> François Maspero (Traducteur)

ISBN : 2221111699
Éditeur : Robert Laffont (2009)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.45/5 (sur 350 notes) Ajouter à mes livres
« Je t’emmènerai dans un endroit secret où les livres ne meurent jamais et où personne ne peut les détruire… »

Barcelone, années 1920. David Martin, dix-sept ans, travaille au journal La Voz de la Industria. Son existence bascule un soir de crise au jour... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Kittiwake, le 30 décembre 2011

    Kittiwake
    Nous voilà de retour à Barcelone pour de nouvelles aventures ésotériques en compagnie d'un jeune écrivain qui n'a de cesse de faire les mauvais choix dans sa vie professionnelle autant que privée. En psychiatrie on appellerait ça une névrose d'échec.
    David, rescapé d'une enfance de misère, de solitude et de violence réussit malgré les contraintes que lui impose son milieu à faire son trou dans le domaine de l'écriture. En y entrant par la petite porte, comme petite main, jusqu'au jour où la chance lui permettra de faire connaitre son talent, et d'accéder à l'écriture créative. Mais le destin rode, et il tombe dans les griffes (très crochues) d'un être maléfique, qui le soumettra à sa volonté en exigeant de lui la rédaction d'un livre établissant les bases d'une religion nouvelle. Autour de ce couple maudit gravite une foule de personnages secondaires qui compliquent l'intrigue (amis, amours illicites, interdites, impossibles, famille, source de problèmes, personnages influents à la gloire déchue se croisent dans une danse fort macabre)
    Si l'on est fan de cet univers, on retrouvera avec bonheur cette ambiance fantomatique, avec de très belles descriptions de paysages urbains au sein ce cette magnifique ville qu'est Barcelone. On retrouve également avec plaisir le libraire de L'ombre du vent. Mais le plaisir s'arrête là. Car cette fois on a l'impression d'une redite, en beaucoup plus pâle, comme ces pseudo-suites de films à succès, dont on exploite le filon jusqu'à épuisement. le squelette du roman est beaucoup plus simple, voire simpliste, et à part quelques retournements de situation lié à la duplicité d'un personnage, le mystère est loin d'être épais.
    Donc si je me résume
    les plus : le décor, très comparable à celui de L'ombre du vent, très bien rendu, servi par une écriture évocatrice, prompte à susciter des images mentales hautes en couleur et rendant la lecture facile; les rares personnages récurrents qui font que le lecteur se sent chez lui; la bibliothèques des romans oubliés (tiens, cela me rappelle curieusement Jasper Fforde et son puits des histoires perdues!),
    - Les moins : l'impression de déjà lu, en moins intense, les personnages caricaturaux, sans aucune nuance, l'apparition fugace de la mère du narrateur, pas exploitée, un démon d'opérette (même pas peur)
    Il est donc fort probable que la prochaine production de l'auteur attendra sa parution en poche pour trôner sur mes étagères et boursoufler ma PAL, mais je ne la rejette cependant pas d'emblée

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2011/12/le-jeu-de-lange.html
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  • Par LiliGalipette, le 09 mars 2010

