> François Maspero (Traducteur)

ISBN : 2253114863
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 4.21/5 (sur 1246 notes) Ajouter à mes livres

Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par manu17, le 02 mars 2012

    manu17
    Je n'avais jamais entendu parler de Carlos Ruiz Zafon avant de le découvrir partout, sur tous les blogs et c'est une citation affichée sur mon site adoré www.pochetroc.fr qui a achevé de me convaincre. Je me suis donc intéressé à ce livre, son sujet, son ambiance. Il a donc fini par arriver dans ma boite à lettre, je me suis lancé, j'ai lu L'Ombre du vent.

    Sur mon édition, de poche bien sûr, on peut lire « Si vous avez le malheur de lire les trois premières pages de ce roman, vous n'avez aucune chance de lui échapper». La citation est extraite du magazine Lire. Je l'ai commencé un soir en allant me coucher. Avant de m'en être rendu compte, j'avais déjà lu quarante pages et quand j'ai éteins la lumière, j'en avais lu cent.

    En même temps que Daniel Sempere, le héros accompagné par son père, j'ai découvert le cimetière des livres oubliés. Cet endroit poussiéreux et encombré duquel Daniel va devoir sauver un livre, oublié, bien sûr. de là va partir toute l'histoire, de cette rencontre du jeune homme avec ce livre et de l'intérêt que va susciter en lui son auteur, Julian Carax…

    Cette découverte va également mettre sur son chemin Fermin Romero de Torres et toute une galerie de personnages tous plus pittoresques et attachants les uns que les autres. Chaque personnage est prétexte à l'évocation de son histoire, de sa vie, de ses particularités. Ces petites histoires enrichissent la grande, la nourrissent sans jamais en ralentir ou en alourdir le rythme malgré moult détails. On suit ces différents personnages à travers une succession de péripéties, de rebondissements, de coups de théâtre à travers une Barcelone d'ombres, nombreuses, et de lumières, plus rares, en cette période assez trouble de son histoire…

    Sans rien dévoiler de l'intrigue, pour ne pas gâcher le plaisir des futurs lecteurs, on peut tout de même dire qu'il est question de quête de vérité et de quête d'identités au pluriel…

    C'est foisonnant et rocambolesque comme un roman feuilleton, c'est parfois drôle, souvent émouvant notamment grâce au truculent Fermin Romero de Torres. Personnage secondaire plein d'humour et de spontanéité, il finit par voler la vedette aux personnages principaux, grâce à sa personnalité, sa délicatesse, sa prévenance, sa folie et ses fêlures qui en font le personnage le plus attachant du roman mais aussi le plus mémorable. Pour ma part, s'il me reste en mémoire un personnage de ce roman ce sera lui et pas le tourmenté Daniel Sempere, l'énigmatique Julian Carax ou le terrifiant policier Francesco Javier Fumero…

    Pour moi, L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon est un roman friandise à déguster, comme Fermin dégusterait un sugus, c'est-à-dire avec gourmandise…



    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.com/2012/03/lombre-du-v..
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    Critique de qualité ? (48 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Alwenn, le 15 janvier 2009

