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Critiques sur Cyrano de Bergerac (97)


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    • Livres 5.00/5
    Par Laurence64 le 30/10/2012


    Sur une île déserte avec moi Cyrano
    Saurait me rappeler que les mots furent beaux
    Avant les SMS qu'on appelle texto
    Et la médiocrité érigée en credo.
    Oui, lire Cyrano c'est refuser le pot
    De soupe moulinée pour deux milliards de sots
    Qu'on nous prie d'avaler sans piper un seul mot.

    C'est rêver, s'échapper et encore rêver
    C'est tenir l'idéal, jamais l'abandonner
    C'est courir dans les cieux, tempêter, exiger
    Toujours mieux, toujours plus; croire et espérer.
    C'est créditer l'esprit de qui semble si laid.
    C'est de l'envol des mots être persuadé.
    C'est abattre en douceur l'homme infatué
    Dégonfler les baudruches, percer les vanités.
    C'est aimer bien ou mal mais aimer sans compter
    Tendre un fil entre deux fait de phrases celées.
    C'est s'enchanter d'un trait, jouir d'un quolibet
    Servi avec panache et quelqu'hilarité
    C'est le rustre puissant qui se fait brocarder
    C'est l'homme-éléphant qui va se faire aimer.

    Cyrano c'est cela et aussi davantage.
    C'est tellement pour moi bien qu'avancée en âge;
    Comme à l'adolescence j'admire sans partage
    Et je sers cet hommage proche du bredouillage.

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    • Livres 5.00/5
    Par litolff le 19/12/2012


    Cyrano aime Roxane qui aime Christian qui aime Roxane : il y en a un de trop… oui mais à Cyrano il manque la beauté, à Christian il manque l'esprit : qu'à cela ne tienne, à eux deux ils ne formeront qu'un pour séduire et se faire aimer de Roxanne, Roxanne pour qui amour rime avec esprit et beauté.
    Le panache, la grandeur, le désintéressement, la générosité, autant de vertus magnifiquement célébrées par les parfaits alexandrins de Rostand ; la quintessence de la comédie et de la tragédie réunies en un texte sublime et extraordinairement indémodable, capable de tirer autant de rires que de larmes, aux enfants comme à leurs grands-parents
    Et je cite un adolescent sortant du Théâtre où il était allé voir la pièce « ouais, ça déchire grave cette pièce : Cyrano, il a un texte trop cool ! »

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    • Livres 5.00/5
    Par Ellen-R le 11/01/2013


    CYRANO, aime ROXANE, sa cousine.
    ROXANE aime CHRISTIAN, mais se confie à CYRANO.
    CHRISTIAN aime ROXANE, mais ne sait pas encore si elle l'aime.
    CYRANO est laid mais parle divinement bien.
    CHRISTIAN est beau, mais s'exprime mal et fadement.

    A partir de là, une situation magnifique va s'établir, de sorte que Cyrano et Christian vont s'allier pour séduire Roxane. L'un exprimera son âme, son amour fou et sa poésie, et l'autre ira les réciter à la bien-aimée. Dans ce jeu compliqué, Cyrano exprimera langoureusement son affection sans limites à sa cousine adorée à travers des vers tous plus beaux les uns que les autres, et que Roxane attribuera dramatiquement à Christian, puisque c'est lui qui en sera le porteur. Mais Cyrano, trop ému et exalté par ce jeu qui lui donne toute sa raison d'exprimer son désir, même si elle ignore qu'il en est l'auteur, se contente de cette situation, qui rapidement insupporte Christian qui se rend bien compte que Roxane, qui si au début l'aimait pour sa beauté, l'aime de plus en plus pour sa poésie, son âme.. c'est-à-dire celle de Cyrano.

