ISBN : 2070424197
Éditeur : Gallimard (2003)


Note moyenne : 3.82/5 (sur 272 notes) Ajouter à mes livres
Depuis 1931, le dernier empereur de Chine règne sans pouvoir sur la Mandchourie occupée par l'armée japonaise.
Alors que l'aristocratie tente d'oublier dans de vaines distractions la guerre et ses cruautés, une lycéenne de seize ans joue au go.
Place des M... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (33)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Malaura, le 23 juin 2011

    Malaura
    Années 1930, en Mandchourie.
    Place des mille vents, une jeune lycéenne oublie l'occupation japonaise et l'oisiveté de l'aristocratie mandchoue en jouant au go. Mélancolique, elle s'évade, battant impitoyablement tous ses adversaires.
    Sa rencontre avec un jeune officier japonais dévoué à la cause impérialiste bouleverse son destin.
    Sans se connaître, sans se parler, tous deux s'affrontent sur le damier avec toute la force de leur impossible amour.
    Véritable merveille que ce roman récompensé par le Prix Goncourt des Lycéens en 2001 !
    Il émane de ces lignes magiques un tel raffinement, une telle délicatesse, une telle poésie et une telle sobriété que l'on ne peut être qu'envoûté par ce drame poignant et vibrant d'émotion. Magnifique.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 04 juin 2011

    cicou45
    Roman à deux voix, celui de La joueuse de go et celui d'un officier japonnais. Elle est une jeune lycéenne de 16 ans en Mandchourie et une redoutable joueuse de go. Elle rencontre régulièrement ses adversaires autour d'une table sur la place des Mille Vents. Puis, vient le jour où elle affronte ce fameux officier japonnais. Adversaires dans la partie comme dans la vie puisque la Mandchourie est occupée par l'armée japonaise, ces deux-là se ressemblent plus qu'ils ne veulent bien l'admettre et une irrésistible attirance les pousse l'un vers l'autre. Roman un peu difficile à suivre au début puisque Shan Sa consacre un chapitre à chacun des protagonistes en employant toujours le "je" mais, une fois que l'on a compris le fonctionnement du roman, on ne peut plus s'arrêter. L'avantage est que l'on découvre autant la vie des deux personnages et ce, à travers un récit interne. Tous deux sont autant attachants l'un que l'autre , autant que les peuples qu'ils représentent. Il n'y a ps d'un côté les bons et de l'autre, les méchants. Après tout, La joueuse de go et l'officier ne sont que les pions d'une société qui les a entraînés dans un conflit qu'ils n'ont pas désiré et leur histoire d'amour en est la preuve. Magnifique ouvrage à découvrir !
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par belledenuit11, le 26 septembre 2008

    belledenuit11
    La joueuse de go” est un livre à deux voix. D'un côté, l'histoire nous est contée par la joueuse, de l'autre par l'officier japonais. Chaque chapitre est donc consacré soit à l'un, soit à l'autre, ce qui m'a un peu déroutée au début, d'autant que l'auteur ne les nomme ni l'un ni l'autre, et ce du début jusqu'à la fin. Shan Sa utilise le “Je” autant pour la joueuse que pour le militaire.
    Cependant, l'écriture, très imagée comme savent le faire les auteurs asiatiques, est superbe. Malgré l'histoire, loin d'être un conte de fée, on s'envole vers cette Mandchourie le coeur plein de poésie et de rêve.
    Chacun des personnages raconte sa vie et l'un et l'autre ont du mal à se placer dans ce monde : lui, âgé de 20 ans, s'interdit le mariage à cause de la vocation qu'il a choisi et préfère la compagnie des filles légères pour ne pas s'attacher; elle, 16 ans, s'interroge sur des questions que toute adolescente au même âge se pose.
    La rencontre entre ces deux êtres était donc peu probable et pourtant le jeu de go va les unir.
    Petit à petit, un lien va les attacher l'un à l'autre sans qu'ils s'en rendent compte consciemment. Pour eux, les rencontres sont dues à cause du jeu non terminé la veille.
    Si le début du livre ne m'a pas vraiment enthousiasmée, j'ai eu par contre du mal à arrêter ma lecture à partir de cette rencontre. Ils s'aiment sans le savoir, ils souffrent dans leur vie respective; seul le jeu les délivre un instant de leurs maux.
    Shan Sa sait avec magnificence nous faire partager leurs émotions et ce qu'ils vivent chacun de leur côté.
    J'ai découvert ce livre grâce à la lecture commune du forum “partage lecture” et je ne peux que vous le recommander.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par kikou114, le 22 janvier 2012

    kikou114
    Je regrette de ne pas avoir lu ce roman dès sa sortie. L'auteure, chinoise, a comme tous les auteurs asiatiques, une écriture particulière, où les choses, les sentiments, les situations sont racontées de manière simples et poétiques. Ce roman à deux voix, raconte la vie de deux personnages que tout séparent, et qui vont s'affronter autour du jeu de go et qui malgré la tourmente de l'histoire vont finir par s'aimer pour leur plus grand malheur. A lire.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 28 février 2008

