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ISBN : 2081285886
Éditeur : Flammarion (2012)


Note moyenne : 4.34/5 (sur 919 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Le nez de Cyrano s'est mis en travers de son coeur. La belle Roxane aime ailleurs, en l'espèce un cadet sans esprit mais de belle apparence, Christian de Neuvillette.
La pièce de Rostand met en scène la tragique complicité entre deux moitiés d'homme, et s'achèv... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Laurence64, le 30 octobre 2012

    Laurence64
    Sur une île déserte avec moi Cyrano
    Saurait me rappeler que les mots furent beaux
    Avant les SMS qu'on appelle texto
    Et la médiocrité érigée en credo.
    Oui, lire Cyrano c'est refuser le pot
    De soupe moulinée pour deux milliards de sots
    Qu'on nous prie d'avaler sans piper un seul mot.
    C'est rêver, s'échapper et encore rêver
    C'est tenir l'idéal, jamais l'abandonner
    C'est courir dans les cieux, tempêter, exiger
    Toujours mieux, toujours plus; croire et espérer.
    C'est créditer l'esprit de qui semble si laid.
    C'est de l'envol des mots être persuadé.
    C'est abattre en douceur l'homme infatué
    Dégonfler les baudruches, percer les vanités.
    C'est aimer bien ou mal mais aimer sans compter
    Tendre un fil entre deux fait de phrases celées.
    C'est s'enchanter d'un trait, jouir d'un quolibet
    Servi avec panache et quelqu'hilarité
    C'est le rustre puissant qui se fait brocarder
    C'est l'homme-éléphant qui va se faire aimer.
    Cyrano c'est cela et aussi davantage.
    C'est tellement pour moi bien qu'avancée en âge;
    Comme à l'adolescence j'admire sans partage
    Et je sers cet hommage proche du bredouillage.
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    • Livres 5.00/5
    Par litolff, le 19 décembre 2012

    litolff
    Cyrano aime Roxane qui aime Christian qui aime Roxane : il y en a un de trop… oui mais à Cyrano il manque la beauté, à Christian il manque l'esprit : qu'à cela ne tienne, à eux deux ils ne formeront qu'un pour séduire et se faire aimer de Roxanne, Roxanne pour qui amour rime avec esprit et beauté.
    Le panache, la grandeur, le désintéressement, la générosité, autant de vertus magnifiquement célébrées par les parfaits alexandrins de Rostand ; la quintessence de la comédie et de la tragédie réunies en un texte sublime et extraordinairement indémodable, capable de tirer autant de rires que de larmes, aux enfants comme à leurs grands-parents
    Et je cite un adolescent sortant du Théâtre où il était allé voir la pièce « ouais, ça déchire grave cette pièce : Cyrano, il a un texte trop cool ! »
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    • Livres 5.00/5
    Par peloignon, le 04 novembre 2012