    La situation se complique, Christian se rebelle, veut faire cavalier seul, se ramasse lamentablement et finalement est tué à la guerre.
    Et là, Cyrano redouble de grandeur. Au lieu de profiter de la situation et de révéler à Roxane que c'est lui l'auteur des lettres, des mots d'amour, des grandes déclarations.. se tait, la laissant dans son deuil et ses illusions, s'enfermer dans un couvent. Cependant, il viendra la voir chaque semaine, sous le fallacieux prétexte de lui raconter ce qui se passe à l'extérieur.
    Cette situation magnifiquement racontée tout en étant terriblement frustrante, durera 14 ans.
    Là, un coup du sort mettra fin aux jours de Cyrano, qui dans une fin sublime, là encore, aura la satisfaction de voir Roxane, sa bien-aimée, son amour, apprendre la vérité.

    Ce livre est le chef d'oeuvre de ma bibliothèque. Tous les dialogues sont délicieux et pleins d'esprit. Il est l'exemple, tant par la qualité de l'écriture que de la personnalité du héros, de l'amour véritable, celui qui ne vise que le bonheur de l'autre.
    Le héros qui n'existera jamais, parce que c'est impossible d'aimer comme ça sans retour, même si on le voudrait bien.
    A regarder les étoiles attribuées par les autres, je suis heureuse que mon avis soit partagée. A ne rater sous aucun prétexte.

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    • Livres 5.00/5
    Par Luniver le 12/04/2013


    Une représentation de Théâtre est sur le point de démarrer à l'hôtel de Bourgogne. Les spectateurs affluent, mais pas seulement pour la pièce elle-même : un acteur se produit alors que Cyrano de Bergerac le lui a formellement interdit. Osera-t-il interrompre la représentation comme il l'a dit ?

    Et oui, il osera ! Car Cyrano est un personnage entier, qui refuse les compromis, qui agit sans se soucier des conséquences de ses actes et des inimitiés qui en résulteront. Ajoutons à cela un esprit vif et une langue agile qui s'allie pour mettre en pièce les adversaires, et on obtient un héros presque parfait. Mais presque seulement, puisque son long nez le défigure et le complexe horriblement.

    Cyrano aime en secret sa cousine Roxane, qui elle est amoureuse de Christian. Mais ce dernier n'a pas grand chose dans la cervelle. Qu'à cela ne tienne ! Cyrano se sacrifiera, lui écrira ses poèmes et ses déclarations, lui soufflera les répliques qui lui feront gagner le cœur de sa belle.

    Cyrano de Bergerac est une pièce magistrale, à mi-chemin entre comédie et tragédie. On peut qu'aimer ce personnage plein de panache, et qui va jusqu'au bout de ses idées. Les tirades sont admirables et restent gravées dans la mémoire (j'ai dû apprendre le tirade du nez il y a presque dix ans, j'ai été ravi de constater que je n'en avais pas perdu grand chose).

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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a le 26/04/2012


    Je viens d'achever "Cyrano de Bergerac" d'Edmond Rostand, célèbre drame romantique théâtral. Quel plaisir ! J'avoue que le théâtre n'est pas ce que je préfère mais cette pièce, si célèbre autant pour ses répliques sublimes que pour ses personnages inoubliables, m'a emportée ! Parlons tout d'abord de l'histoire; nous sommes en 1640, Cyrano de Bergerac, un poète extraordinaire, aime sa cousine Magdeleine (aussi connue sous le nom de Roxane). Toutefois, son physique, peu avantagé par son nez -d'où la réplique : "C'est une péninsule !" ne lui permet pas d'avouer son amour à sa cousine. Ayant de nombreux ennemis (à cause notamment de sa franhise) mais aussi des amis fidèles, il fait la connaissance de Christian, celui que Roxane aime. Cyrano propose alors un "pacte" au jeune homme : il est son âme et Christian est sa beauté. le soldat accepte mais le mensonge ne saurait tarder à être découvert...

    Edmond Rostand nous présente donc un anti-héros, Cyrano, pour nous offrir une réflexion sur le théâtre et ses personnages. L'originalité de cette pièce est sans doute l'une des caractéristiques qui permettent à "Cyrano de Bergerac" d'être considéré comme un véritable chef-d'oeuvre du théâtre classique.

