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ISBN : 2092574647
Éditeur : Nathan (17/01/2017)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Une galaxie où certains êtres possèdent un "don", un pouvoir unique. Akos et Cyra sont de ceux-là. Ils appartiennent à deux nations ennemies, mais ils ont chacun besoin du don de l'autre. Vont-ils s'allier ou se détruire ?
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Critiques, Analyses & Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Souri7
20 février 2017
★★★★★
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Dans un univers lointain, une fédération de neuf planètes nommée Assemblée vit en osmose et paix les unes avec les autres. Enfin, non pas tout à fait… Sur l'une d'elles, deux peuples ne cessent de tenter de prendre le pouvoir. D'un côté, les Shotets, un peuple d'ancien pirate de l'espace arrivé sur cette planète en suivant le flux aux manières assez barbares ; de l'autre, le thuvhésit, un peu plus civilisé, plus cérébral. Certains habitants de cette fédération sont spéciaux puisqu'ils possèdent un « destin ». Seuls les oracles connaissent ce destin normalement ; seulement, l'Assemblée décide à titre de transparence de faire part dans un communiqué audiovisuel des destins et des identités de ces personnes… Les shotets en découvrant certains des destins énoncés décident d'agirent sans attendre. Des guerriers sont envoyés dans la maison de l'oracle de Thuvhésit afin d'enlever deux enfants : Akos dont le destin serait de mourir pour eux et Eijeh, désigné comme futur oracle. le père des enfants est tué.
Akos et Eijeh sont conduits sur Shotet où ils y sont torturés par Rydek, héritier du trône. Bien décidé à empêcher SON destin de survenir : la fin de son règne. Pour cela, il mise tout sur Eijeh : avoir enlevé un oracle pourrait lui permettre d'anticiper les choses en les voyants venir…
Après quelques années, les deux enfants ont bien grandit et sont devenu adulte : Eijeh est devenu une machine contrôlée par Rydek et Akos, envoyé dans un camp militaire se voit attribuer la mission de servir la soeur de Rydek : Cyra dont le don, une capacité à faire souffrir les gens via des ombres qui se promène sur son corps la rend malade. le don d'Akos lui permet d'atténuer ses souffrances.
Petit à petit, Cyra et Rydek à force de se côtoyer se rendent compte qu'ils ne sont pas si différents.

Un livre d'un ennui MORTEL sous la forme d'un récit relaté à deux voix. C'est simple, j'aurai apprécié que les deux civilisations s'entre-tuent pour rendre la lecture plus supportable et plus courte ! 👿 La couverture est superbe et je comprends maintenant pourquoi : c'est bien le MINIMUM pour cacher le niveau affligeant de ce livre.

L'intrigue est soporifique, insignifiante et sans intérêt. Deux peuples, une haine entre les deux, des destins programmés : c'est bon, circulez y'a plus rien à voir. le récit est d'une lourdeur telle que le lecteur semble ramer pour entre dans l'histoire voire pour s'y maintenir. Les faits relatés sont pour beaucoup attendus car déjà lus dans plusieurs autres sagas :on se demande quelle est la nouveauté ? C'est simple, le récit met tellement de temps à se mettre en place que le lecteur est capable d'anticiper les faits.
Un livre mal écrit, dans un style lourd et sans attrait. le récit à double voix qui permet d'avoir le point de vue de chacun des deux héros joue justement là-dessus. Énormément de répétition, énormément d'interrogation psychologique du style : « et si…». Cela crée un récit compact où le sentiment dominant est le pessimisme, le négativisme vu que les deux personnages sont des êtres blessés psychologiquement.
Et pour ne pas arranger les choses, le lecteur se voit plonger dans un univers différent avec un minimum d'information. le flux dont il est question vient d'où ? Comment les destins sont choisis ? Pourquoi certains et pas d'autres ? (surtout que le terme « destin » se mélange parfois avec « don »).
Soyons candide… peut-être que cette lourdeur vient du fait que l'auteur ayant prévu une sorte de saga en plusieurs livres est sciemment voulu donner un maximum d'informations dès le premier livre afin de poser le contexte historique, géographique, galactique et pouvoir se centrer réellement sur l'action par la suite. Si c'est le cas, mauvaise idée…

Côté personnages… une horreur !! Comment le lecteur peut-il s'attacher à de tels personnages. Entre Akos, le guerrier enlevé qui passe son temps à rougir et à tenter de sauver son frère de manière idiote et ; Cyra, la méchante qui d'un coup change de camp… Je ne parle pas des autres personnages que cela soit Rydek, le méchant se droguant pour tuer, Vas l'homme qui ne ressent rien, Sifa la mère d'Akos qui possède une drôle définition du mot mère. Bref, on n'en aime aucun, on en déteste aucun parce qu'ils sont sans saveur ! Ils sont à la limite interchangeable voire des guignols.