    peloignon
    Si certains artistes exceptionnels s'imposent universellement en fonction des horizons nouveaux qu'ils ont su ouvrir aux yeux éblouis de leurs contemporains (les éblouissant parfois au point de rendre la majorité aveugle à leur art), la plupart d'entre eux, bien plus modestes, travaillent à construire leurs œuvres au sein d'horizons préétablis par quelque prédécesseurs aux génies plus hardis. La qualité du travail de ces derniers ne doit donc pas être évaluée en terme d'originalité mais plutôt en fonction de leur capacité à atteindre les plus hauts sommets de la perfection au sein de ces horizons préétablis.
    À mon sens, Rostand est un géant au sein de ce deuxième type d'artistes. Si il n'invente rien, il arrive à une synthèse parfaite entre les Théâtres tragique et comique. Son Cyrano peut, en effet, être apprécié uniquement en tant que comédie d'une grande finesse sans décevoir aucun amateur du genre, comme il peut également être apprécié exclusivement en tant que tragédie avec autant de succès. En cours de lecture, la constitution de notre jugement, taillé au burin de l'histoire de l'Art, se voit ainsi ballotté du comique au tragique, puis du tragique au comique, jusqu'à atteindre la position de synthèse dialectique propre à la pièce de manière rétrospective.
    Rostand s'impose de plus le lourd carcan de l'alexandrin rimé avec une telle maîtrise que, loin d'en faire sentir le poids à son lecteur, il l'entraîne plutôt à une sensation de légèreté et de vivacité qui accentue aussi bien la noblesse des sentiments que la finesse comique du récit.
    Tout cela constitue déjà un véritable exploit littéraire que Rostand a voulu dédier à l'âme de Cyrano et c'est effectivement ce qu'il fait. Car Cyrano a existé comme personnage historique avant de devenir personnage de Théâtre. Ce Cyrano réel avait effectivement un grand nez (il en existe toujours quelques portraits) et aimait s'en moquer tout en se montrant très susceptible à ce sujet, il a écrit quelques récits de voyages imaginaires, des lettres, des poèmes et une pièce de Théâtre.
    Dans son Voyage sur la lune, tous les lunaires ont d'ailleurs le nez long, et Cyrano s'en fait ainsi expliquer la raison par l'un deux :
    « Maintenant, afin que vous sachiez pourquoi en ce pays tout le monde a le nez grand, apprenez qu'aussitôt que la femme est accouchée, la matrone porte l'enfant au Prieur du Séminaire; et justement au bout de l'an les experts étant assemblés, si son nez est trouvé plus court qu'à une certaine mesure que tient le Syndic, il est censé camus, et mis entre les mains des gens qui le châtrent. Vous me demanderez la cause de cette barbarie, et comme il se peut faire que nous chez qui la virginité est un crime, établissons des continences par force? Mais sachez que nous le faisons après avoir observé depuis trente siècles qu'un grand nez est le signe d'un homme spirituel, courtois, affable, généreux, libéral, et que le petit est un signe du contraire. » (Voyage sur la lune, 119)
    En échos, Rostand écrira :
    « Énorme, mon nez!
    Vil camus, sot camard, tête plate, apprenez
    Que je m'enorgueillis d'un pareil appendice,
    Attendu qu'un grand nez est proprement l'indice
    D'un homme affable, bon, courtois, spirituel,
    Libéral, courageux, tel que je suis, et tel
    Qu'il vous est interdit à jamais de vous croire,
    Déplorable maraud! »(42-42)
    Le vrai Cyrano, comme le raconte Rostand, avait aussi un fort penchant pour la philosophie et goûtait particulièrement Gassendi (119, 135) dont il a souvent glissé des opinions dans la bouche de ses personnages. Ses récits de voyages sur la lune et le soleil ont quelque chose de parfaitement ridicules au premier abord, mais contiennent tellement de formules ingénieuses et amusantes, tellement d'inventions mécaniques et de réflexions philosophiques que même le plus récalcitrant à cette lecture se laissera gagner et pourrait finir par dire, comme de Guiche devant la porte de Roxanne :

    « Mes compliment, monsieur l'inventeur des machines :
    Votre récit eut fait s'arrêter au portail
    Du paradis, un saint! Notez-en le détail,
    Car vraiment cela peut resservir dans un livre! »(160)
    Les talents d'écriture du vrai Cyrano de Bergerac sont si indéniables que le grand Molière lui-même été lui plagier certains passages, dont la fameuse phrase « Que diable allait-il faire dans cette galère? » des Fourberies de Scapin que Cyrano avait d'abord écrite dans le Pédant Joué. Plagiat auquel Rostand ne manquera évidemment pas d'y faire allusion dans son hommage.
    Le Cyrano historique, comme Rostand le raconte (227), est aussi bel et bien mort des suites d'une pièce de bois qui lui est tombé sur la tête, et l'on ne sait effectivement pas si l'incident s'est produit de manière accidentelle ou non, il aurait aussi tenu tête à cent hommes à la porte de Nesle (29) et montré une grande liberté d'esprit avec beaucoup de constance dans son œuvre par rapport aux vérités religieuses.(232)
    Bref, l'hommage à l'âme de Cyrano que fait Rostand se trouve aussi bien dans la forme tragi-comique pleine d'ingéniosité verbale que dans le fond historique de ce chef d'œuvre qui est vraiment à lire et relire, voir et revoir, ouïr et entendre!
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    • Livres 5.00/5
    Par Ellen-R, le 11 janvier 2013

