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> Édith de La Héronnière (Traducteur)

ISBN : 9782020146302
Éditeur : Editions du Seuil (1992)


Note moyenne : 4.15/5 (sur 142 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Oliver Sacks décrit dans ce livre les affections les plus bizarres, celles qui atteignent un homme non seulement dans son corps, mais dans sa personnalité la plus intime et dans l'image qu'il a de lui-même.
Il nous fait pénétrer dans un royaume fantastique, peupl... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Alcapone, le 24 février 2013

    Alcapone
    L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau est un recueil de récits cliniques. Tous les singuliers caractères qui peuplent ce livre sont authentiques et si l'on a parfois l'impression de naviguer en terrain fantastique, les situations surréalistes décrites par Oliver Sacks sont pourtant bien réelles. Pour le neurologue anglais, " L'être profond du patient a beaucoup d'importance dans les sphères supérieures de la neurologie, autant qu'en psychologie ; car le patient y intervient essentiellement en tant que personne et l'étude de sa maladie ne peut être disjointe de celle de son identité " (p.10). A mi-chemin entre le théoricien et le dramaturge, Sacks considère ses patients comme des " voyageurs de contrées inimaginables - contrées dont, autrement, nous n'aurions pas la moindre idée." (p.11). Réconciliant ainsi le médecin et le naturaliste, le neuropathologiste plaide en faveur de l'émergence d'une science nouvelle fondée sur des études croisées entre psychologie et neurologie...
    Publié pour la première fois en 1988, ce livre qui s'inscrit clairement dans une démarche de vulgarisation scientifique, permet au néophyte d'appréhender les difficultés auxquelles sont confrontés les neurologues. Les troubles décrits par Sacks sont incroyables. Ils affectent non seulement les fonctions motrices des patients mais également leur prodonde personnalité. Ce que révèlent ces études de cas, c'est que soigner des patients atteints de troubles neurologiques sans s'attacher à comprendre les corrélations entre corps et esprit relève d'une fastueuse entreprise. D'après Sacks, il est compliqué de soigner un malade " sans approfondir l'anamnèse jusqu'au récit ou au conte : car c'est seulement là que nous avons à la fois un "qui " et un " quoi ", une personne réelle, un patient confronté à la maladie - à la réalité physique." (p.10). Renouant avec la tradition du récit des maladies, technique ancienne héritée d'Hippocrate, le neurologue considère que la rencontre entre les études du psychique et du physique est nécessaire pour progresser dans le traitement des malades. Grande est la tentation de croire que les cas présentés relèvent exclusivement de l'anecdote voire de la fable. Les récits du médecin s'accompagnent pourtant d'analyses argumentées et les cas relatés ne manquent pas de soulever de nombreuses questions : est-ce possible de ne pas reconnaître son propre visage ? Se peut-il qu'on ne puisse vouloir se servir de ses mains qu'au bout de 60 ans de vie ? Que penser de cette femme qui n'a aucune conscience de ce qui se passe à sa gauche ? Que dire encore de la femme désincarnée ou de cette femme qui ne comprenait pas les mots ? Comment croire encore à l'histoire de cet homme qui sous l'effet de la drogue, se retrouve dans la peau d'un chien ? Que se disent encore ces frères jumeaux qui communiquent exclusivement par le biais de nombres premiers ? Toutes ces histoires hallucinantes sont autant de témoignages improbables qui défient toute imagination. C'est déroutant, effrayant, vertigineux mais tellement captivant !

    Grâce à l'évocation de ces quelques mystères irrésolus, l'écrivain scientifique invite à un voyage des plus troublants dans les méandres insondables du cerveau : maladie de Parkinson, syndrôme de Korsakov, maladie de La Tourette, maladie d'Alzheimer, autisme... tous ces troubles neurologiques dont nous avons plus au moins connaissance, prennent avec la lecture de ce livre une certaine consistance. le médecin les a regroupés dans quatre chapitres : les déficits qui se caractérisent par une détérioration ou une incapacité de la fonction neurologique (aphonie/extinction de la voix, aphémie/altération de la parole, apahasie/trouble du langage, alexie/trouble lié à la lecture, apraxie/incapacité à coordonner correctement ses mouvements, agnosie/incapacité à reconnaître les objets, amnésie/perte partielle ou totale de la mémoire, ataxie/perte de coordination des muscles des bras ou des jambes). Les excès qui se traduisent par la surabondance fonctionnelle (hyperkynésie/hyperactivité, hyperboulie/tendance à l'exagération, hyperdynamie/hyperactivité musculaire, hypermnésie/exaltation de la mémoire, hypergnosie/exacerbation de la reconnaissance des objets...). Les transports (réminiscence, altération de la perception, imagination, rêve) qui ne sont pas souvent pris en compte du point de vue neurologique mais qui relèvent plus souvent de la psychanalyse (cf. Hildegarde de Bingen). Et enfin, le monde des simples d'esprits, "univers fascinant et paradoxal où tout tourne autour de l'ambiguité du "concret" p.222-226), qui interroge sur " cette qualité de pensée qui caractérise les simples d'esprit et leur confère leur poignante innocence, leur transparence, leur complétude, leur dignité " (p.224) mais qui n'est pas ou peu étudié par la science classique.
    Aussi inquiétantes que soient ces histoires (elles relèvent pour beaucoup de l'incompréhensible), elles recèlent une richesse infinie de l'univers mental qui construit nos esprits. Ne serait-ce le vocabulaire parfois très technique, ce livre est tout à fait accessible et il incite certainement à fouiller le sujet. A découvrir !