    Woland
    "La joueuse de go" est un livre à deux voix entre deux êtres qui se rencontrent par hasard autour d'une même passion - qui donne son titre au roman.
    De l'homme, on sait seulement qu'il est jeune et japonais. C'est un soldat de l'armée d'occupation japonaise stationnée en Mandchourie. Elevé durement, "à la japonaise", comme il le dit lui-même, il trouvait tout enfant la tendresse et le réconfort dans les bras de sa nourrice chinoise qui lui apprenait sa langue natale avec l'accent de Pékin. C'est ce souvenir de son enfance qui le guidera plus tard dans sa quête de la Chine et de sa culture deux fois millénaire. Et, très vite, on comprend que, bien qu'attaché à sa patrie, il regrette obscurément de ne pas être né chinois.
    De la femme, on n'apprendra son nom, ou plutôt son prénom, Chant de Nuit, qu'à la fin de l'ouvrage, alors même qu'elle s'abîme dans les ténèbres de la Mort. Mais ce prénom, elle l'offre enfin comme un cadeau à cet homme qui la tue pour la sauver des horreurs du viol, cet homme qui renonce, par amour pour elle, "à avoir son nom inscrit sur les tablettes des Ancêtres" - et qui accepte par contre de mourir comme un lâche.
    Entre les deux, une longue partie de go, sur la Place des Mille Vents, à Chang Sun et des méandres de silences et de regards qui n'osent s'attarder par respect des conventions.
    Et toute la tragédie de la guerre sino-japonaise.
    Et aussi une très belle histoire d'amour. A lire et à relire. .;o)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

> voir toutes (25)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par AmandineMM, le 06 février 2012

    Un malaise m’envahit. Sous un prétexte quelconque, je prends congé d’elle. Dans la rue, je me mets à courir. J’ai besoin de respirer la vie, les arbres, la chaleur de ma ville. Je saurai maîtriser mon destin et me rendre heureuse. Le bonheur est un combat d’encerclement, un jeu de go. Je tuerai la douleur en l’étreignant.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Matimima, le 29 novembre 2008

    - Comment sait-on si l'on est amoureux ? Que ressent-on ?
    - D'abord, tu oublies le monde autour de toi. Ta famille, tes amis deviennent invisibles. Jour et nuit, tu ne penses qu'à un homme. Quand tu le vois, il emplit tes yeux de lumières. Quand tu ne le vois pas, son image te ronge le coeur. A chaque instant, tu te demandes ce qu'il fait, où il est. Tu lui inventes une vie, tu vis pour lui : tes yeux regardent pour lui, tes oreilles écoutent pour lui...
    [...]
    - Dans cette première étape, chacun ignore le sentiment de l'autre. C'est le moment le plus poignant. Puis ils s'ouvrent leur coeur et connaissent, un bref instant, le bonheur insensé.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (13 votes positifs)
  • Par FraHau, le 22 novembre 2010

    - Veillez sur moi. Ne me réveillez pas si je m'endors.
    Sous un arbre, elle s'allonge dans les herbes, la tête sur son sac d'écolière. Stupéfait, je ne sais que faire. Je comprends tout et je ne comprends rien. Elle veut que je la rejoigne sous cet arbre. Elle qui connaît le danger des encerclements, elle qui calcule 10 coups à l'avance pour les éviter, vient de pénétrer dans le lacis des sentiments humains pour se constituer ma prisonnière
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par joedi, le 18 mars 2011

    Les Japonais avaient choisi d'être glorieux dans l'action et les Chinois dans la mort. La grandeur pathétique de leur suicide collectif est entachée d'une triste ironie. Se tuer trop tôt est une capitulation honteuse. La civilisation chinoise, plusieurs fois millénaire, a nourri un nombre infini de philosophes, de penseurs, de poètes. Mais nul d'entre eux n'a compris l'énergie irremplaçable de la mort.
    Seule notre civilisation plus modeste, est allée à la rencontre de l'essentiel : agir, c'est mourir; mourir, c'est agir.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 16 mai 2011

    La vanité est vaine,la vanité de la vanité est doublement vaine. Or la vanité et la vanité s'annulent.La vanité de l'âme est la mort, la vanité de la vanité de l'âme est la vie. Entre la vie et la mort qui sommes nous?
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir La joueuse de go par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (500)

  • Ils veulent l'échanger (1)

> voir plus

Quiz