    Alwenn
    « Vous prendrez bien un petit sugus au citron ? »
    Un sugus ? Qu'est-ce donc ? Un sugus est une friandise sucrée et aromatisée. Un bonbon quoi. Mais ce n'est pas n'importe quel bonbon. C'est celui que propose Fermin Romero de Torres, l'un des nombreux personnages de ce roman, au narrateur, Daniel Sempere (entre autres). Et le sugus au citron est ce qui définit pour moi le mieux le rapport que j'ai entretenu avec ce livre de Zafon, L'Ombre du vent. Un rapport sucré où la pointe d'acidité du citron n'a fait qu'en relever le goût.
    Que dire sur ce livre qui n'ait déjà été dit ? Il était dans ma PAL depuis un an au moins, et je ne sentais ni le besoin ni l'envie de l'ouvrir. Et puis il y a 4 jours, je l'ai finalement pris et j'ai commencé à lire les premières pages sans grande conviction. Et je me suis retrouvée comme happée dans ces pages. Je me suis enfoncée dans cette Barcelone inhabituelle, balayée par les vents, fouettée par les rafales, noyée dans les brumes automnales ou poudrée de la neige hivernale. Une Espagne de brouillard et de ruelles sombres, de villas en ruine ou d'établissement figés dans le temps émerge lentement de l'écriture de Zafon.
    J'ai eu l'impression de me retrouver dans une intrigue digne des feuilletons rocambolesques du XIXème siècle. le récit est baroque et l'on suit avec passion les aventures du narrateur, Daniel Sempere. Et tout commence dans un lieu mystérieux et romanesque, « le cimetière des livres oubliés ». le père de Daniel, libraire, désire le mettre dans le secret de cet endroit fantastique et unique, et lui faire adopter un livre pour l'occasion. Et c'est là où il va découvrir –et donc adopter- le roman d'un inconnu, Julian Carax, et dont le titre n'est justement que « L'Ombre du vent ».
    Daniel n'aura de cesse de percer le mystère de cet auteur, dont la vie est nimbée de mystères, tous les plus obscurs les uns les autres, et dont les rares livres sont aujourd'hui livrés aux flammes par un inquiétant personnage. Fantôme ? Diable ? L'ombre vengeresse de cet individu plane autour de Daniel.
    Sur 600 pages, le lecteur suit donc les aventures de Daniel, mais aussi de Julian Carax, à travers les différents témoignages que le jeune homme va rassembler. Les deux destins se croisent, s'entrecroisent, se mêlent et se construisent autour d'une galerie de personnages tous plus attachants les uns que les autres. Ma préférence est allée immédiatement vers Fermin Romero de Torres, personnage haut-en-couleur, le verbe haut et au cœur d'or.
    Et tous les éléments de l'intrigue prennent place avec toute l'infinie patience de l'auteur, et son savoir-faire d'orfèvre des mots et du romanesque. Les secrets se révèlent peu à peu et tels des matriochkas, les mystères voient le jour dans l'emboîtement parfait d'un puzzle immense qui parcourt le temps.
    Ce livre est un vrai bonheur. Un Roman avec un grand R. L'écriture de Zafon, au travers de la traduction, est fine et sensible, subtile et poignante. Un vrai souffle –sans mauvais jeu de mots- circule entre ces pages et les atmosphères sont envoûtantes.
    Je dois avouer qu'au départ, j'ai trouvé une petite ressemblance avec le Club Dumas de Perez-Reverte. Mais cette impression s'est vite effacée au profit de l'histoire propre de ce roman. Tout y est quête : quête de la vérité, quête de l'amour, quête de la reconnaissance, quête de l'histoire, y compris celle avec un grand H. Véritable parcours initiatique, l'enquête que va mener le narrateur le conduira à découvrir aussi sa propre vérité.
    Je pourrais en dire tellement plus sur l'histoire, mais ce serait déflorer une intrigue qui doit se laisser apprécier dans le flot fluide de la narration de Zafon. Que ceux qui ne l'ont pas encore lu se jettent dessus : un merveilleux et fascinant moment les attend. L'Ombre du vent est de ces romans que je regrette d'avoir lus, pour la simple et bonne raison que je n'aurai plus la saveur magnifique de le découvrir… Mais à la place, j'ai la sensation magique d'avoir vécu un instant unique.
    Mais alors quel rapport avec le sugus, me direz-vous ? Eh bien ce roman est du miel, qu'on lit avec gourmandise, sans avoir envie de se freiner. Et l'acidité du citron se distille dans l'histoire, troublante et amère. Un grand roman donc. Un cercle parfait.

    Terminé le 26 décembre 2008

    Lien : http://fabulabovarya.canalblog.com
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    Critique de qualité ? (38 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Z3D, le 16 novembre 2010

