœur, une réalité vu autrement, les livres de Marie-Sabine Roger font du bien, enlèvent une partie de la violence de notre quotidien, nous font accepter les différences et les contraintes de la vie en société. Je suis fan inconditionnelle !


    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2013/07/24/27699819.html#com..
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    • Livres 5.00/5
    Par litolff, le 10 septembre 2013

    litolff
    Voilà une lecture réjouissante ! Finalement, rien de tel qu'un séjour longue durée à l'hôpital pour se défaire de ses préjugés et se faire des copains.
    C'est une hospitalisation en chirurgie qui oblige Jean-Pierre, vieux bougon râleur cassé en plusieurs morceaux, à côtoyer une humanité qu'il exècre : mais l'hôpital est plein de surprises et les yeux de M. Râleur vont se déciller petit à petit.
    Marie-Sabine Roger dépeint avec beaucoup de tendresse et un humour décapant le mur invisible qui pourrit les relations humaines : peur, ignorance, mépris… et il y a fort à parier que si tous les grognons et les acariâtres, les snobs et les prétentieux suivaient malencontreusement les traces de Jean-Pierre, l'Humanité s'en porterait beaucoup mieux ! Chapeau bas à l'auteure pour sa verve étourdissante, Audiard a trouvé une héritière !
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Citations et extraits

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  • Par pyrouette, le 24 juillet 2013

    En termes de douleurs, la palette est très riche. Il y en a qui rongent et d’autres qui déchirent. Il y en a qui pressent, qui broient. Il y a la lancinante qui ne vous lâche pas. L’invasive, qui monte, qui monte, qui installe en sourdine son petit matos avant de déchaîner la grosse caisse et les cuivres. Celle qui vous pulse dans la pulpe. Celle qui vous plie en deux. Celles qui viennent outillées comme l’Inquisition, ici la hache et là, la scie…

    Il y a les douleurs salopes, qui vous réveillent en pleine nuit et attendent avec vous que le soleil se lève. Les douleurs viscérales et les douleurs osseuses. La familière, qui a fait son nid depuis longtemps, qui fait partie des habitudes… Celles qui se pointent au bal toujours accompagnées, qui entraînent les nausées à leur suite, ou les essoufflements, es oppressions, les vertiges, les frissons.

    Celles qui arrivent en fanfare de 14 juillet, le grand chambard du corps et toutes ses débâcles de ventre et d’estomac. Les grosses douleurs lourdes, qui lâchent leur boulet du quatrième étage. Les violentes, qui vous disloquent. Les petites douleurs putes, qui font leurs innocentes et jouent avec vos nerfs. Qui vous vrillent, vous agacent, vous tournent à l’intérieur comme une mouche à merde autour de votre tête.



    Au-delà d’un certain seuil, d’une certaine durée, on n’est plus rien, à part ce corps qui souffre.

    Plus d’idées, de patience, d’envie de se marrer.

    Quand on a vraiment mal, on n’a même plus, on n’a même plus d’endroit où pouvoir se réfugier.

    On est exproprié.
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  • Par claracambry, le 07 mars 2012

    Ce n'est pas la croyance qui me gêne , c'est ce que certains croyants en font.On a tué et on tuera encore au nom d'un Dieu hypothétique, auquel on prête - s'il existe - bien des médiocrités humaines.Au final, je me demande même ce que je crains le plus, de l'intégriste violent ou du prosélyte onctueux. Chacun brandit à la la face su monde son Dieu, ses préceptes et ses textes sacrés, comme autant de drapeaux dans un stade. Les fanatiques ne sont qu'une foutue bande de hooligans de merde : dangereux, hostiles et butés.
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  • Par mila0707, le 22 mai 2012

    Je tenais à mes parents, même si c'était des parents, avec tous les défauts que ça peut sous-entendre, question autorité et interdictions. Je tenais à mon père, surtout. Je le trouvais balèze, pas seulement pour ses biceps plus épais que des cuisses. Il était fort, vraiment. Droit planté dans ses bottes. Riche de convictions, à défaut d'autre chose. Un gueulard, un sanguin, mais qui trempait ses mouchoirs aux mariages, aux baptêmes, appelait ma mère Mon p'tit bouchon d'amour, en se foutant pas mal du ridicule, et n'avait jamais peur de lui dire Je t'aime.
    L'homme que j'aurais sûrement bien aimé devenir.
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  • Par canel, le 26 octobre 2012

    Il avait droit à tous les noms d'oiseaux. Tantouze, lopette, p'tite fiotte, pédé, c'était les plus flatteurs et les plus distingués.
    Son père était routier et le cognait chaque dimanche pour le guérir de ses mauvais penchants. Sa mère le consolait et l'appelait mon bébé. Il se faisait charrier par tous les cons de mon âge.
    Sa vie n'était qu'une tartine de fiel sur un quignon de pain moisi.
    Il s'est jeté du toit de sa maison, à la fin d'un week-end trop long. Sûrement découragé par la bêtise humaine. Il a raté son grand plongeon, et s'est retrouvé paraplégique.
    Il avait à peine quinze ans.
    Quand j'ai appris ce qui lui était arrivé, je me suis senti merdeux, même si je n'y étais pour rien à titre personnel - à titre plus "personnel" que les autres, en tout cas. Je ne lui avais jamais adressé la parole. Mais les regards en coin, les rires gras, les clins d'oeil, ça aussi ça peut pousser quelqu'un dans le vide, je crois. Du coup, si on fait bien le compte, on était quelques uns à le faire sauter du toit, ce soir-là. Son père en première ligne, et nous autres, en renfort. Nous tous, les hommes forts.
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  • Par mila0707, le 01 juin 2012

    [A propos des clients des toute jeunes prostituées à l'étranger]
    Et les clients ne manquent pas, la pénurie de fumiers n'est pas encore à craindre, on en trouve partout dans les nids à misère. Toujours dignes, toujours bourrés, le dessous de l’œil fripé, le teint brique. Ils me débectent. Ils sont vieux, ils sont laids. Ils sont pareils que moi, décatis, périmés. Mais ça ne les gêne pas pour frotter leurs gros bides, leur biroute affalée et leur couenne rancie sur des gamines qui ont l'âge de leur petites-filles.
    Je connais leurs blagues salaces et leurs discours malsains.
    " Ici c'est différent ; ça fait partie de leur culture ; qu'est-ce que tu veux, ils ont besoin d'argent, ça les aide à survivre..."
    Pour un peu, ils se croiraient philanthropes, ces cons-là.
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Marie-Sabine Roger - Trente-six chandelles .
Marie-Sabine Roger vous présente son ouvrage « Trente-six chandelles ». Parution le 20 août 2014 aux éditions du Rouergue. Rentrée littéraire 2014. http://www.mollat.com/livres/roger-marie-sabine-trente-six-chandelles-9782812606816.html Notes de Musique : ?It's Your Birthday!? (by Monk Turner + Fascinoma). Free Music Archives.








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