    LiliGalipette
    Roman de Carlos Ruiz Zafon. Lettre Z de mon Challenge ABC 2010.
    Barcelone, années 1920. David Martin fait ses débuts d'écrivain au sein de La Voz de la Industria, un journal pour lequel il rédige un roman-feuilleton intitulé Les mystères de Barcelone. Son succès ne tarde pas et il signe auprès de la maison d'édition Barrido & Escobillas un contrat d'exclusivité. Sous le pseudonyme d'Ignatius B. Samson, il produit une saga sous le titre de La ville des Maudits, romans noirs fourmillants de personnages troubles et d'intrigues rocambolesques. Contacté par un mystérieux éditeur parisien, Andreas Corelli, dont personne ne sait rien, il accepte de lui consacrer une année entière pour rédiger un texte qui changera le visage du monde. "Je vous demande de créer pour moi une religion." (p. 150) De cette consigne, David doit faire un livre, une fable implacable. le contrat n'est qu'oral, mais David sait qu'il engage plus que sa parole dans cette transaction. Des morts violentes commencent à décimer son entourage. David décide d'enquêter sur son mystérieux commanditaire, sur la villa qu'il loue rue Flassaders et sur Diego Marlasca, l'auteur qui l'y a précédé. Il est déterminé à sauver ceux qu'il aime, Don Pedro Vidal, les Sempere, Cristina et Isabella du pouvoir maléfique du manuscrit sur lequel il s'épuise.
    J'avais succombé dès les premières pages au charme de L'ombre du vent (dont j'aurais déjà dû parler ici...). Même résultat pour ce nouveau roman de Carlos Ruiz Zafon. Encore une fois, je me suis laissée emportée dans les ruelles et les dédales de Barcelone. La ville est mouvante, protéiforme, entre sombre passé tortueux et urbanisation fulgurante, sous l'égide de la Sagrada Familia, "en ruine depuis le premier jour." (p. 86). Elle est un viviers ténébreux d'intrigues glauques et de personnages effrayants qui frayent autant avec le crime organisé qu'avec la magie noire.
    L'enfance misérable et dégueunillée de David est digne d'un texte de Charles Dickens. le livre de jeunesse du héros est d'ailleurs Les Grandes espérances. La villa sinistre dans laquelle il s'établit pour abriter sa fièvre créatrice a tout du manoir lugubre de Miss Havisham, entre dentelles de toiles d'araignée, passages dérobés, pièces condamnées et courants d'air glacés. Des figurent protectrices, Don Pedro Vidal ou le libraire Sempere, ne le laissent jamais seul. Il jouit d'une chance insolente qui le sort de tous les guêpiers où il s'ingénie à mettre les pieds.
    Les amours malheureuses de David pour Cristina, la protégée de son mentor, sont un peu agaçantes. Je me suis souvent demandé pourquoi ils hésitaient autant l'un comme l'autre. Mais il faut reconnaître à l'auteur un talent indéniable pour ménager des effets dramatiques. Les morts qui s'enchaînent sont toutes spectaculaires, sanguinolantes et macabres à souhait. Il distille un zeste de terreur, un petit rien de terrifiant qui suffit à vous coller aux pages pour en savoir davantage.
    J'ai particulièrement apprécié la figure d'Andreas Corelli, séduisant personnage entouré de noirceur. Pas besoin d'être un génie pour comprendre que l'ange, c'est lui, et que la marionnette dont il se joue est David. Ange peut-être, mais bien loin d'être lumineux. Son nom dévoilé est trompeur: Lucifer est le Porteur de la Lumière (lux pour "lumière" et le verbe fero pour "porter", en latin), mais il est l'ange chassé de l'Eden, celui qui entraîne vers les ténèbres. Et il sait convaincre David de puiser dans ses ténèbres intimes pour en tirer un livre maléfique, il sait flatter la vanité de l'écrivain pour en obtenir ce qu'il désire: "Ca ne vous tente pas de créer une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, pour laquelle ils seraient capables de tuer et de se laisser tuer, de se sacrifier et de se damner, de donner leur âme? Quel plus grand défi pour votre métier que de créer une hsitoire si puissante qu'elle transcende la fiction et se transforme en vérité révélée?" (p. 152) Sa conception de la foi est toute biologique: elle découle d'un besoin naturel et incoercible qu'à l'homme de survivre en couvrant la réalité d'un voile de croyances pour ne pas avoir à en affronter la cruelle apparence.
    Le texte livre d'habiles réflexions sur la nature même du récit et les raisons qui font que les lecteurs adhérent aux idées qu'il véhicule. Plus que le fond, c'est la forme qui convertit, la grammaire et la construction du texte. La fable est la première source d'inspiration de David. Il trouve dans les textes d'Eschyle, des frères Grimm ou du Ramayana la trame nécessaire à l'élaboration de son oeuvre. "La littérature, du moins la bonne, est une science, mais elle a besoin du sang de l'art. Comme l'architecture ou la musique" (p. 242)
    Le roman de Zafon sent le souffre. Les bas-fonds de Barcelone sont retournés, grattés jusqu'à la corde. Il n'y a pas de portail forgé qui ne dissimule un mensonge, pas de parc qui n'ait été le théâtre d'un épisode violent, pas d'étendue d'eau qui ne cache sous son noir miroir quelque épave gênante. le Cimetière des livres oubliés refait tout naturellement son apparition, mais il tient moins de place que dans le premier opus de l'auteur, ce qui s'avère dommage. le lieu, si magique dans le premier roman de Zafon, semble ici n'être qu'un lieu de passage obligé, un recours narratif imposé pour justifier la suite du récit. David y découvre le texte inachevé de Diego Marlasca, Lux aeterna, mais le lieu perd en puissance. Je n'ai pas ressenti ce désir incontrôlable de le visiter, de m'y perdre, bien au contraire, je n'avais qu'une hâte: que David en sorte et continue sa route.
    La narration est fluide, je suppose la traduction excellente, même si je déplore les nombreuses et agaçantes coquilles. Les chapitres courts donnent au récit un rythme effréné et affolé qui rend la lecture avide et impatiente. Il ne m'a fallu que deux jours pour dévorer cet envoûtant pavé de 540 pages. le récit est finement construit par superposition d'intrigues dont chacune a son protagoniste. Elles se rejoignent sur différents niveaux de lecture et le texte est proétiforme, croisement étrange entre enquête policière, roman noir, roman gothique, récit d'initiation, fable du monde et mythologie personnelle. le jeu de la narration est fermement mené par David, du haut d'une première personne ancrée au fil des pages. le récit que nous livre David nous parvient de bien loin, de nulle part, comme on le comprend à la fin. Cette fin n'a d'ailleurs d'une fin que sa place dans le texte, car tout montre que le récit n'est que le préambule d'une histoire dont on se saura rien.
    Je conseille aux curieux de lire le premier texte de Zafon pour se familiariser avec la plume de l'auteur, et pour prendre toute la mesure des figures qui hantent son second roman.

