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Critiques sur Indignation (24)


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    • Livres 4.00/5
    Par Malaura le 27/09/2011


    Années 1950. L'Amérique est en pleine guerre de Corée.
    Fils d'un boucher kasher de Newark, Marcus Messner est un jeune homme d'origine juive de 19 ans sérieux et travailleur, un garçon honnête et droit, bon fils et excellent élève.
    Mais son père est subitement pris d'une peur paranoïaque de le voir mourir et le harcèle constamment sur ses allées et venues.
    Une attitude extrême intolérable qui incite Marcus à s'inscrire dans une université loin de chez lui.
    Sur le campus, Marcus vit ses premiers émois amoureux mais découvre aussi la difficulté de s'intégrer dans un monde rigide et conservateur.
    L'étudiant se sent de plus en plus incompris, isolé, révolté, bridé dans ses désirs à une époque où les tabous sont légions.
    Quelques mots malheureux vont changer irrévocablement sa vie, qui s'annonçait pourtant sous les meilleurs auspices…

    Dès le départ on sent la mort rôder autour du jeune Marcus, un sentiment qui ne nous lâche plus, depuis l'angoisse irrationnelle mais prémonitoire du père, à la difficulté d'intégration dans une université trop conventionnelle, jusqu'à ce "allez vous faire foutre" décisif et fatal, dit avec toute l'Indignation d'une jeunesse incomprise, qui sonne le glas d'un avenir qui aurait pu être, si seulement...
    Amorcée avec le roman « Un homme », « Indignation » fait partie d'une série de textes courts rassemblés sous l'appellation « Cycle Némésis » par la brièveté et la noirceur de leurs sujets centrés essentiellement sur la maladie, la dégradation du corps et la mort.
    L'on y retrouve l'importance accordée à la famille et à l'enfance, véritable et sincère fidélité pour l'environnement parental.
    Si l'écriture de Philip Roth se fait ici moins licencieuse, elle reste néanmoins tout aussi jubilatoire et subversive car davantage politisée et imprégnée des difficultés sociales de son temps.
    L'auteur s'est souvent attaché à des autofictions - « Le complot contre l'Amérique », « Pastorale américaine » - par lesquelles, en se servant du contexte historique et des évènements politiques et sociaux de l'histoire américaine, sont abordés les thèmes puissants de l'héritage et du poids de l'Histoire.
    Homme aux multiples influences, il a su créer un univers tout à fait personnel fait de rire et de désillusion.
    Un écrivain qui n'a cessé de s'interroger sur l'humain, sa fragilité, sa vulnérabilité dans une société qu'il a observé à la loupe pour nous en donner la radioscopie impitoyable.
    Son œuvre hétéroclite passant sans retenue de l'autobiographie à la satire, du roman intimiste à la fresque sociale, en fait un écrivain majeur des lettres américaines.
    « Indignation » est un petit bijou de noirceur, un roman d'apprentissage qui vire au drame et dépeint une Amérique des années 1950 corsetée dans des traditions et un conformisme restrictifs et vains.
    Brillant.

    critique de qualité ? (20 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par carre le 19/01/2012


    1951.Marcus Messner, 19 ans d'origine juive, poursuit ses études au Winesburg College. Il a quitté l'école de Newark, où habite sa famille pour s'émanciper d'un père hyper protecteur, boucher de métier et dont l'attitude envers son fils devient étouffante pour Markus. le jeune homme rêve d'une Amérique plein d'espoir et de surprises, mais l'Amérique est engagée dans la guerre en Corée.
    Philip Roth avec ce roman d'apprentissage, brosse le portrait d'une Amérique qui ne cesse de bomber le torse mais dont la jeunesse est sacrifiée par des guerres successives. Roth reprend les thèmes qui lui sont chers : l'amour, le sexe, la judaité, la mort le tout formant une photographie de l'Amérique peut reluisante. C'est magnifiquement raconté, cette comédie humaine est à la fois passionnante et émouvante, et l'on se dit que Roth est l'un des plus grand écrivains contemporains.

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par cprevost le 21/11/2010


    Il faut toute l'implacable acuité et tout le savoir faire de Philip Roth pour imaginer et agencer les étapes qui mèneront un jeune homme à la mort. le style est fluide et agréable. Tout s'enchaîne et se suit. La construction d' « Indignation » donne en permanence le sentiment que nous n'avons aucun contrôle sur ce qui arrive. Nous apprenons en effet rapidement que Marcus est décédé et que c'est lui qui d'outre tombe s'adresse à nous. Ce livre est donc un compte à rebours d'actes anodins qui mène vers un trépas certain. C'est la relation des évènements du point de vue de celui qui les a vécus. L'avancée vers une conclusion connue et le récit résigné du mort lui-même donnent ici le sentiment d'une profonde fatalité.

