> Édith Ochs (Traducteur)

ISBN : 2253112887
Éditeur : Le Livre de Poche (2006)


Note moyenne : 3.22/5 (sur 36 notes) Ajouter à mes livres
En fréquentant les cinémas miteux de Los Angeles, Jonathan Gates découvre l'œuvre fascinante de Max Castle. Jeune prodige, celui-ci a tourné quelques films avant de tomber dans l'oubli. L'élucidation des mystères qui entourent la vie et l'œuvre de Castle va devenir une ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 26 février 2009

    Woland

    Flicker
    Traduction : Edith Ochs
    Que dire de ce livre si l'on veut être certain tout d'abord de ne passer sous silence aucune de ses exceptionnelles qualités, ensuite de convaincre le lecteur non seulement de le lire mais de le placer en bonne place sur les rayons de sa Bibliothèque ? ...
    Vous qui avez passé des heures et des heures d'inoubliable exaltation à vous caler bien au chaud, dans les ténèbres d'une salle de ciné-club (ou d'une salle de cinéma toute simple) ;
    Vous qui, pour quelque raison, n'avez jamais connu les ciné-clubs mais avez tremblé d'émotion en découvrant, sur le petit écran, votre première copie, grise et tressautante, du "Nosferatu" de Murnau ou du "Lys Brisé" de Griffith ;
    Vous qui oubliez souvent votre âme (et votre budget) pour vous acheter des livres qui traitent du Cinéma, de ses techniques, de ses maîtres et de son Histoire ...
    ... Vous qui, justement, vous passionnez pour l'Histoire avec un H ;
    Vous qui avez la certitude (pour un peu, on dirait que vous êtes né avec) que tout, finalement, n'est qu'Histoire ;
    Vous qui en connaissez tout de même pas mal non seulement sur le Cinéma et la Littérature mais aussi sur les hérésies monothéistes ;
    Vous pour qui Cinéma et Littérature sont les enfants jumeaux d'une même civilisation éternellement à la recherche d'elle-même ...
    ... Vous qui aimez l'Erudition lorsqu'elle ne chausse pas les gros sabots puants de la Pédanterie ;
    Vous qui êtes sûr(e)s qu'on n'en finit jamais d'apprendre ;
    Vous qui appréciez les tours de force littéraires et cinématographiques ...
    ... Vous enfin qui, bien que volontiers à genoux devant "Le Vent" de Sjöström comme devant l'"Apocalypse now" de Coppola, n'en avez pas moins une conscience épidermique du rôle de plus en plus déplaisant que l'image et le son peuvent tenir dans notre société schizophrène, grâce entre autres aux bons services de tous ces écrans qui investissent notre quotidien ...
    Oubliez la traduction niaise de son titre en français et lisez "Flicker", de Theodore Roszak, à ce jour le plus bel hommage rendu par la Littérature et l'Histoire au Cinéma. ;o)
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    • Livres 1.00/5
    Par Aklarielle, le 18 décembre 2010

    Aklarielle
    Bon, 800 pages pour ça, j'en garde un goût amer dans la bouche ! C'est pas tellement que les aventures de ce Jonathan Gates ne sont pas intéressantes, ou que ce qu'il découvre n'est pas terriblement inquiétant, avec une touche de vérité dérangeante, c'est juste que... 800 pages pour ça, quand même ! Je ne suis pas du genre à me laisser impressionner par les pavés. J'ai lu le Ça de Stephen King en un week-end, j'avais 16 ans, j'ai lu des saga de 25 tomes en un rien de temps aussi. Mais là...
    Sincèrement, j'ai trouvé ça pompeux, comme si l'auteur s'écoutait lire en même temps qu'il écrivait. Plus qu'une réflexion sur le pouvoir de l'image, ça commence comme un exposé barbant sur l'histoire du cinéma, pour ne prendre vie qu'au bout de 200 pages. Certes, Théodore Roszak sait faire preuve d'un art consommé dans le mélange des faits véridiques aux fruits de son imagination, mais ça n'a pas suffit à me transporter, loin de là ! Sans parler de cette fin, inespérée et d'autant plus décevante. Plus jamais !
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    • Livres 1.00/5
    Par AliceFee, le 12 août 2011