    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/03/09/17088699.html
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    • Livres 2.00/5
    Par Perdre-son-temps, le 04 mars 2011

    Perdre-son-temps
    Pour une fois, je vais dire un peu de mal.
    Tenir la distance après "L'Ombre du vent", ce n'était pas gagné évidemment. Et tout ce monde au tournant qui attend…
    Comme le récit précédent, "Le jeu de l'Ange" fait la part belle au Grand Guignol. Cela peut irriter mais pourquoi pas, c'est un peu le sujet du livre aussi, cela se défend, on tient en main un divertissement qui dit son nom.
    Il y a aussi l'impression que Zafon semble peiner à élaborer la fin de ses récits. En se voulant spectaculaire et surprenant comme un écrivain talentueux lorgnant sur Hollywood, les ficelles finissent par se voir plus qu'entre les lignes.
    Mais il y a une autre raison qui fera que de toute façon cet opus sera moins fort que le précédent. Dans "L'Ombre du vent", nous avions ce contexte terrible de la guerre civile en Espagne. Et en cela une dimension de mémoire beaucoup plus prégnante. Sachant en plus combien actuellement en Espagne, cette question de la mémoire au sujet des victimes du franquisme fait polémique, on ne peut s'empêcher de sentir que "L'Ombre du vent" portait au delà du divertissement quelque chose d'essentiel. A côté, le "Jeu de l'Ange" n'est en effet plus qu'un jeu, fort amusant mais sans plus.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par tine2009, le 23 novembre 2009

    tine2009
    Ce jeu de l'ange est une merveille d'écriture .
    Pas un temps "mort" dans cette histoire qui pourtant l'évoque si souvent .
    Un véritable univers onirique ...notre esprit s'évade et entre pour de longues heures haletantes dans ce roman .
    C'est avec un grand enthousiasme que j'ai parcouru ce livre ...pas un seul instant d'ennui , des personnages bien présents , une grande place au monde des livres ,un univers fantastique, une intrigue recherchée , des moments d'effroi où le rythme cardiaque augmente .
    J'ai rarement été autant séduite par un roman , celui ci m'a fasciné.
    Des passages entiers sont à relever pour leur nature ,non seulement romanesque, mais également grandement philosophique , notamment ceux évoquant le pourquoi de la religion dans notre société.
    Un roman enivrant , vertigineux ...on aimerait suivre à nouveau les chemins de David Martin(mêmes si ils sont tortueux voire dangereux parfois ) , quitte à se bruler les ailes ......d'Ange ???
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    • Livres 3.00/5
    Par rkhettaoui, le 28 avril 2012

