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> François Maspero (Traducteur)

ISBN : 2221111699
Éditeur : Robert Laffont (2009)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.59/5 (sur 866 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l'offre inespérée d'un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n'en a jamais existé, "une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 06 octobre 2012

    missmolko1
    De Carlos Ruiz Zafon, je connaissais Le prince de la brume que j'avais plutôt bien apprécié mais Le jeu de l'Ange a été pour moi un vrai coup de cœur. le seul hic c'est que pendant ma lecture en lisant la page wiki de l'auteur je me suis rendue compte que ce roman était en fait le deuxième tome d'une saga et évidemment je n'ai pas lu le premier! ça c'est tout moi! Enfin je suis rassurée, je n'ai pas eu l'impression qu'il me manquait des éléments et j'ai bien compris l'intrigue...
    J'ai été enchanté de voyager dans le Barcelone des années 1920, cette ville que j'ai visité il y a dix ans maintenant et qui m'avait beaucoup plu. La lecture du jeu de l'ange m'a donné envie d'y retourner et de quitter les lieux touristiques pour aller découvrir les lieux un peu plus secret.
    Difficile aussi de définir le genre du roman car l'auteur les mélange tous : de l'amour, du mystère, une enquête policière et une petite pointe de fantastique se côtoient au fil des pages et c'est un régal!
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 27 mars 2013

    cicou45
    Ça y est, j'ai enfin lu (et réparé mon oubli au passage) le deuxième volet de la saga du "Cimetière des livres oubliés". Une fois encore, Carlos Ruiz Zafon nous fait voyager, à la fois à travers les frontières, le temps mais aussi au-delà de tout ce que nous croyons avec certitude.
    Un roman captivant, mi-fantastique, mi-religieux qui nous envoie au début de ce XXe siècle dans la profonde Espagne sur les traces de David Martin, un jeune auteur de romans, qui a vu son père assassiné sous ses yeux alors qu'il n'était qu'un petit garçon et qui a, depuis, vécu sous la protection d'un homme, lui aussi écrivain et extrêmement riche de par sa famille de surcroît, Don Pedro Vidal.
    La véritable intrigue débute lorsque David se voit confier une mission assez hors du commun et très bien rémunérée de la part d'un éditeur de Paris, un certain Andreas Corelli : celle d'écrire un livre qui serait bien plus qu'un roman mais une religion, ou une nouvelle doctrine si vous préférerez, à lui tout seul.
    En acceptant ce contrat, David ne sait pas encore dans quelle aventure il s'embarque et il ne l'apprendra qu'au fil des pages...pages qui peuvent faire tellement de bien mais parfois s'avérer extrêmement dangereuses !
    Si un livre peut parfois sauver des vies, il peut aussi en reprendre ! 666...le nombre de pages, cela ne vous rappelle rien ? Telle est en quelque sorte la morale que le lecteur peut tirer de cet ouvrage, fidèle à Carlos Ruiz Zafon à savoir très bien écrit et à l'intrigue passionnante et envoûtante !
    J'allais presque oublier que nous retrouvons dans ce livre, bien évidemment, le propriétaire de la librairie Sempere & Fils et que nous en apprenons un plus sur la mère du héros que le lecteur retrouve dans "Le prisonnier du ciel". A lire !
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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 21 février 2013

    araucaria
    Roman captivant ou se mêlent intrigues policières et surnaturel. Une belle évasion, un bon moment de détente. Je l'ai presque autant savouré que le premier volume "L'ombre du vent". Un grand livre de Carlos Ruiz Zafon, encore une fois.

    Lien : http://araucaria.20six.fr

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    • Livres 4.00/5
    Par herveGAUTIER, le 13 avril 2014