    Ces quelques lignes extraites des dernières pages du livre semblent être un bon raccourci de ce bref roman :
    « Oui, le bon vieux défi américain, "Allez vous faire foutre", et c'en fut fait du fils de boucher, mort trois mois avant son vingtième anniversaire – Marcus Mesner, 1932-1952 – , le seul de sa promotion à avoir eu la malchance de se faire tuer pendant la guerre de Corée, qui se termina par la signature d'un armistice le 27 juillet 1953, onze mois pleins avant que Marcus, s'il avait été capable d'encaisser les heures d'office et de fermer sa grande gueule, reçoive son diplôme consacrant la fin de ses études à l'université de Winesburg -très probablement comme major de sa promotion -, ce qui aurait repoussé à plus tard la découverte de ce que son père sans instruction avait tâché de lui inculquer dès le début : à savoir la façon terrible, incompréhensible dont nos décisions les plus banales, fortuites, voire comiques, ont les conséquences les plus totalement disproportionnées. »
    Tout est dit : l'exaspération et l'intransigeance de Marcus, la morale d'un moment et un conflit lointain vont entrer en résonnance pour broyer un individu.

    Marcus, le gentil garçon juif, travailleur, dévoué à sa famille n'aura pas vu sa vie passer. Son court destin le conduira de la boucherie kasher familiale à la guerre de Corée. Il veut échapper à la surveillance maladive d'un père hyper inquiet et il choisit pour ses études une lointaine université du Middle West. Il désire simplement travailler d'arrache-pied et échapper à la guerre de Corée. Sorti de son milieu, Marcus va se révélé inadapté aux conventions sociales de son temps. Chacun de ses gestes va désormais être une réaction d'Indignation à la sottise et à l'hypocrisie d'une époque. Il refuse de changer, d'accepter le moindre compromis avec ses propres convictions ou de faire le moindre effort d'intégration ou d'assimilation. Il exclut d'intégrer une fraternité, de suivre les rites religieux, de renier un corps, un amour miraculeusement offert.

    « Indignation » est un roman extraordinairement humain. Il est le miroir d'une époque et d'un milieu. Il dévoile un pan de l'histoire des Etats-Unis peu connu. Une période de frustration sexuelle des étudiants sur les campus des années 1950 et de boucherie guerrière en Corée. L'Amérique est vorace. Elle dévorera ses enfants qui ne sont, quoiqu'en disent les parents, amis ou doyens, ni rebelles, ni coupables.

    critique de qualité ? (11 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe le 21/12/2011


    A l'instar de ses autres romans tels que L'écrivain des ombres, La Leçon d'anatomie et La contrevie, Philip Roth (prix Pullitzer-fiction 1998 pour Pastorale américaine) aborde dans Indignation le thème de l'impuissance et de la frustration.
    "Oh merde à la fin" s'indigne Markie, fils unique brillant, harcelé par son père boucher kasher, sans instruction, obsédé par la peur de le perdre.
    "C'est toi qui pue" s'indigne Markus, devenu étudiant (au collège universitaire de Newark) en droit et préparation militaire, alors que son "coturne" Flusser "l'emmerdeur" lui fait mille misères qui l'empêchent d'étudier et lui reproche d'être un être humain "qui pue".
    "Va te faire foutre" lance le puceau Marc (déstabilisé par la conduite d'Olivia Hutton "qui l'a sucé" avec dextérité) au mutique Elwyn, son deuxième "coturne" après changement de chambre, alors que ce dernier, pour une fois en verve, traîte son "héroïne" de "pouffe".
    "Allez vous faire foutre" crache Marcus, étudiant modèle convoqué par le doyen et poussé dans ses retranchements par un discours sur son intolérance, son caractère asocial,son inanaptation,sa non appartenance à des fraternités,son non respect de sa judaïté...bref son intimité.
    "Allez vous faire foutre" explose-t-il à nouveau, "incapable de fermer sa grande gueule", re-convoqué par le doyen qui fouille plus profondément sa relation avec Olivia repartie chez elle pour dépression nerveuse.
    Alors c'est lui Markie,Markus,Marc,Marcus, le major, pris d' IN-DI-GNA-TION, qui, soldat en Corée, enrôlé dans le "bon vieux défi américain" ira se faire foutre par la mort en 1952.
    Indignation, fort et émouvant, est (je trouve) l'un des meilleurs ouvrages de Philip Roth (dont j'ai chroniqué dernièrement La bête qui meurt et Le rabaissement) car il s'indigne contre l'intolérance et l'intrusion. Il ouvre le débat sur l'individualisme par rapport au groupe qui noie ou peut détruire (comme dans le cas d'Olivia dite "la reine de la fellation 1951"), le respect d'autrui, l'autorité toute puissante. Il aborde le cocon familial trop possessif et la vie communautaire sur un campus, ses dérives, ses fantasmes, ses violences inhérentes et les angoisses engendrées.
    Il dénonce enfin l'absurdité de la guerre (ici de Corée) et les massacres d'innocents.
    Un excellent livre, avec toujours ce petit grivois et pimenté qui signe la pâte de Philip Roth!

