ISBN : 9782818006009
Éditeur : P.O.L. (2011)


Note moyenne : 2.55/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Faut-il prendre au sérieux les menaces d’enlèvement qu’un groupuscule islamiste fait peser sur Britney Spears ? Les services français (les meilleurs du monde) pensent que oui.
Certes, l’agent qu’ils enverront à Los Angeles pour suivre cette affaire présente quelqu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par johaylex, le 29 février 2012

    johaylex
    « le ravissement de Britney Spears »,
    Jean Rolin canonise les starlettes entre satire et effroi
    C'est d'abord son titre mystérieux, pouvant aussi bien évoquer Marguerite Duras avec « Le Ravissement de Lol V. Stein » que « le ravissement De Saint Paul », épisode de la seconde lettre aux corinthiens, qui frappe l'esprit dans les trente-trois ( !) chapitres de prédication du dernier roman de Jean Rolin.
    L'auteur de « l'Organisation » joue avec habileté des sens du mot « ravissement » - entre rapt, admiration et extase - pour nous livrer une vision stupéfiante de la ville de Los Angeles, cette Babylone et Jérusalem moderne.
    L'intrigue, un agent secret français ne sachant pas conduire missionné à Los Angeles pour déjouer une obscure menace d'enlèvement par des islamistes sur Britney Spears, est prétexte à la vision faussement mélancolique et totalement jubilatoire (à moins que ce ne soit l'inverse), par les vitres d'autobus, d'un monde ayant pour seule ambition de faire parti du panthéon hollywoodien, sinon télévisuel ; vision où la description de simples itinéraires en autobus devient poésie.
    Sublimant les procédés de Bret Easton Ellis, Jean Rolin fait du name-dropping une nouvelle « Légende dorée » dans laquelle la désincarnation serait divine au point qu'un simple tatouage prouverait la foi absolue, et surtout où les quartiers pauvres seraient survolés par les autoroutes de la cité tentaculaire bien protégée. Toutefois, même si le réel paraît lointain, l'humanité affleure encore quand ces dieux ressemblent à leurs fidèles en se gavant de junk-food ou quand le bout d'une piste d'aéroport dévoile un paradis perdu qui abrite de pauvres écureuils.
    Mais le roman frise surtout le génie dans le récit que fait le narrateur de sa mission, une fois celle-ci compromise, à un chef de la sécurité des frontières du Tadjikistan, pays où il se trouve désormais relégué. Car la confrontation entre le compte-rendu des émotions factices des starlettes et la menace terroriste bien réelle à laquelle le militaire fait face au quotidien, si elle ne manque pas de sel (« il n'y a que [ces] histoires qui arrivent à [le] faire dormir »), fait surtout frissonner.
    Et l'on ne sait si l'épilogue ouvre sur une guerre imminente ou sur la violence comme seul divertissement possible dans le réel incarné.
    A la fois vain et essentiel.
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    • Livres 3.00/5
    Par ygounin, le 25 mai 2012

    ygounin
    En dépit de la vénération dans laquelle je tiens Jean Rolin, j'ai été déçu par son dernier opus.
    S'il écrit toujours à la première personne, l'auteur se glisse dans la peau d'un improbable agent secret français dépêché à Los Angeles pour aller déjouer le kidnapping de Britney Spears ourdi par une association terroriste.
    Certes, la plume de Jean Rolin est toujours aussi vagabonde et toujours aussi caustique. Comme dans ses précédents carnets de voyage, on retrouve l'ironie mordante et l'empathie qui caractérisent ce grand reporter.
    Mais, le biotope californien lui convient moins bien que l'Hexagone. Ses errances dans le metro de Los Angeles nous parlent moins que ses déambulations le long du péripéhrique parisien.
    Cher Jean Rolin, revenez-nous vite !
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    • Livres 3.00/5
    Par brigittelascombe, le 21 novembre 2011

