> Henry Corbin (Traducteur)

ISBN : 2864320703
Éditeur : Verdier


Note moyenne : 5/5 (sur 2 notes) Ajouter à mes livres
Qu'est-ce que l'être ? Cette question passe pour fonder la philosophie. Encore faut-il s'entendre sur le sens du mot " être ". L'essence des choses détermine-t-elle leur existence ? Devons-nous affirmer, au contraire, que l'existence conditionne l'intensité d'être qui q... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Piling, le 17 février 2009

    Mais, tout philosophe le sait, ce qu'il y a au fond de la thèse qui refuse à l'être en tant qu'étant d'exister, c'est que l'exister est un mode d'être propre, celui-là même qui constitue la présence de l'homme à son monde (son Dasein, son être à ce monde). L'essence de son être à ce monde, de sa Présence, consiste justement dans son ex-sistence, mais une sistence qui surgit non pas ex alio, mais d'un néant et d'un abîme de silence. Plus cette présence ex-siste, plus cette ex-sistence est présente, plus authentiquement elle existe pour la fin qui est son non-être originel. L'être de cette ex-sistence n'est que de l'être pour finir, de l'être-pour-la-mort. C'est ici, je crois, qu'éclate le contraste des mots et des visions que les mots sont chargés de traduire. Car nous venons de voir que, chez Mollâ Sadrâ aussi, plus il y a existence, plus il y a présence. Cela veut dire, il l'explique lui-même, que le Ciel astronomique, par exemple, n'est pas présent pour la Terre (la masse tellurique) ; rien de ce qui appartient au monde du phénomène (à la matière, à l'étendue, au volume corporel, à la distance spatiale) ne peut être présent à quelque chose d'autre. Un être n'est présent à soi-même, n'est présent à un autre, et un autre ne lui est présent, bref, il n'y a présence d'un être à soi-même et à un autre que dans la mesure où cet être se sépare (tajrîd) des conditions de ce monde soumis à l'étendue, au volume, à la distance, à la durée. Mais plus il s'en sépare, plus il se sépare de ce qui conditionne l'absence, l'occultation (ghaybat), la mort ; plus, par conséquent, il se libère des conditions de l'être qui est destiné à finir, de l'être-pour-la-mort. Pour Mollâ Sadrâ et tous les Ishraqîyûn, plus intense est le degré de Présence, plus intense est l'acte d'exister ; et dès lors aussi, plus cet exister est exister (c'est-à-dire être) pour au-delà de la mort, car aussi plus un être comble aussi son retard (ta'akhkhor) sur la Présente totale.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Piling, le 23 août 2008

    Prologue :
    1. Nous rendons gloire à Dieu et nous invoquons le secours de sa force par laquelle il a constitué le Malakût de la Terre et du Ciel, le secours du Verbe par lequel il a produit la seconde création et la première création ; qu'il soit en aide à l'effort pour éduquer les facultés susceptibles d'atteindre graduellement à la perfection, rendre aptes à la conjonction avec l'Intelligence agente les intellects réceptacles des réalités suprasensibles et des états mystiques, expulser par les lumières de spreuves démonstratives les démons des conjectures qui égarent, refouler dans l'abîme des égarés et le "séjour des superbes" (16 : 31) les ennemis de la théosophie et de la certitude personnelle.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)









Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le Livre des pénétrations métaphysiques par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Quiz