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> Colette Carrière (Traducteur)

ISBN : 2352942837
Éditeur : Bragelonne (2009)


Note moyenne : 4.45/5 (sur 186 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
J'ai libéré des princesses. J'ai incendié la ville de Trebon. J'ai suivi des pistes au clair de lune que personne n'oserait même évoquer. J'ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels.
J'ai été exclu de l'Univ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Sando, le 01 juillet 2013

    Sando
    Il n'est pas donné à tout le monde de devenir une légende. Seuls quelques-uns, les plus courageux, les plus téméraires et les plus talentueux ont une chance de marquer les esprits... Mais à quel prix ? Quels sacrifices faut-il être prêt à faire pour rentrer dans l'Histoire ?
    C'est ce que l'on va découvrir à travers le récit de Kvothe, dont le destin extraordinaire a marqué à jamais les Quatre Coins de la civilisation. Sentant venir sa fin, alors même qu'il n'a pas trente ans, cet homme à la chevelure d'un rouge flamboyant, reconverti en aubergiste, va conter son histoire dans les moindres détails à Chroniqueur, un colporteur itinérant. Réputé pour être l'un des plus grands magiciens de tout les temps et pour avoir accompli un bon nombre d'exploits, Kvothe va rétablir la vérité sur sa vie, renouant ainsi, sur une période de trois jours, avec celui qu'il a été…
    Ce premier tome se déroule sur un jour et décrit la jeunesse de Kvothe, du temps où il parcourait les routes avec sa famille, une troupe de comédiens itinérants appartenant aux Edema Ruh, ainsi que ses années de mendicité dans une ville impitoyable, puis son entrée à l'université et son apprentissage des sciences et de la magie… Il raconte sa jeunesse, profondément marquée par l'art, par l'amour des siens et par les tragédies. Il confie sa haine pour les Chandrians, ces démons impitoyables et responsables de son plus grand malheur et son désir de vengeance qui n'aura de cesse d'être assouvi…
    Peu habituée à lire de la Fantasy, j'ai été complètement conquise et captivée par ce premier tome ! 800 pages qui se tournent toutes seules et ne donnent qu'une envie : se jeter sur la suite ! Difficile de résister à ce personnage flamboyant et passionné, musicien hors pair, animé d'une rage de vivre et d'une force de caractère impressionnants, qui séduit également par sa candeur, sa fragilité et son innocence. Bref, Kvothe est un héros comme on les aime, avec sa part d'ombre et ses faiblesses et pour lequel on ressent une empathie naturelle. Par ailleurs, les personnages secondaires ne sont pas en reste, loin de là ! Chacun contribue à créer la légende, que ce soit Ben, son premier professeur, la jolie et imprévisible Denna, le terrible Ambrose ou ses maîtres à l'université… Un premier tome qui pose donc les fondations de tout un univers moyenâgeux peuplé de magie, de croyances, de démons et de créatures fantastiques et nous livre les prémices d'une quête qui promet de prendre toute son ampleur dans les tomes suivants… Un roman d'aventure palpitant et addictif, habilement mené qu'il est difficile de lâcher une fois commencé…
    Un énorme merci à Babelio et à Bragelonne pour ce partenariat Masse Critique !
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    • Livres 5.00/5
    Par basileusa, le 13 juin 2013

