ISBN : 2812601442
Éditeur : Editions du Rouergue (2010)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 60 notes) Ajouter à mes livres
"Dans les maternités, d'après moi,
il n'y a que des princesses et des princes charmants,
dans les petits berceaux en plastique.
Pas un seul nouveau-né qui soit découragé,
déçu, triste ou blasé.
Pas un seul qui arrive en se disant : > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par oops, le 23 octobre 2010

    oops
    En province, Alex, Cédric et Olivier dit le Mérou sont 3 écorchés de la vie, des trentenaires un peu paumés. La vie les fait se rencontrer autour de Gérard dit Roswell, un jeune handicapé qu'ils vont prendre en charge. Tous sont particulièrement humains, sensibles. Ils se révèlent au fil des pages, lucides, leurs têtes remplies de rêves. le talent de l'auteur c'est qu'elle met dans les petits riens de la vie, un optimisme hors du commun, grâce à un humour toujours sous-jacent, les situations déprimantes deviennent facétieuses...c'est ainsi qu'on réalise que la vie vaut vraiment le coup d'être vécue !
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    • Livres 5.00/5
    Par Histoiredenlire, le 27 octobre 2010

    Histoiredenlire
    Merci Marie-Sabine Roger pour ce roman plein de justesse ! Voilà qui redonne espoir et sourire en cette période difficile. Elle a su trouver les bons moments pour décrire la réalité du quotidien, notamment pour les jeunes adultes qui peinent à trouver leur place dans la société.
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    • Livres 4.00/5
    Par Eipoca, le 25 mars 2011

    Eipoca
    Alex, la trentaine et un style androgyne cultivé pour ne pas se faire embêter, a la bougeotte. Elle s'installe d'un coin à l'autre de la France au rythme des CDD qu'elle décroche. Cette fois, elle atterrit dans une campagne désolée et travaille dans une usine de volailles. Elle trouve une chambre où se loger chez un couple haut en couleurs, Marlène et Bertrand, qui "s'occupent" du frère handicapé de ce dernier, Gérard. Alex, qui a pour ligne de conduite de ne s'attacher à rien ni à personne, se prend d'affection pour cet homme qu'elle surnomme gentiment "Roswell". Elle lui parle, l'écoute, l'emmène en balade. Cédric, la trentaine aussi, vit dans cette campagne où il a grandit. Il s'ennuie, rêve d'une autre vie. Mais que faire? Mystère. Alors il zone, avec son pote Olivier, dit le Mérou. Lieu de prédilection: le bord du canal. C'est là que nos 4 protagonistes se rencontrent. A partir de ce moment, des flammèches d'espoir éclairent enfin leurs existences sans la moindre perspective. Il ne se passe rien, ou presque. Pourtant, un tel bain d'humanité, dépeint sans concession mais avec une réelle tendresse et beaucoup d'humour, fait un bien fou!
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    • Livres 4.00/5
    Par petite_fleur, le 11 octobre 2010

    petite_fleur
    J'ai pensé à L'annonce de Marie-Hélène Lafon (même si l'histoire n'est pas du tout la même), pour ces deux personnages qui se croisent, et cette tristesse ambiante d'où ressort comme une douce lumière. A ceci prêt que la plume de Marie-Sabine Roger est plus optimiste dans sa description des petits riens, par petites touches d'humour qui apporte une sorte d'optimisme au milieu de la déprime des héros.
    On sourit, on s'attendrit beaucoup aussi. Pas d'apitoiement. Petit à petit, les personnages dévoilent leur vrai visage : des gens sensibles et attachants, pleins de rêves qu'ils n'ont pas toujours pu réaliser, mais qui refusent de s'avouer vaincus.
    "C'est un peu ça que je ne veux pas faire : ranger mes rêves au fond d'un tiroir-caisse, et rendre la monnaie sur tous mes faux espoirs. "
    On retrouve la simplicité des personnages de La tête en friche, mais avec une tristesse, un gris qui teinte le tout et n'en fait que plus ressortir la poésie du texte. Pourtant au final, Marie-Sabine Roger nous livre là une fable pleine d'espoir et de bonheur. Ca aurait pu mièvre, c'est simplement juste. Un vrai bonheur encore une fois !

    Lien : http://nourrituresentoutgenre.blogspot.com/2010/10/vivement-lavenir-..
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  • Par clairette, le 12 avril 2011

    clairette
    Au centre de l'histoire, il y a Gérard; un adulte handicapé.
    Il "n'a pas de vision intégrale des choses, il manque un peu de connexion". "Il n'est jamais synchrone avec nous, avec rien." " il vit dans un autre monde, un monde parallèle.[...] il aime regarder la télé, et manger".
    Il faut dire que c'est ce à quoi se limite son univers à Gérard. Il vit chez Marlène et Bertrand, son frère. Lui il travaille à l'usine et elle, elle s'occupe de lui. Mais un peu à minima....Et Marlène, elle songe même à l'abandonner sur le bord de la route, comme on ferait avec un animal sur la route des vacances.....
    Mais Alex a tout entendu. Alex, elle loue une chambre chez Marlène et Bertrand, pour pouvoir travailler en CDD dans le poulailler industriel d'à côté. Elle a trente ans et le physique d'un jeune adolescent. Elle s'est prise d'affection pour Gérard, même si elle le surnomme Roswell.
    Elle décide même de lui construire une sorte de poussette pour pouvoir l'emmener se promener un peu le long du canal.
    Et c'est le long du canal qu'elle va rencontrer Cédric et Olivier.
    Olivier Lemauroux, dit " le Mérou" par son ami Cédric.
    Le Mérou sa passion c'est de boire des canettes de bière et de les lancer dans le canal. Il veut " construire" un barrage avec. Alors il s'entraîne au lancer de précision.
    Cédric est revenu vivre chez ses parents après sa rupture avec Lola... il " cherche du travail", et tente de se remettre de sa rupture.
    L'entraînement du Mérou au lancer de canettes est bien utile le jour où il permet de sauver Alex de 2 dealers sur le bord du canal. Et il permet aussi la rencontre entre ces quatre adultes, Alex, Olivier et Cédric et Gérard. Des liens se créent et aucun des 4 personnages ne ressortira indemne de cette relation
    Mon avis:
    Certains trouveront ce livre plein de bons sentiments, mièvre, irréaliste sûrement. Comme si les personnages vivaient au pays des Bisounours.
    Mais moi j'ai bien aimé; j'ai même dévoré. C'est une bulle de tendresse, un livre qui redonne un peu goût à la vie, en " l'humanité de l'homme " ( vous m'excuserez l'expression pompeuse).Ça donne envie d'espérer un peu que tout n'est pas aussi noir.
    Et puis il faut dire que Marie Sabine Roger à l'art de manier les mots.
    http://lireetrelire.blogspot.com/2011/04/vivement-lavenir-marie-sabine-roger.html

