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François Maspero (Traducteur)
ISBN : 2221111699
Éditeur : Robert Laffont (2009)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.64/5 (sur 1468 notes)
Résumé :
Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l'offre inespérée d'un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n'en a jamais existé, "une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d'être tués", en échange d'une fortune et, peut-être, de beaucoup plus.

Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autou... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (189) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
30 janvier 2016
  • 3/ 5
Il y a deux semaines je vous ai fait part de ma première rencontre avec Carlos Ruiz Zafon. Auteur de la trilogie « Le Cimetière des Livres Oubliés », il m'était apparu, à travers le premier tome de cette trilogie L'Ombre du vent, comme un véritable virtuose de l'écriture.
Je me suis donc empressée de lire le second tome, ne voulant surtout pas rompre avec un quelconque autre livre ces instants de délectation dans lesquels m'avaient plongée les mots de cet auteur espagnol au talent indéniable.

Le Jeu de l'Ange n'est pas véritablement la suite de l'Ombre du vent en ce sens que l'histoire se déroule une vingtaine d'années avant celle de L'Ombre du vent. On y retrouve la librairie Sempere avec joie et on en apprend d'ailleurs plus sur la mère de Daniel, le héros de l'Ombre du vent.
Mais l'essentiel du roman ne se situe pas là.
C'est dans la maison de la tour où vient d'emménager David Martin, un jeune écrivain, que se déroulera l'intrigue de cette nouvelle histoire.
Une intrigue foisonnante qui n'hésite pas à jouer avec les nerfs du lecteur et avec sa sensibilité. Et cette partition-là, croyez-moi, c'est loin d'être la mélodie du bonheur ! L'histoire est lugubre à souhait et parsemée de cadavres !
Si Carlos Ruiz Zafon n'a pas son pareil pour nous plonger dans une atmosphère pesante et angoissante, il a également d'autres cordes à son arc et sait habilement jouer avec celle (la sensible) de ses lecteurs. Rien ne nous sera épargné. Ça et là, il glisse des références littéraires, de Dickens à Charlotte Brontë en passant par Balzac. le suspense habilement ménagé ravira également les amateurs de polars. Même les indéfectibles « fleur bleue » (dont je suis) trouveront leur bonheur en suivant les amours tourmentées du héros. Y trouveront également leur compte les aficionados du fantastique, c'est vous dire ! Et touche finale : le lecteur se surprendra à sourire de l'humour grinçant du héros !

Peut-être trouvez-vous le ton de cette critique un poil sarcastique et moins enthousiasmante que celle que j'avais faite de l'Ombre du vent... Il faut dire aussi que ce deuxième roman fut moins enchanteur pour moi. J'ai eu beaucoup plus de mal à m'attacher au héros de l'histoire, que j'ai trouvé désabusé et d'une froideur antipathique, et par conséquent, j'ai eu moins de coeur à suivre ses multiples déconvenues.
Le début me paraissait prometteur puis j'avoue m'être un peu perdue dans le dédale des sombres pages qui ont suivi. Je me suis raccrochée vainement au personnage d'Isabella, personnage pétillant qui apporte le côté à la fois tendre, léger mais aussi émouvant de l'histoire.