    basileusa
    Ce livre de fantasy est une petite merveille ...
    kote est un aubergiste ce qui y a de plus banal mais un soir ,alors qu'une créature vient d'attaquer des personnes du village ,il sauve la vie de Chroniqueur( qui porte bien son nom puisque son métier est de recueillir les histoires). Chroniqueur reconnait en son sauveur Kvothe,un homme recherché autour duquel de nombreuses légendes sont nées. Il lui propose alors d'écrire son histoire pour démêler le vrai du faux. kvothe ,qui a autour de la trentaine lui annonce qu'il aura besoin de trois jours pour lui raconter son histoire(ce qui semble énorme pour une personne aussi jeune). Ce premier tome est donc consacré à la première journée de son histoire.
    kvothe est un personnage ,qui, à trente ans ,semble déjà avoir vécu deux vies. Comédien surdoué ,dés l'adolescence il doit survivre tout en essayant d'atteindre deux buts : l'un sera de rentrer à l 'université ,l'autre de trouver les Chandrians ,créatures mystérieuses et dangereuses. Et bien sûr sur sa route il affrontera bien des dangers mais rencontrera aussi de fidèles amis et l'amour.
    Ce livre est d'une richesse incroyable ,par son univers mais aussi ses personnages ,ses créatures ...je me suis vraiment régalée à lire ce premier tome . C'est un pavé de presque 800 pages mais l'écriture est tellement fluide et l'histoire tellement passionnante que le seul problème est son poids .
    Comment cet homme a fini simple aubergiste ,comment en est-il arrivé à tuer un roi ? Mystères qu'il me tarde de connaitre !
    En bref je vais me jeter sur la suite (c'est une trilogie) et je ne peux que vous le conseiller vivement si comme moi, vous êtes amateur de fantasy.
    Un grand merci à Babelio et aux éditions Bragelonne pour cette découverte !
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    • Livres 4.00/5
    Par boudicca, le 08 avril 2012

    boudicca
    Premier tome de la trilogie « Chronique du tueur de roi » et premier roman de Patrick Rothfuss, « Le nom du vent » fut une véritable claque. On y découvre le personnage de Kvothe, arcaniste légendaire désormais retiré du monde, qui nous propose un récit de sa vie et de ses aventures, le tout relaté en l'espace de trois jours (« Le nom du vent » correspondant à la première journée de narration). On est très vite happé par l'univers fascinant dépeint par l'auteur, tant par les paysages et villes évoqués que par l'originalité et la complexité du système de magie élaboré. Tout au long du roman on suit donc le parcours de ce tout jeune héros qui nous fait découvrir tour à tour le quotidien et les coutumes du peuple itinérants des Edema Ruh, les bas-fonds mal famés de la ville de Tarbean, et enfin et surtout la fameuse Université de magie d'Imre qui ne manquera pas de ravir n'importe quel fan d'Harry Potter, bien que la comparaison avec les romans de J. K. Rowling s'arrête là.
    De la première à la toute dernière page, l'histoire se fait passionnante, à tel point qu'il devient difficile de lâcher ce pavé de près de 800 pages qui, grâce au talent de conteur exceptionnel de Patrick Rothfuss, se lit avec une rapidité déconcertante. Si à certains moments l'intrigue n'avance guère, le narrateur se concentrant sur le récit de ses études, ses amours ou sa musique, jamais l'intérêt du lecteur ne vacille tant la plume de l'auteur nous rend le personnage attachant. Difficile sur ce point de ne pas penser à Robin Hobb et à son célèbre personnage de Fitz, héros de la série « L'assassin royal ». Certaines scènes sont véritablement bouleversantes (notamment la performance musicale de Kvothe à l'Eolian) tout comme les personnages, tour à tour attachants, drôles, surprenants ou intrigants (la palme d'or revenant ici au déjanté Elodin, « maître nommeur »).
    Vous l'aurez compris ce livre fut un véritable coup de cœur et j'attends avec beaucoup d'impatience de découvrir le second volume, « La Peur du Sage », qui sera pour sa part découpé en deux volumes.
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    • Livres 4.00/5
    Par marlab, le 08 mars 2014

