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> Isabelle Gugnon (Traducteur)

ISBN : 2207261727
Éditeur : Denoël (2011)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Buenos Aires, 1968 ; Liliana Emma Colotto, enceinte de quelques semaines, est sauvagement violée et étranglée. Benjamin Chaparro, jeune secrétaire au palais de justice, se voit confier l'affaire. Pour tenter d'oublier ses amours contrari&#... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 03 janvier 2014

    marina53
    Benjamin Chapparo vient tout juste de prendre sa retraite. Il était devenu chef administratif du secrétariat de la chambre d'instruction de Buenos Aires. Un repas est organisé pour l'occasion avec ses collègues mais finalement, il décide de ne pas s'y rendre. A la place, il va voir son ancienne collègue, Irène, dont il est secrètement amoureux depuis plusieurs années et lui demande de lui emprunter sa Remington. Car ce dernier a décidé d'écrire. Ecrire sur l'histoire de Ricardo Morales, un homme qui l'aura marqué des années...
    En 1968, la femme de Ricardo, Liliana, s'est fait violer et tuer sauvagement chez elle par un inconnu. Benjamin est appelé sur les lieux. Horrifié par cette mort qui le hantera longtemps, il sera finalement chargé de l'affaire, lui, un simple secrétaire au palais de justice. Face à lui, le mari, anéanti, foudroyé et n'envisageant nullement sa vie sans sa femme, voudra coûte que coûte retrouver son assassin, s'armant de patience. Benjamin remuera ciel et terre pour venir à bout de ce drame qui l'ébranlera plus que de raison. Mais, dans l'Argentine des années de plomb où trahisons et exils politiques sont de mises et où sa hiérarchie est finalement une bande d'incapables, la tâche va s'avérer bien plus compliquée qu'elle n'y paraît...
    Deux hommes unis pour le même combat, deux hommes que tout oppose mais qui finalement vont se trouver un intérêt commun, deux hommes hantés par le meurtre de cette femme, deux hommes dans la tourmente dans ce pays martyrisé... Eduardo Sacheri nous offre ici un roman d'une grande finesse, où la question de la vengeance personnelle est posée. Alternant judicieusement passé et présent, on est happé et ému par le récit de Benjamin. Bien plus qu'une enquête policière passionnante, ce roman nous plonge dans cette Amérique des années 70 où tous les coups bas semblent permis. Avec ses personnages attachants, que ce soit le flic ou le collègue de Benjamin, ce roman à l'écriture subtile et touchante est à la fois dramatique et troublant.
    Dans ses yeux... je m'y noie...
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    • Livres 4.00/5
    Par Junie, le 03 septembre 2012

    Junie
    Dans ses yeux est le récit que fait un homme qui ne lâche pas le morceau, qui s'accroche a la seule chose qui compte quand il se retrouve face à des pourris, dans un pays corrompu par la dictature, et qu'il comprend peu à peu que son idéal de justice se casse la gueule.
    Il ne prend pas la maquis, il ne flingue pas tous les affreux, il ne pose pas des bombes dans le tribunal, il ne se prend pas pour Superman.
    Il choisit de lutter avec sa mémoire, sa ténacité, sa force de résistance pour ne pas être lui-même entrainé dans un bain de boue.
    L'histoire court sur une longue période, des personnages se croisent et s'affrontent, mais lui qui a perdu nombre d'illusions, qui sait qu'il ne peut être un justicier, il n'oublie jamais qu'il a une sorte de devoir : celui de témoigner, et celui de rester vivant avec les yeux ouverts.
    Dans ses yeux, c'est là que se trouve toute la vérité, ainsi que le savait Eluard : "Et comme le jour dépend de l'innocence, le monde entier dépend de tes yeux purs, et tout mon sang coule dans leur regard".
    Si vous avez omis de voir l'excellente adaptation de ce livre au cinéma, qui donne une version légèrement différente, allez faire un tour en Argentine, ça change des bas-fonds de Los Angeles.
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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 13 mai 2011

    Malaura
    A 60 ans,Benjamin Chaparro,a pris sa retraite du secrétariat de justice de Bueno Aires où il a travaillé pendant plus de 30 ans.Cet homme seul,divorcé 2 fois et secrètement épris d'une juge de ses collègues, veut profiter de son temps libre pour coucher sur le papier l'histoire de Ricardo Morales, dont le meurtre et le viol de l'épouse en 1968 avait eu des répercussions dans sa propre vie.A l'époque, il avait réussi à retrouver le coupable mais sous la dictature des années de plomb, ce dernier avait bénéficié d'une injuste amnistie, contraignant Benjamin à l'exil.
    L'argentin Eduardo Sacheri nous offre un bon moment de lecture, un agréable roman qui se lit d'une traite. L'auteur mêle amour, amitié, meurtre, vengeance et trahison avec une belle maîtrise, une écriture sobre, simple et prégnante, et des personnages sincères et attachants dans leur solitude, leur douleur ou leur volonté de vengeance à une époque où règne la plus intolérable iniquité. L'Argentine des années 1970 et sa dictature militaire, esquissées en filigrane, auraient mérité d'être soulignées davantage mais l'ensemble est honnête et se lit avec beaucoup d'intérêt.
    A noter que l'adaptation cinématographique de ce roman a reçu l'oscar du meilleur film étranger 2010.
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    • Livres 4.00/5
    Par letitbe, le 27 novembre 2011