    Z3D
    Ce type de livre ne fait en général pas parti de mes cibles de choix mais il m'a été très vivement recommandé et aux dires des critiques je ne pouvais que me laisser convaincre. de plus, je ne connaissais aucun auteur espagnol contemporain et la perspective de découvrir une Barcelone post-guerre ne pouvait qu'être intéressant.
    Tout d'abord, la couverture du livre m'a un peu surpris (j'aimerais bien voir les éditions étrangères). On m'avait peint un livre entre fantastique et enquête et je me retrouve avec une couverture de livre évoquant la guerre (sentiment que je ne suis pas le seul à partager). L'éditeur, livre de poche, a eu l'étrange idée de faire de même avec le livre suivant du même auteur. Au passage, les éditeurs français sont à mille lieues de leurs homologues étrangers lorsqu'il s'agit des couvertures.
    Ceci étant dit, passons au second mensonge, le 4eme de couverture. Selon, le résumé, il s'agit de l'adoption d'un livre par un enfant dans un cimetière des livres situé, je cite « dans un lieu mystérieux », il s'agit d'un « étrange rituel qui se transmet de génération en génération ». A ces mots, je m'attendais donc à découvrir un livre fantastique et féerique. Si comme moi vous pensez cela, passez votre chemin, le fantastique n'est que dans le résumé et à la limite les 30 premières pages. La féerie se trouve plus ou moins dans le style de l'auteur.
    Malgré la couverture, les éloges dithyrambiques, le résumé au premier lieu prometteur ainsi que les recommandations me poussèrent à démarrer ma lecture.
    Chose étonnante pour un best-seller, le style est là, même si des fois il parait un peu ampoulé (peut-être est-ce dû à la traduction de l'espagnol), il y a un vocabulaire très fourni et une bonne alternance action-description qui font souvent défaut habituellement dans les livres populaires. Les descriptions des lieux de Barcelone sont très réussies et on pénètre facilement dans les décors.
    Si ces derniers sont plantés, je ne peux pas en dire autant des personnages. le père qui introduit l'histoire est un fantôme tout le long. le narrateur qui est également le personnage principal a le charisme d'un petit chien et ceci même en grandissant. Il est mignon, peureux et intimidé par tout et n'importe quoi. Il est tout de même un brin attachant pendant la lecture mais reste pas ad vitam aeternam dans les souvenirs de lecture. Ensuite, c'est le défilé des personnages caricaturaux (le beau parleur, la pieuse, l'extravagant, la sainte ni touche etc…) les gentils sont trop gentils et les méchants sont trop méchants, aucune subtilité. J'avais un espoir avec le personnage de Béatriz qui ne cesse de répéter : « tu ne me connais pas » faisant penser qu'elle cache un secret alors qu'il en est rien.
    En plus des personnages, il y a, selon moi, des comportements et des réactions de certains personnages qui sont incohérentes ou alors « capillotracté ». Citons pour exemple, l'entrée en scène de Fermin ou alors le choix de Nuria de rester dans une ville qui ne cesse de la détruire sans qu'elle n'y ait beaucoup d'attaches. Pour finir, ce livre est long, très long. Il fait 634 pages en poches et je pense que l'on pourrait faire une amputation de 150 à 200 pages que le livre ne s'en porterait que mieux. Pour finir avec les points négatifs, l'auteur détruit tout ce qu'il a installé au début du roman. le "lieu mystérieux" et «l' étrange rituel qui se transmet de génération en génération » devient complètement ridicule lorsque Daniel (le protagoniste) sur un coup de tête décide d'emmener Béatriz dans ce lieu secret juste pour l'impressionner.
    Je suis peut-être injuste avec ce livre dont l'auteur a un talent d'écrivain indéniable mais je pense qu'il n'a pas su créer un univers suffisamment cohérent et plein, il a juste rajouté des pages pour apporter une histoire au narrateur mais cela n'a fait qu'alourdir le livre sans que Daniel ne soit plus épais. Si ce livre n'avait pas autant suscité d'éloges, j'aurais été moins sévère mais de là à être un livre inoubliable pour certains, je me demande ce qu'ils ont bien pu lire avant.
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    Critique de qualité ? (28 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 17 mai 2012

    LiliGalipette
    Daniel est encore un enfant quand son père l'emmène au Cimetière des Livres. Là, il adopte un livre. Un livre de Julien Carax. Dès lors, toute son existence est vouée à la découverte de cet auteur. Quelle est son histoire? Qui est l'homme qui détruit tous les livres de Carax? Daniel retrace une vie dans la Barcelone de la guerre d'Espagne, à ses risques et périls.
    Une grande réussite! Une enquête au coeur même de la littérature, mâtinée d'un peu de surnaturel. L'intrigue est haletante, les personnages sont admirablement écrits. Je n'ose pas en dire trop! Pas question de dévoiler les arcanes de ce texte aux futurs lecteurs!
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    Critique de qualité ? (25 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Magicetincelle, le 26 janvier 2012

