ISBN : 2814500228
Éditeur : publie.net


Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
Ce que représente Olivier Rolin n’est pas limité à son oeuvre, d’abord parce que ses livres sont des formes ouvertes, en appel au monde ou renvoyant vers lui. Ports, routes, légendes, travail minutieux d’inventaire du non recensé, et basculement dans l’invention romanes... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 28 novembre 2009

    brigetoun
    le plaisir de la lecture, même sans se référer tout de suite aux textes qui .en sont l'objet, évocation que, dans mon inculture, je goute presque comme une rêverie autour du livre pourtant étudié avec pertinence - « littérature, politique » d'Olivier Rolin
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 22 janvier 2012

    Ni photo, ni Pléiade, il ne voulait rien qui enferme, qui pèse ou qui pose, il est cet être paradoxal et admirable, cette chimère : un révolutionnaire discret. Il est encore un maître de bizarrerie, et même de drôlerie. Ceux qui ne voient pas l’humour de Michaux, qu’ils aillent manger de la tarte à la compote de boulons. Que ferions nous face aux imbéciles, aux importants, aux importuns, s’il ne nous avait légué ces armes secrètes que sont la séance de sac et la mitrailleuse à gifles ? Il est l’insaisissable, le très libre, l’incongru, l’ironique, aussi le très douloureux, celui qui est « né troué », dont les mots fulgurants disent les soubresauts de l’« animal de lin » sous les coups de ciseaux du malheur.
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  • Par brigetoun, le 28 novembre 2009

    Raconter des histoires, transmettre des idées, témoigner, des tas d’institutions bavardes s’occupent de ça, les grands-mères (du temps au moins qu’elles savaient « raconter des histoires »), l’université, les médias, le cinéma, même les partis politiques. Tramer de la beauté avec les mots, en revanche, est proprement l’objet de la littérature. Seulement on ne sait pas du tout en quoi consiste cette « beauté » verbale. On cherche à tâtons, obstinément, quelque chose qu’on ne connaît pas, ou plutôt quelque chose qu’on a souvent éprouvé, lecteur (et alors cela donne envie d’interrompre sa lecture pour se lever et tourner en rond en répétant, en ressassant la phrase qui vous a balancé comme une décharge électrique), mais que pour autant on ne sait pas définir
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  • Par brigetoun, le 28 novembre 2009

    La « mine de plomb » de Claude Simon embrasse, dans un seul mouvement, à la fois très simple et très réticulé, l’espace et ce qui le remplit, elle joue vertigineusement du panoramique et du zoom, elle montre sa forêt, sa masse, sa rumeur et la fine articulation de la feuille sur sa tige, l’armée en déroute et le poil luisant de sueur sur la croupe d’un cheval, elle va sans cesse du cosmos à la chose même, et c’est ce battement en elle qui lui confère, je crois, cette puissance un peu grisante qui impose au lecteur sa loi. Elle a quelque chose de l’aleph borgésien : «L’espace cosmique était là, sans diminution de volume
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  • Par brigetoun, le 28 novembre 2009

    J’aime le nom des derniers vers, «Hôtel des étrangers », et puis leur attaque, «Quel est Amour le nom de mon amour ? », et puis ces histoires mélancoliques d’épingles à cheveux d’autrefois retrouvées entre deux lattes du parquet. Sacré Blaise… Là, c’est son côté Apollinaire. Et puis alors j’aime beaucoup ça : « Je travaille dans ma chambre nue, derrière une glace dépolie / Pieds nus sur du carrelage rouge, et jouant avec des ballons et une petite trompette d’enfant : / Je travaille à la FIN DU MONDE
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  • Par brigetoun, le 20 avril 2010

    Pierre Michon, abbé. Toujours m’a frappé le côté médiéval de son visage : terrien et spirituel, de la ruse, de la violence avec aussi des éclats de douceur et même une bonté qui bouleversent. Visage d’un homme qui sait piéger, chasser, parler aux bêtes et à Dieu, visage versatile de reître et de moine, accoutumé aux enluminures du sang et des lettres, rompu à la paillardise, à l’entaille du gel, au guet, au silence.
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