    rkhettaoui
    Décidémùent , on n'est pas sorti de l'auberge Barcelonaise de sitôt , de ses tonitruantes ruelles , des pâtés de maisons délabrées , hantées , incendiées ,mystérieuses .Tout est noirceur et lugubre , l'auteur excelle dans ce genre de description, par l'entremise de certaines répétitions quasi-automatiques et interminables et stériotype à outrance une panoplie de termes,d'expressions, de lieux , portant un entichement expansible pour ce qui a trait à la couleur noirâtre , la brume , le brouillard et l'ombre dont il fait l'éloge au fil des pages à l'instar de ses autres ouvrages. On ressent toujours cet effet de spirale qui nous fait tournoyer autour du pot sans parvenir à atteindre le point d'arrivée et rebelotte nous revoilà catapulté et rebuté au point de départ
    Cette fois encore on y retrouve le côté enigmatique de l' endroit magique et perpétuel où les livres étaient redoutablement mis à rude épreuve par des demeurés ayant la propension de l'aversion insurmontable pour les livres , une lutte sans merci est engagée,enclenchée inexorablement pour leurs destructions. de ce fait , le Cimetière des Livres oubliés est pressenti pour servir de coffre-fort aux fins de sauvegarder et empêcher leurs incinérations par ces sinistres réfractaires comme fut le cas précédemment du tristement célèbre Coubert, réputé d'une perfidie et frénésie sans borne et présentement le père de David
    Une fois de plus et malgré les rebondissements incessants sevrés de touches relevant du fantastique ,du surnatuel et saupoudrées de l'irréel, décrits sobrement dans ce fleuron , fleuve et longuet.L'auteur Carlos Ruiz Zafon ne s'était jamais lassé de nous entraîner dans cet eden gorgé de délices: l'amour des livres et nous envouter pleinement . Tous les ingrédients contenus dans les ouvrages précédents sont reconduits, vigoureusement dosés: un vrai régal d'amour, de mystère, de faits ésotériques , des disparitions et de crimes crapuleux et bizarres ...
    Nous pénétrons de plein pied dans un environnement labyrinthique hostile dont la similitude avec l' ombre du vent est frappante mais bienveillante, nous permettant de redécouvrir les amoureux du livre qu'étaient les Sempre père et fils et auxquels David leurs devait une fière chandelle en tant que bienfaiteurs et garant de sa réussite
    Etrangement , l'ambition de David est estompée et s'est fait piégé par cet éditeur indélicat qui s'est appropriée, pour une une année révolue l'usufruit du prodigieux écrivain , monnayé par de dizaines milliers de francs, se trouvant hameçonné et harponné par cet appat, au terme duquel il aurait vendu insipidement son âme à ce diable d'opportuniste et provoqua la mise en branle du mécanisme de l'engrenage causant le meurtre de tous ses proches amis et de surcroit du vieux Sempere , tel un retour de manivelle : triste destin de ce bienfaiteur qui l'avait sciemment propulsé à se draper de cette notoriété d'écrivain
    L'auteur , nous a émerveillé par la qualité hors paire du style fluide , translucide et percutant et s'est évertué splendidement dans l'art de la narration avec en prime une traduction impeccable de François Maspero
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Citations et extraits

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  • Par Persepolis, le 12 juin 2010

    Isabella leva la tête vers la coupole de verre et se perdit dans cette vision impossible de faisceaux de lumière blanche criblant une Babel de tunnels, passerelles et ponts tendus vers les entrailles de cette cathédrale de livres.