Après lecture, je pense que tous les personnages auraient besoin d'une bonne psychothérapie.

Enfin, que de clichés dans ce livre et de stéréotypes dignes d'une cour d'école.
Que cela soit la description que fait l'auteur des deux peuples : les shotets, des sortes de barbares à la peau sombre vivotant en ramassant les détritus des autres planètes, versus, les thuvhesit, des êtres civilisés à la peau claire. Les premiers sont décrits tout le long du récit comme des êtres sauvages avec de nombreuses scènes dans le livre où ils se délectent dans une arène de combat à mort. de l'autre, nous avons les thuvhesit, plus réfléchis, spécialisés dans les sciences mais sérieusement plus idiots puisque c'est eux qui ont dévoilé les destins, c'est eux qui ont donc lancé les hostilités.
Le final qui est juste un moyen affligeant pour retenir le lecteur : Ah oui… le livre se termine – enfin façon de parler – sur des révélations laissant entendre une suite… le lecteur qui a tenu pendant près de 500 pages se retrouve comme un idiot sans réponse et on lui annonce qu'il est bon pour un second round.

Si vous avez du temps à perdre, si vous mourez d'envie de vous ennuyer, ce livre est fait pour cela.
Une suite semble prévue étant donné la manière dont s'achève ce livre. 😵 Je me suis fait avoir une fois mais je ne compte pas réitérer cette erreur. Avoir lu ce livre m'a amplement suffi. J'adore sortir de mes univers littéraires préférés pour tenter de nouvelle chose, mais là cela a été pour moi un voyage sans retour.
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Miney
13 mars 2017
★★★★★
★★★★★
Dès les premières pages du livre, on est bombardé d'informations sur cet univers SF teinté de fantasy, mais il est assez accessible pour qu'on y trouve très rapidement ses marques et qu'on apprécie y évoluer.
En gros, c'est assez simple : un système solaire dirigé par une Assemblée, composé de planètes aux caractéristiques très marquées qui chacune abrite un peuple (sauf la planète dont les héros sont originaires qui en compte deux, en conflit). Une sorte d'énergie magique, le flux, relie ces planètes et confère à chacun de ses habitants un pouvoir qu'il découvrira à la puberté.
C'est un univers sympathique et agréable à parcourir, mais j'ai eu l'impression que l'auteur aurait pu le ''pousser'' davantage. Il y a matière à plus de profondeur et de richesse. Un seul peuple par planète, ça me semble un peu chiche, et si on apprend quelques brides de leur histoire récente, L Histoire globale manque un peu de consistance : ils sont semble-t-il tous de la même espèce humaine, donc d'une planète commune. Quelle est-elle, comment et pourquoi ont-ils migré ? le flux manque un peu d'explication lui aussi (et il m'a vaguement rappelé la Poussière d'ALCDM de Philip Pullman). J'espère que certains de ces flous seront comblés dans le prochain tome parce que ce serait dommage d'en rester là.
Concernant l'intrigue, je m'attendais à un rythme effréné mais en réalité c'est assez lent. On met du temps à démarrer réellement et certains rebondissements auraient pu être amenés bien plus tôt, surtout ceux qui paraissent un peu évident au lecteur. Les personnages mettent beaucoup de temps à se décider sur ce qu'ils vont faire (surtout Cyra), ce qui ne serait pas dérangeant s'ils prenaient au moins la peine de tergiverser, de se questionner. Là, non. Ils restent juste là sans rien faire.
Il y a quelques incohérences sur des détails de l'histoire : Mais dans l'ensemble rien de rédhibitoire.
Quant aux personnages... Je ne sais pas trop quoi en penser. Ils ont l'air travaillés mais... Je ne sais pas. Il leur manque un truc. Ils ont à la fois une personnalité bien marquée et en même temps ils sont un peu ''flottants'', comme s'ils n'étaient jamais convaincus d'eux-même. Je ne sais pas comment expliquer ça. Je n'ai en tout cas ressenti aucune émotion les concernant, ni de complicité entre Cyra et Akos, les deux héros J'ai apprécié la raison pour laquelle ils se sont rencontré en revanche.
