> Louise A. DeSalvo (Éditeur scientifique)
> Raymond Las Vergnas (Traducteur)
> Mitchell Alexander Leaska (Éditeur scientifique)

ISBN : 223406502X
Éditeur : Stock (2010)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 3 notes) Ajouter à mes livres

C’est à Londres, en 1922, que Virginia Woolf rencontra pour la première fois, au cours d’un dîner, Vita Sackville- West qui allait être pour de nombreuses années une des deux ou trois personnes les plus importantes de sa... > voir plus
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 4.00/5
    Par ivredelivres, le 08 mars 2011

    ivredelivres
    Vingt ans de Correspondance, entamée en 1923, elle ne s'achève qu'avec la mort de V Woolf.
    Une Correspondance qui séduit en raison de la personnalité des deux femmes mais plus encore par le style des Lettres, chacun connaît l'art de Virginia Woolf mais le style des Lettres de Vita est une surprise, il est magnifique, enlevé, brillant, éclatant. Vita aime la vie, le jeu, les plaisirs et les voyages, ne s'embarrasse pas de fidélité.
    Quand elles font connaissance Virginia a atteint une certaine notoriété, elle a déjà écrit trois romans et déjà fait face à trois crise d'aliénation mentale, Vita est en train de devenir un auteur à succès et a déjà publié roman et surtout de la poésie.
    Ce n'est qu'en 1925 que commence réellement leur liaison, Vita est impressionnée par la publication de Mrs Dalloway et Virginia sort d'une période d'épuisantes migraines.
    De badin le ton des Lettres prend une tournure amoureuse puis le ton de la passion. Temps béni vite interrompu par le départ de Vita pour Téhéran où elle doit rejoindre son diplomate de mari, du coup la passion fuse dans les Lettres, les mots tendres, mais aussi les affres de la jalousie.
    La séparation est plus douloureuse pour Virginia, et les voyages donnent à Vita l'occasion de Lettres drôles, alertes, vivantes, elle sait décrire à merveille les lieux traversés, les personnages rencontrés.
    Virginia que l'on attend plus réservée sait se défaire du carcan des moeurs de l'époque et fait preuve d'audace épistolaire surprenante
    L'une a besoin de protéger, l'autre a besoin de l'être, toujours en proie à l'angoisse et à la peur de la folie.
    Mais “La plus longue et la plus charmante lettre d'amour de la littérature” c'est Virginia qui l'écrira, avec la parution d'Orlando dédié à son amour.
    C'est la proximité intellectuelle entre les deux femmes qui va permettre à leur relation de passer de la passion à l'amitié amoureuse puis à l'amitié tout court. Vita se tourne vers d'autres amours et grâce à l'argent que lui rapporte ses livres va se consacrer à entretenir, embellir sa propriété de Sissinghurst qui devient le centre de son univers.
    Les Lettres prendront un tour différent, parfois frivoles et ne dédaignant ni les ragots ni les moqueries sur la société qui les entoure.
    Deux femmes sont passionnées par la vie culturelle et intellectuelle de leur temps. Elles fréquentent tout ce qui compte en littérature à l'époque : Thomas Hardy, Aldoux Huxley, D.H Lawrence. Leurs échanges portent souvent sur l'écriture, elles comparent leurs lectures, s'enthousiasment pour Proust.
    Virginia Woolf écrit à Vita une dernière fois le 22 mars 1941 quelques jours avant son suicide.
    Virginia admirait Vita comme femme et Vita admirait l'écrivain, elles nous donnent à voir cet amour et cette admiration dans leur superbe Correspondance.

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2011/03/07/correspon..
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Citations et extraits

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  • Par ster, le 22 mai 2011

    Si tu n'es pas spécialement vigilante, je t'apporterai une tortue pour de bon, car il y en a partout ici. (As-tu lu ce que dit Lawrence, D H au sujet des tortues?)

    extrait d'une lettre de VitaSsackville-West à Virginia Woolf (lettre du 8 avril 1926, "ici" : Téhéran")
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La chronique de Gérard Collard - Virginia et Vita 2
Virginia et Vita de Christine Orban aux éditions Albin Michel En 1927, Virginia Woolf et son mari éditeur Léonard vivent à Monk's House dans la campagne du Sussex. Elle vient de publier "La Promenade au phare" et vit une passion tourmentée avec Vita Sackville-West, aristocrate et romancière elle aussi, qui se partage entre l'immense château paternel de Knole et Long Barn, la demeure de son époux Harold. La fascination que ressent Virginia pour Vita, l'opposition entre son milieu bohême et la vieille aristocratie anglaise l'amènent à prendre pour sujet de son nouveau roman l'excentrique Vita qui n'a pour règle que le plaisir de l'instant. Ainsi naît Orlando, homme et femme à la fois, de l'amour et de la frustration, de la jalousie et de la complicité de deux femmes exceptionnelles. Virginia va métamorphoser sa relation amoureuse en création littéraire. Vous pouvez commander "Virginia et Vita" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com











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