    marlab
    Première critique à chaud depuis mon inscription récente sur Babelio, c'est-à-dire première critique d'un livre que j'ai lu après mon inscription. Jusqu'ici, mes autres critiques étaient constituées avec ma mémoire. Donc, c'est avec une petite fébrilité que je présente cette critique.
    Le nom du vent, écrit par Patrick Rothfuss, activiste et professeur d'Université.
    J'avais déjà vu le livre sur certains sites de suggestions de lecture et un collègue m'avait conseillé sa lecture. Finalement, j'ai décidé de le mettre en haut de ma liste de lecture.
    Bien que le contenant n'ait aucune influence sur le contenu, le livre était agréable à regarder. le sous-titre de chroniques du tueur de roi n'a pas encore pris de sens après la lecture du premier tome. En ce qui concerne le quatrième de couverture, il y a un bon résumé de l'histoire du premier tome : «Son enfance dans une troupe de comédiens ambulants, ses années de misère dans une ville rongée par le crime, avant son entrée, à force de courage et d'audace, dans une prestigieuse école de magie où l'attendent de terribles dangers et de fabuleux secrets… Découvrez l'extraordinaire destin de Kvothe : magicien de génie, voleur accompli, musicien d'exception, infâme assassin. Découvrez la vérité qui a créé la légende.»
    Pour faire court, l'histoire du roman le nom du vent, c'est le récit des aventures du personnage nommé Kvothe. Suite à l'arrivée inattendue d'un scribe dans son auberge (où Kvothe se fait passer pour un simple aubergiste), Kvothe va se laisser convaincre de narrer son histoire passée. L'intérêt réside dans le fait que Kvothe est une légende et que les histoires racontées à propos de lui sont parsemées de fausses vérités. Donc, la protagoniste principal a enfin la chance de raconter sa véritable histoire, au-delà des racontars.
    Ainsi, on va passer d'un chapitre où le point de vue narratif va être omniscient (présent) à celui de l'histoire racontée à la première personne (passé).
    Au niveau de la carte monde, ce n'est pas franchement original. Une Europe déformée. de plus, dans le récit, il est difficile également d'être happé par les lieux. Ils ne sont pas particulièrement mis de l'avant. En ce qui concerne les personnages, il n'y a en qu'un seul qui compte vraiment : Kvothe. le seul vrai personnage secondaire est Denna. Les autres personnages font des apparitions sporadiques et sont plutôt effacés, même les professeurs et les deux meilleurs amis de Kvothe. Et nous allons y revenir, mais le personnage de Denna est foncièrement agaçant.
    Alors, qu'est-ce qui fait la force du récit? La forme autobiographique fictive. Elle est narrée comme une aventure que l'on pourrait entendre autour d'un feu qui crépite. Voilà sa grande force. Une histoire extraordinaire à la Big Fish.
    Personne ne va être étonné de cette affirmation, mais l'auteur prend son temps. Nous avons le temps de voir le jeune Kvothe évoluer dans la troupe de comédiens ambulants de son enfance, dans la pauvreté crasse d'une grande ville et dans son admission à l'université (pas n'importe laquelle). Pour moi, c'est une qualité indéniable de l'auteur de savoir faire évoluer son récit à la bonne vitesse. Et pour Patrick Rotheuss, c'est réussi.
    Il doit y avoir une nostalgie en moi parce que j'ai bien aimé le récit lorsqu'il était rendu à l'université. Pas étonnant parce que l'école, peu importe le niveau, est un lieu commun à plusieurs lecteurs. de plus, tout le monde a eu un petit dictateur en puissance dans son école, un intimidateur, dont plusieurs auraient rêvé lui en faire baver. Kvothe le fait avec le petit nobliau Ambrose et quand il le fait, du moins pour ma part, je souris par procuration. Je vis ce que j'aurais aimé faire. Mais, il y a quelque chose de plus grand dans l'université parce c'est un niveau où plusieurs d'entre nous ont pris un essor intellectuel et collectionnent encore, quelques très bons moments de vie. Ceci dit, finis la nostalgie.
    La période de l'université dans le livre est riche d'aventures. Il y a également un aspect intéressant du récit ou Kvothe forge sa propre légende. Il laisse se propager des demi-vérités pour renforcer son paraître vis-à-vis des autres. J'avais énormément envie de mentionner quelques-unes de ses aventures, mais je vais m'abstenir pour ne pas révéler quelques « Spoils ».
    Maintenant, passons aux quelques défauts de l'histoire. Son histoire d'amour avec le seul véritable personnage secondaire de l'histoire est vachement agaçante. Ce n'est guère une histoire dans sa collection d'histoire, ça devient une obsession dérangeante. Trop de pages y sont consacrées, même si l'auteur, vers la fin du récit, rattache cette histoire d'amourette à une intrigue plus large. D'ailleurs, cette histoire ne colle pas vraiment à l'histoire du personnage de Kvothe parce qu'il a vécu et vu plusieurs formes de malversations quand il était dans la rue, y compris celle des charmes féminins. Mais bon, l'auteur explique cela par le fait que Kvothe n'a jamais connu de femmes.