Au final, je pourrais dire que ce fut une lecture en demi-teinte. Je continuerai cependant à lire Carlos Ruiz Zafon, car il m'impressionne beaucoup par son style d'écriture foisonnant !
D'ailleurs, j'ai sur ma table de chevet le troisième volet de la trilogie et je ne suis pas contre m'immerger une nouvelle fois dans « Le Cimetière des livres oubliés » . Qui sait si cette fois-ci je n'y ferai pas la rencontre avec un de ces livres inattendus et inoubliables ?
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missmolko1
06 octobre 2012
  • 5/ 5
De Carlos Ruiz Zafon, je connaissais le prince de la brume que j'avais plutôt bien apprécié mais le jeu de l'ange a été pour moi un vrai coup de coeur. le seul hic c'est que pendant ma lecture en lisant la page wiki de l'auteur je me suis rendue compte que ce roman était en fait le deuxième tome d'une saga et évidemment je n'ai pas lu le premier! ça c'est tout moi! Enfin je suis rassurée, je n'ai pas eu l'impression qu'il me manquait des éléments et j'ai bien compris l'intrigue...
J'ai été enchanté de voyager dans le Barcelone des années 1920, cette ville que j'ai visité il y a dix ans maintenant et qui m'avait beaucoup plu. La lecture du jeu de l'ange m'a donné envie d'y retourner et de quitter les lieux touristiques pour aller découvrir les lieux un peu plus secret.
Difficile aussi de définir le genre du roman car l'auteur les mélange tous : de l'amour, du mystère, une enquête policière et une petite pointe de fantastique se côtoient au fil des pages et c'est un régal!
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cicou45
27 mars 2013
  • 5/ 5
Ça y est, j'ai enfin lu (et réparé mon oubli au passage) le deuxième volet de la saga du "Cimetière des livres oubliés". Une fois encore, Carlos Ruiz Zafon nous fait voyager, à la fois à travers les frontières, le temps mais aussi au-delà de tout ce que nous croyons avec certitude.
Un roman captivant, mi-fantastique, mi-religieux qui nous envoie au début de ce XXe siècle dans la profonde Espagne sur les traces de David Martin, un jeune auteur de romans, qui a vu son père assassiné sous ses yeux alors qu'il n'était qu'un petit garçon et qui a, depuis, vécu sous la protection d'un homme, lui aussi écrivain et extrêmement riche de par sa famille de surcroît, Don Pedro Vidal.
La véritable intrigue débute lorsque David se voit confier une mission assez hors du commun et très bien rémunérée de la part d'un éditeur de Paris, un certain Andreas Corelli : celle d'écrire un livre qui serait bien plus qu'un roman mais une religion, ou une nouvelle doctrine si vous préférerez, à lui tout seul.
En acceptant ce contrat, David ne sait pas encore dans quelle aventure il s'embarque et il ne l'apprendra qu'au fil des pages...pages qui peuvent faire tellement de bien mais parfois s'avérer extrêmement dangereuses !
Si un livre peut parfois sauver des vies, il peut aussi en reprendre ! 666...le nombre de pages, cela ne vous rappelle rien ? Telle est en quelque sorte la morale que le lecteur peut tirer de cet ouvrage, fidèle à Carlos Ruiz Zafon à savoir très bien écrit et à l'intrigue passionnante et envoûtante !
J'allais presque oublier que nous retrouvons dans ce livre, bien évidemment, le propriétaire de la librairie Sempere & Fils et que nous en apprenons un plus sur la mère du héros que le lecteur retrouve dans "Le prisonnier du ciel". A lire !
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cmpf
13 juin 2016
  • 5/ 5