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par janemar le 20/11/2011



    L'Amérique des années 50, Marcus Messner 19 ans « intense et sérieux » d'origine juive poursuit ses études au Winesburg College Ohio. Il échappe ainsi à l'autorité ou plutôt à l'inquiétante protection de son père, et espère échapper par ses études à la Guerre de Corée. Que va être pour lui cette vie d'étudiant et cette découverte de l'Amérique profonde qu'il espère différente de celle qu'il côtoie tous les jours ? Il va donc se mesurer aux autres, les différentes communautés, religieuses et ethniques, affronter le régime de l'internat dans un « collège » religieux, et la stricte observance des règles quasi militaires, où la présence des étudiantes deviendra une source de transformation dans tous les sens du terme.

    C'est évidemment de la part de Philippe Roth, une critique assez violente de cette Amérique des années 50, dans un climat politique très anti-communiste. Les mœurs sont rétrogrades, et il n'est que la discipline quasi-militaire qui peut sauver cette jeunesse (?) On préserve « la différence » religieuse ou communautaire à condition qu'elle soit encadrée dans les communautés et que chacun participe pour le bien fondé de l'institution aux obligations qu'elle impose.
    Mais il ne s'agit pas simplement des exigences de l'Institution, voir la façon dont la mère réagit à la « folie » de son mari, et à la « maladie » d'Olivia, montre que c'est aussi ancré dans l'individu même. La peur de l'autre, la peur de la différence poussent Marcus à l'Indignation totale et le rejet, mais il sera perdant un contre tous : impossible pari.
    J'ai bien cru que P. Roth allait sortir de sa « noirceur » légendaire, pour nous permettre d'entrevoir un soupçon de bonheur avec Olivia …Je me suis trompée.
    Mais malgré cela à cause de ce talent fabuleux, et cette écriture fluide et magistrale, je reste et resterai une lectrice assidue. J'espère toutefois qu'il est plus heureux que ces personnages…

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Eric75019 le 12/07/2011


    Ce roman retrace la vie d'un jeune étudiant juif, Marcus, qui cherche en s'inscrivant à l'université à échapper à la guerre de Corée, qui fait rage en cette année 1951, et à s'éloigner de sa famille devenue trop possessive, notamment de son père qui a basculé dans la paranoïa. Marcus est le bon élève, misant tout sur les études, visant même la tête de sa promo, cherchant, pour faire plaisir à ses parents, l'ascension sociale qui mettra le point final à une dynastie laborieuse de bouchers casher. On devine assez vite une fin tragique, car le narrateur, à un moment du récit, prétend être mort (mais est-ce une figure de style ?), ou en tout cas en dehors de la vie réelle, peut-être sous morphine (titre du très long premier chapitre). Indignation est pourtant loin d'être un roman triste, l'humour et l'autodérision sont omniprésents à chaque page, et certaines scènes particulièrement jouissives rappellent Portnoy et Son complexe du même Philip Roth. A travers ce récit, on imagine la vie des étudiants américains au début des années 50, confrontés au carcan d'une société puritaine, à la frustration sexuelle, à l'instinct de rébellion face aux idéologies dominantes, et à l'appréhension des conflits armés qui n'ont jamais cessé après la seconde guerre mondiale et continuent à prélever leur quota de vies humaines. Ce roman est celui d'un parcours qui semblait a priori tout tracé, mais dont la conclusion inattendue nous fait réfléchir sur la grande loterie de la destinée humaine.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par kathel le 01/06/2011