    Un autre défaut est la toute-puissance de notre héros. En fait, on devrait appeler Kvothe un Super-Héros parce que c'est ce qu'il est. Il va secourir, au péril de sa vie, un village victime d'une grande menace et réussit à faire ce que peu d'humains sont capables et réussit à vaincre la menace. Il est surhumain. Il apprend très vite, joue excessivement bien de la musique, pratique l'artisanat et la magie avec trop succès. Les Super-Héros ne se limitent pas aux Comics américains. Kvothe est un Super-Héros parce qu'il a des capacités VRAIMENT surhumaines et, par ses choix, sauve des vies pour le bien-fondé de cet acte et non pas pour son profit personnel. Cela ne saurait être un défaut pour tous les lecteurs, mais pour moi, c'est un défaut.
    Je préfère nettement les personnages qui apprennent à la dure, qui devient meilleurs à force d'expériences, qui se rapproche davantage de la condition d'un humain normal, qui n'est pas nécessairement le meilleur dans son domaine, a déjà commis des actes de faiblesse, mais qui décide quand même de faire des actes héroïques quand une situation se présente. Cela en fait un véritable héros. La possibilité d'échec, le fait de devoir surmonter sa peur, mais de quand même aider une victime, voilà l'héroïsme qui me plait. Pas celui qui accomplit tout facilement et n'a pas peur devant l'ennemi, pas celui dont l'acte héroïsme ne lui coute pas grand-chose. Il est difficile de s'identifier au Super-Héros et difficile d'apprécier la facilité avec laquelle il réussit dans tout.
    Cela dit, comme mentionné plus haut, il construit son statut de légende. Ainsi, la notion de Super-Héros est légèrement amoindrie.
    Alors, avec ce portait d'ensemble, je n'arrivais pas à déterminer la note du livre. Un enivrant récit autobiographique autour du feu, diminué par son histoire d'amour et le statut de superhéros de Kvothe. 3,5?
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    • Livres 5.00/5
    Par Lefso, le 23 avril 2011