    AliceFee
    •Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec La Conspiration des ténèbres ?
    "Un dimanche à 15h, j'ai aperçu ce livre au résumé prometteur sur Blog-O-Book, en partenariat avec le Livre de Poche. Et comme je suis excessivement rapide, j'ai réussi à l'emporter, je m'en réjouissais d'avance."
    •Dites-nous en un peu plus sur son histoire...
    "Jonathan Gates, un étudiant en cinéma, nous raconte sa rencontre avec l'oeuvre de Max Castle, qu'il n'aura de cesse d'étudier et de décortiquer tout au long de sa vie pour mettre à jour ses mystères."
    •Mais que s'est-il exactement passé entre vous?
    "Lorsqu'on porte un nom tel que "La Conspiration des ténèbres", il ne faut pas s'étonner à ce que les gens attendent ne serait-ce qu'un tout petit peu de conspiration... Ici, on a plutôt 650 pages de décortication du cinéma et de son histoire pour environ 150 pages de vague conspiration tout juste racontée, à peine effleurée. L'auteur a certes une écriture envoûtante qui nous tiens un moment en haleine mais pas assez pour les 824 pages que contient son roman. La seule chose qui m'a fait tenir est mon incroyable curiosité et mon inépuisable optimisme qui me permettait de penser que le dénouement n'en serait que plus époustanflant. Mais comme rien de tout cela ne finit par arriver, la déception n'en est que plus grande. En guise de consolation l'auteur nous offre une fin ouverte, où l'on peut presque décider nous-même de ce qu'il se passe finalement. Si dans certains cas, ce genre de fin peut être interressant, j'estime qu'après avoir ingurgité autant de pages où il ne se passe absolument rien, je meritais mieux pour le final!"
    •Et comment cela s'est-il fini?
    "Vous l'avez compris, j'ai refermé ce livre avec soulagement et je suis peinée de dire que je ne le rouvrirai pour rien au monde. Je suis sûre qu'il pourrait en interesser certains, mais le résumé et le titre promettent des aventures qui ne sont pas au rendez-vous!"

    Lien : http://booksaremywonderland.hautetfort.com/archive/2011/04/16/la-con..
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    • Livres 1.00/5
    Par belette2911, le 15 mars 2012

    belette2911
    Non, là je ne suis pas d'accord avec les éloges écrites sur le quatrième de couverture de ce livre ! Sois-disant que si on le commençait, on ne saurait plus le lâcher. Alors moi, alléchée par la promesse de ne plus m'en séparer, je fus fort déçue lorsque la page 30 fut atteinte péniblement.
    Sauter des pages ? Ce que je fis... mal m'en pris, la sauce n'a jamais pris.
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    • Livres 5.00/5
    Par maltese, le 01 décembre 2008

    maltese
    Un roman plein du mystère d'une société secrète diabolique qui maîtrise tout le pouvoir du cinéma. Hommage majestueux au cinéma bis, au cinéma d'horreur mais aussi aux petites salles, à des auteurs comme Tod Browning ou Jacques Tourneur... N'hésitez pas: découvrez rapidement les films de Max Castle, génie oublié par l'histoire officielle du cinéma !
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Alexis Brocas pour le Magazine Littéraire

    Comme il est des voyages qui valent plus que leur destination, il existe des polars où l'enquête a plus d'intérêt que sa résolution. Ceux de Theodore Roszak - 76 ans, cinéphile patenté et professeur d'histoir... > lire la suite

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Citations et extraits

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  • Par Woland, le 26 février 2009

