> Jean-Baptiste Coursaud (Traducteur)

ISBN : 2253113352
Éditeur : LGF (2006)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Barnum et Fred grandissent à Oslo dans les années 1960 au sein d’une famille excentrique dominée par trois générations de femmes.
L’histoire de cette famille norvégienne n’est toutefois qu’un des aspects de ce roman envoûtant où le tragique et le comique ne cess... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par Ludivine, le 13 mai 2008

    Ludivine
    Ce n'est pas seulement l'histoire du narrateur Barnum Nielsen, mais c'est aussi celle de sa famille au lendemain de la seconde guerre mondiale.
    L'histoire de cette famille est avant tout une histoire de femmes, celle de son arrière grand-mère La Vieille, ancienne actrice du muet, celle de sa grand-mère Boletta, et celle de sa mère Véra. Cette lignée féminine est interrompue par la naissance de Fred puis par celle de Barnum. Dans cette saga familiale, les deux garçons évoluent dans un monde où les hommes sont absents, hormis le père de Barnum, qui arrive et repart au gré de ses envies.
    Barnum nous livre l'histoire de sa famille, son histoire. L'histoire de Fred, son demi-frère, un dur « un homme de la nuit ». Il nous confie ses pensées de façon croustillante, ses rêves « en moins», un monde où il est grand, lui qui est tourmenté par sa très petite taille.
    Il a une imagination débordante, qui fourmille dans tous les sens, son monde à lui, un monde qu'il retranscrira en écrivant des scénarii.
    Il y a également une belle histoire d'amitié et d'amour avec Peder et Vivian.
    Les différents morceaux de vie sont très détaillés, précis, tous comme les personnages forts et attachants, ils sont très fouillés. C'est également leurs histoires, ils sont tous au centre de ce roman, on a l'impression de les connaître depuis toujours.
    Ce roman est magnifique, il est rempli d'une multitude de détails qui eux aussi on une histoire: le malaga, la lettre de l'arrière grand-père, l'horloge, la valise …
    On a aucune notion du temps écoulé ; le passé, le présent et le futur se mêle sans que l'on soit perdu, au contraire ces différents sauts nous permettent de mieux comprendre les situations et les personnages.
    Ce roman est un pur bonheur, avec beaucoup d'émotions et de poésie malgré les passages difficiles. J'aurais souhaité pouvoir continuer de lire cette histoire, ces histoires qui sont racontés avec beaucoup de justesse.
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    • Livres 5.00/5
    Par BMR, le 28 décembre 2007

    BMR
    Dans la même veine que le Fabuleux destin d'Edgar Mint de l'américain Brady Udall, voici un autre roman qui lui ressemble : Le Demi-frère du norvégien Lars Saabye Christensen.
    Deux gros pavés qui se font écho : des histoires d'enfance ou d'adolescence, de belles plumes amples et généreuses, des personnages et des décors hauts en couleurs.
    Et, plus surprenant, les héros des deux bouquins sont tous deux accompagnés d'une ... machine à écrire.
    Avec cette fois le norvégien, voici l'histoire de l'adolescence de Barnum et de Fred son demi-frère pas tout à fait désiré.
    Des histoires qui commencent à la fin de la seconde guerre sur fond de dénonciation et de spoliation de juifs alors que les enfants de père allemand sont enlevés à leur mère norvégienne pour être confiés à d'autres familles.
    Avec l'époque moderne, Barnum et Fred grandissent peu à peu.
    Enfin non, Barnum ne grandit pas, justement, et va rester obsédé et tourmenté par sa petite taille.
    On suit peu à peu l'adolescence de Barnum, gâté ni par la vie ni par la nature, entouré de trois femmes : sa mère, Véra, sa grand-mère Boletta un peu portée sur la bière et pendant un temps, son arrière-grand-mère, La Vieille, ancienne actrice du muet. Trois beaux portaits de femmes, trois fortes et originales personnalités.
    Le roman, touffu, foisonnant, oscille entre les différentes époques, mélangeant passé et présent, au gré des humeurs et des échos du temps, comme pour nous aider à mieux cerner ses personnages.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Lostinmypal, le 26 janvier 2012

    Lostinmypal
    Personnages intéressants et anecdotes originales MAIS sentiment que le livre ressemble à un film dont les scènes auraient été montées n'importe comment et du coup l'histoire en elle-même n'est pas transcendante. de plus, le style est tout juste correct. A lire pour sa belle galerie de personnages.
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  • Par zabeth55, le 30 janvier 2012

    zabeth55
    On se laisse emporter par cette famille norvegienne à l'ambiance particulière
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Citations et extraits

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  • Par BMR, le 28 décembre 2007

    [...] « C'est peut-être une punition », mumurai-je. Elle donna un coup de canne sur le plancher. « Une punition ! Et qui voudrait nous punir, Barnum ? » « Je ... Je ne sais pas », balbutiai-je. Boletta poussa un soupir. « Peut-être qu'en fin de compte la punition, c'est notre condition d'être humain. »
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  • Par Ludivine, le 15 avril 2008

    Puis j’ai subi une espèce de ralentissement, j’ai calé : les autres poussaient tout autour de moi, ils poussaient sans entraves comme une forêt vierge alors que, moi, j’étais relégué au fin fond des marais, enseveli sous les aiguilles de pin, à jamais prisonnier de mes misérables centimètres. Etant donné que la croissance la plus forte intervient durant les premières années de la vie, qu’elle tend ensuite à diminuer, jusqu’à ce que l’on ne grandisse plus que d’une fraction de centimètre à l’approche de la trentaine, après quoi on commence déjà à rapetisser, mon horizon semblait passablement sombre.
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  • Par BMR, le 28 décembre 2007

    [...] « Je n'aurais pas dû naître. » J'attendais qu'il continue, tout en espérant intérieurement qu'il se taise. «J'ai été introduit de force à l'intérieur de maman, avait-il poursuivi à voix basse. J'aurais dû être retiré. Arraché puis balancé. Mais maman n'a rien dit avant qu'il ne soit trop tard et le docteur Schultz était trop fin soûl pour se rendre compte de mon existence.» « Comment tu le sais ? » Fred avait souri. « J'ai écouté. J'ai écouté la cour. Le grenier. Les histoires traînent partrout, Barnum. »
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  • Par Ludivine, le 12 mai 2008

    Nous n’avions pas eu une telle conversation depuis une éternité. Je ne voulais pas la massicoter mais au contraire la ménager. Je fermai les yeux. Je voulais sourire et sentir mon sourire m’emporter lentement dans le sommeil.
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  • Par BMR, le 28 décembre 2007

    [...] Si seulement tout pouvait ne pas avoir eu lieu, si seulement le temps pouvait être remonté, d'un seul coup, pour que tout ce qui allait de travers aille de nouveau dans le bon sens.
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