    brigittelascombe
    La Cité des Anges californienne serait-elle un enfer (sexe, gloire et cocaïne), où l'argent coulant à flot, certains groupes terroristes pourraient,le cas échéant kidnapper une ravissante ravie de la crèche hollywoodienne style Britney Spears moyennant rançon?
    Voilà le lieu, le thème et l'héroïne choisis par Jean Rolin pour camper le décor de son nouveau roman le ravissement de Britney Spears.
    Son anti-héros, agent secret français, dépêché sur les lieux par le "colonel Otchakov", occupe la chambre de Jim Morison dans un motel et se déplace en bus (car sans permis) alors que Britney a été hospitalisée quelques mois auparavant au Cedars Sinai, en neur-psychiatrie puis mise sous tutelle paternelle.
    C'est surtout; plus que le fantasme fait femme et l'anticonformisme choc de Britney (la sans culotte au garde du corps prévenant) and co (genre la pieuse Katy Perry au Jésus tatoué sur le poignet, Lady Gaga au rosaire avalé dans un clip blasphématoire, Lindsay Lohan complice mise à pied de l'époque éclatée); le paparrazisme agressif (lancé par Fuck qui a fait fortune) qui donne aux lecteurs la star en pâture, les blogs déstabilisants qui dévoilent sa vie privée, internet qui la fait naitre d'un père bon à rien porté sur la bouteille,les groupies illuminées et l'industrie ("Enfer et damnation"!) qui tourne autour de telles idoles qu'a voulu étudier d'une loupe ironiqueJean Rolin car des menaces d'attentat peuvent "la mettre à genoux" (l'industrie pas Britney bien sûr!).
    "Le monde dans lequel nous vivons n'est pas le meilleur possible".
    Triste constat!
    Un livre farfelu et distrayant.
    Jean Rolin, reporter et écrivain qui a reçu le prix Médicis 1996 pour L'organisation et le prix Albert Londres pour le journalisme en 1998, est allé enquêter sur place "avec une précision quasi anthropologique" (dixit Culture-Match) pour écrire vrai et se mettre dans la peau du personnage de l'agent secret mélancolique (qui va flasher, petit rajout perso, sur Wendy, une pseudo-Britney :Voilà l'un des avantages de l'écriture!!!).
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    • Livres 2.00/5
    Par brusc, le 11 décembre 2011

    brusc
    Faut-il prendre au sérieux les menaces d'enlèvement qu'un groupuscule islamiste fait peser sur Britney Spears ? nous interpelle la quatrième de couverture. Je dirais même plus, faut-il prendre Jean Rolin au sérieux avec cette histoire d'agent secret (ah bon, heureusement que l'éditeur nous le souffle), d'aller-retour entre Los Angeles et le Tadjikistan, de paparazzis aux noms aussi évocateurs que Fuck (celui-là meurt à la fin mais on ne sait pas pourquoi). Je n'en suis pas si sûre.
    Avec Jean Rolin, il faut aimer les descriptions de carrefours, de bas-côtés de routes, de dessous de ponts, autoroutiers de préférence, de rivières aux rives canalisées et taguées, de zones portuaires délaissées, de jardins publics inaccessibles, de réseaux de transports en commun, de motels de seconde zone. Et le suivre sans se poser de questions dans ses pérégrinations improbables de barbouze à pied. Et Britney Spears, me direz-vous, qu'est ce qu'elle vient faire là-dedans ? Ben rien. Juste un prétexte. Donc, à vous de voir avant de vous engager dans cette lecture. Ou vous suivez l'auteur sans rechigner, juste parce que c'est un ami avec qui vous avez passé de bons moments et, pour lui faire plaisir, vous voulez bien lui céder son dernier petit caprice littéraire. Si vous espérer davantage - amour, gloire et beauté - je vous déconseille de le lire car même s'il y met le ton, la forme et le talent, l'histoire qu'il vous raconte là a le sacré pouvoir de vous faire piquer du nez.
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    • Livres 3.00/5
    Par jostein, le 18 octobre 2011

    jostein
    Ce livre fut pour moi une agréable pause dans mes lectures de la rentrée littéraire grâce au ton enjoué et à l'ironie de l'auteur. On imagine aisément le style de l'histoire lorsque l'on sait que le narrateur est envoyé par les Services Secrets afin de déjouer un enlèvement de Britney Spears par des terroristes musulmans. D'autant plus que cette mission débute le 1er avril.
    " A quiconque mettrait en doute à priori la vraisemblance des menaces d'enlèvement ou d'assassinat pesant sur la chanteuse, j'objecterai qu'il n'est guère plus absurde- et plutôt plus facile- de s'en prendre à Britney Spears qu'aux tours du Word Trade Center, et que la valeur symbolique de la première, aux yeux du public américain, est à peine moindre que celle des secondes."
    Je ne suis pas fan de Britney Spears, ni de sa concurrente Lindsay Lohan, qui semble toutefois attirer davantage notre espion français et je dois dire que le fond de cette histoire m'a peu intéressée. Même, si toutefois, le regard lucide et ironique sur ces starlettes capricieuses et défraîchies par leurs frasques et le récit épique de certaines scènes de paparazzi sont intéressants.
    D'ailleurs, l'auteur a une vision éclairée et légèrement moqueuse de la press people et des femmes qui la font vivre, de l'art (Mark Rothko)ou des services secrets. C'est ce qui fait vraiment le charme du livre.
    "Qui lit la press people ou regarde les émissions de téléréalité? fulminait-il, les femmes!"" Et pourquoi? Parce qu'elles se détestent entre elles, et qu'elles n'aiment rien tant que de voir souffrir d'autres femmes!"
    Cette lecture est aussi l'occasion de découvrir Los Angeles. Mais là, j'avoue que ne connaissant pas cette ville, je me suis perdue sur les traces de mon guide qui arpente les lignes de bus et les rues et je me suis essoufflée et lassée derrière son rythme effréné. Par contre, j'ai apprécié sa vision des bâtiments, notamment des hôtels et magasins de stars et ses allusions aux SDF et squatters qui traînent dans les coins sombres. On peut apprécier aussi le récit de l'enterrement de Daryl Gates, ancien chef de la police de Los Angeles.
    " Los Angeles, la ville où l'on brûle, où l'on flambe..."
    Les personnages sont étonnants, que ce soit le narrateur, son ami espion du KGB Shotemur ou Fuck, son contact à Los Angeles.
    C'est donc un livre à lire pour sa forme et ses anecdotes, mais pas pour le vie de Britney Spears, dont on parle peu, heureusement.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-le-ravissement-de-b..
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Critiques presse (5)