    herveGAUTIER
    N°474– Novembre 2010
    Le jeu de l'AngeCarlos Ruiz Zafón – Éditions Robert Laffont.
    [Traduit de l'espagnol par François Maspero]
    Dès l'abord, l'auteur entre dans dans la problématique d'où va découler tout ce roman « Un écrivain n'oublie jamais le moment où, pour la première fois, il a accepté un peu d'argent ou quelques éloges en échange d'une histoire » On pourrait penser qu'il allait y être question d'écriture mais aussi de la difficulté d'un auteur, de ses relations jubilatoires mais parfois difficiles avec l'écriture elle-même et aussi avec les éditeurs ! C'était déjà une perspective intéressante.
    Dans ce texte l'auteur reste fidèle aux années 20 et à Barcelone qui, encore une fois est le décor où va se dérouler cette action au cours de laquelle David Martín, fils d'un vétéran de la guerre qui n'aimait pas les livres, travaille dès son plus jeune âge dans un journal,« La voix de l'industrie », mais comme simple manutentionnaire. A la suite d'une défection, il est amené, grâce à Pedro Vidal, un riche citoyen, chroniqueur d'occasion dans ce journal et auteur besogneux sans grand talent, à écrire une série de textes qui révèlent ses dons d'écrivain. Tout semble aller bien pour lui puisque, pour la première fois de sa vie il est payé pour écrire, et que le succès est au rendez-vous ! Rapidement il va être pris dans une spirale où il va devoir « produire » des feuilletons sous un pseudonyme et non plus créer comme il l'aurait souhaité, et ce en étant exploité par un éditeur sans scrupule. le rythme qui lui est imposé l'épuise de sorte qu'il doit renoncer d'autant qu'il est licencié de ce journal.
    Pourtant il tente d'écrire son propre roman mais, boudé par la critique c'est un échec, et, dans le même temps, il en écrit un pour Vidal qui le signe et qui est un succès. Il est désespéré, d'autant plus que la jeune fille, Cristina, qu'il aime en secret et pour qui il avait écrit son propre roman va épouser Vidal dont elle était la secrétaire.
    Quand il a quitté le bouge où il habitait, il a élu domicile dans une villa, «  la maison de la tour », qui avait appartenu à Diego Marlasca, cet avocat qui avait quitté son cabinet florissant pour se consacrer à l'écriture et venir y vivre avec sa maîtresse, l'énigmatique Irène Sabino. L'immeuble aussi labyrinthique que mystérieux, est fermé depuis 20 ans et dit-on, porte malheur.
    Son ami, le libraire Sempere amène David au « Cimetière des livres » où il va déposer son œuvre malheureuse et un éditeur parisien Andréas Corelli, personnage par ailleurs assez secret, lui propose sans raisons apparentes et moyennant une petite fortune, d'écrire une sorte de Bible, un livre qui serait fondateur d'une religion basée sur un messie vengeur. A dater de ce jour, une sorte de mécanique mortelle se met en place autour de lui, faisant passer de vie à trépas ses amis et même Cristina qui pourtant ne l'avait pas oublié. Un peu comme si, en acceptant ce contrat avec Corelli, il s'était coupé lui-même de l'inspiration, avait sacrifié sa liberté d'écrivain, avait peut-être vendu son âme au diable?
    Quand il reçoit une correspondance de Corelli, la lettre est toujours scellée et l'empreinte dans la cire représente un ange aux ailes déployées qui est son emblème. D'ailleurs, chacune de leurs rencontres, toujours dans des lieux improbables, est placée sous le signe de l'ange. Sa symbolique peut aussi bien s'attacher à l'annonciation qu'à l'apocalypse ou à Lucifer! le titre du roman trouvera ici son explication et il appartiendra au lecteur d'en percer le mystère.
    C'est une histoire contée avec brio, imagination parfois délirante, humour et poésie et que j'ai pris plaisir à lire malgré quelques longueurs et parfois des digressions, un roman à énigme (je préfère ce terme à celui de roman policier) qui tient vraiment le lecteur en haleine jusqu'à la fin. L'auteur reste fidèle à son univers, celui des livres[« Un livre a une âme, l'âme de celui qui l'a écrit, l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et ont rêvé avec lui »], des maisons mystérieuses, des personnages qui apparaissent et disparaissent ensuite, des morts suspectes et parfois violentes, des flics pour le moins méprisables... Il y a aussi un rapport aux parents [la mère de David l'a abandonné, son père ne s'est guère occupé de lui à cause de sa vie désordonnée et de sa mort prématurée et par erreur], aux amours contrariées [les rapports d'Isabella et de David sont bizarres, comme ceux d'Isabella et de Sempere junior, cette fable de la petite fille, à la fois avatar et fantôme de Cristina], au feu [il y a toujours un incendie de livre dans un entrepôt d'éditeur et Marlasca meurt non pas noyé mais brûlé vif ], et cette référence à la saga des Sempere et de leur librairie...
    Pour autant, est-ce le fruit de mon expérience personnelle au regard de l'écriture, j'ai fait de cet ouvrage une lecture particulière. Je me suis attaché aux différentes tentatives avortées voire impossibles de certains personnages autour de l'écriture [ Isabella, Vidal, Marlasca, David Martín lui-même qui connaît aussi bien le succès que des déboires dans ce domaine, sa difficulté à écrire le livre commandé par Corelli et finalement son destin, les hésitations, des recherches et les doutes dont il parle « L'un des principaux expédients propres à l'écrivain professionnel qu'Isabella a appris de moi était l'art et la pratique de la procrastination »..], le rapport de l'écriture à l'argent [la somme importante proposée par Corelli vient probablement de la fortune de Marlasca dérobée par un ami de sa maîtresse, mais rien n'est sûr... C'est un peu comme si l'écriture de David allait racheter ce vol et ce d'autant plus qu'il s'agit d'un livre religieux]. Je préfère privilégier le rôle d'exorcisme de l'écriture. Je ne connais pas Carlos Ruiz Zafón , mais j'imagine assez bien un être torturé qui trouve dans l'écriture un exutoire bienvenu et salutaire. C'est généralement le cas de beaucoup d'écrivains authentiques.
    J'ai apprécié la lecture de ce livre à cause du style fluide, captivant et agréable à lire malgré la longueur de l'ouvrage (536 pages). Ce texte écrit à la première personne m'a quand même laissé un peu perplexe pour ne pas dire déçu, à cause peut-être des répétitions de scènes déjà évoquées dans son premier roman [ Décor de la libraire Sempere, du « cimetière des livres oubliés » -Incendie constaté dans un entrepôt de livres, victimes gravement brûlées - il y aurait sans doute une explication dans cette permanence du feu – Omniprésence de la police aux méthodes inquisitoriales, violentes et parfois illégales ...] et de la fin qui m'a surpris. J'avais encore en mémoire « L'ombre du vent » qui m'avait enthousiasmé. La Feuille Volante n°470) ! Pourtant les nombreuses références à ce roman, autant par son côté mystérieux, énigmatique donnent plutôt une unité à l'œuvre.
    © Hervé GAUTIER – Novembre 2010.http://hervegautier.e-monsite.com