    Ellen-R
    CYRANO, aime ROXANE, sa cousine.
    ROXANE aime CHRISTIAN, mais se confie à CYRANO.
    CHRISTIAN aime ROXANE, mais ne sait pas encore si elle l'aime.
    CYRANO est laid mais parle divinement bien.
    CHRISTIAN est beau, mais s'exprime mal et fadement.
    A partir de là, une situation magnifique va s'établir, de sorte que Cyrano et Christian vont s'allier pour séduire Roxane. L'un exprimera son âme, son amour fou et sa poésie, et l'autre ira les réciter à la bien-aimée. Dans ce jeu compliqué, Cyrano exprimera langoureusement son affection sans limites à sa cousine adorée à travers des vers tous plus beaux les uns que les autres, et que Roxane attribuera dramatiquement à Christian, puisque c'est lui qui en sera le porteur. Mais Cyrano, trop ému et exalté par ce jeu qui lui donne toute sa raison d'exprimer son désir, même si elle ignore qu'il en est l'auteur, se contente de cette situation, qui rapidement insupporte Christian qui se rend bien compte que Roxane, qui si au début l'aimait pour sa beauté, l'aime de plus en plus pour sa poésie, son âme.. c'est-à-dire celle de Cyrano.
    La situation se complique, Christian se rebelle, veut faire cavalier seul, se ramasse lamentablement et finalement est tué à la guerre.
    Et là, Cyrano redouble de grandeur. Au lieu de profiter de la situation et de révéler à Roxane que c'est lui l'auteur des lettres, des mots d'amour, des grandes déclarations.. se tait, la laissant dans son deuil et ses illusions, s'enfermer dans un couvent. Cependant, il viendra la voir chaque semaine, sous le fallacieux prétexte de lui raconter ce qui se passe à l'extérieur.
    Cette situation magnifiquement racontée tout en étant terriblement frustrante, durera 14 ans.
    Là, un coup du sort mettra fin aux jours de Cyrano, qui dans une fin sublime, là encore, aura la satisfaction de voir Roxane, sa bien-aimée, son amour, apprendre la vérité.
    Ce livre est le chef d'oeuvre de ma bibliothèque. Tous les dialogues sont délicieux et pleins d'esprit. Il est l'exemple, tant par la qualité de l'écriture que de la personnalité du héros, de l'amour véritable, celui qui ne vise que le bonheur de l'autre.
    Le héros qui n'existera jamais, parce que c'est impossible d'aimer comme ça sans retour, même si on le voudrait bien.
    A regarder les étoiles attribuées par les autres, je suis heureuse que mon avis soit partagée. A ne rater sous aucun prétexte.
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    • Livres 5.00/5
    Par Luniver, le 12 avril 2013

    Luniver
    Une représentation de Théâtre est sur le point de démarrer à l'hôtel de Bourgogne. Les spectateurs affluent, mais pas seulement pour la pièce elle-même : un acteur se produit alors que Cyrano de Bergerac le lui a formellement interdit. Osera-t-il interrompre la représentation comme il l'a dit ?
    Et oui, il osera ! Car Cyrano est un personnage entier, qui refuse les compromis, qui agit sans se soucier des conséquences de ses actes et des inimitiés qui en résulteront. Ajoutons à cela un esprit vif et une langue agile qui s'allie pour mettre en pièce les adversaires, et on obtient un héros presque parfait. Mais presque seulement, puisque son long nez le défigure et le complexe horriblement.
    Cyrano aime en secret sa cousine Roxane, qui elle est amoureuse de Christian. Mais ce dernier n'a pas grand chose dans la cervelle. Qu'à cela ne tienne ! Cyrano se sacrifiera, lui écrira ses poèmes et ses déclarations, lui soufflera les répliques qui lui feront gagner le cœur de sa belle.
    Cyrano de Bergerac est une pièce magistrale, à mi-chemin entre comédie et tragédie. On peut qu'aimer ce personnage plein de panache, et qui va jusqu'au bout de ses idées. Les tirades sont admirables et restent gravées dans la mémoire (j'ai dû apprendre le tirade du nez il y a presque dix ans, j'ai été ravi de constater que je n'en avais pas perdu grand chose).
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Citations et extraits

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  • Par mathilde08, le 22 mai 2013

    CYRANO

    […] !
    Et je voudrais mourir, un soir, sous un ciel rose,
    En faisant un bon mot, pour une belle cause !