    Lefso
    J'ai reculé longtemps devant ce livre ... Plusieurs fois tentée, son nombre de page me faisait peur. Et maintenant une fois lues, on se demande pourquoi il n'y a pas plus de pages, pourquoi l'auteur nous laisse sans plus rien à lire de sa part ...
    Je pense que c'est le premier livre de fantasy que je lis dans lequel l'action ne se déroule qu'autour du personnage central. Ce livre est, pour moi, un gros coup de cœur et ceci pour diverses raisons, la principale étant la plume de l'auteur, car il faut le dire, sans celle-ci, ce livre ne serait qu'une très bonne histoire de fantasy...
    L'auteur donc est un poète, un musicien, un amoureux des mots qui les enchaîne avec grâce et volupté. L'auteur aurait pu écrire ce livre sur une portée de musique. En lisant ce livre, on a l'impression d'être aux côtés de Kvothe, de subir avec lui ses années de souffrance, de solitude, de participer avec lui à ses aventures. Et pourtant, on a aussi l'impression d'être dans un bon fauteuil capitonné au coin du feu ... Peut-être est-ce la façon dont le livre est bâti : deux récits à deux époques distinctes... En tous les cas, la plume de l'auteur donne de l'ampleur au récit, quand bien même les mots en eux-mêmes sont simples. Et pourtant ... Quelle envolée !!! Les mots de l'auteur rendent, à mon sens, l'histoire hypnotique : de l'action, juste ce qu'il faut, des personnages charismatiques, un héros très doué aux multiples erreurs et des méchants mystérieux qui aiment rester dans l'ombre.
    Les mots de l'auteur nous transportent, non pas dans un film car l'action n'est pas assez rapide et le lecteur n'aurait pas le temps de s'investir, mais plutôt à l'abri d'un théâtre où le lecteur prend le temps de connaître les personnages, les tenants et aboutissants de l'histoire, prend le temps d'écouter la musique qui y est jouée et prend le temps de regarder (non pas de voir) ce personnage central qu'est Kvothe.
    Avant la lecture, la construction de la trilogie m'a quelque peu interpellée : je me suis demandé comment on pouvait écrire 800 pages sur une seule même journée. En effet, le tome 1 est aussi intitulé : 1ère journée... Après avoir lu quelques pages (un peu moins de 100, je crois) on comprend le pourquoi du comment et personnellement j'ai beaucoup aimé cette construction avec les intermèdes et les apports qu'elle peut apporter au récit. (j'essaie d'en dire le moins possible afin que cela reste une belle découverte)
    Cette histoire n'est que peu dévoilée par le synopsis. Elle raconte les pérégrinations de Kvothe, qu'il soit au top, ou au plus bas ... On pleure avec lui, on aime avec lui, on risque sa vie avec lui et ceci sans même réfléchir !!! En fait, on le fait pendant 800 pages et à force, on est fort à propos de son histoire, de ses racines ainsi que de ses sentiments, de son caractère, de ses impulsions, ce qui fait qu'on a vraiment l'impression de vivre, si ce n'est pas sa vie, de vivre juste à ses côtés. L'histoire se déroule lentement, amoureusement dirai-je et si cela ne conviendrait pas dans certains livres, ici, c'est exactement ce qu'il faut.
    Les personnages ... Ahhhh... Ils sont ... comment dire... Ils sont parfaits, mais sans l'être trop non plus. Peut-être justement parce que leurs défauts sont parfaits. ^^ Impossible à décrire en fait, il vous faudra le lire !!!
    Prenons l'exemple de Kvothe. Certes il est grand, certes il est beau, certes il est fort, certes il est intelligent, mais tout cela ne compte pas quand la richesse du cœur est là. Et elle est là, rendue merveilleusement par l'auteur, bons ou mauvais, ses sentiments sont multiples, ce qui rend le récit très intéressant !
    Les autres personnages sont légions et on ne peut que s'y attacher, car Kvothe s'y attache, sauf bien sûr, quelques uns qui restent insensibles à son charme, sinon cela ne serait pas marrant.
    La magie contenue dans cette trilogie est indubitablement nouvelle, au moins pour moi. C'est une magie scientifique pour la plupart. Tout le monde peut en effet apprendre à allumer un feu, à construire des murs, à nommer des choses... Bien sûr, ça marche mieux quand on est doué mais la magie est ouverte à tous.


    Lien : http://lefso.blogspot.com/2011/04/chronique-du-tueur-de-roi-tome-1-l..
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Citations et extraits

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  • Par TeaSpoon, le 02 octobre 2013

