> Jean Goulemot (Éditeur scientifique)

ISBN : 2080702149
Éditeur : Flammarion (1998)


Note moyenne : 3.44/5 (sur 48 notes) Ajouter à mes livres

Qu'il existât encore, outre la copieuse Nouvelle Justine de 1797 (10/18, ne 1241/1242) et celle, plus ramassée, de 1791, Justine ou les malheurs de la vertu, un troisième ouvrage, de quatre ans antérieur au premier imprimé, au surplus... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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  • Par atomicdog, le 28 août 2011

    atomicdog
    Je suis d'accord avec Amandine sur beaucoup de ce qu'elle dit, quoi que je pense que le roman est en soi fini. Deux éléments peuvent prouver cela, et tous deux existent déjà dans ce qu'elle dit. D'abord la position de Sade vis à vis de la vertu et du vice est bien connue et son penchant vers la décadence me semble trop indélébile dans l'ensemble de son oeuvre pour être négligé. Ensuite, comme dit "[l]à où Justine, toujours vertueuse, ne récolte qu'infortunes, les scélérats qu'elle rencontre courent de succès en succès." Et c'est exactement ce que Sade veut prouver, à mon humble avis, car nous comprenons que si la vertu est admirable il n'en est pas moins qu'elle coûte très cher à ses adeptes. Donc, qui oserait en faire profession dans un âge qui la rejette, la châtie et s'en nourrit même? Cette idée je l'ai vu pour la première fois chez Machiavel qui donnant conseil aux princes, dit qu'il est extrêmement nocif à un souverain d'être bon, loyal et vertueux dans un âge qui se moque de ces valeurs et où il est profitable d'être fourbe et impitoyable.Ce que Machiavel fait pour la politique, je pense que Sade le fait pour le social: s'émanciper des valeurs et idéaux chrétiens.
    Il faut aussi tenir en compte le contexte social d'une France révolutionnaire où les moeurs étaient légères et où les soldats Français étaient considérés dans l'Europe comme des athées séparatistes.
    Oui je pense qu'Amandine est dans le vrai quoi que je ne suis pas d'accord sur la conclusion. La fin du roman qui semble pencher vers une éloge de la vertu n'en est rien. Justine n'est elle pas tuée par la foudre (de dieu)? La vraie vertu n'est donc pas viable. Et la soeur qui survit et continue l'oeuvre de vertu n'est pas comme Justine. Elle n'a pas toujours été vertueuse comme la dernière. Je vois dans ce roman la mort d'un model de vertu, d'un temps et d'un esprit peut être trop idéaliste. Merci.
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    • Livres 2.00/5
    Par Oburoni, le 27 avril 2012

    Oburoni
    Enlevez à Sade la pornographie, la violence du sexe explicite et il ne reste que des platitudes philosophiques, des sophismes de comptoir. "Les infortunes de la vertu" en est l'exemple.
    La vertueuse Sophie/Justine est constament humiliée, volée, violée par toute une gallerie de vicieux. Ses aventures ilustrent en fait les soit-disant lois de la nature : les faibles (épris de charité, d'empathie et d'altruisme) destiné à souffrir entre les mains des forts (égoistes et violents).
    De jeunes homosexuels dépravés, des moines libertins, des brigands et faux-monnayeurs etc... L'imagination de Sade est certes débridée; à la longue les déboires, prévisibles, de la pauvre Justine sont répétitifs et lassants. Pire : la fin sombre dans une moraline toute aussi caricaturale que le reste !
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    • Livres 3.00/5
    Par AmandineMM, le 28 août 2011

    AmandineMM
    Cette première version de Justine ou les malheurs de la vertu m'a rappelé Les Crimes de l'amour: composée à la même époque que d'autres nouvelles, elle en a plusieurs caractéristiques, bien qu'elle soit plus longue. L'intrigue est rédigée dans un style très épuré, sous forme de témoignage, et a pour but de démontrer qu'il vaut mieux suivre la vertu que le vice, même si le prix en est une vie de malheurs comme ce fut le cas pour cette pauvre Justine. Néanmoins, je n'ai pas été convaincue par cette démonstration: celles des libertins du livre sont bien plus convaincantes, de même que l'intrigue elle-même. Là où Justine, toujours vertueuse, ne récolte qu'infortunes, les scélérats qu'elle rencontre courent de succès en succès. J'ai retrouvé dans cette œuvre quasi toute la philosophie du divin marquis et tous les arguments que je lui connaissais (notamment grâce à le livre de Sade. le divin marquis en 100 leçons essentielles) en faveur du vice.

    J'espère trouver une version moins épurée dans ma prochaine lecture: Justine ou les malheurs de la vertu et être davantage séduite.
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    • Livres 1.00/5
    Par coquelicot5602, le 15 novembre 2011

    coquelicot5602
    Qu'elle m'a agacée, Justine, avec sa naïveté exacerbante!
    Voici un livre qui m'a franchement déplu, aucune surprise, on sait à l'avance que Justine va tomber dans le piège, se faire avoir...
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    • Livres 5.00/5
    Par louve, le 21 octobre 2010

    louve
    J'avais beaucoup entendu parler de ce livre, mais jamais je n'aurai pu imaginer, à quel point je me sentirais plongé dans celui-ci. Les personnages peuvent sembler caricaturaux mais il n'en ai rien, du moins pas pour moi. Au contraire, je me suis sentie concernée par la destinée de chacun d'entre-eux.

    Lien : http://louvinette.over-blog.com/article-les-infortunes-de-la-vertu-d..
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Citations et extraits

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  • Par mimi574, le 24 mai 2012

    Le remords ne prouve pas le crime, il prouve seulement une âme facile à subjuguer. Qu'il vienne un ordre absurde de t'empêcher de sortir à l'instant de cette chambre, tu n'en sortiras pas sans remords, quelque certain qu'il soit que tu ne ferais pourtant aucun mal à en sortir. Il n'est donc pas vrai qu'il n'y ait que le crime qui donne des remords ; en se convainquant du néant des crimes ou de la nécessité dont ils sont eu égard au plan général de la nature, il serait donc possible de vaincre aussi facilment le remords qu'on aurait à les commettre, comme il te le viendrait d'étouffer celui qui naîtrait de ta sortie de cette chambre d'après l'ordre illégal que tu aurais reçu d'y rester une fois.
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