ISBN : 224678364X
Éditeur : Grasset (2011)


Note moyenne : 1/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
«Je suis née dans un royaume juif, une ville où durant toute une vie vous pouviez ne parler que cette langue surgie un millénaire avant sur les rives du Rhin et qui était comme chez elle au bord de la Vistule.»
Ainsi parlait Sulamita, une vieille dame digne, la m... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 1.00/5
    Par tigrou4145, le 31 octobre 2011

    tigrou4145
    Ce roman est très bien écrit, certains passages sont très poétiques mais malgré cela il ne m'a pas embarquée et j'ai cessé ma lecture après 145 pages lues. Deux personnages parlent, Pierre,le narrateur et Sulamita, qui par des lettres qu'elle lui envoie, lui raconte la vie de trois écrivains juifs. Mais tous les chapitres sont rédigés à la première personne du singulier et j'ai eu du mal à déterminer à chaque changement de chapitre qui de Pierre ou de Sulamita parlait, ce qui m'a beaucoup gênée dans ma lecture. de plus si certains passages sont intéressants parce que racontant vraiment des anecdotes sur la vie des écrivains, d'autres passages sont beaucoup plus "barbants", en tous cas pour moi, parce que relatifs à des références historiques . Bref, un roman qui n'a pas su m'entraîner dans son monde!!!
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  • Par laurencebuchwald, le 17 juillet 2011

    laurencebuchwald
    Un livre magnifique à ne pas rater qui retrace l'histoire de 3 poètes yiddish.
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Critiques presse (2)


  • LeMonde , le 07 octobre 2011
    L'auteur réinvente le Yiddishland en évitant précisément d'en faire un pays pour le transformer en un réseau, une communauté d'individus, d'idées et d'idéal qui aura germé dans un entrelacs de villages et de bourgades d'Europe de l'Est, et dont Gilles Rozier devient l'un des membres par la grâce de son roman, persuadé, une fois encore, que le yiddish n'a pas dit son dernier mot.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Bibliobs , le 04 octobre 2011
    Russes, Polonais, Ukrainiens ou Lituaniens, tous écrivaient en yiddish. Gilles Rozier célèbre ce continent littéraire disparu.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 27 octobre 2011

    Vous me demandez, jeune homme, de convoquer des souvenirs que je n'ai cessé de solliciter pendant des années, mais il m'avait semblé ces derniers temps que l'heure était arrivée de les laisser en paix, non qu'une quelconque quiétude m'eût envahie ; seulement, les jours passant, puis semaines, mois et enfin décennies, il paraissait vain de vouloir capter une parcelle de mémoire, une réminiscence qui fût, si ce n'était consolatrice, du moins apaisante.
    Vous me priez de raconter d'un monde à jamais englouti, et quand bien même je parviendrais à replacer les événements dans l'ordre exact où ils se sont déroulés, ou plutôt celui dans lequel ma mémoire les a fixés, comment pourrais-je vous faire respirer l'air d'un temps qui n'est plus, vous donner à sentir les effluves du marché, les choux, les pommes de terre, les poulets dans leur cage avant qu'ils passent sous la lame de l'abatteur, les harengs en saumure, restituer l'odeur persistante de tabac de l'Union des écrivains où j'ai passé mes premières années, courant à quatre pattes entre les bottes d'un poète de Galicie et celles d'un romancier des bas-fonds, et quand bien même je le pourrais, que vous disent ces noms, Markish, Warszawski, Singer, Rawicz, au regard de ce qu'ils m'évoquent ? Avez-vous jamais entendu ceux de Zusman Segalowicz et Yekhiel-Yeshaye Trunk ? Peut-on partager ce que l'autre ne connaît pas ? Comment pourrais-je rappeler cette époque et ces lieux dans votre langue alors qu'aux tables de l'Union, on parlait yiddish surtout, hébreu un peu, polonais pour jurer et d'autres langues des confins, usant de vocables que certains membres avaient rapportés de leurs Babylones, des baragoins pour ainsi dire. Le roumain, l'ukrainien, le russe vous sont lointains, inexistants presque, tant vous baignez dans l'Occident, alors qu'ils me constituent. Même après tout ce temps, je les entends mais saurai-je les reproduire ? Et plus que le son de chacune séparément - car vous les entendez à Moscou, Bucarest, Lviv, Varsovie, Tel-Aviv ou New York - c'est le concert qu'elles formaient toutes ensemble, et ne formeront plus, que je ne saurais vous restituer tel que je l'ai entendu, il bourdonne encore en moi, à me rendre folle. Certains jours, je voudrais qu'il me quitte, que le dernier violon de cet orchestre cesse son crin-crin comme les musiciens de la Symphonie des adieux délaissent un à un la fosse d'orchestre après avoir mouché leur chandelle.
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