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  • Par mathilde08, le 22 mai 2013

    CYRANO

    Si cette Muse, à qui, Monsieur, vous n'êtes rien,
    Avait l'honneur de vous connaître, croyez bien
    Qu'en vous voyant si gros et bête comme une urne,
    Elle vous flanquerait quelque part son cothurne.

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  • Par mathilde08, le 22 mai 2013

    « Pour souffrir, puisqu'il m'en faut un autre,
    Si vous gardez mon cœur, envoyez-moi le vôtre ! »

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  • Par petitours, le 25 janvier 2010

    Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !
    On pouvait dire... Oh! Dieu!... bien des choses en somme.
    En variant le ton,-par exemple, tenez:
    Agressif: " Moi, Monsieur, si j'avais un tel nez, Il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse ! "
    Amical: " Mais il doit tremper dans votre tasse ! Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap! "
    Descriptif: " C'est un roc ! . .. c'est un pic ! . . . c'est un cap ! Que dis-je, c'est un cap ?. .. C'est une péninsule ! "
    Curieux: " De quoi sert cette oblongue capsule ? D'écritoire, Monsieur, ou de boite à ciseaux ? "
    Gracieux: " Aimez-vous à ce point les oiseaux Que paternellement vous vous préoccupâtes De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? "
    Truculent: " Ça, Monsieur, lorsque vous pétunez, La vapeur du tabac vous sort-elle du nez Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? "
    Prévenant: " Gardez-vous, votre tête entrainée Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! "
    Tendre: " Faites-lui faire un petit parasol De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! "
    Pédant: " L'animal seul, Monsieur, qu'Aristophane Appelle Hippocampelephantocamelos Dût avoir sous le front tant de chair sur tant d'os !” Cavalier: " Quoi, I'ami, ce croc est à la mode ? Pour pendre son chapeau, c'est vraiment très commode! " ,
    Emphatique: " Aucun vent ne peut, nez magistral, T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! "
    Dramatique: " C'est la Mer Rouge quand il saigne ! " Admiratif: " Pour un parfumeur, quelle enseigne ! " Lyrique: " Est-ce une conque, êtes-vous un triton ?"
    Naïf: " Ce monument, quand le visite-t-on ? "
    Respectueux: " Souffrez, Monsieur, qu'on vous salue, C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue! "
    Campagnard: " He, arde ! C'est-y un nez ? Nanain ! C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! "
    Militaire: " Pointez contre cavalerie ! "
    Pratique: " Voulez-vous le mettre en loterie ? Assurément, Monsieur, ce sera le gros lot! "
    Enfin, parodiant Pyrame en un sanglot: " Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
    A détruit l'harmonie! Il en rougit, le traître! "
    - Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
    Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit:
    Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
    Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
    Vous n'avez que les trois qui forment le mot: sot!
    Eussiez-vous eu, d'ailleurs, I'invention qu'il faut
    Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
    Me servir toutes ces folles plaisanteries,
    Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
    De la moitié du commencement d'une, car
    Je me les sers moi-même, avec assez de verve
    Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve
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  • Par Malaura, le 09 décembre 2012

    Mais… chanter
    Rêver, rire, passer, être seul, être libre,
    Avoir l’œil qui regarde bien, la voix qui vibre,
    Mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
    Pour un oui, pour un non, se battre, — ou faire un vers
    Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
    A tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
    N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
    Et modeste, d’ailleurs, se dire : « Mon petit,
    Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles
    Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles ! »
    Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard,
    Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,
    Vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
    Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,
    Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,
    Ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul…
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Interview d'Anthony Magnier, metteur en scène et acteur de la troupe Viva la commedia. Merveilleuse interpretation de Cyrano, à ne pas manquer.











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