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Critiques sur La tache (27)


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    • Livres 5.00/5
    Par Malaura le 22/07/2011


    1998, en pleine affaire Clinton/Léwinsky, Nathan Zuckerman, un écrivain vieillissant et solitaire, se prend d'amitié pour un ancien professeur de Lettres injustement accusé de racisme.
    A l'époque, Coleman Silk avait démissionné mais il attise de nouveau le scandale en entretenant une liaison avec une jeune femme de ménage illettrée.
    Fasciné par la personnalité et le charisme de son ami, Nathan va peu à peu percer à jour le secret de cet homme qui a bâti sa vie sur un mensonge inouï.

    Difficile de décrire l'enthousiasme que procure un tel livre au style admirable, à l'écriture magistrale.
    Véritable satire des moeurs de l'Amérique bien-pensante, réquisitoire féroce d'une société régie par les convenances et les préjugés, ce roman sur l'identité, où chacun porte en lui la marque du secret, est une pure merveille de réflexion et de subtilité.
    Avec autant de finesse que de brutalité, Philip Roth dénonce la bêtise humaine dans un monde où tout n'est qu'équivoque.
    Simplement Géant !

    critique de qualité ? (12 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Nadja le 19/01/2011


    Il y a des livres qui pourraient en faire dix, il y a des livres qui vous subjuge litteralement, « la tâche » est, pour moi, de ceux-là.

    En 1998, alors qu' « un siècle de destruction sans précédent dans son ampleur vient de s'abattre comme un fléau sur le genre humain », le crime- pardon, les crimes- de Coleman Silk, l'universitaire émérite, est d'avoir dit « spook » (soit « zombi, invisible» ou « noir » dans une acception péjorative) et de s'être acoquiné avec Faunia, une jeune femme de ménage soi-disant illetrée; celui de Bill Clinton, le Président des Etats-Unis, d'avoir reçu quelques turluttes d'une secrétaire pipelette. Les conséquences sont semblables. Tous deux deviennent les bouc-emissaires d'une société tartuffe : « le clou qui dépasse connaîtra le marteau» disait Li M'Hâ Ong, tout comme le penis qui dépasse connaîtra la censure (en passant par le viagra....).

    L'auteur laisse entrevoir avec brio l'extrême ambiguïté de chacun de ses personnages qui se traduit dans l'ambiguité du langage. le mot « spook » cristallise l'ensemble des événements racontés. Un simple mot donc amène à des jugements qui eux sont sans ambiguité de la part "des autres", de la communauté qui s'en nourrit et qui alimente à travers la rumeur la vindicte populaire, toujours tranchante.

    Au delà du fil de l'histoire très intéressante constuite par de nombreux retours en arrière sur la vie de Coleman Silk et de son entourage, j'ai été fascinée par l'écriture, le style, de P. Roth. Il décrit les traits psychologiques de ses personnages avec une finesse et une subtilité admirables, faites à la fois de dit et de non-dit. Il a la sagesse de laisser les nombreuses questions que se posent le narrateur Nathan Zuckerman -et par là même le lecteur- non tout à fait résolues. Il tente avec modestie, à sa mesure, de se rapprocher au plus près non pas de la vérité mais de la subjectivité de ses personnages qu'il traite avec une égale considération. A noter une description de Delphine Roux, normalienne française voulant faire carrière aux Etats-Unis, d'une justesse confondante. Je parie que certaines de ses admiratrices francophones ont alègrement nourri son écriture!

    critique de qualité ? (10 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Woland le 26/12/2007