    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.fr/2013/02/lhomme-qui-pr..
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    • Livres 4.00/5
    Par Natacha851, le 02 janvier 2014

    Natacha851
    Quel titre singulier me direz-vous.
    L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau.
    Cela pourrait faire penser à un livre d'histoire drôle ou absurde mais ce n'est rien de tout cela.
    L'auteur, Oliver Sacks est un neurologue qui a décidé de nous conter certains cas dont il s'est occupé.
    Son but n'est pas de nous faire profiter de la misère des autres mais pour nous apprendre, comprendre et peut être ainsi permettre de guérir des cas insolites et donc peu connus.
    Nous pourrions nous dire que depuis 1985, date de la première parution, les symptômes doivent être connus du grand public.
    Il n'en n'est rien.
    Il souhaite aussi et surtout, à travers ses écrits, nous présenter des cas cliniques mais avant tout des êtres humains, luttant contre une maladie.
    Enfin, il explique que "l'être profond" du patient a beaucoup d'importance en neurologie car les désordres de ce type entraînent parfois des modifications de l'identité même du patient.
    J'ai beaucoup apprécié sa façon de nous présenter ces histoires.
    C'est un médecin qui se présente de manière profondément sensible à la détresse de ses patients et qui essaye de nous faire comprendre ce que leurs symptômes impliquent dans leur vie.
    Prenons l'exemple de la femme qui n'a plus de proprioception.
    Ce sens caché que nous avons tous et qui nous permet de faire les gestes, les mouvements adéquat pour nous tenir debout, parler ou porter.Il nous permet aussi d'avoir conscience que notre corps est bien le nôtre.
    Imaginer perdre ce sens dont vous avez à peine conscience.
    C'est difficile.
    Et bien, il vous faudrait comme le dit la femme qui en est atteinte être les yeux de votre propre corps. Regarder votre bras pour qu'il puisse bouger comme vous le souhaitez.
    Mais cela entraîne chez la patiente autre chose : la sensation que son corps ne lui appartient plus, qu'elle se trouve dans un corps mort.
    Un sentiment difficilement imaginable et qui ne peut que nous toucher.

    Cet essai est pleins de cas comme celui-là qui nous révèle un monde autre, où des hommes et des femmes voient, ressentent, vivent autrement que nous.
    C'est aussi un essai pleins d'émotions, de réflexion et d'humanité.
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    • Livres 5.00/5
    Par Walktapus, le 28 octobre 2013

    Walktapus
    Troublants et profondément dépaysants, ces portraits, qui abordent des rivages aussi fondamentaux à notre être et à notre équilibre qu'ils nous sont inconnus, et dont on ne prend conscience que par leur disparition ou leur dérèglement... sauf que parfois avec eux disparaît la faculté même de réaliser leur perte. Pas très confortable tout ça, pour qui est sujet au vertige comme moi...
    Comme la proprioception ! On a mis en évidence le rôle central de ce sixième sens au XIXe siècle : comment se fait-il que je n'en aie entendu parler pour la première fois qu'il y a deux mois ?
    C'est donc bien un voyage, ce livre, un de ceux qui éclairent de nouveaux continents, et dont on peut revenir différent. Derrière chaque cas l'auteur apporte une volonté d'humanisme, une recherche de la dignité du patient, mais je ne le trouve pas toujours très "clair" dans sa manière de se mettre en scène sans se révéler, d'autant qu'on sait maintenant qu'il souffre depuis toujours d'un des troubles décrits dans son livre.
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    • Livres 3.00/5
    Par Rattus, le 14 avril 2015