Pour finir, mon point de vue sur la polémique concernant cet ouvrage, dont j'ai pris connaissance alors que je commençais à le lire. Ben j'avoue que je ne la comprends pas trop. Pour ceux qui n'ont pas suivi, certains lecteurs considèrent que les shotet sont décris comme les gros méchants de l'histoire alors que ce sont les seuls noirs de peau. Ce qui poserait un gros gros problème de racisme si c'était le cas, je suis d'accord.
Mais on a très peu de descriptions des autres peuples à part les thuvésits, alors rien n'exclue que d'autres ont également la peau sombre. D'ailleurs, l'auteur insiste très peu sur la couleur de peau des shotet, sauf Cyra qui est décrite comme ayant la peau plus sombre que sa famille de tyrans (et c'est l'héroïne de l'histoire, youpi !). En revanche, elle met le paquet pour rappeler à quel point leur métissage est très diversifié à force de voguer un peu partout à la rencontre des différents peuples. Il y en a même des blonds.
Quant au fait que ce seraient des méchants... Oui, on a l'impression que ce sont tous des barbares caricaturaux... Dans les deux premiers chapitres, quand ils sont vus par les thuvésits. Leurs ennemis. Hé oui. C'est le peuple dont les coutumes sont les plus approfondies, qui ont le plus de richesses pour l'instant dans le récit.
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Soleney
28 février 2017
★★★★★
★★★★★
Le jour où Akos est enlevé est aussi celui où son père est assassiné sous ses yeux. Pas le temps de se recueillir : ses ravisseurs l'entrainent, lui et son frère, au coeur de la nation Shotet, les ennemis de son peuple.
Mais pourquoi eux ?
Parce que dans cet univers futuriste, chaque être humain nait avec un don qui se manifeste à l'adolescence, et que certaines personnes peuvent même avoir un destin : que quel que soit les possibilités entrevues par les oracles, un élément de leur avenir est immuable. Et les dons et destins des deux garçons intéressent de très très près les Shotet…
C'est dans ces conditions troubles qu'Akos fait la connaissance de Cyra, la soeur du roi.
J'étais intéressée par ce livre pour deux raisons : d'une part la construction de l'univers était suffisamment surprenante pour aiguiser mon appétit, et d'autre part les personnages m'intriguaient : le petit extrait gratuit du chapitre 7 est arrivé entre mes mains, et la relation entre Cyra et son frère, Ryzek, me paraissait complexe et intéressante.
Le premier point ne m'a pas déçue. C'est un monde à mi-chemin entre la science-fiction et la fantasy – et les croisements de genre sont bienvenus dans ma bibliothèque. L'histoire a beau prendre place dans une période futuriste, les humains ont des pouvoirs étranges dont l'origine n'est expliquée que par la présence du ruban-flux – mais qu'est-ce que c'est ?
C'est une sorte d'énergie qui traverse la galaxie et qui se rapprocherait visuellement de la Voie Lactée (avec plus de couleurs). Cette énergie serait à l'origine du vivant, ou peut s'en faut : elle traverse les êtres, apprécie tout particulièrement le réceptacle que sont les humains, et certaines manifestations naturelles sont dues à son intervention (comme la floraison des fleurs-de-silence). le ruban-flux est tout. Il est changeant, comme la vie, il est puissant, influent, immense et est l'objet d'une religion pour certains peuples.
Dans cette galaxie un peu particulière, neuf planètes habitées tournent autour d'un soleil. Y sont implantées diverses sociétés humaines, avec des caractéristiques qui leur sont propres. Les Thuvesit (la nation d'Akos) sont pacifiques et partagent leurs terres avec les Shotet, un peuple belliqueux, Ogra est une planète qui cultive leur secret comme d'autres les tulipes, Othyr est la nation marchande par excellence (et c'est elle qui domine les autres du fait de sa puissance économique)...
Bref, un bon point pour le monde.

Mais je n'ai pas du tout apprécié les personnages. Ils m'ont paru fades, stéréotypés. Les premiers chapitres étaient intéressants parce qu'on découvre l'univers et qu'on ne sait pas encore exactement en quoi consistent les dons-flux d'Akos et Cyra, ni les coutumes et usages de leurs peuples. On marche sur un chemin un peu nouveau et c'est rafraichissant.