    The Human Stain
    Traduction : Josée Kamoun

    A mes yeux - mais ce n'est qu'un avis probablement orienté par ma passion toute proustienne pour les histoires aux mille et un méandres - un bon romancier se reconnaît au naturel avec lequel il parvient à imposer une histoire extrêmement complexe (et surtout plus complexe qu'elle ne veut le bien paraître) et truffée de personnages si possibles ambigus à un lecteur fasciné.
    Et Philip Roth, qui me paraît entre parenthèses un chantre de la phrase à point-virgule, Philip Roth est un grand romancier qui n'a pas usurpé la réputation qui est la sienne.
    "la tache" - en anglais, "la tache, la souillure humaine" - débute sur un incident si banal que l'auteur, auquel son héros, Coleman Silk, vient le rapporter afin qu'il en rédige un ouvrage vengeur, n'est même pas enthousiasmé par cette histoire d'un doyen d'université américaine que l'utilisation d'un mot bien précis (mais doté de deux acceptions) pour désigner deux élèves de sa classe éternellement absentéistes a fait basculer sans autre sommation dans le camp des "racistes."
    De ces deux étudiants, Silk ne savait rien : il ne les avait même jamais vus. du coup, un jour, il demande aux élèves présents quelque chose comme : "Quelqu'un sait à quoi ils ressemblent ou sont-ce des zombies ?"
    Ah ! Malheur ! Voilà que les absentéistes sont Noirs (pardon ! de couleur !) et que le mot "spook", traduit par "zombi" dans notre langue, désigne en anglais :
    1) tout d'abord un ectoplasme, un fantôme - songez au Spooky des "Casper"
    2) et puis un Noir mais de manière péjorative.
    Et évidemment, bien qu'il ait été le premier à embaucher un professeur noir à l'université d'Athena, il est clair que le doyen Silk ne peut avoir utilisé le terme que dans son sens second.
    Eh ! oui ! Il n'y a pas qu'en France qu'on ne peut plus utiliser certains mots sans se voir traité de raciste et autres billevesées charmantes : aux USA aussi.
    Silk a beau se défendre, en appeler à ses collègues (qui ne bougent pas), rien n'y fait : il finit par démissionner. Il perd aussi sa femme que la maladie ratrappe à ce moment-là. Bref, il perd tout. Sauf sa rage.
    Le narrateur-auteur Nathan Zukermann ayant poliment mais fermement refusé d'écrire le livre vengeur que Silk entend titrer "Zombies", ce dernier s'y attèle. Et puis, un jour, il arrête tout. Au début, Zukermann pense que cela est dû au nouveau scandale que vient de provoquer l'ex-doyen de l'université d'Athena.
    En effet, cet incorrigible anti-conformiste de 71 ans, aidé par le Viagra, prend pour maîtresse une femme de ménage de l'université qui s'affirme complètement illettrée, Faunia Farley, presque traquée en permanence par son ex-époux, un vétéran du Viêt-Nam complètement frappé.
    Avec cet instinct propre à l'écrivain et, de façon générale, à l'artiste, Zukermann, que Silk a pris en amitié, finit par s'intéresser à l'affaire qu'il flaire plus compliquée qu'elle ne lui avait semblé à première vue : il se pose donc des questions, il cherche, il fouille et même s'il n'apprend le secret de l'ancien doyen qu'à l'enterrement de celui-ci, à la fin du roman, ce secret est d'emblée présenté en long et en large dès le chapitre 2, amenant le lecteur à reconsidérer sa vision du racisme - ou plutôt des racismes.
