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Critiques sur La bête qui meurt (13)


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    • Livres 5.00/5
    Par Malaura le 26/06/2011


    Eminent professeur de littérature, critique littéraire à la radio et à la télé, David Kepesch a passé sa vie à revendiquer sa liberté sexuelle; un séducteur impénitent, amoureux de la beauté sans attache et sans sentiment.
    A 62 ans, il rencontre Consuela, une belle cubaine de 24 ans et entre les seins de cette femme aussi envoûtante qu'une oeuvre d'art, David découvre les tourments de la passion amoureuse, les affres de la peur et de la jalousie ainsi que la conscience de la vieillesse et de la mort.

    On retrouve ici les thèmes chers à Philip Roth, les plaisirs de la chair, les conventions rigides dans une Amérique bien-pensante, les souvenirs de la révolution sexuelle... à travers le portrait de ce professeur sympathique, esthète érudit et cultivé pris dans les rets de la dépendance amoureuse.
    Brillante analyse des comportements humains, réflexion sur la vieillesse et la mort, "La bête qui meurt" est un petit bijou de finesse et d'émotion.
    Comme à son habitude, Roth est tout simplement magistral !

    critique de qualité ? (17 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe le 09/11/2011


    La bête qui meurt est-elle passible de se transformer en prince?
    Sous un masque affable,derrière une façade de culture raffinée, David,homme plus que mûr, enseignant, critique culturel connu des médias,pianiste amateur, cache son goût immodéré pour des "générations de fellatrices stupéfiantes", rencontrées en général sur les bancs de ses cours, triées sur le volet et couchées sur canapé, telles des cailles croustillantes, à l'issue des soirées de fin d'année.
    Consuelo, cubaine, jeunette "au teint pâle, aux lèvres pleines", à "lélégance lisse à la Brancusi" cache, elle, "des seins puissants" sous sa veste boutonnée. Elle aime Puccini, la culture l'interesse et elle apprécie le regard d'esthète que "l'homme du monde" porte sur son corps.Fantasme élève professeur."Magie du sexe".Séduction.Désir. Erotisme torride. le lecteur, impliqué par Philippe Roth dans le tutoiement des confidences, assiste médusé à une parade amoureuse de haut niveau.
    Rouerie de la maîtrise.Art du flirt. Domination-soumission.
    La bête qui meurt, le jeu pervers de David qui retourne "à l'homme des bois", amateur de chair fraiche sanguinolente, évoque quelques scènes de La belle noiseuse (manège obsessionnel entre le peintre vieillissant et élève) atteint son paroxysme mais, comme un fusil changerait d'épaule part dans des directions inconnues.
    "L'avoir été", "la jalousie ce poison", le mystère de l'étrangère, la liberté sexuelle et ses débordements, autant de paramètres qui peuvent changer la donne.
    Et l'amour, alors?
    Philip Roth, auteur américain couronné par moult lauriers, révèle encore ici une écriture irréprochable, brosse des portraits psychologiques forts de personnages à la faille sous-jacente, aborde les rapports amoureux, les stratégies de la séduction amoureuse, les rapports de force où celui qui croyait prendre se retrouve souvent aux prises d'insoupçonnables filets,l'obsession,la vieillesse,la maladie,la mort et l'amour bien sûr.
    Chef d'orchestre brillant de la condition humaine, capable de nous rendre le "Me da asco" ( "Ca me dégoûte") émouvant sinon pitoyable, jouant en virtuose la corde sensible entre pianissimo, allegro et fortissimo, on ne peut qu'applaudir!

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par PierreF le 01/03/2011


    Philip Roth est probablement l'un des plus grands auteurs contemporains encore vivants. Depuis quelques temps, il sort un livre par an. De tous ceux que j'ai lus, j'aurais pu en citer cinq ou six. Celui ci est noir, bien noir, et irrévérencieux comme il faut. Avec une intrigue simple, un ancien professeur d'université s'éprend d'une de ses élèves, Philip Roth nous force à regarder en face la mort et l'injustice devant l'inéluctable. Comme il ne change pas, il le fait avec toute la crudité, la cruauté, et la véracité dont il est capable. Un livre définitivement marquant. Comme la vie ?


    Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-une-idee-de-lecture-pour-le..

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par DonLo le 05/09/2010


    Un livre qui se lit vite, peut-être un peu comme il a été écrit : on y sent une urgence, le désir de dire avant le silence.
    Pour ceux qui ont déjà un peu vécu, cette musique aura un air connu, où se croisent hantises de vieillesse et souvenirs de jeunesse. Pour les autres, c'est une superbe introduction à ce que je leur souhaite de tout coeur : vivre assez pour avoir le temps de vieillir, même si ça fait parfois un peu mal.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par vincentf le 22/06/2010


    Un vieux prof d'université tombe amoureux des seins d'une de ses étudiantes. On aurait pu craindre le gros cliché. On y échappe, car derrière l'obsession sexuelle, le libertinage inconscient et la libération des moeurs, se cachent des fêlures. le narrateur voit le temps qui passe et qui l'éloigne de la jeunesse de ses conquêtes. Il voit son fils, qui le hait et qu'il a rendu malheureux parce qu'incapable de s'identifier au père aimant qu'il n'a pas su être. Il voit son ami libertin mourir en voulant déshabiller sa femme (en la prenant pour une autre?), et surtout, il voit sa déesse, cette Consuela dont il a adulé le corps parfait au point d'aller jusqu'à boire le sang de ses règles, perdre ce qu'elle a de plus beau, ses seins, dans le cancer. Tantôt cru, tantôt profond, tantôt scandaleux, tantôt tendre, tantôt pensant, tantôt charnel, ce roman offre une palette d'une grande richesse. Il m'a fait penser à Kundera, en mieux, en plus facile à lire, en plus direct, en plus américain.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Kabuto le 01/05/2012