    [...] Tu as traversé les flammes et j'ai su que tout se passerait bien.
    Elle a fait un petit pas vers moi et m'a posé la main sur le bras. J'ai senti la chaleur de ses doigts à travers ma chemise.
    - J'allais mourir et... (Elle s'est tue, embarrassée.) Je ne fais que me répéter.
    J'ai secoué la tête.
    - C'est faux. Je t'ai vue. Tu cherchais à t'échapper.
    - Non, j'étais figée, comme une de ces filles idiotes des histoires que me lisait ma mère. Je les ai toujours détestées, ces filles. Je me demandais toujours: Mais pourquoi elle ne pousse pas la sorcière à la fenêtre? Pourquoi ne glisse-t-elle pas du poison dans la nourriture de l'ogre?
    Fela regardait ses pieds, à présent. Les cheveux tombaient en pluie sur son visage. Sa voix s'est faite moins forte, jusqu'à ne plus être qu'un murmure.
    - Pourquoi reste-t-elle assise là comme une idiote, en attendant qu'on vienne la sauver? Pourquoi ne se sauve-t-elle pas par ses propres moyens?
    J'ai posé la main sur la sienne en espérant la réconforter. J'ai alors remarqué que sa main n'était pas la petit chose délicate et fragile à laquelle je m'étais attendu. Elle était ferme et calleuse. C'était celle d'un sculpteur qui a connu des heures de dur labeur à manier le ciseau et le marteau.
    - On ne dirait pas la main d'une oie blanche, ai-je remarqué.
    Elle m'a regardé, les yeux brillants de larmes, et a eu un petit rire qui s'est étranglé en sanglot.
    - Comment?
    J'ai rougi en me rendant compte de ce que j'avais dit, mais je suis passé outre.
    - Ce n'est pas la main d'une princesse sujette aux pâmoisons qui se contente de rester assise en triturant son morceau de dentelle en attendant qu'un prince vienne à sa rescousse. C'est la main d'une femme qui, pour s'évader, grimperait à une corde qu'elle aurait tressée avec ses propres cheveux. Une femme qui étranglerait l'ogre dans son sommeil, ai-je dit en la regardant droit dans les yeux. C'est aussi la main d'une femme qui aurait pu échapper aux flammes par ses propres moyens, si je n'avais pas été là. Les vêtements roussis, peut-être, mais saine et sauve.
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  • Par Lefso, le 23 avril 2011

    La plus remarquable des facultés de notre esprit est sans doute sa capacité à faire face à la douleur. Selon la pensée classique, l'esprit est doté de quatre portes, que chacun franchit selon la nécessité qui l'y pousse.
    La première, c'est celle du sommeil. Le sommeil nous procure un abri loin du onde et de toutes ses souffrances. Le sommeil facilite la passage du temps, mettant à distance ce qui nous fait mal. Lorsqu'une personne est blessée, bien souvent, elle perd connaissance. De même, quelqu'un qui apprend une nouvelle bouleversante pourra s'évanouir. franchir cette première porte, c'est la façon dont l'esprit se protège de la douleur.
    La deuxième porte est celle de l'oubli. Il est des blessures trop profondes pour guérir, du moins pour s'en rétablir promptement. De surcroît, nombre de souvenirs sont tout simplement trop douloureux et on ne peut en espérer aucun apaisement. Le vieux dicton selon lequel "le temps guérit tous les maux" est faux. Le temps guérit la plupart des maux. Le reste est dissimulé derrière cette porte.
    La troisième porte est celle de la folie. Il y a des moments où 'esprit subit un tel choc qu'il se réfugie dans la démence. Bien qu'il semble difficile de pouvoir en tirer quelque bénéfice que ce soit, c'est pourtant le cas : il est des moments où la réalité n'est que souffrance et pour échapper à cette souffrance, l'esprit doit s'affranchir de la réalité.
    La dernière porte est celle de la mort. L'ultime recours. Rien ne peut nous atteindre une fois que nous sommes morts, du moins c'est ce que l'on nous a dit.
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  • Par Acr0, le 18 septembre 2009

    Mon nom est Kvothe, ce qui se prononce presque comme « Quoth ». Les noms sont importants, car ils en disent long sur une personne. J'ai moi-même eu bien plus de noms qu'on a le droit d'en porter.