    Rattus
    Amis profanes, soyez rassurés. Aucune compétence médicale ne vous sera nécessaire à la lecture de cet ouvrage. Je suis même tenté de vous dire l'inverse, cette lacune vous permettra peut être d'appréhender ce livre sous un angle plus détaché.
    Je vous éviterai l'énumération sans intérêt de quelques cas proposés dans l'ouvrage, ca serait gâcher votre futur plaisir de lecture.
    On parcourt avec plaisir et facilité les différents cas proposés, seuls les « post scriptum » en fin de section, peuvent s'avérer plus ardus.
    Exceptionnellement, je vous épargnerai mon acide avis sur le style, d'écriture ou de choix de ponctuations, « L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau » étant plus un recueil de cas qu'un « livre ».
    Soulignons par contre le soin apporté à la sélection des cas présentés. L'auteur a évité l'écueil de la surenchère dans la bizarrerie et, à l'inverse, a su ne pas tomber dans la larme facile, merci. Les quelques traits d'humour sont à propos et l'on sent une vraie envie de proposer un ouvrage accessible et vulgarisé.
    Le regard du Dr Sacks n'est pas froid ou chaleureux, il est avant tout médical et honnête. On sent qu'il apprécie aussi bien le challenge proposé par une inconnue médicale, que la responsabilité qu'il veut endosser d'humaniser la maladie. de toute façon, la plupart des histoires sont souvent suffisamment intéressantes et touchantes pour que l'on apprécie cette distance.
    Cette critique est sans doute la plus courte de ma collection, j'en éprouve une certaine satisfaction. Comme je n'ai rien de plus à rajouter, il ne me reste plus qu'à vous encourager à lire cette intéressante production.
    A lire ou pas ? :
    Positif. « L'Homme qui prenait sa femme pour un chapeau » est une chouette découverte, accessible et passionnant que je ne pourrais que trop vous conseiller. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant de mes prochains exploits aux nombreux quizz auquels je peux participer.

    Lien : http://www.leblogdesbouquins.fr/2011/10/lhomme-qui-prenait-sa-femme-..
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    • Livres 5.00/5
    Par Madamedub, le 11 mars 2012

    Madamedub
    O.Sacks , neurologue anglais a exercé et enseigné au Albert Einstein Collège de médecine de New York. « « L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau », paru en 1988, a été un best seller international.
    Oliver Sacks décrit dans ce livre des cas de malades atteints dans leur corps et leur personnalité la plus intime, dans l'image d'eux –memes.
    Il décrit des pathologies authentiques hors du commun et sans explication médicale précise : Des jumeaux arriérés mentaux capables de calculs prodigieux, un homme qui se vit comme un chien, un autiste totalement artiste, une femme qui a perdu la notion meme de son schéma corporel, un homme qui ne reconnaît plus ni les visages ni les objets, un marin amnésique….
    Le livre est peuplé de personnages réels au parcours étrange et pathétique.
    -Un cas : « l'homme qui tombait de son lit » : Un homme ayant ce que le neurologue avait appelé une « jambe paresseuse » se retrouve hospitalisé pour examens. A son réveil, il trouve dans son lit une jambe ne lui appartenant pas et croit à une plaisanterie douteuse. Il la jette au bas du lit et tombe avec elle car c est la sienne. Il croit alors cette jambe étrangère attachée à lui. le docteur Sacks lui demande où est alors sa propre jambe. Il répond : « il faut la retrouver ! ». Il s agit de la perte de conscience totale d'un membre hémiplégique.

    -Deuxième cas : « le marin perdu » :

    Notre mémoire est notre cohérence. le marin en question avait été assistant radio dans la marine et se rappelait très bien cette époque . Mais ses souvenirs s'arretaient à la fin de cet emploi et de la guerre.
    Il se croyait toujours en 1945 et croyait avoir toujours 19 ans ; il était excellent aux tests de QI sauf s'ils étaient longs car alors il finissait par oublier ce qu ‘il était en train de faire . Il ne se souvenait pas un quart d'heure après avoir vu le docteur un quart d'heure avant.
    Cas d'une extreme perte de mémoire immédiate, ce malade , quand il gardait un souvenir, ne savait plus s'il datait de quelques minutes ou de quelques semaines.
    Sans doute était-il atteint d'une dégénérescence des tubercules mamilliaires et restait pour ainsi dire prisonnier d'un moment de son existence entouré d'un fossé d'oubli.