    Mais dans ce livre envoûtant, il n'y a pas que cela que Roth nous contraint à remettre en question. Avec une habileté magistrale, il entremêle tous les fils de ses marionnettes par ailleurs si terriblement humaines de façon telle que tantôt elles nous font pitié, tantôt au contraire elles ne nous inspirent plus que du dégoût. Il n'est pas jusqu'au "dingue" de service, Les Farley, responsable de l'accident où Faunia et Coleman ont perdu la vie tous les deux, qui ne nous apparaisse, dans la scène finale, perdu dans la solitude gelée au milieu de laquelle il pêche, sa perceuse à ses côtés et assis sur un sot en plastique jaune retourné dont la description a quelque chose de grotesque, qui ne se dresse brusquement devant Zukermann-Roth - et donc devant nous, lecteurs - comme bien moins fou et pourtant beaucoup plus dangereux qu'il n'en avait donné jusqu'ici l'impression.
    Ouvrez "la tache", commencez à lire lentement, à haute voix si vous pouvez, ne tombez surtout pas dans le piège apparent de cette rivalité sournoise et typique du milieu universitaire qui conspire à éjecter le doyen Silk après avoir pressé celui-ci comme un citron - ce n'est qu'un leurre lancé par Roth pour jauger son lecteur - et continuez.
    Oubliez les longueurs des paysages, si vous n'aimez pas. Lisez,
    laissez-vous imprégner, laissez-vous envoûter, acceptez de regarder tous les personnages sous les différents prismes que vous tend obligeamment Philip Roth, indignez-vous contre ce "Silky Silk" qui, par ambition et "pour vivre libre", décide de renier sa propre mère dont il fut l'enfant préféré et qui n'a pourtant pas le courage de protéger ses enfants à lui du risque qui les guette et qui guettera leurs propres enfants dans les générations à venir, applaudissez aussi à sa rage de vivre, à son tempérament de "teigneux" irrésistiblement séduisant, jugez et ne jugez pas Fiauna, mère indigne ou pas, fermez un instant les yeux et rappelez-vous toutes les actualités sur les horreurs du Viêt-nam, "Voyage au bout de l'Enfer" de Cimino ou encore le gigantesque et inégalé "Apocalypse Now", absorbez toutes les souffrances, tous les excès, tous les mensonges, toutes les demi-vérités, toutes les erreurs des personnages de Roth ...
    ... et vivez "la tache" qui prouve une fois de plus que, s'il a existé ou s'il existe encore aux USA des Malcom X, des Bush, des politicards irresponsables et des Juifs assez stupidement orthodoxes pour chanter sur une tombe non pas : "Un homme est mort aujourd'hui ..." mais bel et bien "Un Juif est mort", tentant ainsi de faire entrer dans l'Au-delà l'âme même du Ghetto (la scène est d'autant plus grinçante que, si le fils orthodoxe de Silk ignore la vérité, nous, nous la connaissons), leurs contraires absolus existent eux aussi.
    Cinq ans après le 11 septembre 2001 et ses conséquences au Proche-Orient, ce qui a une fâcheuse tendance à nous le faire oublier à l'un ou l'autre moment, ça fait du bien de le savoir.
    Merci, Philip Roth. ;o)