Une deuxième variation sur le thème du livre qui bouleverse votre vie. Dans L'ombre du vent, il s'agissait d'un livre écrit par un auteur inconnu qui transformait la vie de celui qui l'avait choisi dans le Cimetière des Livres Oubliés, cette fois c'est la vie de celui qui écrit qui est perturbée par son livre.
On rencontre David Martín alors qu'il est encore enfant (comme Daniel Sempere le héros de l'ombre du Vent). C'est un gamin pauvre, abandonné par sa mère à la compagnie de son seul père, homme violent et incapable de comprendre son amour des livres, lui qui est analphabète. Son père mort, il est engagé dans le journal où son père était gardien, comme grouillot, protégé par un jeune riche qui l'encourage à écrire. Son univers est celui des histoires à rebondissements, le titre de son premier feuilleton Les mystères de Barcelone en atteste.
Mais il aimerait écrire autre chose. Justement depuis quelques temps un éditeur français Andreas Corelli lui propose un contrat très avantageux. Lorsqu'il accepte enfin, la maison d'édition avec laquelle il avait signé un contrat d'exclusivité brûle opportunément avec ses deux associés. Ce n'est que la premières des coïncidences, et aussi les premières morts, qui ne seront pas, loin s'en faut, les dernières.
Entre cet éditeur qui se déclare son ami, mais l'inquiète et l'inspecteur Grandes très soucieux également de lui venir en aide en vertu de la sympathie qu'il lui inspire, le pauvre David doit louvoyer.
Il y a toutefois un lieu et un homme qui sont depuis toujours un refuge, Sempere et sa librairie. Comme dans l'ombre du Vent, mais vingt ans avant, cette librairie est tenue par un père et son fils.
Autre ressemblance, l'existence d'une grande maison abandonnée, considérée comme maudite, et dans laquelle David s'installe dès que ses moyens financiers le lui permettent. Également des amours contrariés pour le héros. Et bien sûr, Barcelone, omniprésente, souvent battue par les pluies et les vents.
Comme dit précédemment, plus que comme une saga, j'envisage cette trilogie comme un ensemble de compositions autour d'une idée, je les lis donc en laissant quelques semaines entre chaque titre, afin d'éviter la saturation, et je ne suis pas gênée par une certaine ressemblance dans les scenarii.
Le fantastique est présent dans cet opus, et je me suis demandé au cours de ma lecture si tout trouverait une explication rationnelle comme dans les policiers de Preston & Child, mais ce n'est le cas qu'en partie. Je ne saurais ne lire que des romans fantastiques, mais une incursion dans cet univers de temps en temps est plutôt sympathique.
Je pense donc retrouver Barcelone et son Cimetière des Livres Oubliés, dans le courant du mois prochain avec la même curiosité, et le même plaisir né du style de Carlos Ruiz Zafón.
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Hugo
27 juillet 2016
  • 2/ 5
Le jeu de l'ange…
Ca sent le terrain aux mains dans le froc ce titre, maman ta meuf, qui se trouve à quelques mètres, devenue malgré elle une femme respectable, fini la levrette entre deux poilées, maintenant elle popote le paquet de surgelés, date de consommation limite limite, t'as le bidon qui gargouille cette cuisine raffinée made in feignasse, je ne touche pas à la cuisine moi, trop handicapé, avant j'y trainais ma luxure, nuisette aux formes généreuses qui se plisse sous mes mains…
- Putain qu'est ce que tu fais ? hihi ça me chatouille
- Cuisine femme…
Déjà ses mains pour guider une certaine maladresse, tendue pour l'occasion qui fera notre bonheur pendant quelques secondes, faut pas s'éterniser la sauvagerie, faut que ça cogne et j'ai la dalle bordel…