    -Cas de « L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau »:
    le Dr P. se mit à ne plus reconnaître les visages ni les objets et ne savait à qui il avait à faire que par la reconnaissance de la voix ou d ‘un signe distinctif de la personne.
    Les visages étaient devenus des puzzles dont il ne reconnaissait que certaines pièces .
    Les objets lui étaient devenus étrangers sauf s'il pouvait les reconnaître à une odeur ou un son :il attrapa la chevelure de son épouse croyant avoir reconnu son chapeau, il décrivit un gant comme un objet ayant cinq excroissances ,puis le mit et s'écria : « Mon Dieu, mais c' est un gant ! »
    Il s'accommoda, vécut par habitude, gràce aux voix , aux bruits , aux odeurs ; sa femme l aidait en plaçant toujours les objets au meme endroit , quant à lui , musicien, il accompagnait chaque action d'une chanson particulière .
    Il reconnaissait les autres à leurs gestes qu ‘il appelait « leur musique corporelle ».
    le Dr Sacks a perdu de vue le Dr P. mais a pensé à un trouble des zones visuelles du cerveau causé par une tumeur ou une dégénérescence massive .
    -Cas de la « femme désincarnée » :
    Sacks définit ce qu ‘il appelle la « proprioception » un peu comme notre 6ème sens qui fait que automatiquement et inconsciemment nous controlons et adaptons tout mouvement de nos muscles, tendons, jointures . C'est le moyen par lequel le corps se voit lui-meme, avec lequel nous avons le sens de nous –meme.
    Il nous permet d'éprouver notre corps comme notre, ce qui va tellement de soi que nous n'y pretons aucune attention.
    Or, le cas d'une jeune femme dynamique semble montrer que nous pouvons etre privés de cette certitude .
    C. reve une nuit qu ‘elle ne tient plus sur ses pieds et que les objets lui échappent des mains .
    En quelques jours , cela devient réalité. Angoisse hystérique ?
    Elle perd la coordination de ses gestes, le contrôle essentiel de son corps. Elle dit ne plus sentir son corps, etre désincarnée. C'est comme si les lobes pariétaux ne recevaient plus les informations sensorielles normales.
    Elle avait perdu la sensibilité de son corps, le sens de la position, ce que Sacks appelle la proprioception.

    Elle dut compenser avec ses yeux et regarder les parties de son corps pour se les réapproprier partiellement. Elle développa des réflexes visuels compensatoires ce qui lui permit de vivre mieux cette pathologie.
    Ce livre de Sacks, captivant , donne accès à un aspect étrange de l humain en 24 cas étudiés.


    Lien : http://madamedub.com/WordPresse3/
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Citations et extraits

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  • Par dadotiste, le 03 avril 2013

    ["Il faut commencer à perdre la mémoire, ne serait-ce que par bribes, pour se rendre compte que cette mémoire est ce qui fait notre vie.
    Une vie sans mémoire ne serait pas une vie (...) Notre mémoire est notre cohérence, notre raison, notre sentiment, et même notre action. Sans elle, nous ne sommes rien (...) (Je ne peux qu'attendre l'amnésie finale, celle qui effacera une vie entière, comme cela s'est passé pour ma mère...) (Luis BUNUEL, "Mon dernier soupir", paris, R. Laffont, 1982)

    Ce passage effrayant et émouvant tiré des Mémoires de Bunuel pose des question fondamentales, qui sont de nature à la fois clinique, pratique, existentielle et philosophique : quelle sorte de vie (si l'on peut parler de vie), quelle sorte de monde, de soi, peuvent être préservés chez un homme qui a perdu une grande part de sa mémoire et, avec elle, son passé et son ancrage dans le temps ?]
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  • Par Away--x, le 06 avril 2014

    Lorsque Christina monte péniblement, maladroitement, dans un autobus, elle ne rencontre que des grognements de colère et d'incompréhension : "Qu'y a-t-il Madame? Êtes-vous aveugle? Ivre?" Que peut-elle répondre? "Je n'ai pas de proprioception"? L'absence de sympathie et de soutien de la part de la société est pour elle une épreuve supplémentaire : invalide, mais d'une invalidité dont la nature n'est pas claire - car, après tout, elle n'est ni aveugle, ni paralysée, elle n'a rien d'évident -, on a tendance à la traiter comme une simulatrice ou une folle. Tel est le sort de ceux dont les sens cachés sont déréglés.
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  • Par Away--x, le 08 avril 2014

    Chacun d'entre nous est une biographie, une histoire, un récit singulier, qui s’élabore en permanence, de manière inconsciente, par, à travers et en nous - à travers nos perceptions, nos sentiments, nos pensées, nos actions ; et également par nos récits, nos discours. Biologiquement, physiologiquement, nous ne sommes pas tellement différents les uns des autres ; historiquement, en tant que récit - chacun d'entre nous est unique.
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  • Par Away--x, le 07 avril 2014

    Nous nageons là dans des eaux étranges, où toutes les considérations habituelles peuvent être inversées - où la maladie peut être un bienfait, où la normalité peut devenir une maladie, où l'excitation peut être esclavage ou délivrance, et où la réalité peut tenir à un état d'ébriété et non de sobriété.

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  • Par Away--x, le 06 avril 2014

    Si un homme a perdu un œil ou une jambe, il sait qu'il a perdu un œil ou une jambe ; mais s'il a perdu le soi - s'il s'est perdu lui-même -, il ne peut le savoir, parce qu'il n'y a plus personne pour le savoir.

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