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> Micha Venaille (Traducteur)

ISBN : 2746713527
Éditeur : Autrement


Note moyenne : 3/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Est-elle vraiment des leurs ? Les Godavary, à vrai dire, ne forment pas une famille très unie. C'est plutôt un commun désir de fuite, une lâcheté sournoise qui les rassemblent... Paola, issue du remariage du défunt Noble Godavary avec une étrangère, préfère pour sa part... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Passionlectures, le 09 août 2012

    Passionlectures
    Alors qu'il a quitté il y a plusieurs dizaines d'années la demeure familiale pour s'établir à Londres, Gervaise Godavary est rappelé sur les terres de son enfance par la mort de son oncle, Noble Godavary. Dans le vieux manoir perdu entre les lacs et les montagnes du Westmorland (juste au sud de l'Écosse), les membres de la famille Godavary renouent péniblement les liens distendus par les années. Mais rien n'est simple pour un Godavary, pas même une discussion entre frères qui ne se sont pas vus depuis très longtemps. Ils sont tous frappés d'une sorte d'inaptitude aux relations humaines. C'est sans compter Paola, issue du remariage de Noble Godavary avec une Italienne. La jeune femme tranche dans le vif avec son franc-parler et terrorise tout autant qu'elle fascine toute la famille, à commencer par Austen, son demi-frère, héritier du domaine. le frère de Gervaise, Michael, transis devant sa cousine, fait les frais d'une désinvolture déconcertante. La tension est à son comble lorsqu'à l'ouverture du testament, rien ne se passe comme prévu.
    Vue comme l'épisode marquant d'un journal intime, l'histoire est racontée par Gervaise, qui tente de mettre des mots sur ce qu'il s'est passé pendant ces trois jours. D'une plume toujours aussi affûtée, Vita Sackville-West décortique avec ironie les handicaps de cette famille d'Anglais bourrés de complexes, incapables de se parler, écrasés par le poids des traditions et, en tout cas pour le héros Gervaise, par l'immensité sauvage de ces paysages. Car lui, plus que tout autre, a voulu fuir cette montagnes désolées dans lesquelles il avait l'impression d'enterrer son âme. Pourtant, en revenant, il se rend compte que rien n'a changé et qu'il a cette terre dans le sang. À partir de l'ouverture du testament, le ton du roman devient presque fantastique. Les événements s'enchaînent dans une sorte de brouillard, pour aboutir à un final où se mêlent le déchaînement des éléments de la nature et la révélation du caractère profond de Paola, errant dans la lande comme une figure fantomatique.
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    • Livres 2.00/5
    Par nastie92, le 13 février 2014

    nastie92
    J'ai découvert Vita Sackville-West avec son roman Toute passion abolie, merveilleuse lecture.
    Ici, mon impression est nettement plus mitigée.
    Le début de cette nouvelle nous plonge dans une ambiance typiquement anglaise comme je les aime. le vieil oncle Noble Godavary est mort, et toute la famille se réunit à la campagne dans la maison familiale. L'ambiance générale, les descriptions des lieux, les différents caractères : j'aime. Puis vient l'ouverture du testament, et à partir de là, tout bascule. On tombe dans une ambiance limite fantastique, qui pour moi vient comme un cheveu sur la soupe, et ne va pas du tout avec le début du récit. Très étonnant, quand on pense que le texte a été écrit en 1932. Certains aimeront peut-être, moi je n'ai pas apprécié.
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    • Livres 3.00/5
    Par Sharon, le 30 mars 2012