  • LesEchos , le 13 septembre 2011
    On se baladera avec autant de plaisir le nez en l'air à travers la ville décrite de façon méticuleuse par un Jean Rolin frôlant la monomanie. […] On rira beaucoup, surtout.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • LeSoir , le 05 septembre 2011
    Comme dans la plupart de ses ouvrages, des récits plus que des fictions, le narrateur officie à la première personne. Il conjugue comme Rolin une subtile nonchalance avec l'art de regarder dans les coins, là où l'œil ne va que s'il se méfie des images de façade.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • LeMonde , le 02 septembre 2011
    L'humour et la mélancolie, le premier puisant nombre de ses traits dans la seconde, confèrent à ce roman une tonalité très étrange.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LaLibreBelgique , le 02 septembre 2011
    A travers la chanteuse, Jean Rolin parle de Los Angeles. […] Écrivain voyageur, il nous fait sentir cette ville.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Telerama , le 18 août 2011
    A partir d'une plongée dans le show-business, Rolin confirme son talent à saisir notre époque.
    Lire la critique sur le site : Telerama

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Citations et extraits

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  • Par r_musitelli, le 02 avril 2012

    Quoi qu'il en soit , et sans m'exposer, du moins je l'espère, à des poursuites pour manquement de mon devoir de réserve, je peux tout de même révéler que dans la définition que m'en avait donné le colonel Otchakov, ma mission consistait à prévenir une tentative d'assassinat de Britney Spears, ou d'enlèvement de celle-ci, par un groupuscule islamiste : avertis de ce projet, par des voies que je continue d'ignorer, avant les services américains, les nôtres ambitionnaient de retirer de cette circonstance de grands avantages de prestige, en soustrayant in extremis, fut-ce au prix d'un enlèvement - mais pour la bonne cause -, la chanteuse à ses ravisseurs (ou à ses assassins), et en la faisant réapparaitre, au moment où l'inquiétude du public et des autorités aurait atteint son apogée, en un point du territoire français qui vraisemblablement, afin de ne pas l'avoir trop longtemps sur les bras, et de ne pas risquer de l'abimer en la trimballant çà et là, aurait été choisi quelque part dans le Antilles, en évitant si possible la Guadeloupe en raison du climat politique et social prévalant sur cette île.
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  • Par Lolokili, le 28 avril 2012

    A l’intérieur même de la rame, je relevai celle-ci [inscription], qui témoignait d’une confiance limitée dans le bon sens de la clientèle hispanique : « Por favor, no descarge su pistola al aire este Año nuevo » (S’il vous plait, ne déchargez pas votre pistolet en l’air à l’occasion du Nouvel An).
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  • Par Kanelbulle, le 11 février 2012

    J'ai toujours eu un faible pour tout ce qui assure un service continu, tout ce qui préserve au cœur de la nuit une forme quelconque de vie, qu'il s'agisse d'un bar ou d'une chapelle consacrée à l'adoration perpétuelle du Saint-Sacrement, même si j'ai fréquenté les premiers, il faut en convenir, plus assidûment que les secondes.
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  • Par Kanelbulle, le 11 février 2012

    À quiconque mettrait en doute a priori la vraisemblance des menaces d'enlèvement ou d'assassinat pesant sur la chanteuse, j'objecterai qu'il n'est guère plus absurde - et plutôt plus facile - de s'en prendre à Britney Spears qu'aux tours du World Trade Center, et que la valeur symbolique de la première, aux yeux du public américain, et à peine moindre que celle des secondes.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 21 novembre 2011

    Les femmes adorent les problèmes,reprenait Serge, elles adorent le drama-il grimaçait,roulait des yeux,haussait les sourcils,se tordait la bouche dans une imitation plus ou moins convaincante de ces adoratives du drama,avant de sortir un kleenex de sa poche et de se moucher bruyamment-elles adorent les bad boys,les petites frappes...
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