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison le 20/03/2012


    L'affaire Lewinski comme point de départ de ce roman de Philip Roth. Elle a pour but de décrire la pensée américaine du moment, sa perversité et son hypocrisie. C'est le retour de la morale bien-pensante et de la persécution de ceux qui ne s'y soumettent pas. Ainsi Coleman Silk, professeur de lettres classiques proche de la retraite, va subir le châtiment de l'ordre conformiste pour un petit mot de trop, une expression anodine qui l'obligera à démissionner de ses prestigieuses fonctions.

    A la charge de son voisin Nathan Zuckerman d'écrire le roman de sa vie, la chronique de son histoire abracadabrantesque entre les frasques du présent avec une jeune illettrée de trente ans, un ex-mari vétéran du Vietnam encombrant et acharné, et les routes de son passé aussi inouïes qu'inimaginables. Coleman Silk a vécu avec un profond et terrible secret qui aurait permis de stopper net tout procès d'intention… sauf que ce secret fut pour lui inavouable.

    Il est de notoriété public que ce roman est un chef d'œuvre. Toutes les critiques abondent en ce sens, et ce n'est pas moi qui vais les démentir. Bien au contraire ! du roman et de Coleman Silk se dégage une force magnétique si puissante qu'il est difficile de se séparer de cette lecture. Pourtant, par moment, j'avais bien envie de tout abandonner, de mettre le livre au pilon, ou tout en bas de ma p.a.l. A travers l'histoire de Coleman, il s'agit de s'affranchir de tous les grands bouleversements de l'Amérique contemporaine ; et en cela, la lecture devient passionnante, les aventures de Coleman, mélange sulfureux de délires paranoïaques et sexuelles, captivent mon attention. Alors pourquoi ce frein, pourquoi cette hésitation à poursuivre le roman ? En fait, je n'ai rien contre les corneilles, par exemple, mais lire pendant une dizaine de pages, comment elles cassent des noix en les déposant sous les roues des voitures aux feux rouges… Ce n'est pas que la vie sociale des corneilles ne me passionnent pas, mais je trouve que l'on s'éloigne un poil du sujet… Enfin, malgré ce que j'appellerai quelques longueurs, j'ai tenu bon, je connais tout de l'étrange et extraordinaire histoire de Coleman Silk, ancien doyen de la faculté d'Athéna et professeur de littérature classique démissionnaire pour un mot de trop.


    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par carre le 09/01/2012


    Coleman Silk professeur réputé est amené à la démission après que deux élèves l'ai accusé d'avoir tenu des propos racistes et qu'une jeune secrétaire le poursuive pour harcèlement sexuel. Il va raconter son histoire à un écrivain Nathan Zuckerman (le double littéraire de Roth). Car Silk a construit sa carrière sur un incroyable mensonge. Bien évidemment c'est l'hypocrisie,puritanisme et les problèmes raciaux de l'Amérique que Roth dénonce dans ce roman. L'histoire ce déroule en 1998, année ou un président passait du bon temps avec une stagiaire et ou l'on parlait de possibles attaques terrorisme venant d'Orient. Roth signe un formidable portrait de cette Amérique en revenant sur l'histoire de ce pays jeune malgré tout et le reflet dans le miroir n'est guère avantageux. Pour moi, le meilleur roman de Roth.

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par oops le 29/05/2010


    Coleman Silk, grand professeur juif dans une université américaine voit sa vie basculée parce qu'un jour, lors d'un cours sa langue dérape. Il traite deux de ses étudiants noirs toujours absents de spooks, ce qui veut dire invisibles, alors que c'est aussi un terme péjoratif appliqué aux Noirs. C'est le début de l'humiliation pour ce vieux professeur réputé. L'histoire de l'Amérique moderne, celle de 1940 à 1998 vue à travers l'histoire de ce personnage, un roman sur le mensonge et l'identité de l'individu servi par une écriture incroyablement puissante qui m'a profondément émue.

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy le 21/03/2012


    Les auteurs américains sont très sensibles à tout ce qui touche au faux-semblants. Ce livre en est une des expressions virtuoses. Tout ce qui touche au "passage de la ligne" virtuelle entre les uns et les autres, les variations sur les identités usurpées - voir la série vedette "Mad Men" donne lieu à une abondante littérature. Est-ce donc encore ud'une telle actualité ? Pour cette histoire magistralement écrite, tout est dans la chute. Mais surtout, ne pas aller voir le film qui en a été tiré car le casting n'est pas du tout crédible pour le personnege principal.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par sarahsoub le 10/10/2011


    Dans ce 3ème volet de sa trilogie sur l'Amérique (après "Pastorale américaine" et "J'ai épousé un communiste"), Roth dresse un portrait au vitriol de l'Amérique contemporaine.
    Roth démontre que l'obssesion de pureté et de transparence et les excés du politiquement correct d'aujourd'hui ne sont qu'une tentative de colmatage des blessures d'hier.

    A travers les destins individuels tragiques qu'il détaille avec précision et justesse (celui de Coleman Silk, noir à la peau blanche cachant ses origines, se retrouvant accusé de racisme par des élèves pour un mot mal placé; celui de Les Farley, vétéran traumatisé du Vietnam; celui de Faunia surtout, femme de ménage prétendue illétrée avec laquelle Coleman - de 30 ans son ainé- entretien une liaison charnelle ) Roth explore l'Histoire de l'Amérique, ses vices, ses blessures.