Ah le bon vieux temps qui me nostalgises la gueule à coups de YouPorn, version grand écran, le son bien coupé c'est important, j'ai tapé jeu de l'ange , oh putain de bordel de merde, ça rentre ça ? je fais les gros yeux, mine dé-con-feet, un clic curieux pour voir ou est le point de rupture, une main sur le portable au cas ou il faudrait appeler les urgence, beurk je suis dégouté devant ce spectacle aussi bandant que ma première communion, devant tous ces gens venus s'occuper le Dimanche matin avant le marché, amen les culs bénits, chantez vos louanges à un gars qui se planque l'indifférence au libre arbitre…
Des fois on n'a pas idée des pratiques de certains de nos contemporains, même sans tabou, je ne suis pas certain de garder la gerbe au fond de mon gosier… non mais franchement on a pas idée de faire des trucs aussi chelous bordel…
Allez hop un petit bouquin tranquille pépère pour s'occuper la routine, le bruit de l'aquarium me procure un bien être super agaçant, je vais lui démonter la pompe si il continue à me casser les burnes, maman assise à l'opposé en train de pianoter de trois chauderies à la nouveauté, moi j'ai plus la gueule de l'emploi, passion usagée comme la capote du bon vieux temps, ça passe vite ces conneries, il est ou l'entrain d'antan qui mouillait nos délires de luxure…
Mes chats se trimballent les poils au vent qui s'envolent sur mon désespoir, se déposant avec provoc sur tout ce qui est possible pour s'y déposer soit un peu près tout sa mère, le Swiffer c'est de la merde en poil de chat, il y connait rien de rien, faut que je branche l'aspi qui braille de chaleur sur mes jambes nues, je vous rassure j'ai un short mais pas de t-shirt laissant à l'air quelques tablettes bien plaquées, et j'aspire à éradiquer la poilerie qui s'accroche…
Il est temps de penser à aller se vautrer chez Morphée, tu fermes les yeux, tu cogites tes ruminescences qui t'emmerdent la journée, te laissent un peu peinard pour passer l'aspi mais qui reviennent te chatouiller les insomnies, allez hop debout, maman roupille, elle ronfle un peu aussi, ste honte, t'enregistre un peu au cas ou il faudrait un jour te venger d'un truc moche ou deux…
Ok bon il fait nuit, ya pas de bruit, tout le monde pionce, moi j'allume la télé sur un tas de conneries aussi bandantes que mes cours de cathé, à vous raconter la vraie de vraie histoire d'un barbu plutôt beau gosse crucifié à 33 piges, l'ancienne histoire était trop incestueuse et pour la bienséance donc ils ont préféré lisser un peu les mythos pour le bien de leurs richesses et pour les guerres des guerres… Amen
Si c'est pas malheureux de faire un signe de croix pour se donner une toute puissance, moi je me tape une branlette, certes c'est plus long, moins évident devant la populace, mais plus bandant que mon baptême dont je n'ai aucun putain de souvenir, baigné dans l'eau du robinet bénit de 5 à 7 entre deux gosses… Ou lala tu vas trop loin scélérat, blasphémateur de l'enculerie, 666…
Le jeu de l'ange mon pote t'a qu'à taper ça sur YouPorn, tu vas voir ou il se cache ton dieu à la con, dans la nature humaine, qui se meurt d'espoir à la con qui font de toi ce héros déchu sur les champs de misère d'un monde qui ne tourne pas vraiment rond…
A plus les copains
PS : Bouquin très moyen hein, mais rien à voir avec ci-dessus
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Citations & extraits (231) Voir plus Ajouter une citation
ElliepampElliepamp26 novembre 2016
- Et Sempere junior, qu'est-ce qu'il a dit?
- Pour ce qui est de dire, pas grand chose... Il est resté tout l'après-midi planté comme un ahuri à faire semblant de ne pas me voir mais sans me quitter un instant des yeux. Je ne peux même plus m'asseoir tellement il a regardé mon derrière chaque fois que je montais l'échelle pour chercher un livre.
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Florence94Florence9414 mars 2015
Je crois que vous n’avez pas beaucoup d’amis. Moi non plus. Je me méfie de ceux qui s’imaginent avoir beaucoup d’amis. C’est signe qu’ils connaissent mal leur prochain.