    A lire absolument !

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    • Livres 5.00/5
    Par Gwen21 le 15/10/2012


    Cyrano, bel esprit, bonne épée, brave officier, fidèle ami et bon vivant, aime sa cousine Roxane. En réalité, il fait plus que l'aimer, il la vénère à la façon des poètes, de tout son être. Son amour pour elle est profond, indestructible. Elle incarne la femme idéale. Elle en a d'ailleurs pleinement conscience ; c'est une Précieuse, autrement dit une intellectuelle doublée d'une coquette. Cyrano est aimé de Roxane... comme un frère, comme le cousin qu'il est. le coeur de Roxane appartient à un fringant officier, Christian (plus beau que Cyrano qui, pour son malheur, est affublé d'un nez disgracieux) qui n'a pas même eu à se donner la peine de le conquérir tant sa beauté virile a flatté la vanité de la Belle qui ignore que derrière la belle tête bien faite se cache une pauvre cervelle pas même capable de tenir une conversation. Un trio amoureux inédit va alors voir le jour. Cyrano sera l'amant de Roxane à travers les lettres de Christian dont il deviendra le nègre ; Roxane s'éprendra de Cyrano (toujours via les mêmes lettres) en pensant aimer Christian ; Christian bâtira son amour pour Roxane sur le mensonge, sur les mots d'un autre...

    Au-delà de l'excellence de la langue, parfaitement maîtrisée, de l'excellence du style, parfaitement affirmé, de l'excellence de la trame, parfaitement explorée, ce qui fait de Cyrano de bergerac un chef-d'oeuvre c'est la finesse de l'analyse psychologique des personnages.

    Quelle autre pièce offre au spectateur une si grande figure alors que la laideur est justement sa caractéristique ? Quel amour est plus tragique que celui que Roxane inspire à son cousin ? Quelle fidélité et quelle ferveur sont plus admirables que celles de Cyrano ? Quel destin de poète peut autant émouvoir le lecteur ?

    A lire absolument.
    Film de JP Rappeneau à voir dans la foulée.

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    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet le 22/01/2012


    C'est grâce à la pièce de Rostand que j'ai pu faire l'expérience de l'universalité de certaines oeuvres pour la première fois. J'avais perdu mon travail et avais répondu à une petite annonce; une école professionnelle de Bruxelles cherchait d'urgence un professeur de français intérimaire. Bien qu'historien et absolument sans expérience en matière d'enseignement, on m'avait accueilli à bras ouverts et le lendemain je commençais à enseigner la langue de Voltaire à des élèves de professionnelle qui avaient échoué au CEB, notre certificat d'étude. Les enfants étaient tous issus de l'immigration; Marocains et Turcs pour la plupart. C'était l'enfer. Aucun n'avait de cahier, ils saccageaient tout et avaient même fini par forcer la porte d'une armoire remplie de fournitures et à en jeter le contenu par la fenêtre du troisième.
    J'ai craqué. le lendemain je devais passer trois heures de suite avec eux. J'ai attrapé la première cassette vidéo que j'ai trouvée dans mon salon et leur ai passé Cyrano. Je n'y croyais pas trop, mais peut être qu'ils préfèreraient regarder un film plutôt que de chahuter.
    Au bout de trois minutes de projection, j'ai compris qu'il se passait quelque chose. Non seulement, on n'entendait pas une mouche voler mais en plus, mes élèves semblaient passionnés par le film. Là où j'ai vraiment été déconcerté, c'est lorsque la cloche a sonné pour indiquer la récréation et qu'ils m'ont dit préférer voir la suite.
    A la séance suivante, j'ai demandé s'ils avaient aimé le film et l'un d'entre eux a pris la parole: "c'est super parce que c'est un Gascon dont on se moque parce qu'il n'est pas d'ici. Mais il est fort et il met une sacrée raclée à ceux qui se fichent de lui" et une fille a ajouté; "il croit qu'il n'est pas beau et qu'aucune fille ne l'aimera et il ne voit pas que Roxane aurait pu se marier avec lui". Cyrano parlait vraiment à ces jeunes qui y avaient lu l'histoire d'un immigré qui peine à se faire respecter et une histoire d'amour universelle. Bref, il ne faut pas enlever les grands classiques du programme.

