ISBN : 2021000176
Éditeur : Editions du Seuil (2010)


Note moyenne : 3.27/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
En 2003, de retout d'Afghanistan, j'avais du m'arrêter à Bakou Azerbaïdjan. Je logeai dans un hôtel portant le non, Apchéron, de la péninsule sur laquelle est construite la ville. J'écrivais alors "Suite à l'hôtel de Crystal" un livre composé d'une quarantaine d'histoir... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 07 mars 2011

    brigetoun
    Idée de base doucement drolatique, mais pas sans petit arrière-goût de finitude, vieillissement. Et de là dérive, voyage permettant d'évoquer ce que l'on veut.
    Texte plein de références, au point d'être un peu lassant, au début, quand certaines paraissent un peu gratuites, comme un étalage de cartes de visite, très vite enrichissantes au contraire, nourries et nourrissant le texte, le faisant rebondir.
    Et permettant de découvrir des personnages fascinants, un peu en marge, avec cette façon merveilleuse de conter, de camper, de faire vivre. qu'a Olivier Rollin.
    Et la mort bien entendu toujours, la mort prévue et non réalisée, la mort d'époques, la mort des personnages, la maladie des paysages. le corps aussi, et l'autoportrait, avec l'élégance de l'autodérision.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par bardamu, le 23 avril 2010

    bardamu
    Olivier Rolin est très crédible dans ce que l'on pourrait appeler son journal de bord de voyage. Comme à son habitude ses réflexions sont mêlées de remarques qui dénotent sa grande culture générale. On le suit jusqu'au bout et cet ouvrage a le mérite d'être court. Les diverses photographies s'insèrent bien dans le texte.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Minh Tran Huy pour le Magazine Littéraire

    On écrit parfois pour le plaisir de vivre d'autres vies que la sienne : Suite à l'hôtel Crystal, paru en 2004 dans la belle collection de Maurice Olender, «La Librairie du XXIe siècle», avait permis à Olivier Roli... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 07 mars 2011

    Merveille des livres, de la lecture - je le remarque en passant, au risque de la naïveté - accroissement formidable de la vie, celle qu'on vit et celle qui est une ombre après la mort : près d'un siècle après qu'il est passé par ces lieux, un écrivain français revit les émotions d'un jeune capitaine anglais ; il voit, par la fenêtre de la chambre 49, la mer que brouille une brume de chaleur, et ne même temps celle sur laquelle arrive, au petit matin du 12 juillet 1918, le vapeur de Bakou ...
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  • Par brigetoun, le 07 mars 2011

    Repensant aux analyses de "La Chambre claire", je comprends mieux, plus complètement, le trouble créé par la photo de la jeune "martyre" du Haut-Karabakh ; "cela est mort et cela va mourir", toute photographie écrase le temps, produit un "futur antérieur" de la mort, mais superlativement celle qui grave les signes de la vie - regard de côté, mèches tombant sur le front, main ployée sous le menton - sur la pierre noire de la mort.
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  • Par brigetoun, le 07 mars 2011

    Mehmet ressemble de façon frappante à l'écrivain argentin Ernesto Sàbato. (Je sais, j'ai la manie de trouver des ressemblances ; c'est ainsi, j'ai tendance à voir le monde comme un jeu de miroirs, un réseau de correspondances. Il semble que j'en sois resté à ce stade du savoir que Foucault, dans 'Les Mots et les Choses", fait se terminer à la fin du seizième siècle, et que structurent les figures de la similitude.
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  • Par brigetoun, le 07 mars 2011

    Tombé d'un minaret proche du palais des Shirvanshahs, l'appel d'un muezzin suspend dans l'air de frêles festons sonores - si discret, presque plaintif, qu'il en devient émouvant. Le Dieu qu'invoque cette voix de violoncelle n'a pas l'air terrible, on l'inviterait bien au restau, justement on dîne seul ce soir - comme tant d'autres soirs. Les feuilles des figuiers plaquent des mains vertes, tremblantes, sur le ciel.
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  • Par brigetoun, le 07 mars 2011

    Le vieil édenté, une canette de bière à la main, regarde la ville éclairée par les saccades lumineuses d'un bombardement de fantaisie, les fusées tombent en sifflant autour de lui, grésillent dans la mer visqueuse, gonflée de lentes ondulations de serpent noir. Il en a vu d'autres, en fait d'incendies nocturnes, il connaît la guerre, la vraie, la pire, c'est un ancien colonel de l'Armée rouge.
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