    La bête qui meurt c'est David Kepesh. Un critique et professeur vieillissant qui va vivre une dernière passion avec une de ses jeunes et séduisantes élèves jusqu'à connaître les tourments de la jalousie et de « l'addiction ». Lui, le séducteur libéré et fort de son expérience raconte comment il se retrouve piégé par cette jeune beauté cubaine et quel mal il aura à ce sortir de cette relation pourtant sans avenir. L'occasion pour nous de suivre ses réflexions sur de nombreux sujets comme le puritanisme, la vieillesse, la libération sexuelle, ses relations compliquées avec son fils, la maladie et la mort. Que l'on partage son point de vue ou pas, ces confessions intimes et franches ne peuvent laisser personne indifférent. L'occasion aussi de lire quelques pages d'un érotisme torride et quelques autres absolument bouleversantes. Court roman extrêmement fort, il vous marquera obligatoirement.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par mariech le 24/04/2011


    Encore un magnifique roman de P. Roth sur l'amour , toujours l'amour. L'auteur nous dit que même qu'en on est âgé on éprouve toujours du désir , il faut être P, Roth pour se permettre ce genre de propos.
    Le héros , un vieux professeur d'université tombe éperdument
    amoureux d'une de ses élèves d'une 20aine d'années , la sublime Consuela . Ce que j'aime chez l'auteur c'est qu'il ne peut s'empêcher de nous parler à travers ses livres , passages savoureux quand il parle du manque de la personne aimée , de la dépression faite quand la relation se termine , dans la relation décrite avec son fils , on sent du vécu ' dans nos sociétés , c'est nous qui sommes responsables de notre malheur.
    Un grand roman !

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par ChezLo le 10/12/2011


    Un prof de littérature américain revient sur son passé, sa vie avec ses femmes, ses relations avec les étudiantes, confortées par son autorité. Des relations libres qui l'ont fait traverser à contre-courant l'Amérique des années 60 à 2000. Et puis il y a eu Consuela, une étudiante d'origine Cubaine, issue d'une famille d'immigrés aisés, ayant reçu une grande éducation. Consuela qui se dévoilera et se donnera à lui, Consuela qui contribuera à retarder la mort de son corps de sexagénaire, Consuela dont la volupté l'obsédera, proie qui se révèle prédatrice. Les années passent, la Mort rôde autour de lui, pas forcément pour son propre corps...

    J'ai pris peur en entamant la lecture de ce livre. L'impression de me retrouver au coeur du monologue d'un vieux monsieur qui nous raconte sa vie sexuelle teintée de l'angoisse de la mort, de ses souvenirs innombrables de jeunes conquêtes, de ses pulsions physiques que grâce à son statut il peut assouvir sans beaucoup de peine. Est-ce Philip Roth qui parle derrière ce narrateur, est-ce un roman fictif ? Et d'ailleurs, est-ce que ça a plus d'intérêt d'être raconté si c'est du vécu ou pas ?

    L'acte sexuel comme revanche donc.
    Puis, les digressions historiques prennent le pas, il est question de ses amies, anciennes maîtresses qui ont vécu l'émancipation féminine, de sa liberté de jouissance, de ce qui choquait l'Amérique puritaine.
    Puis, le vent tourne, Philip Roth nous livre ce que cette relation avec la prude Consuela a de peu banal, le fait que les rôles s'inversent, et, qu'avec d'autres armes, elle prend en quelque sorte le pouvoir sur lui.
    Puis, le vent tourne à nouveau. le tragique s'installe dans la vie de la jeune femme, et le narrateur en est par conséquent victime également.
    Un roman sur l'amour, les plaisirs de la chair, les malaises existentiels, les relations entre prof et élève, entre puissant et faible, entre homme et femme... Ecrit crûment, narrant l'intime, La bête qui meurt est un roman bien plus accessible que La tâche, mais ne contribue pas à rendre Philip Roth comme mon auteur incontournable.


    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2011/12/la-bete-qui-meurt.html

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 1.00/5
    Par micky05 le 27/02/2012


    Pour une fois je suis du côté de la critique qui critique (au sens analytique). Comparé à d'autres livres de Philip Roth, on se demande ce que ce roman fait dans la littérature. À moins que ce ne soit dans le but d'en faire un scénario pour un film où la vedette aurait de généreuses formes à vendre ? (février 2006)

    Suite et fin du propos : [Adaptation]
    'La bête qui meurt' fait l'objet d'une adaptation cinématographique avec Penelope Cruz en tête d'affiche. le tournage a débuté en mai 2007 à Vancouver.]

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par vegalia le 08/10/2011



    Livre bien écrit et assez court où le sexe est présent mais aussi une réflexion sur la vie et la vieillesse. Un vieux professeur : David Kepesh couche avec une très jeune femme : Consuela Castillo, son étudiante. Celle-ci qui apprend qu'elle a un cancer du sein. La mort fait son entrée et amène toute une série d'interrogation et de remise en question. La tranquillité de cet esthète est terminée car il aime et il a des devoirs envers celle qu'il aime.

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






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