    Les Adems m'appellent Maedre. Ce qui, selon la façon dont on le prononce, peut vouloir dire « La Flamme », « Le Tonnerre » ou « L'Arbre fendu ».

    « La Flamme », c'est évident à peine m'a-t-on aperçu. Mes cheveux sont d'un roux flamboyant. Si j'étais né quelques siècles plus tôt, on m'aurait sans doute pris pour un démon et brûlé vif. Je les coupe court, mais ils sont d'une nature rebelle. Dès que je les laisse pousser, ils se hérissent et on dirait que j'ai pris feu.

    « Le Tonnerre », je l'attribue à ma voix de baryton et au fait que j'ai arpenté les tréteaux des théâtres dès mon plus jeune âge.

    Je n'ai jamais trouvé que « L'Arbre fendu » soit très significatif. Bien que, avec le recul, j'imagine que l'on pourrait considérer ce surnom comme en partie prophétique.

    Mon premier mentor m'appelait E'lir, parce que j'étais malin et que je le savais. Ma première véritable maîtresse m'appelait Dulator parce qu'elle en aimait la sonorité. J'ai aussi porté le nom de Shadicar, de Doigts légers et de Six Cordes. On m'a aussi appelé Kvothe, Celui qui ne saigne pas, Kvothe l'Arcaniste, Kvothe le Tueur de Roi. Tous ces noms-là, je les ai gagnés. Je les ai mérités et j'ai payé pour chacun d'entre eux.

    Mais j'ai grandi sous le nom de Kvothe. Mon père m'a dit une fois que ça signifiait « savoir ». Bien entendu, on m'a donné bien d'autres noms. La plupart étaient fort grossiers, mais ils n'étaient pas souvent usurpés.
    J'ai libéré des princesses retenues dans les tumulus de rois. J'ai incendié la ville de Trebon. J'ai passé une nuit en compagnie de Felurian et m'en suis sorti la vie sauve et en possession de tous mes esprits. J'ai été chassé de l'Université à un âge où la plupart n'y sont pas encore admis. J'ai suivi des pistes au clair de lune que personne n'osera
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  • Par TeaSpoon, le 01 octobre 2013

    - Je t'ai apporté des tomates et des haricots mais aussi quelque chose de très spécial...
    Je lui ai montré le sachet pour lequel j'avais dépensé presque tout mon argent, deux jours plus tôt, avant que tous mes ennuis commencent.
    - Du sel de mer.
    Auri l'a pris et a regardé à l'intérieur du petit sac en cuir.
    - Mais c'est merveilleux, Kvothe! Qui est-ce qui vit dans le sel?
    Des traces de minéraux, me suis-je dit. Chrome, bassal, malium, iode... tout ce dont ton corps a besoin mais que les pommes, le pain et les restes que tu parviens à grappiller ne peuvent lui procurer.
    - Les rêves des poissons, ai-je répondu. Et les chants de marins.
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  • Par TeaSpoon, le 25 septembre 2013

    J'ai vite cessé d'interpréter les morceaux que je connaissais pour en composer d'autres. Il m'était déjà arrivé de le faire et j'avais même aidé mon père à écrire quelques rimes, mais à présent je me livrais à cette occupation en y consacrant toute mon attention. Je garde encore aujourd'hui le souvenir de certains de ces airs.
    Peu de temps après; j'ai commencé à jouer... Comment le décrire?
    J'ai commencé à jouer autre chose que des chansons. Lorsque l'herbe tiédit sous les rayons du soleil et que la brise vous rafraîchit, cela vous procure une certaine sensation. Je jouais jusqu'à restituer cette sensation particulière. Je jouais jusqu'à ce que cela sonne comme l'Herbe tiédie et la Brise fraîche.
    Je jouais pour moi seul mais je n'en étais pas moins un auditeur sévère. Je me souviens avoir passé près de trois jours à tenter de rendre une Feuille frissonnant sous le vent.
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