Ce qui m'a le plus déçu, c'est la relation de Cyra et Ryzek. Au début de l'histoire, alors qu'ils sont petits, ils s'entendent plutôt bien – même si le grand frère vit très mal sa relation avec son père. Et puis d'un coup d'un seul il est devenu lui-même ce qu'il craignait tant : un tyran. Il utilise sa petite soeur comme un pantin et la traite comme un outil de torture – son surnom est particulièrement parlant : le Fléau de Ryzek – simplement pour maintenir le peuple dans la crainte. Comment a-t-il pu oublier si vite l'humanité de sa cadette ? Pour moi, Ryzek correspond au cliché du méchant sans aucune nuance de bonté. Il est là pour être haï et méprisé – parce qu'en plus d'être mauvais, c'est une lavette, un lâche qui se cache derrière son titre et sa cruauté pour éviter d'être blessé.
Cyra aussi m'a déçue parce qu'elle correspond très exactement au standard du personnage-victime. Son don-flux est une plaie, sa réputation est abominable, son frère la traite comme une moins-que-rien… Comment fait-elle pour si bien se battre alors qu'elle meurt de douleur presque tout le temps ? Évidemment, c'est une personne qui ne montre jamais sa souffrance, qui porte toujours un masque, mais qui au fond d'elle a envie d'aimer et d'être aimée.
Merci, mais des protagonistes comme ça, il y en a à la pelle. Suivant !
Akos est fade. Évidemment, il a le don idéal pour contrer celui de sa geôlière, et bientôt elle ne peut plus se passer de sa présence… Commence alors entre eux une relation de dépendance mutuelle un peu étrange. Bien entendu, l'amoûûr s'en mêle ! Je m'y attendais si peu…
Tout comme Cyra, Akos m'a agacée. Ses réactions sont prévisibles et il ne dégage absolument aucun charisme. Lors de ma lecture, j'ai songé assez ironiquement que les figurants sont plus profonds que les personnages principaux. Par exemple Cisi, la soeur d'Akos, a beaucoup de potentiel mais n'apparaît pas beaucoup, et leur mère est fascinante et mystérieuse. Pourquoi disparaît-elle ? A-t-elle oublié ses enfants ? Avait-elle prédit la destruction de la famille ? Pourquoi n'est-elle pas intervenue ? Quels sont ses objectifs ?
Voilà un personnage bien plus captivant que deux tourtereaux qui découvrent l'amour dans une société remplie de violence…
Non seulement les personnages étaient un mauvais point, mais en plus j'ai trouvé le style particulièrement plat, voire même indigeste. Ça ne peut pas pardonner. On nous répète les informations deux ou trois fois pour être sûr qu'on ne les oublie pas – des piqûres de rappel dont je me serais bien passée. C'était tellement redondant que j'ai dû me faire violence pour arriver jusqu'au bout de ma lecture – mais combien de fois j'ai failli laisser tomber ?
En résumé, le seul point positif est l'univers.
Ainsi que les dons-flux, qui sont toujours à double tranchant. L'un des personnages est incapable de ressentir la douleur. Outre le fait que ce soit très avantageux lors d'un combat, il est obligé de se mettre des alarmes quotidiennes pour manger et boire. Une autre a le don d'apaiser les autres par le simple son de sa voix. Mais ce pouvoir est tellement puissant qu'il la muselle : impossible de dire quoique ce soit qui puisse troubler ou mettre mal à l'aise. En réalité, Akos est bien souvent un soulagement pour les personnes qui l'entourent. J'ai apprécié la complexité de ces pouvoirs. Ils sont parfois des bénédictions, parfois des fardeaux. Voire les deux.
Mais ce n'est pas suffisant pour rattraper mon intérêt fuyant. Je sais d'ores et déjà que je ne lirai pas la suite.
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Livresque78
31 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
Comme beaucoup j'ai été séduite par la saga Divergente, ainsi que par l'adaptation télé, il était donc évident pour moi de découvrir cette nouvelle série.
De prime abord, cette superbe couverture vous tape dans l'oeil, je le sais, je vous vois derrière votre écran;-).
Il faut donc que je commence par vous dire que de mon point de vue, ce premier roman n'a rien à voir avec DIVERGENTE, il est davantage dans le registre science-fiction traditionnelle que dans la dystopie ( tout cela adapté un public jeune, car la science-fiction pure peut se révéler assez ardue au niveau de la compréhension, pour moi en tout cas). L'écriture est plus mature, plus travaillée et l'univers, même si on retrouve la patte de l'auteure, est plus complexe. Alors certes, l'attirance entre ELLE et LUI est présente, mais elle n'est pas le centre de l'histoire.