    Un roman d'une grande intelligence qui donne à réfléchir sur l'être humain, notamment à travers le personnage ambivalent de Coleman qui cache ses origines à tous, y compris sa propre famille: est-il lâche de vouloir s'extirper de la condition injuste dans laquelle la société vous enferme?
    Peut-être le meilleur roman de Philip Roth.

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



  • Par yeuxverts le 21/04/2010


    il y a avant ...et après avoir lu La tache ....Nous sommes meilleurs , peut-être...

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



  • Par petitegenisse le 24/06/2010


    (Cette critique met en parallèle la tache de Philip Roth et Leviathan de Paul Auster).

    A environ dix ans d'intervalle, Auster précédant Roth, la proximité entre ces deux romans me semble saisissante.

    Léviathan est mon premier Paul Auster. Il fallait bien que je lise quelque chose de lui un jour et on m'a offert Léviathan. Il est resté un moment sur mon étagère, la quatrième de couverture me donnant peu envie de me plonger dans une intrigue que je pensais, à tort, politico-terroriste. Et puis je l'ai ouvert. J'ai commencé à remonter la vie de Benjamin Sachs, écrivain, qui meurt dès le début dans l'explosion d'une bombe artisanale. C'est Peter Aaron, un de ses amis, écrivain également, qui me sert de guide dans la vie de Sachs. La narration est faite de va-et-vient, d'incursions et de digressions, et tente de saisir l'insaisissable Sachs.

    la tache est également le récit de la vie de Coleman Silk, universitaire, mis au ban de l'Université pour propos racistes, au ban de la société pour sortir avec une femme de ménage de la fac, de 40 plus jeune que lui, un peu paumée, un peu analphabète, mais très sexuelle. C'est son voisin, écrivain, qui est ici le narrateur.

    Des points communs entre ces deux romans, il y en a - je ne les aurais pas rassemblées sinon : deux oeuvres majeures de la littérature américaine, milieux intellectuels, un narrateur écrivain qui retrace la vie d'un personnage charismatique, un titre qui est aussi celui du roman qu'écrivent ces narrateurs, une narration sur le mode de l'exhumation des souvenirs, du puzzle à reconstituer, une galerie de personnages secondaires...
    Mais là où Auster déroule une quête assez égale et sans véritable sursaut littéraire - c'est-à-dire cette émotion de l'écriture qui soudain vous happe et vous fait lâcher un "Waouh!" ou plutôt dans mon cas un "putain!" - Roth écrit quelques pages sublimes, où on sent soudain que les mots disent plus qu'une histoire. Je pense notamment au premier monologue de Les Farley (l'ex mari de la copine de Coleman et ancien du Vietnam), texte d'une beauté violente, qui coupe le souffle par sa puissance, la page qui devient rage. Beaucoup d'humour également chez Roth ; les pages sur Delphine, l'universitaire française sont un régal.
    Chez Auster, c'est un personnage, que j'ai particulièrement apprécié, celui de Maria, photographe, qui côtoie d'abord le narrateur puis Sachs. Artiste électron libre, qui vit la vie et la création comme une série d'expériences, se perdant pour mieux se trouver, attachante et horripilante. Je me disais que c'était elle la vraie création d'Auster. Jusqu'à ce matin, où j'ai appris que ce personnage était directement inspiré par Sophie Calle.
    Vous hésitez entre les deux ? Lequel lire en premier... Je dirai la tache, si vous n'êtes pas rebuté par une énième histoire en milieu universitaire (pour le début en tout cas). Pour Auster, ce ne fut pas une révélation, mais ça ne m'a pas non plus fermé les portes de cet auteur. Et c'est un drôle de bilan : j'ai préféré la tache sans forcément avoir envie de lire autre chose de Philip Roth, Léviathan m'a un peu ennuyé mais m'a donné envie de lire autre chose de Paul Auster. Cherchez l'erreur.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)






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