    Quelle joie ce fut d'explorer cette fantasmagorie de l'esprit qu'on appelle le cinéma ! Et quel privilège ce fut de le faire avec Clarissa Swann pour guide. En fin de compte, il y en eut qui virent en elle une critique terriblement conservatrice, un reliquat de la vieille école dépassé par les idées dans le coup. Mais quand j'étais son poulain, elle était l'une des rares en Amérique à être parfaitement au fait des dernières théories européennes. Au cours des quelques années suivantes, elle allait surfer sur l'enthousiasme de la Nouvelle Vague et se laisser porter par elle jusqu'au succès auquel elle avait presque cessé de croire. Car quoi que Clare ait fait pour former mon esprit à l'image du sien au cours de cet intervalle enchanteur de ma vie, je ne puis que lui en être reconnaissant. Parce que, en dépit de ses côtés excentriques et de ses rancoeurs, c'était un esprit résolument humaniste. Bien qu'elle pût discuter technique avec les meilleurs, elle n'autorisait jamais la forme à prendre le pas sur le fond. Elle soutenait que les films étaient quelque chose de plus qu'une poche d'illusions d'optique, ils étaient de la littérature pour l'oeil, une littérature aussi merveilleuse que celle qu'on avait couchée sur le papier. J'appris d'elle à toujours guetter la formulation, à surveiller la vision. Ou du moins était-ce ainsi que je regardais les films avant que Max Castle m'initie à une science plus obscure du cinéma. Je découvris alors que, aussi vaste et riche que fût l'univers intellectuel de Clare, il y avait dedans une trappe qui s'ouvrait sur des profondeurs inexplorées.
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  • Par Woland, le 26 février 2009

    En potassant en vue de cette rencontre, j'avais appris que Saint-Cyr [pseudo-critique cinématographique parisien qui vient de pondre une monographie dans laquelle, au premier abord, Gates croit trouver les limites de la thèse que lui-même prépare sur Max Castle et son oeuvre] était le centre d'une clique intellectuelle révolutionnaire du milieu du cinéma français et la coqueluche du jour. De tels courants d'opinion vont et viennent en France à un rythme régulier, chacun plus audacieux et souvent plus abscons que le précédent. Malgré toutes les lectures que j'avais réussi à faire en ce peu de temps, je n'avais qu'une notion ridiculement minimale de ce qu'était la neurosémiologie [théorie inventée par Saint-Cyr] : un jargon entouré de chiffres fut tout ce que je parvins à saisir. Saint-Cyr avait abordé ses études cinématographiques après un parcours inhabituel. Il avait fait médecine, plus spécifiquement neurologie. La tournure scientifique de son langage témoignait de son influence ainsi que sa fascination pour les calculs sur ordinateur. Trois paragraphes quelconques de littérature neurosémiologique et vous étiez à des kilomètres de tout ce qui ressemblait, même de loin, à une discussion sur le cinéma. Envolées les stars, envolées les histoires. Mais il pouvait y avoir un tas de choses sur les grenouilles. Ou sur les pigeons. Ou sur les singes. Et comment ceux voyaient les choses. Parfois, les êtres humains étaient évoqués ...
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  • Par Woland, le 26 février 2009

    Il aurait suffi de dire que, selon n'importe quels critères, ces films étaient bien ficelés, très au-delà des exigences ordinaires des studios, que seul leur budget limité les plaçait dans la catégorie des films B. Mais il n'y avait pas que cela, quelque chose qui allait au-delà du savoir-faire. Il y avait dans les films de Castle une horreur réelle, une horreur qui vous glaçait jusqu'à l'os. A aucun moment je n'aurais pu dire où se plaçait précisément le pouvoir du film - sauf que j'étais sûr que rien de ce que j'avais vu consciemment n'avait produit cet effet. C'était plutôt comme si, derrière mes yeux, une autre partie de moi observait un monde différent, monde dans lequel le vampire et sa victime étaient réels, les événements surnaturels étaient réels, le blasphème était réel. De nouveau, le mot "impur" s'insinua dans mon esprit. Impur, comme seule une chose sortie du tombeau pour se repaître du sang innocent pouvait être impure. La monstruosité de la goule s'étalait là, sous mes yeux. Elle m'avait effleuré. Pas seulement moi. Clare aussi. Je pus l'affirmer quand les lumières s'allumèrent. Elle avait le même regard figé que je lui avais vu après la projection du "Judas", le visage de quelqu'un qui refuse d'admettre l'expérience qu'il vient de vivre.
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Theodore Roszak : Towards an Eco-Psychology (excerpt) -- Thinking Allowed DVD w/ Jeffrey Mishlove








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