Lien : https://livresque78.wordpres..
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nightsreadings
11 février 2017
Ah Veronica ROTH ! A jamais dans mon coeur avec sa série Divergent et sa fin. Aussi, il était normal que je me précipite sur son nouveau petit bébé qui est tout aussi génial que Divergent mais dans un registre assez différent. Ne me demandez pas quelle série j'ai préféré, je ne saurai pas le dire. Nous sommes toujours dans un futur dystopique où le continent est divisé en 4 peuples dont 2 sont des antithèses : les Shotet et les Thuvhé.
Cyra est la princesse du royaume de Shotet et représente bien ce peuple guerrier qui écrase les 3 autres autres nations du continent mais tous deux sont dominés par Ryzeck. Sous ses ordres, Cyra est une arme redoutable grâce à son don qui lui permet de faire souffrir la personne qu'elle touche. Pourtant malgré sa toute puissance, Ryzeck craint lui aussi quelque chose : une prophétie selon laquelle un fils Kereseth le tuerait. Aussi, il a décidé de contrer le destin et de kidnapper les enfants de cette famille.
Selon les oracles, le destin d'Akos Kereseth est de mourir en servant son ennemi. Kidnappé par Ryzeck et résigné à son sort, il est entrainé à devenir un soldat shotet mais la manifestation de son sort le fait entrer au service de Cyra. En neutralisant les dons, il la soulage des douleurs dont elle est constamment victime. Mais Akos n'a jamais oublié son pays, sa famille laissée à Thuvhé et le danger que court son frère en restant si près de Ryzeck, gagnés par la folie. Il est l'heure d'agir pour Akos, peu importe ses sentiments ou son destin.
Avec ce long résumé, ceux qui ont lu Divergent reconnaitront des éléments phare : la notion de destinée, les peuples divisés en grandes catégories, une héroïne guerrière, des relations frères/soeurs difficiles… Il y en a également d'autres que l'on redécouvre avec plaisir au fil de la lecture et qui sont plus subtils : la volonté de marquer sa peau, les relations houleuses ou fusionnelles entre une mère et son enfant, une révolte menée contre un système… ROTH maîtrise tous ces thèmes et a bien raison de les exploiter au maximum. Se rajoute quand même des petits éléments très spécifiques à Marquer les Ombres. Tout d'abord, l'ambiance du roman est issue de la science-fiction mais elle ressemble à s'y méprendre à celle d'un roman historique avec les clans qui tournent autour de Ryzeck pour le séduire, les manigances, les trahisons et les intimidations incessantes. Il incarne le mauvais roi terrifié par la mort et qui ne sait que prendre des décisions cruelles et injustes créant ainsi une tension et une révolte qui doit se cacher. Cyra doit évoluer dans cet environnement et a dû apprendre à se montrer aussi implacable qu'un glaçon pour se faire respecter au milieu de ces serpents. Autre atout vis-à-vis de Divergent, c'est l'inversion des rôles : Akos est assez inoffensif et plein d'illusions en arrivant au service de Cyra mais avec son aide, il arrive à se rendre aussi combatif que la princesse qu'il doit aider. On a donc un certain héritage du roman de chevalerie mais il est détourné : Cyra n'est pas la princesse sans défense et c'est elle qui est une aide indispensable à la quête d'Akos. Et au moins, elle est bien moins énervante que Tris : elle sait ce qu'elle veut, accepte son destin et fait preuve d'abnégation pour s'imposer. On sent que l'auteure a mûri et cela se ressent dans son écriture, les thèmes qu'elle aborde et l'évolution de son héroïne. Alors oui, l'ambiance est réussie, l'histoire d'amour touchante, les héros admirables mais là où le roman acquiert sa profondeur c'est en posant continuellement la question de la destinée. Y-a-t-il vraiment un destin qui orchestre la vie de nos protagonistes ? J'espère que le T2 sera là pour y répondre ;)
EXTRAIT : http://lecturesdunenuit.blogspot.fr/2017/02/marquer-les-ombres-t1.html
Lien : http://lecturesdunenuit.blog..
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Les critiques presse (1)
LeFigaro18 janvier 2017
Marquer les ombres peut paraître moins percutant et moins évident que Divergente mais l'écriture y est plus travaillée.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
ExulineExuline07 mars 2017
-Pourquoi crient-ils son nom ? lui demandai-je en m'efforçant de suivre son rythme.
-Parce qu'ils l'aiment. Autant que nous l'aimons.