    - Ce lieu est un mystère. Un sanctuaire. Chaque livre, chaque tome que tu vois as une âme. L'âme de celui qui l'a écrit et l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et ont rêvé avec lui. Toutes les fois qu'un livre change de main, toutes les fois que quelqu'un parcourt ses pages, son esprit grandit et devient plus fort. Ici, les livres dont personne ne se souvient, les livres qui se sont perdus dans le temps, vivent pour toujours, en attendant d'arriver dans les mains d'un nouveau lecteur, d'un nouvel esprit...
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  • Par emeralda, le 21 septembre 2009

    Un écrivain n'oublie jamais le moment où, pour la première fois, il a accepté un peu d'argent ou quelques éloges en échange d'une histoire. Il n'oublie jamais la première fois où il a senti dans ses veines le doux poison de la vanité et cru que si personne ne découvrait son absence de talent, son rêve de littérature pourrait lui procurer un toit sur la tête, un vrai repas chaque soir et ce qu'il désirait le plus au monde: son nom imprimé sur un misérable bout de papier qui, il en est sûr, vivra plus longtemps que lui. Un écrivain est condamné à se souvenir de ce moment, parce que, dès lors, il est perdu: son âme a un prix.
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  • Par Biname, le 22 mars 2011

    Je vais ,aller droit au but: c'est vraiment bien ce que je déteste un livre sans fin. Pourtant ceci méritait bien d'énormes explications et rien (ou alors je suis passée à côté d'une énormité dans le livre).

    Pourtant les 3/4 du livre sont un véritable délice. Nous plongeons dans une Barcelone du début 20ème siècle. Un magnifique guide touristique!
    Nous rencontrons David Martin qui ne souhaite qu'une chose écrire des livres et être reconnu dans son métier. Mais le succès n'arrive pas comme il le souhaite, les malheurs s'enchaînent, l'amour lui est refusé, la maladie s'en part de lui, la folie de l'écrivain le dévore jusqu'à sa rencontre avec Andreas Corelli dit "le patron".
    Celui-ci lui propose d'être à son service pendant un an et de lui écrire un livre, plutôt un conte, de redécouvrir sous un autre format les grandes croyances des occidentaux.
    Mais cette commande tourne au cauchemars: la mort touche chaque personne proche de l'auteur, les questions n'en finissent; pourquoi ce livre? Qui est le patron? Quel est le secret de la maison où vit David Martin? Pourquoi veut-on absolument sa mort?
    Les profondeurs de l'être humain sont dépassées, la douleur, le mal, la folie détruisent tout sur leur passage.

    Et puis malheureusement une cassure, le roman s'embarque dans un schéma policier très classique, il devient trop long, trop lent et le coup final: cette fin qui n'en est vraiment pas une. Je suis frustrée je déteste ça.

    Dommage, j'avais pourtant adoré "L'ombre du vent".
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  • Par athena1, le 22 février 2012

    Un écrivain n'oublie jamais le moment où, pour la première fois, il a accepté un peu d'argent ou quelques éloges en échange d'une histoire. Il n'oublie jamais la première fois où il a senti dans ses veines le doux poison de la vanité et cru que, si personne ne découvrait son absence de talent, son rêve de littérature pourrait lui procurer un toit sur la tête, un vrai repas chaque soir et ce qu'il désirait le plus au monde : son nom imprimé sur un misérable bout de papier qui, il en est sûr, vivra plus longtemps que lui.
    Un écrivain est condamné à se souvenir de ce moment, parce que, dès lors, il est perdu : son âme a un prix.
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  • Par mermoz01, le 02 novembre 2009

    - Je vous laisse le choix du costume. N'importe lequel des suspects habituels fera l'affaire. Une des raisons d'exister de notre méchant doit être de nous permettre d'endosser le rôle de victime et de proclamer notre supériorité morale. Nous projetterons sur lui tout ce que nous sommes incapables de reconnaître en nous et que nous qualifions de démoniaque chez les autres en fonction de nos intérêts personnels. C'est l'arithmétique de base du pharisaïsme. Je vous l'ai déjà conseillé, vous devez lire la Bible. Toutes les réponses que vous cherchez y sont.
    p308
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Vidéo de Carlos Ruiz Zafón

ce petit court-métrage est en quelque sorte un teaser de ce que pourrait être l'adaptation cinématographique du roman de Carlos Ruiz-Zafon, écrivain espagnol, L'Ombre du Vent. Réalisé par trois lycéens de Kerneuzec, L'Ombre du Vent résume la partie violente du roman...








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