    letitbe
    Benjamin Chaparro a 60 ans et l'heure de la retraite à sonné pour ce chef d'un secrétariat administratif du tribunal de Buenos Aires.
    Il décide de relater dans un livre un épisode marquant de sa carrière : l'enquête sur le viol et le meurtre d'une jeune femme en 1968. Chargé de suivre l'enquête policière, Chaparro se lie avec Morales le veuf et décide de tout mettre en oeuvre pour trouver le coupable. C'est sans compter sur le contexte de l'époque (la dictature militaire) et les inimitiés professionnelles.
    En alternant le présent et le passé, en mettant en lumière l'héroïsme et les bassesses de l'être humain, l'auteur captive le lecteur à travers un récit fluide et prenant.
    Petit bémol, l'épilogue me paraît un peu succinct. J'aurais aimé plus de détails. Cela n'enlève en rien le plaisir que j'ai eu à lire ce roman.
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    • Livres 5.00/5
    Par le-mange-livres, le 17 novembre 2012

    le-mange-livres
    "Je ne suis pas très sûr des raisons qui m poussent après tant d'années à écrire l'histoire de Ricardo Morales."
    1968 à Buenos Aires. Benjamin Miguel Chaparro, greffier, est appelé, à la toute fin de sa permanence de nuit, pour une affaire de meurtre. On a retrouvé une jeune femme étrangement belle, Liliana, étranglée et violée chez elle. Chaparro, profondément ébranlé par ce cas, le prend très à coeur et fait de sa résolution une affaire personnelle. Cette implication s'accroît au fur et à mesure de l'étrange relation qui se tisse avec le policier chargé de l'enquête (Baez) et le mari éploré (Morales). le jeune greffier s'avère prêt à tout ou presque pour relancer l'investigation et trouver un coupable pour payer.
    "J'ai cru comprendre que ce qui nous émeut parfois dans la douleur d'autrui est la peur atavique qu'elle nous atteigne."
    Des années plus tard, alors à la retraite, Chaparro fait le choix de se replonger dans cette affaire sordide. Il convoque alors sur le papier tous les protagonistes du cas Morales, des personnages touchants de doutes et d'incertitudes, dignes dans leur faiblesse. L'histoire personnelle de Chaparro s'entremêle avec les solitudes et les obsessions des autres, depuis la juge Irene à laquelle il voue un amour éperdu et secret, jusqu'à son collègue Sandoval qui traîne son malheur de vivre, en passant par l'intègre Baez et quelques odieux personnages des couloirs du Palais de justice et des bas-fonds glauques de la cité portègne. Ildéroule, sur fond de répression politique et d'agitations précédant la chute de la dictature argentine, le fil d'une histoire qui aura changé leur vie à tous.
    "Comme souvent, je m'étonnais de la patience à toute épreuve qu'ont les objets à nous survivre."
    Dévoré en une journée (il est vrai qu'une dizaine d'heures de train aide), empreint d'une grande mélancolie mais très prenant de par sa tension dramatique maîtrisée à la ligne près, mais pas dénué d'humour et de qualités d'écriture, Dans ses yeux est, comme le confident lu il y a peu, mais dans un genre radicalement différent, un sacré bon roman qui ne tombe pas des mains (loin du compte).

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2012/11/dans-ses-yeux-eduardo-sac..
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Citations et extraits

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  • Par Junie, le 31 août 2012

    - Vous savez ce que j'avais du mal à me représenter, dans ma jeunesse, quand j'ai décidé de me consacrer à ce sac d'embrouilles qu'est la brigade des homicides? Pas les actes criminels en soi ni la brutalité qui consiste à faucher une vie. ça je m'y suis habitué assez vite. Ce qui me tracassait, c'était les actions postérieures au crime. J'imaginais que tous les tueurs attendaient en tremblant, désespérés par l'horreur de leur forfait, ne songeant qu'à l'instant où ils avaient supprimé la vie d'un autre être humain.
    Il a soupiré en esquissant un demi-sourire, comme s'il songeait à un fait amusant.
    - Un peu comme le jeune homme de Crime et Châtiment, de Dostoïevski? Vous voyez lequel? Lui a des remords. Il a tué la vieille et ne peut vivre avec un tel poids sur le coeur.
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  • Par graslionel, le 19 mai 2012

    "A l'époque, j'étais incapable de modération. Je me considérais tantôt comme un obscur et invisible fonctionnaire prisonnier de la routine végétant à un poste en accord avec ses facultés médiocres et ses aspirations limitées, tantôt comme un génie incompris gâchant son talent dans l'exercice assommant de fonctions subalternes, réservées à des esprits peu gâtés par la nature. La plupart du temps, j'avais le sentiment d'être un employé sans éclat. Je ne me glissais dans la peau du génie incompris qu'en de très rares occasions et j'y renonçais assez vite, quand une déception brutale me chassait de cette oasis. Je l'ignorais encore, mais dans une vingtaine de minutes une purge funeste allait pulvériser toutes les raisons que j'avais d'être content de moi."
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  • Par marina53, le 03 janvier 2014

    Quand on ne peut pas dire les choses, les regards se chargent des mots.

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  • Par Ellane92, le 30 mars 2014

    Je crois que c'est à force de l'observer que j'ai développé ma théorie sur les idiots : ils se conservent mieux que les autres car ils échappent à l'angoisse existentielle qui mine ceux qui ont un semblant de lucidité.

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  • Par le-mange-livres, le 17 novembre 2012

    J'avais le sentiment que la tragédie survolait les vingt individus présents sans se décider à désigner l'un d'eux en particulier.

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Dans ses yeux (El secreto de sus ojos) est un film (2009) argentin, réalisé par Juan José Campanella. Il a remporté l'Oscar du meilleur film en langue étrangère 2010. Bande-annonce








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