    Magicetincelle
    Comme beaucoup d'autres, j'ai commencé à lire ce roman suite à de nombreux avis positifs et « un cimetière des livres oubliés » dont il est question dans le résumé. Je trouvais ça particulièrement envoutant mais je ne savais pas que j'allais m'embarquer dans une histoire encore bien plus prenante.
    A n'en pas douter, L'Ombre du vent, est un des meilleurs romans des dernières années. J'espère que dans quelques décennies il sera classé au rang des classiques de la littérature.
    Carlos Ruiz Zafòn nous plonge dans l'univers d'une Barcelone post-guerre civile où la police est crainte comme la peste. Daniel Sempere, le héros, un jeune homme comme les autres de 18 ans part à la recherche du passé de son auteur favori, Julian Carax, dont de nombreux mystères inexpliqués entourent l'existence. Des livres disparus, un homme masqué, un amour maudit, une milice à l'affut et des tas de secrets enfuis sont autant de surprises qui l'attendent. Mais ce que Daniel ne sait pas c'est cette enquête « gêne ». En voulant découvrir la vérité sur cette affaire étonnante, il va être entrainé dans les méandres d'une Barcelone d'antan et d'une histoire digne des grands drames shakespeariens.
    Le tout est magistralement mené par une écriture extrêmement agréable et fluide, qui donne envie de ne jamais poser le livre. Aucune longueur ni moment de creux, les événements s'imbriquent les uns dans les autres sans laisser le temps de se lasser. L'auteur prend cependant son temps pour nous dérouler son histoire de vie au goût d'enquête policière et d'apprentissage du passage de la vie d'ado à adulte. le tout ne tombe jamais dans le too much et l'ambiance n'est ni suffocante ni oppressante. Egalement des notes d'humour qui m'ont fait sourire tout au long du roman, c'est juste ce qu'il faut pour garder un ton léger. Les personnages, de leur côté, crient de vérité.
    Le dernier tiers du livre est à mon avis le plus fort et le plus émouvant, de plus c'est celui qui lève le voile sur toutes les questions que Zafòn a semé au long du livre et auxquelles on attendait les réponses avec impatience.
    Un grand coup de cœur pour ma part qui aura réussi à m'arracher des rires et des larmes. A partir du moment où un roman me fait ressentir des sensations fortes, je ne peux que le saluer.
    Entre enquête, roman historique, et histoire du quotidien, je vous invite tous à livre le chef d'œuvre qu'est L'Ombre du vent, ou comment une histoire de vie ordinaire peut devenir extraordinaire.
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Citations et extraits

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  • Par milado, le 25 mai 2012

    - La télévision est l'Antéchrist, mon cher Daniel, et je vous dis, moi, qu'il suffira de trois ou quatre générations pour que les gens ne sachent même plus lâcher un pet pour leur compte et que l'être humain retourne à la caverne, à la barbarie médiévale et à l'état d'imbécilité que la limace avait déjà dépassé au Pléistocène. Ce monde ne mourra pas d'une bombe atomique, comme le disent les journaux, il mourra de rire, de banalité, en transformant tout en farce et, de plus, en mauvaise farce.
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  • Par milado, le 23 mai 2012

    Pour moi, la lecture était une obligation, une sorte de tribut à payer aux professeurs et aux précepteurs sans bien savoir pourquoi. Je ne connaissais pas encore le plaisir de lire, d'ouvrir les portes et d'explorer son âme, de s'abandonner à l'imagination, à la beauté et au mystère de la fiction et du langage.
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  • Par milado, le 25 mai 2012

    - Ah ! l'armée, fléau et refuge tribal du corporatisme simiesque.
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  • Par Thaleia, le 23 mai 2012

    Je pensais que vous ne croyiez pas au mariage et à la famille. Le joug et tout le reste, vous vous souvenez?
    Écoutez, tout ça, c'est l'affaire d'appréciation. Mariage et famille ne sont que ce que nous en faisons.Sinon ils ne constituent qu'un tas d'hypocrisies. Du toc et des bavardages. Mais s'il y a l'amour, un amour dont on ne parle pas et qu'on ne clame pas aux quatre vents, qu'on n'affiche pas et qui n'a pas besoin de démonstrations.... (p.245)
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  • Par Elyse, le 03 novembre 2008


    «Rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s'ouvre vraiment un chemin jusqu'à notre coeur. Ces premières images, l'écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais ou tôt ou tard - et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d'univers nous découvrons-, nous reviendrons un jour.»
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Vidéo de Carlos Ruiz Zafón

ce petit court-métrage est en quelque sorte un teaser de ce que pourrait être l'adaptation cinématographique du roman de Carlos Ruiz-Zafon, écrivain espagnol, L'Ombre du Vent. Réalisé par trois lycéens de Kerneuzec, L'Ombre du Vent résume la partie violente du roman...











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