Un intellectuel est ordinairement quelqu’un qui ne se distingue pas précisément par son intelligence, affirma-t-il. Il s’attribue lui-même ce qualificatif pour compenser l’impuissance naturelle dont il sent bien que ses capacités sont affectées. C’est aussi vieux et aussi sûr que le dicton. « Dis-moi de quoi tu te vantes et je te dirai ce qui te manques. » C’est pain quotidien. L’incompétent se présente toujours comme expert, le cruel comme pitoyable, le pêcheur comme dévot, l’usurier comme bienfaiteur, l’arrogant comme humble, le vulgaire comme distingué et l’abruti comme intellectuel.

- Quand j’étais enfant, pendant quelques mois, j’ai voulu être Esope.
- Nous abandonnons tous nos grandes espérances sur la route.

Rien ne nous induit plus à avoir la foi que la peur, la certitude d’être menacés. Quand nous nous sentons des victimes, toutes nos actions et nos croyances deviennent légitimes, mêmes les plus contestables. Ceux qui s’opposent à nous, ou qui, simplement sont nos voisins, cessent d’être nos semblables et deviennent nos ennemis. Nous ne sommes plus des agresseurs, nous sommes des défenseurs. L’envie, la jalousie ou le ressentiment qui nous motivent sont sanctifiés, car nous avons la certitude d’agir pour notre seule défense. Le mal, la menace, sont toujours chez l’autre. La peur est le premier pas vers une foi passionnée. La peur de perdre notre identité, notre vie, notre condition ou nos croyances. La peur est la poudre et la haine est la mèche. Le dogme, en dernière instance, n’est que l’allumette qui y met le feu.

Chaque livre, chaque tome que tu vois a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et ont rêvé avec lui. Toutes les fois qu’un livre change de main, toutes les fois que quelqu’un parcourt ses pages, son esprit grandit et devient plus fort. Ici, les livres dont personne ne se souvient, les livres qui se sont perdus dans le temps, vivent pour toujours, en attendant d’arriver dans les mains d’une nouveau lecteur, d’un nouvel esprit…
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11livresalire11livresalire06 septembre 2012
Un écrivain n'oublie jamais le moment où, pour la première fois, il a accepté un peu d'argent ou quelques éloges en échange d'une histoire. Il n'oublie jamais la première fois où il a senti dans ses veines le doux poison de la vanité et cru que si personne ne découvrait son absence de talent, son rêve de littérature pourrait lui procurer un toit sur la tête, un vrai repas chaque soir et ce qu'il désirait le plus au monde : son nom imprimé sur un misérable bout de papier qui, il en est sûr vivra plus longtemps que lui. Un écrivain est condamné à se souvenir de ce moment, parce que, dès lors, il est perdu : son âme a un prix.
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marionlafontanmarionlafontan23 novembre 2012
C'était un temps où le sang et la violence devenaient le pain quotidien des rues de Barcelone. Jours de tracts et de bombes qui laissaient des corps déchiquetés, frémissants et fumants dans les rues de Raval, jours où des bandes aux visages barbouillés de noir rôdaient la nuit en répandant le sang, de processions de saints et de défilés de généraux qui puaient la mort et l'hypocrisie, de discours incendiaires où tout le monde mentait et où tout le monde avait raison. On respirait déjà dans l'air empoisonné la rage et la haine qui des années plus tard, devaient mener les uns et les autres à s'assassiner au nom de slogans grandioses et de chiffons de couleur. Le brouillard perpétuel des usines rampait sur la ville et noyait ses avenues pavées et sillonnées par les tramways et les voitures. La nuit appartenait aux lampadaires à gaz, à l'obscurité des ruelles rompues seulement par l'éclair des coups de feu et les traînées bleues de la poudre brûlée. C'était un temps où l'on grandissait vite et où, quand ils laissaient leur enfance derrière eux, beaucoup de gamins avaient déjà un regard de vieux.
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PersepolisPersepolis12 juin 2010
Isabella leva la tête vers la coupole de verre et se perdit dans cette vision impossible de faisceaux de lumière blanche criblant une Babel de tunnels, passerelles et ponts tendus vers les entrailles de cette cathédrale de livres.

- Ce lieu est un mystère. Un sanctuaire. Chaque livre, chaque tome que tu vois as une âme. L'âme de celui qui l'a écrit et l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et ont rêvé avec lui. Toutes les fois qu'un livre change de main, toutes les fois que quelqu'un parcourt ses pages, son esprit grandit et devient plus fort. Ici, les livres dont personne ne se souvient, les livres qui se sont perdus dans le temps, vivent pour toujours, en attendant d'arriver dans les mains d'un nouveau lecteur, d'un nouvel esprit...
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Vidéo de Carlos Ruiz Zafón
Livres mentionnés dans la vidéo : - The Catcher in the Rye (JD Salinger) - le Mystère de la Patience (Jostein Gaarder) - Candide (Voltaire) - Belle du Seigneur (Albert Cohen) - L'Ombre du vent (Carlos Ruiz Zafon)
Ma vidéo sur Jostein Gaarder : https://www.youtube.com/watch?v=w2NaoVC-TtI
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Intro : John Williams - Star Wars Theme
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