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    • Livres 5.00/5
    Par peloignon le 04/11/2012


    Si certains artistes exceptionnels s'imposent universellement en fonction des horizons nouveaux qu'ils ont su ouvrir aux yeux éblouis de leurs contemporains (les éblouissant parfois au point de rendre la majorité aveugle à leur art), la plupart d'entre eux, bien plus modestes, travaillent à construire leurs œuvres au sein d'horizons préétablis par quelque prédécesseurs aux génies plus hardis. La qualité du travail de ces derniers ne doit donc pas être évaluée en terme d'originalité mais plutôt en fonction de leur capacité à atteindre les plus hauts sommets de la perfection au sein de ces horizons préétablis.
    À mon sens, Rostand est un géant au sein de ce deuxième type d'artistes. Si il n'invente rien, il arrive à une synthèse parfaite entre les Théâtres tragique et comique. Son Cyrano peut, en effet, être apprécié uniquement en tant que comédie d'une grande finesse sans décevoir aucun amateur du genre, comme il peut également être apprécié exclusivement en tant que tragédie avec autant de succès. En cours de lecture, la constitution de notre jugement, taillé au burin de l'histoire de l'Art, se voit ainsi ballotté du comique au tragique, puis du tragique au comique, jusqu'à atteindre la position de synthèse dialectique propre à la pièce de manière rétrospective.
    Rostand s'impose de plus le lourd carcan de l'alexandrin rimé avec une telle maîtrise que, loin d'en faire sentir le poids à son lecteur, il l'entraîne plutôt à une sensation de légèreté et de vivacité qui accentue aussi bien la noblesse des sentiments que la finesse comique du récit.
    Tout cela constitue déjà un véritable exploit littéraire que Rostand a voulu dédier à l'âme de Cyrano et c'est effectivement ce qu'il fait. Car Cyrano a existé comme personnage historique avant de devenir personnage de Théâtre. Ce Cyrano réel avait effectivement un grand nez (il en existe toujours quelques portraits) et aimait s'en moquer tout en se montrant très susceptible à ce sujet, il a écrit quelques récits de voyages imaginaires, des lettres, des poèmes et une pièce de Théâtre.
    Dans son Voyage sur la lune, tous les lunaires ont d'ailleurs le nez long, et Cyrano s'en fait ainsi expliquer la raison par l'un deux :

    « Maintenant, afin que vous sachiez pourquoi en ce pays tout le monde a le nez grand, apprenez qu'aussitôt que la femme est accouchée, la matrone porte l'enfant au Prieur du Séminaire; et justement au bout de l'an les experts étant assemblés, si son nez est trouvé plus court qu'à une certaine mesure que tient le Syndic, il est censé camus, et mis entre les mains des gens qui le châtrent. Vous me demanderez la cause de cette barbarie, et comme il se peut faire que nous chez qui la virginité est un crime, établissons des continences par force? Mais sachez que nous le faisons après avoir observé depuis trente siècles qu'un grand nez est le signe d'un homme spirituel, courtois, affable, généreux, libéral, et que le petit est un signe du contraire. » (Voyage sur la lune, 119)

    En échos, Rostand écrira :

    « Énorme, mon nez!
    Vil camus, sot camard, tête plate, apprenez
    Que je m'enorgueillis d'un pareil appendice,
    Attendu qu'un grand nez est proprement l'indice
    D'un homme affable, bon, courtois, spirituel,
    Libéral, courageux, tel que je suis, et tel
    Qu'il vous est interdit à jamais de vous croire,
    Déplorable maraud! »(42-42)