    Lien : http://hervegautier.e-monsite.com
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    • Livres 4.00/5
    Par Lenora, le 31 juillet 2013

    Lenora
    Ayant lu L'Ombre du vent, qui par conséquent m'a mené au Jeu de l'Ange, je ne peux faire qu'une comparaison entre les deux tomes. Et quelle comparaison, car le premier est porté en haute estime à mon goût.
    Ainsi, Le jeu de l'ange fait partie de cette trilogie indépendante où mystère, intrigue, sentiment et fantastique se mêlent. Au plus grand plaisir du lecteur, nous retrouvons toujours ce magnifique labyrinthe que sont le Cimetière des Livres Oubliés et la très célèbre et attachante librairie Sempere & Fils. le dépaysement n'existe pas. Nous retrouvons toujours cette sombre Barcelone où l'agréable côtoie la méfiance dans une ville chargée d'histoire.
    A côté, nous découvrons un nouveau personnage, David Martin, vaniteux mais talentueux. Un écrivain à la plume incroyable qui fait vibrer tous ses lecteurs. Sa jeunesse fut difficile, mais arrivé à l'âge adulte, sa vie est loin de se voir arranger. Voilà qu'un mystérieux gentleman lui propose une somme d'argent importante contre un manuscrit religieux qui pourrait secouer les âmes. Mais à quel dessein ? David accepte, une telle richesse ne se refuse pas facilement, mais quel sera le prix qu'il devra, lui, payer ?
    Carlos Ruiz Zafon continue d'éblouir par son écriture fluide et empreinte de cette obscurité qui caractérise parfaitement sa vision de Barcelone. On y décèle la chaleur climatique mais également la froideur et la noirceur des traces de la guerre. Plus qu'une aventure où nombres rebondissements font leur apparition, nous sommes témoins par moment de la difficulté historique de la ville qui semble être un personnage à part entière dans l'arrière-plan du roman.
    Bien que j'aie trouvé David moins attachant que le jeune Daniel, et l'intrigue moins captivante que le précédent opus, je dois concéder à cette œuvre une plus grande maturité. Autant sur le plan de la construction que sur l'histoire en elle-même.
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Citations et extraits

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  • Par herveGAUTIER, le 13 avril 2014

    L'un des principaux expédients propres à l'écrivain professionnel qu'Isabella a appris de moi était l'art et la pratique de la procrastination

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  • Par herveGAUTIER, le 13 avril 2014

    L'un des principaux expédients propres à l'écrivain professionnel qu'Isabella a appris de moi était l'art et la pratique de la procrastination

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  • Par herveGAUTIER, le 13 avril 2014

     Un livre a une âme, l'âme de celui qui l'a écrit, l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et ont rêvé avec lui 

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  • Par herveGAUTIER, le 13 avril 2014

     Un livre a une âme, l'âme de celui qui l'a écrit, l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et ont rêvé avec lui 

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  • Par 11livresalire, le 06 septembre 2012

    Un écrivain n'oublie jamais le moment où, pour la première fois, il a accepté un peu d'argent ou quelques éloges en échange d'une histoire. Il n'oublie jamais la première fois où il a senti dans ses veines le doux poison de la vanité et cru que si personne ne découvrait son absence de talent, son rêve de littérature pourrait lui procurer un toit sur la tête, un vrai repas chaque soir et ce qu'il désirait le plus au monde : son nom imprimé sur un misérable bout de papier qui, il en est sûr vivra plus longtemps que lui. Un écrivain est condamné à se souvenir de ce moment, parce que, dès lors, il est perdu : son âme a un prix.
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Interview Carlos Ruiz Zafon
Interview Carlos Ruiz Zafon à l'occasion de la parution du Prisonnier du ciel, la suite de L'Ombre du vent, aux Éditions Robert Laffont.








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