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ISBN : 2812601442
Éditeur : Editions du Rouergue (2010)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 96 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Dans les maternités, d'après moi,
il n'y a que des princesses et des princes charmants,
dans les petits berceaux en plastique.
Pas un seul nouveau-né qui soit découragé,
déçu, triste ou blasé.
Pas un seul qui arrive en se disant : > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par zabeth55, le 13 mars 2013

    zabeth55
    C'est l'histoire de jeunes adultes un peu paumés dans une société sans espoir.
    Alex, androgyne, indépendante
    Olivier, qui n'en à rien à cirer
    Cédric, fragile, qui se remet mal du départ de Lola
    Bernard, handicapé mental, optimiste et rieur
    Marlène est ses formules approximatives
    Bertrand, qui a capitulé devant Marlène
    Le décor n'a rien d'exaltant : une banlieue triste, une usine à poules, un canal triste dans une région sans avenir..
    Mais quelle fraîcheur de style pour décrire cette désespérance.
    C'est triste et drôle à la froid. C'est chaleureux.
    Les personnages sont tous attachants, même Marlène
    C'est très vivant et très visuel. Il pourrait en être fait une très belle adaptation cinématographique.
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    • Livres 5.00/5
    Par oops, le 23 octobre 2010

    oops
    En province, Alex, Cédric et Olivier dit le Mérou sont 3 écorchés de la vie, des trentenaires un peu paumés. La vie les fait se rencontrer autour de Gérard dit Roswell, un jeune handicapé qu'ils vont prendre en charge. Tous sont particulièrement humains, sensibles. Ils se révèlent au fil des pages, lucides, leurs têtes remplies de rêves. le talent de l'auteur c'est qu'elle met dans les petits riens de la vie, un optimisme hors du commun, grâce à un humour toujours sous-jacent, les situations déprimantes deviennent facétieuses...c'est ainsi qu'on réalise que la vie vaut vraiment le coup d'être vécue !
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    • Livres 4.00/5
    Par Eipoca, le 25 mars 2011

    Eipoca
    Alex, la trentaine et un style androgyne cultivé pour ne pas se faire embêter, a la bougeotte. Elle s'installe d'un coin à l'autre de la France au rythme des CDD qu'elle décroche. Cette fois, elle atterrit dans une campagne désolée et travaille dans une usine de volailles. Elle trouve une chambre où se loger chez un couple haut en couleurs, Marlène et Bertrand, qui "s'occupent" du frère handicapé de ce dernier, Gérard. Alex, qui a pour ligne de conduite de ne s'attacher à rien ni à personne, se prend d'affection pour cet homme qu'elle surnomme gentiment "Roswell". Elle lui parle, l'écoute, l'emmène en balade. Cédric, la trentaine aussi, vit dans cette campagne où il a grandit. Il s'ennuie, rêve d'une autre vie. Mais que faire? Mystère. Alors il zone, avec son pote Olivier, dit le Mérou. Lieu de prédilection: le bord du canal. C'est là que nos 4 protagonistes se rencontrent. A partir de ce moment, des flammèches d'espoir éclairent enfin leurs existences sans la moindre perspective. Il ne se passe rien, ou presque. Pourtant, un tel bain d'humanité, dépeint sans concession mais avec une réelle tendresse et beaucoup d'humour, fait un bien fou!
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    • Livres 5.00/5
    Par Histoiredenlire, le 27 octobre 2010

    Histoiredenlire
    Merci Marie-Sabine Roger pour ce roman plein de justesse ! Voilà qui redonne espoir et sourire en cette période difficile. Elle a su trouver les bons moments pour décrire la réalité du quotidien, notamment pour les jeunes adultes qui peinent à trouver leur place dans la société.
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    • Livres 4.00/5
    Par petite_fleur, le 11 octobre 2010

    petite_fleur
    J'ai pensé à L'annonce de Marie-Hélène Lafon (même si l'histoire n'est pas du tout la même), pour ces deux personnages qui se croisent, et cette tristesse ambiante d'où ressort comme une douce lumière. A ceci prêt que la plume de Marie-Sabine Roger est plus optimiste dans sa description des petits riens, par petites touches d'humour qui apporte une sorte d'optimisme au milieu de la déprime des héros.
    On sourit, on s'attendrit beaucoup aussi. Pas d'apitoiement. Petit à petit, les personnages dévoilent leur vrai visage : des gens sensibles et attachants, pleins de rêves qu'ils n'ont pas toujours pu réaliser, mais qui refusent de s'avouer vaincus.
    "C'est un peu ça que je ne veux pas faire : ranger mes rêves au fond d'un tiroir-caisse, et rendre la monnaie sur tous mes faux espoirs. "
    On retrouve la simplicité des personnages de La tête en friche, mais avec une tristesse, un gris qui teinte le tout et n'en fait que plus ressortir la poésie du texte. Pourtant au final, Marie-Sabine Roger nous livre là une fable pleine d'espoir et de bonheur. Ca aurait pu mièvre, c'est simplement juste. Un vrai bonheur encore une fois !