    Le vrai Cyrano, comme le raconte Rostand, avait aussi un fort penchant pour la philosophie et goûtait particulièrement Gassendi (119, 135) dont il a souvent glissé des opinions dans la bouche de ses personnages. Ses récits de voyages sur la lune et le soleil ont quelque chose de parfaitement ridicules au premier abord, mais contiennent tellement de formules ingénieuses et amusantes, tellement d'inventions mécaniques et de réflexions philosophiques que même le plus récalcitrant à cette lecture se laissera gagner et pourrait finir par dire, comme de Guiche devant la porte de Roxanne :

    « Mes compliment, monsieur l'inventeur des machines :
    Votre récit eut fait s'arrêter au portail
    Du paradis, un saint! Notez-en le détail,
    Car vraiment cela peut resservir dans un livre! »(160)

    Les talents d'écriture du vrai Cyrano de Bergerac sont si indéniables que le grand Molière lui-même été lui plagier certains passages, dont la fameuse phrase « Que diable allait-il faire dans cette galère? » des Fourberies de Scapin que Cyrano avait d'abord écrite dans le Pédant Joué. Plagiat auquel Rostand ne manquera évidemment pas d'y faire allusion dans son hommage.
    Le Cyrano historique, comme Rostand le raconte (227), est aussi bel et bien mort des suites d'une pièce de bois qui lui est tombé sur la tête, et l'on ne sait effectivement pas si l'incident s'est produit de manière accidentelle ou non, il aurait aussi tenu tête à cent hommes à la porte de Nesle (29) et montré une grande liberté d'esprit avec beaucoup de constance dans son œuvre par rapport aux vérités religieuses.(232)
    Bref, l'hommage à l'âme de Cyrano que fait Rostand se trouve aussi bien dans la forme tragi-comique pleine d'ingéniosité verbale que dans le fond historique de ce chef d'œuvre qui est vraiment à lire et relire, voir et revoir, ouïr et entendre!

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    • Livres 5.00/5
    Par Nanouxy le 09/07/2011


    Ce livre reste, pour la grande romantique que je suis, une des plus belles déclaration d'amour de la littérature française !
    Elle est belle, il est laid mais loin d'être sot et doté d'une verve et d'un panache exceptionnels (que dis-je ! extraordinaires, peninsulaires)
    Il l'aime en cachette mais elle en aime un autre, très beau mais sot !
    Tel un marionnettiste, il va déclarer sa flamme à la belle Roxanne par l'intermédiaire de Christian, lui même fou amoureux d'elle mais incapable d'aligner deux mots !
    Roxanne tombe amoureuse de Christian au grand désespoir de Cyrano !
    La suite, c'est à vous de la découvrir en lisant cette merveille !
    Le fond est assez banal mais la forme en est tout autre en un français d'un autre temps ! Et tout en "Alexandrins", s'il vous plait !
    A lire et relire

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    • Livres 5.00/5
    Par charlotteman le 15/05/2012


    Jubilatoire ! La beauté des mots portée à son paroxysme, je n'aurais jamais cru prendre autant de plaisir à relire ce classique en alexandrins étudié au collège !

    La magie de Rostand est formidablement puissante, chaque citation relue sur Babelio me donne la chair de poule et m'emporte très loin vers les sommets qu'atteint l'éloquence de Cyrano. La réplique finale est belle à en mourir, et je décide désormais que moi aussi, ma vie sera pleine de panache ! Mode d'emploi ? Voici la description qu'en donne Edmond Rostand :

    « le panache, n'est pas la grandeur mais quelque chose qui s'ajoute à la grandeur, et qui bouge au-dessus d'elle. C'est quelque chose de voltigeant, d'excessif - et d'un peu frisé [...], le panache c'est l'esprit de bravoure. [...] Plaisanter en face du danger c'est la suprême politesse, un délicat refus de se prendre au tragique ; le panache est alors la pudeur de l'héroïsme, comme un sourire par lequel on s'excuse d'être sublime [...] »51

    N'est-ce pas beau à lui en faire des bisous sur le museau ?

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