
par sylvie, le 2008-01-19 12:58:17
C'est un très bon roman qui m'a tenue en haleine tout le long de la lecture : La vie quotidienne et familiale aux prises avec la peur : antisémitisme galopant en Amérique et qui devient d'état avec...
par levraoueg, le 2009-02-22 11:35:59
“C’est la peur qui préside à ces Mémoires, une peur perpétuelle“ : ainsi commence “Le complot contre l’Amérique” de Philip Roth. Il s’agit donc de mémoires. Dés le deuxième paragraphe nous sommes...
par fzilbermann, le 2008-01-08 11:50:53
Ce livre tranche des autres uchronies car ces dernières sont souvent centrées sur les moultes détails nés du point de divergence historique, hors là c'est l'histoire de Philip Roth, ou du moins le...
par brigetoun, le 2009-11-12 21:51:12
plaisir tranquille de ce métier qui fait que, au-delà de la thèse et de l’uchronie, les personnages de la petite famille nous sont présents, un peu schématiques mais présents comme des êtres au...
par Sophiepm, le 2009-03-09 20:20:48
Suite au fascinant reportage télévisé que j'avais pu voir sur la vie de Charles Lindbergh, j'avais très envie de m'intéresser de plus près à sa vie, et à tout ce qui s'en rapprochait. Mais au lieu...
par brigetoun, le 2009-11-12 21:50:19
Et puis ce fut le charivari, la joie indicible. Lindbergh venait enfin de monter à la tribune. Mon père se leva d’un bond ; comme un demi-fou, et éteignit la radio à l’instant même où ma mère...
par levraoueg, le 2009-02-22 11:44:10
C’était la première fois que je voyais mon père pleurer. C’est un tournant, dans une enfance, le jour où les larmes de quelqu’un d’autre vous paraissent plus insupportables que les vôtres.
Juin 1940 : Charles A. Lindbergh, l’aviateur héroïque adulé des Américains, est choisi par le parti républicain comme son candidat aux élections présidentielles face à Franklin D. Roosevelt. La nouvelle fait l’effet d’une bombe. Car le brillant aventurier est aussi un admirateur de l’Allemagne nazie et un antisémite notoire. Tout comme les autres familles juives de Newark, les parents du petit Philip (le narrateur, âgé de sept ans) sont atterrés. Car, déjouant tous les pronostics, Lindbergh, exploitant à fond le pacifisme américain, imposant son slogan « Lindbergh ou la guerre ! » devient en novembre 1940 président des États-Unis. Dès son arrivée à la Maison-Blanche, il s’empresse de signer un pacte de non-agression avec Hitler, puis avec le Japon. Les Juifs ne tardent pas, alors, à être considéré comme des indésirables au même titre que les Noirs, puis pire encore… Mais, entre certains membres de la communauté juive qui soutiennent la paix à tout prix prônée par Lindbergh et ceux qui osent entrer en dissidence, voire créer des « brigades internationales » anti-nazies qui partent combattre en Europe, le fossé va s’élargir jusqu’à la rupture…
Avec ce roman de politique-fiction où il procède par une accumulation de détails précis, d’autant plus convaincants qu’ils s’appuient sur des documents authentiques (comme l’hallucinant discours antisémite réellement prononcé par Lindbergh en 1941), Philip Roth dessine le portrait aussi juste que dérangeant d’une Amérique frileuse, préoccupée avant tout de sa sécurité, certes éprise de grands idéaux, de paix et de justice, mais prête à piétiner ses principes si elle le croit nécessaire. Une Amérique d’hier et aussi d’aujourd’hui, qui est peut-être, à en croire l’auteur, la véritable Amérique.