    Lien : http://nourrituresentoutgenre.blogspot.com/2010/10/vivement-lavenir-..
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Citations et extraits

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  • Par petite_fleur, le 02 octobre 2010

    Putain, les dents de lait ! Rien que d'y repenser j'en ai eu des frissons !
    Chez moi, quand j'étais petit, on nous les arrachait à la ficelle. S'il y a un truc de taré, c'est celui-là, je vous jure ! Ma mère accrochait la dent qui branlait à un fil, le fil à la poignée d'une porte. Une saloperie de fil chinois, celui qui résiste tellement bien aux tractions que tu peux toujours essayer de le casser entre tes mains : t'as beau forcer comme un âne, tu t'entailles la peu des doigts jusqu'à la pulpe et puis c'est tout.
    Le future édenté se mettait d'un côté du battant, tout tremblant, et mon père de l'autre.
    Après, il y avait un rituel à la con. Il fallait toquer à la porte.
    Le bourreau répondait :
    - Qui est là ?
    Comme s'il ne le savait pas, l'enfoiré !
    Et l'agneau du méchoui - mon frère, ma sœur ou moi, selon - répondait d'une voix constipée :
    - C'est moi !
    - À qui voulez-vous parler ?
    On voulait plus parler à personne, on voulait seulement enlever la ficelle, se barrer en courant, et garder cette putain de dent de lait pour toujours dans sa bouche, tant pis si elle battait de l'aile.
    Mais le bourreau insistait :
    - À qui voulez-vous parlez ? avec une sale voix sirupeuse.
    Alors, tout en faisant la goutte dans le slip, tellement on crevait de trouille, on bêlait :
    - Je voudrais parler à la petite souris...
    (Enfin, ça donnait plutôt "ze vou'rais 'arler à la 'etite chouris" à cause de la ficelle qui tenait notre dent au collet, plus serrée qu'une main d'étrangleur sur le cou frêle de sa victime.)
    Et là, vlan !Mon père tirait la porte à lui d'un coup sec, en gueulant :
    - Elle est iciii !
    (...)
    La souris n'avait plus qu'à passer.
    La nuit suivante, on l'attendait, à trois, bien décidés à lui faire sa fête.
    Mon frère foutait une tapette à l'entrée de la chambre, ma sœur faisait le guet sur le lit du dessus, un gros bouquin bien lourd à portée de main, moi je mettais du râpé dans une boîte d'allumettes toute badigeonnée de colle en dedans, que je laissais grande ouverte, à côté de la dent placée sous l'oreiller. Comme ça, quand elle viendrait, cette salope de souris, si elle ne se faisait pas niquer par le piège ou écraser comme une merde sous le bouquin lâché par ma sœur, alléchée comme le renard, elle s'y collerait les pattes, et je la ferais prisonnière, le temps d'aller la jeter au canal.
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  • Par luocine, le 17 octobre 2010

    Marlène, elle a le vin récapitulatif.

    Au bout d’un moment, sous la couche de fond de teint et les mèches blond platine aux racines châtain foncé, je ne vois plus qu’une vieille ado qui arrive un peu trop tard sur le quai de la gare, quand le train est parti. Elle est déjà rancie comme un vieux bout de lard. Elle a la quarantaine salement amochée. Elle est triste.

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  • Par calamitysab, le 24 septembre 2010

    Faites pas chier avec la bière! c'est que de l'orge et du houblon, ça fait pas de mal, les céréales! La vie est courte?!(...) Quand ele finira on nous mettra où ça? Hein? En bière justement! Ben moi au moins je m'accoutume!

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  • Par saxaoul, le 14 octobre 2010

    "On a beau se forcer à faire le ménage, ça finit toujours par venir, les idées. Et ces temps-ci, c'est pas génial ce qui me passe par la tête." p. 44

    "Seulement, jour après jour, on s'use. On finit par s'aimer machinal, pilote automatique." p. 120

    "Combien de gens s'abonnent au malheur, tout seuls, comme des grands, et ne résilient plus l'abonnement ?" p. 150
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  • Par Marsup, le 12 septembre 2010

    C'est un peu ça que je ne veux pas faire : ranger mes rêves au fond d'un tiroir-caisse, et rendre la monnaie sur tous mes faux espoirs.

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La chronique de Gérard Collard - Bon rétablissement
Avant de partir en week-end, Gérard Collard vous propose une petite pépite littéraire... Un livre drôle, méchant dans la même veine que "Les Tontons flingueurs". Il s'agit du livre de Marie-Sabine Roger "Bon rétablissement" aux éditions Rouergue Regardez... La présentation du livre "Bon rétablissement" par l'éditeur : « Depuis que je suis là, le monde entier me souhaite Bon rétablissement, par téléphone, mail, courrier, personnes interposées. Par pigeons voyageurs, ça ne saurait tarder. Bon rétablissement. Quelle formule à la con ! » « Veuf, sans enfants ni chien », Jean-Pierre est un vieil ours bourru et solitaire, à la retraite depuis sept ans. Suite à un accident bien étrange, le voilà immobilisé pendant des semaines à l'hôpital. Il ne pouvait pas imaginer pire. Et pourtant, depuis son lit, il va faire des rencontres inattendues qui bousculeront son égoïsme... Avec sa verve habituelle et son humanisme, Marie-Sabine Roger nous offre une nouvelle fois une galerie de portraits hauts en couleur. C'est un tableau doux-amer qu'elle peint de l'hôpital, avec l'humour et le sens de la formule qui la caractérisent, et qui ont fait le succès de ses deux précédents romans, La tête en friche et Vivement l'avenir. Vous pouvez commander "Bon rétablissement" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com








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