- Mais ils ne la connaissent même pas.
-C'est vrai admit-il. Mais ils croient la connaitre, et parfois c'est suffisant.
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nightsreadingsnightsreadings11 février 2017
« Le lendemain, je me réveillai lorsque le calmant cessa d’agir, juste après le lever du soleil, alors que la lumière était encore pâle. Je sortis du lit comme je le faisais toujours, par à-coups, en m’arrêtant pour reprendre mon souffle telle une vieille femme. J’enfilai ma tenue d’entraînement, en tissu synthétique de Tepes, léger et flottant. Personne ne savait conserver la fraîcheur du corps comme les Tepesit, dont la planète était si brûlante que nul n’en avait jamais foulé le sol pieds nus. Je tressai mes cheveux le front appuyé contre un mur de ma chambre, les yeux fermés, en tâtonnant pour saisir chaque mèche. Je ne brossais plus mes épais cheveux bruns, du moins plus comme lorsque j’étais enfant, méticuleusement, dans l’espoir que la brosse les amadouerait pour former des boucles parfaites. La douleur m’avait volé ces petits plaisirs. Quand j’eus fini, je pris une petite lame-flux – éteinte, pour éviter que les vrilles noires du flux ne s’enroulent autour du métal affûté –, et me rendis dans le petit cabinet d’apothicaire au bout du couloir, là où Akos avait installé son lit. Je me penchai sur lui et appuyai la lame sur sa gorge.
Ses yeux s’ouvrirent, puis s’agrandirent. Il se débattit, avant de s’immobiliser lorsque j’augmentai la pression sur sa peau. Je lui décochai un sourire goguenard.
– Vous êtes folle ? me dit-il d’une voix encore enrouée par le sommeil.
– Bien sûr ! répondis-je gaiement. Tu as dû entendre les rumeurs ! Mais j’ai une autre question, plus importante : Toi, es-tu fou ? Tu es là, à dormir à poings fermés sans même avoir pris soin de te barricader, alors que l’un de tes ennemis loge au bout du couloir ? Si ce n’est pas de la folie, c’est de la bêtise. Je te laisse choisir. Il plia vivement la jambe pour me frapper le flanc. Je parai avec le coude et pointai la lame sur son ventre.
– Tu avais déjà perdu avant de te réveiller, signalai-je. Première leçon : le meilleur moyen de gagner un combat est de l’éviter. Si ton ennemi a le sommeil lourd, tranche-lui la gorge pendant qu’il dort. S’il a bon cœur, fais appel à sa compassion. S’il a soif, verse du poison dans son verre. Tu me suis ?
– En résumé, jette ton honneur par la fenêtre.
– Ah, l’honneur, ricanai-je. Celui qui veut survivre doit oublier l’honneur.
Cette citation, extraite d’un livre ogran – traduit en shotet, bien sûr ; personne ne lisait l’ogran –, parut chasser toute trace de sommeil de son regard plus efficacement que ne l’avait fait mon attaque.
– Maintenant, lève-toi. Je me redressai, glissai la lame dans ma ceinture et quittai la pièce pour le laisser se changer. »
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Souri7Souri712 février 2017
– Tu supposes que je suis brutale parce que c’est ce que tu as entendu dire, répliquai-je. Parlons un peu de ce que j’ai entendu sur toi. Es-tu un lâche et un idiot à la peau tendre ?
– Vous êtes une Noavek, persista-t-il d’un air buté. La brutalité coule dans vos veines.
– Je n’ai pas choisi le sang qui coule dans mes veines. Pas plus que tu n’as choisi ton destin. Toi et moi, nous sommes devenus ce qu’on nous a fait devenir.
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Souri7Souri720 février 2017
Le meilleur moyen de gagner un combat est de l’éviter. Si ton ennemi a le sommeil lourd, tranche-lui la gorge pendant qu’il dort. S’il a bon cœur, fais appel à sa compassion. S’il a soif, verse du poison dans son verre.
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LilianCLLilianCL21 février 2017
- Où que se trouvent les cendres de ton père, la couche de crasse qui recouvre tes bottes doit les faire frémir, Aoseh.
- Je sais, répliqua-t-il avec un sourire. C'est justement pour cela que je me suis donné autant de mal pour les salir.
- Parfait, approuva-t-elle d'un voix flûtée. Je les aime bien ainsi.
- Tu aimes tout ce que n'aimait pas mon père.
- Parce qu'il n'aimait rien.
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