
par Nanou2008, le 2008-08-15 19:52:40
Livre touffu, intelligent, mais très (trop) bavard ! Pose des questions intéressantes sur le racisme, la jalousie, les classes sociales, les ravages post-traumatiques de la guerre (Vietnam) sur...
par clarinette, le 2008-06-30 09:05:07
Coleman Silk est le doyen d'une université. Accusé de racisme pour un mot de trop envers des étudiants noirs, il démissionne de son poste. Sa femme décède peu de temps après. Il prend alors pour...
par isalune, le 2008-03-23 14:15:34
Long et difficile au début mais ensuite passionnant. Brutal et subtil (le roman mais aussi l'écriture et les personnages). Des personnages aux destinées complexes (... j'ai pensé à John Irving). ...
par Woland, le 2007-12-26 16:30:04
The Human Stain
Traduction : Josée Kamoun
A mes yeux - mais ce n'est qu'un avis probablement orienté par ma passion toute proustienne pour les histoires aux mille et un...
par clarinette, le 2008-06-30 09:06:10
" A l'été 1998, mon voisin, Coleman Silk, retraité depuis deux ans, après une carrière à l'université d'Athena où il avait enseigné les lettres classiques pendant une vingtaine d'années puis occupé...
Portnoy et Son complexe
Pastorale américaine
La bête qui meurt
Portrait d'une Amérique à la fois profonde et proche. Voilà le dessein de Philip Roth. Un portrait brossé sans mise à quatre épingles et à travers la figure centrale d'un professeur d'université, Coleman Silk, juif et noir à la peau claire, âgé de soixante et onze ans, accusé à tort de racisme puis à qui l'on reproche d'entretenir une relation avec une femme de trente-quatre ans, illettrée et agent d'entretien. De quoi faire tache dans la bonne conscience américaine, dans les Berkshires, où "il reste des gens, des péquenots comme des universitaires, qui n'auront jamais le bon goût de renoncer à leurs vieilles valeurs pour se mettre au pas de la révolution sexuelle. Des pratiquants étriqués, des maniaques des convenances."
L'existence de Coleman, son destin et les êtres gravitant autour de lui ont valeur d'illustration, rapportée par une présence omnisciente, jugeant ci et là les personnages. Pour ce faire, Philip Roth se crée un double, Nathan Zuckerman, qu'il n'épargne pas d'impuissance sexuelle ni d'un cancer de la prostate... Jouant sur le présent, revenant au passé pour conter la jeunesse de Coleman, multipliant les regards, en saute-mouton de narrateur, Philip Roth passe en revue l'enlisement de la guerre du Vietnam et ses horreurs, la pêche à la ligne sur les lacs glacés, les arcanes de l'art noble (jab, droite, gauche, crochet et uppercut), la bouffonnerie du hasard, les cuistreries philologiques, bibliographiques et archéologiques des universitaires, jusqu'au scandale éclaboussant la Maison Blanche, émue et excitée par Monica Lewinsky, dite "Gorge profonde", "pompant généreusement le sexe" de Bill Clinton... Troisième volet (indépendant) d'un regard drôle et acerbe sur le Nouveau monde, après Pastorale américaine et J'ai &