    Jeune homme de dix-neuf ans, fils d'un boucher kasher du New Jersey, Marcus concrétise les rêves de sa famille en devenant le premier à poursuivre des études supérieures, échappant pour un temps au service militaire en Corée. Il se montre particulièrement sérieux et assidu, et donne le temps que lui laissent ses études à aider à la boucherie paternelle. Toutefois, malgré ce fils idéal, le père devient de plus en plus étouffant, souffrant de peurs irrationnelles le concernant, imaginant toujours les pires choses qui pourraient lui arriver, ne le laissant pas vivre. Petit à petit, le jeune homme se laisse gagner par ces craintes, mais finit par les fuir en se trouvant une autre université dans un coin perdu de l'Ohio. Il n'imagine pas à quel point les deux établissements peuvent différer l'un de l'autre et l'adaptation au College de Winesburg va s'avérer délicate, pour ne pas dire difficile.
    Voici donc que Philip Roth, après avoir évoqué l'âge mûr, dans la tache par exemple, ou la vieillesse dans Exit le fantôme, revient aux années 50, au roman d'apprentissage, quelle excellente idée ! On croit tout savoir des facs américaines, de leurs rites et de leurs faiblesses, et pourtant on découvre encore. Marcus aussi qui s'étonne d'être obligé d'assister chaque semaine à un office religieux, certes multiconfessionnel, ou de se voir presque contraint d'intégrer une fraternité. Il explore aussi le monde, quasiment neuf pour lui, de la sexualité, en la personne un peu trouble d'Olivia Hutton. Rien de bien extraordinaire à tout cela, à part un tournant au bout d'une cinquantaine de pages qui change la vision que l'on a de la vie de Marcus, et que je trouverais dommage de vous révéler… Il continue pourtant de raconter, avec un mélange de maturité et de candeur, sa jeunesse, et ses démêlés avec le doyen de son université, qui s'ingère de façon choquante dans la sphère privée des étudiants. Comment une Indignation en apparence anodine a pu changer entièrement le cours des choses, c'est ce que Philip Roth montre d'une manière magistrale. J'ai trouvé ce roman, qui contient tout ce que j'aime chez les romanciers américains, très bien écrit, et l'ai dévoré d'une traite !


    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-philip-roth-indignation-..

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par litolff le 23/04/2011


    Dans ce petit roman qui se lit très facilement, Philip Roth retourne à l'univers de sa jeunesse – l'entrée dans le monde étudiant, les mœurs corsetées de l'époque et le spectre de la guerre de Corée.
    Avec en toile de fond l'Amérique de 1950 engagée dans la guerre de Corée et en lutte contre le communisme, il évoque avec un humour caustique un semestre universitaire de Marcus Messner, jeune juif de milieu modeste qui affronte le monde conservateur et puritain des universités du Middlewest.
    A travers les scènes pittoresques dans la boucherie, Roth offre une évocation convaincante de la classe ouvière juive, dont Marcus va s'extraire en espérant devenir major de sa promotion et échapper ainsi à la conscription pour la Corée (et dans une moindre mesure aux relations difficiles que son père entretient avec lui).
    Bien qu'il incarne le conformisme, Marcus veut rompre avec son milieu («ne plus être le fils du boucher»), et multiplie les relations conflictuelles, en rejetant les traditions, ou dangereuses en se liant avec une étudiante nymphomane dépressive et suicidaire. Il s'écarte ainsi de son image d'étudiant bien sage, promis à l'avenir tout tracé du diplômé et compromet sa situation dans l'université : éviction = Corée ...!
    Ironie du destin, quoiqu'il fasse et dise, Marcus est promis au désastre, ce qu'il annonce dès le début du roman.
    Une très bonne lecture !













    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Fromtheavenue le 23/04/2011


    1951. Etats-Unis. Ohio. Marcus Messmer, 19 ans suit ses études au Winesburg College. Très sérieux, il passe ses journées à travailler, se refusant le moindre loisirs notamment celui d'entrer comme la plupart des étudiants dans une confrérie. Jusqu'au jour où il est convoqué par le doyen de l'université ...et où tout son monde va basculer.

    Confronté à ses pulsions sexuelles que son éducation et la morale de l'université l'obligent à refouler, Marcus s'autorise néanmoins à fréquenter la troublante Olivia, à la fois suicidaire et déterminée. Elle mettra le feu aux poudres et fera perdre la tête à Marcus. Celui-ci aura du mal à contenir sa colère, son mépris envers certains de ses camarades et l'autorité de l'université. Un roman qui monte en crescendo et vole en éclat dans le dernier tiers du roman particulièrement réussi....


    Lien : http://fromtheavenue.blogspot.com/2011/04/indignation-de-philippe-ro..

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par brusc le 18/10/2011


    J'aime Philip Roth parce que dans tous ces romans, il me bouscule dans mes certitudes, mon confort littéraire. Ce n'est pas tant son style brillant et virtuose qui m'étonnent que la manière dont ses personnages pensent, vivent, meurent et nous racontent l'Amérique. Ici c'est encore bien le cas. Philip Roth n'a peur de rien même pas de nous décrire la "vie" après la mort... Cette fin qui ressemble un peu trop à une pirouette déçoit cependant un peu. Mais on pardonne au grand écrivain qui, en nous tenant fermement par la main, ne nous donne pas d'autre choix que de suivre pas à pas les aventures plus tragiques que comiques de Marcus Messmer, honorable fils de boucher cacher, embarqué dans l'Histoire de l'Amérique des années 1950.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)






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