    Lien : http://lireetrelire.blogspot.com/
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Citations et extraits

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  • Par Lizouzou, le 16 mai 2012

    Le seul sens que je trouve à ma vie, c'est un sens giratoire. J'avance sans arrêt mais je n'arrive pas à rien, sauf à me retrouver toujours au même point. Si un jour je trouve ma voie, ce sera sûrement une impasse.
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  • Par Lizouzou, le 16 mai 2012

    Il y a des romans qui se nouent, des histoires qui s'éffilochent. Certains regards caressent, et parfois déshabillent et d'autres semblent empoisonnés.
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  • Par petite_fleur, le 02 octobre 2010

    Putain, les dents de lait ! Rien que d'y repenser j'en ai eu des frissons !
    Chez moi, quand j'étais petit, on nous les arrachait à la ficelle. S'il y a un truc de taré, c'est celui-là, je vous jure ! Ma mère accrochait la dent qui branlait à un fil, le fil à la poignée d'une porte. Une saloperie de fil chinois, celui qui résiste tellement bien aux tractions que tu peux toujours essayer de le casser entre tes mains : t'as beau forcer comme un âne, tu t'entailles la peu des doigts jusqu'à la pulpe et puis c'est tout.
    Le future édenté se mettait d'un côté du battant, tout tremblant, et mon père de l'autre.
    Après, il y avait un rituel à la con. Il fallait toquer à la porte.
    Le bourreau répondait :
    - Qui est là ?
    Comme s'il ne le savait pas, l'enfoiré !
    Et l'agneau du méchoui - mon frère, ma sœur ou moi, selon - répondait d'une voix constipée :
    - C'est moi !
    - À qui voulez-vous parler ?
    On voulait plus parler à personne, on voulait seulement enlever la ficelle, se barrer en courant, et garder cette putain de dent de lait pour toujours dans sa bouche, tant pis si elle battait de l'aile.
    Mais le bourreau insistait :
    - À qui voulez-vous parlez ? avec une sale voix sirupeuse.
    Alors, tout en faisant la goutte dans le slip, tellement on crevait de trouille, on bêlait :
    - Je voudrais parler à la petite souris...
    (Enfin, ça donnait plutôt "ze vou'rais 'arler à la 'etite chouris" à cause de la ficelle qui tenait notre dent au collet, plus serrée qu'une main d'étrangleur sur le cou frêle de sa victime.)
    Et là, vlan !Mon père tirait la porte à lui d'un coup sec, en gueulant :
    - Elle est iciii !
    (...)
    La souris n'avait plus qu'à passer.
    La nuit suivante, on l'attendait, à trois, bien décidés à lui faire sa fête.
    Mon frère foutait une tapette à l'entrée de la chambre, ma sœur faisait le guet sur le lit du dessus, un gros bouquin bien lourd à portée de main, moi je mettais du râpé dans une boîte d'allumettes toute badigeonnée de colle en dedans, que je laissais grande ouverte, à côté de la dent placée sous l'oreiller. Comme ça, quand elle viendrait, cette salope de souris, si elle ne se faisait pas niquer par le piège ou écraser comme une merde sous le bouquin lâché par ma sœur, alléchée comme le renard, elle s'y collerait les pattes, et je la ferais prisonnière, le temps d'aller la jeter au canal.
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  • Par luocine, le 17 octobre 2010

    Marlène, elle a le vin récapitulatif.

    Au bout d’un moment, sous la couche de fond de teint et les mèches blond platine aux racines châtain foncé, je ne vois plus qu’une vieille ado qui arrive un peu trop tard sur le quai de la gare, quand le train est parti. Elle est déjà rancie comme un vieux bout de lard. Elle a la quarantaine salement amochée. Elle est triste.

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  • Par saxaoul, le 14 octobre 2010

    "On a beau se forcer à faire le ménage, ça finit toujours par venir, les idées. Et ces temps-ci, c'est pas génial ce qui me passe par la tête." p. 44

    "Seulement, jour après jour, on s'use. On finit par s'aimer machinal, pilote automatique." p. 120

    "Combien de gens s'abonnent au malheur, tout seuls, comme des grands, et ne résilient plus l'abonnement ?" p. 150
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Videos de Marie-Sabine Roger

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Vidéo de Marie-Sabine Roger

Des petites animations réalisées avec les personnages et l'univers de la série d'albums pour enfants "Clapinette et Fourtou". Textes de Marie-Sabine Roger. Dessins de Sylvie Albert. Montage sur la bande son "Le Commerçant Des Rues", un titre de Chanson Plus Bifluorée.








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