> Roger Lescot (Traducteur)

ISBN : 2070285987
Éditeur : Gallimard (1979)


Note moyenne : 3.76/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Pedro Paramo - histoire d'un tyranneau de la province mexicaine, reconstituée bribe par bribe à travers les dires de tout un village de fantômes qui furent les victimes de sa domination - réussit le rare miracle d'être un témoignage d'une vérité saisissante sur le Mexiq... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(4)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Kittiwake, le 08 janvier 2012

    Kittiwake

    Court récit, mais nécessitant une lecture continue pour ne pas s'y perdre et devoir retourner en arrière voir recommencer...ce qui m'est arrivé
    Un jeune garçon (ou un jeune homme?), pour accomplir les dernières volontés de sa mère, part à la recherche de son père qu'il n'a jamais connu, et lui réclamer son dû.
    Ses pas le conduisent vers un village mort, hanté par de nombreux êtres, dont on ne sait pas toujours , et en tout cas jamais d'emblée s'ils sont morts ou vivants. Ceux-ci lui conteront par bribes, sans chronologie, ce que fut la vie de ce père, qui donne le titre à l'ouvrage. Propriétaire ruiné, trousseur de jupons (c'est ainsi que le narrateur a été conçu), homme d'un seul amour, Susanna la folle dont la mort le laissera détruit, plus encore que ne l'avait fait le meurtre de son père et la mort accidentelle de son fils légitime.
    De très nombreux personnages viennent témoigner de ce que fut la vie de Pedro, et de son entourage. Ce qui rend la lecture difficile, c'est que les dialogues commencent sans que l'on sache qui parle, et ce parfois jusqu'à la fin de l'échange, d'où les retours nécessaires pour replacer les informations reçues dans l'histoire.
    J'ai par contre beaucoup aimé les descriptions vivantes de la nature et des saisons (beaucoup plus vivantes que les êtres humains croisés). Il existe en effet une trame qui met en scène les saisons de la culture du maïs et inscrit ainsi dans une dimension temporelle
    On ne peut pas parler de roman initiatique, comme le laissait supposer la lecture des premières pages, car le narrateur s'efface devant les spectres qu'il croise. Et même s'il part sur les traces ce personnage mythique, il ne semble pas subir une quelconque évolution. On ne sait d'ailleurs pas ce qu'il devient. Pedro Paramo, qui durant sa vie maitrisa hommes et biens sur son territoire, étend son emprise dans le récit même puisque le destin du narrateur devient secondaire.
    Pedro Paramo est l'unique roman de cet auteur mexicain du début du vingtième siècle. Sa biographie peut expliquer sa fascination pour le monde des morts(orphelin, ainsi que de nombreux membres de sa famille, père assassiné) largement exposée tout au long du récit, qui prend l'aspect d'un théâtre d'ombres.
    L'écriture est particulière, avec un phrasé qui donne une tonalité tamisée, filtrée, mettant à distance le réel, comme on conterait une légende.
    La principale difficulté aura été pour moi la construction, qui rend la lecture confuse.

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2012/01/pedro-paramo.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par 270778, le 28 avril 2010

    270778
    Ce roman est d'une certaine manière une tragédie, le choeur antique étant constitué par les habitants du village dont les voix se mêlent, se croisent, se répondent ou se perdent dans le néant. C'est un livre qui nous parle de la mort, mais surtout de la mémoire et de l'oubli nécessaire. Certes, c'est un roman très sombre, mais jamais glauque, car il s'en dégage beaucoup de poésie, de sensualité et d'ambiguïtés. Surtout, la place est laissée au lecteur pour faire entrer le texte en résonnance avec sa propre histoire, et avec les voix qu'il porte en lui. Ceci dit, ce n'est pas une lecture facile et il faut accepter de se laisser porter par les voix discordantes à l'intérieur d'une narration qui est tout sauf classique.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par Aela, le 02 mars 2011

    Aela
    C'est un roman constitué de deux récits qui s'interpénètrent: l'un, au présent et à la première personne, qui conte l'histoire de Juan Preciado qui revient à Comala, d'où sa mère avait été chassée, pour tenter de connaître son père Pedro Páramo, le cacique du lieu. le deuxième récit, rédigé à la troisième personne et au passé, s'articule autour de la figure du cacique et relate la trajectoire de celui-ci.
    C'est un roman sur la recherche du père, de l'identité et des origines. Au delà de la localisation mexicaine, ce roman pose les problèmes universels des rapports hommes-femmes, des situations de pouvoir, avec beaucoup d'intensité.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par dandoune, le 25 octobre 2011

    dandoune
    Publié en 1955, ce roman est le seul et unique de son auteur Juan Rulfo. Beaucoup de critiques considèrent ce roman -- qui ne fait pourtant pas plus de 120 pages- comme un des précurseurs du réalisme magique. Selon Wikipédia, Jorge Luis Borges a déclaré que « Páramo est un des meilleurs roman des littératures de langue hispanique, et même de la littérature ». Álvaro Mutis aurait dit au jeune García Márquez: « Tenez, lisez-le pour apprendre. » Et j'ai cru lire sur plusieurs sites que García Márquez a admis l'influence de ce roman sur Cent ans de solitude.
    De l'histoire, je ne vous dévoile que ceci: Juan Preciados retourne à Comala, le village de sa défunte mère, à la recherche de son père Pedro Páramo.
    Une novela à plusieurs voix. Racontée sans ordre chronologique. Une description minimaliste pour transmettre tout un univers. Une absence de frontières entre réalité et illusion, entre le monde des vivants et le monde des morts. Un livre qui pose toutes les questions (la vie, la mort, le pouvoir, la révolution, la religion, l'illusion, la déception et l'amour) en très peu de mots.
    Voilà un livre maître!

    Lien : http://www.litteratureworld.net/?p=173
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (4)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Alice5, le 05 février 2012

    Chaque soupir est comme une gorgée de vie qui s’en va.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Kittiwake, le 08 janvier 2012

    Ce village est plein d'échos. Ils semblent avoir été reclus au creux des murs ou sous les pierres. Quand on marche on a l'impression qu'ils vous emboîtent le pas. On entend des craquements. Des rires. Des rires très anciens, comme lassés de rire. Des voix usées d'avoir trop servi. On entend tout ça. Je crois qu'un jour viendra où ces voix s'éteindront
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Aela, le 02 mars 2011

    Era la hora en que los niños juegan en las calles de todos los pueblos, llenando con sus gritos la tarde. Cuando aún las paredes negras reflejan la luz amarilla del sol.
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par 270778, le 28 avril 2010

    Le corps de cette femme fait de terre, couvert de croûtes de terre s'effritait et paraissait se défaire en flaque de boue.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (1)

Video de Juan Rulfo

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Juan Rulfo

"Pedro Paramo" de Juan Rulfo : un grand classique de la littérature mexicaine - Un livre, un jour - France 2











Acheter sur Amazon

Faire découvrir Pedro Páramo par :

  • Mail
  • Blog

Autres livres de Juan
Rulfo(1) > voir plus

> voir plus

Lecteurs (61)

> voir plus

Quiz