    Sharon
    Le titre français est trompeur : en VO, the death of Noble Gadavary déplace le centre de ce court roman. Pourtant, Paola est bel et bien l'héroïne de ce texte, bien plus que son père ou que le narrateur du roman, son cousin et comme toute bonne héroïne, son entrée est retardée dans l'action.
    D'elle, avant son apparition, nous ne connaissions que le jugement de son cousin, et le portrait dans le journal local - Noble Gadavary et sa famille vivent dans un coin perdu de l'Angleterre.
    Les codes de la nouvelle sont respectées. L'action est resserrée sur trois jours. du passé, nous en saurons très peu, mis à part le remariage de Noble avec une italienne et la naissance de leur fille Paola. du temps de l'écriture, moins encore, si ce n'est l'empreinte que ces trois jours ont laissé sur la vie de Gervase, le narrateur. Les personnages sont peu nombreux, et aucune intrigue secondaire n'est développée.
    Curieuse famille que celle des Gadavary, où l'on ne dit rien, non parce que l'on se connaît si bien qu'il est possible de se comprendre à demi-mot, mais parce que la dissimulation et le mensonge sont devenus une seconde nature, y compris dans les actes les plus banals de la vie quotidienne. Certes, nous ne savons pas pourquoi cette famille est ainsi, mais ce n'est pas génant pour le déroulement de l'intrigue. J'aurai pu croire qu'un personnage au moins de l'intrigue serait là pour racheter les autres, mais même pas, entre l'amoureux transi qui ne se déclare pas et le couple illégitime qui se cache, si je n'excepte ce personnage secondaire qu'est Julia, la domestique toute entière dévouée à ses maîtresses. Paola, certes, paraît franche - mais pour quelle raison ? Surtout, elle ne craint nullement les répercussions de ses paroles ou de ses actes.Gervase la juge froide, l'est-elle réellement ? Paola est un mystère que nul ne percera.
    Ce qui me restera de cette lecture est une impression de froideur, de grisaille, comme si la nouvelle toute entière s'était déroulée sous la pluie. Je retiens un temps fort néanmoins : l'union entre les hommes et leurs chiens.
    Paola est pour moi une première approche de l'oeuvre de Vita Sackville-West, que je poursuivrai avec Toute passion abolie.

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-paola-de-vita-sackvil..
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    • Livres 1.00/5
    Par Ness, le 18 avril 2012

    Ness
    Ecrit dans les années 30, ce roman est typique de la littérature de cette époque : ambiance aseptisée, petite bourgeoisie....
    A l'annonce de la mort du patriarche, toute la famille est rassemblée pour la lecture du testament. Une occasion de se revoir pour certains membres qui ne se fréquentent plus depuis des années. C'est surtout l'occasion pour le narrateur de découvrir les relations qui unissent les membres de sa famille et de les décrypter.
    J'ai trouvé cette lecture sans grand intérêt comme quoi il ne faut pas toujours se fier aux couverture qui peuvent être bien trompeuses.
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    • Livres 4.00/5
    Par brinvilliers, le 26 février 2013

    brinvilliers
    Noble Godavary décède, toute la famille se retrouve pour le testament. Certains ne sont pas vus depuis des années, mais qu'elle n'est pas la surprise de découvrir que c'est Paola, fille de second mariage qui hérite de tout. Cette dernière n'est aucunement surprise. Que se cache t-il derrière ce personnage ?
    Vita Sackville-West a une plume qu'il faut absolument découvrir.
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Citations et extraits

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  • Par nastie92, le 14 février 2014

    De toutes les souffrances qui nous sont imposées, la plus insidieuse, celle qui nous perturbe le plus, est liée à la famille. Car nous n'avons aucun pouvoir de décision, aucune liberté vis-à-vis d'elle, ne serait-ce que parce qu'elle nous associe malgré nous à des êtres que nous n'aurions pas toujours choisis comme amis. Les plus rationnels d'entre nous en arrivent à parler de prédestination mais, sans aller jusque-là, on peut invoquer le hasard. Le simple fait d'être parents fait que nous avons certains traits de caractère en commun. Nos proches connaissent donc nos points faibles : ils ont les mêmes ; ce que nous souhaiterions dissimuler leur est visible, puisque cette impitoyable hérédité nous a rendus transparents.
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  • Par nastie92, le 13 février 2014

    Noble Godavary était peut-être la personne la plus élégante que j'aie eu la chance de rencontrer. Grand et mince, un profil d’aigle, il savait comment s'habiller de manière originale et personnelle sans tomber dans l'excentricité. Ceux qui l'avaient vu porter le tartan, les guêtres et la culotte de cheval, de discrets favoris et le bonnet Glengarry, n'oublieront pas de sitôt cet homme qui incarnait si bien une espèce en voie de disparition, le gentilhomme de l'Angleterre du XIXe siècle.
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  • Par brinvilliers, le 26 février 2013

    - Tiens tiens, on dirait que nous découvrons la franchise dans cette maison ! Directement ou pas, c'est à Paola que nous le devons. Décidément, elle faot des ravages. Rendons-lui au moins justice sur ce point.

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