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> Valérie Gay-Aksoy (Traducteur)

ISBN : 2752902824
Éditeur : Phébus (2008)


Note moyenne : 3.22/5 (sur 54 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Bienvenue à Bonbon Palace ! Elif Shafak nous ouvre grand les portes de cet immeuble d'Istanbul, jadis bâti par un riche Russe pour son épouse dont le regard vide ne s'allumait plus qu'à la vue de friandises... Si l'édifice a gardé une élégance surannée, il est aujourd'h... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Chaplum, le 15 juin 2012

    Chaplum
    Construite par un riche russe en exil pour son épouse bien aimée, Bonbon palace est une résidence à appartements située sur l'emplacement de deux anciens cimetières où les caveaux d'un saint avaient été retrouvés. Mais la période fastueuse est bien finie et l'immeuble tombe en décrépitude. L'héritière actuelle ne veut pas en entendre parler, les poubelles s'entassent devant l'enceinte et les cafards ont envahi chaque étage. Pour le plus grand déplaisir des habitants : les jumeaux coiffeurs ; la concierge, dont le fils ne veut pas aller à l'école et le mari ne travaille pas ; la maîtresse bleue qui attend que son amant vienne la retrouver ; le professeur qui vient de divorcer ; la femme obsédée par la propreté et dont la fille a attrapé des poux ; la vieille dame qui a perdu son mari ; la femme qui découvre que son époux la trompe ou encore le grand-père qui s'occupe des petits-enfants pendant que son fils et sa belle-fille sont au travail.
    J'avais adoré La Bâtarde d'Istanbul mais après avoir lu quelques avis mitigés sur Bonbon palace, j'avais peur de poursuivre ma découverte de l'oeuvre de Elif Shafak. Et pourtant, à nouveau, j'ai été sous le charme d'un Istanbul vivant, coloré, dynamique et multiculturel. Avec une langue énergique et lumineuse, Elif Shafak nous entraîne au sein d'un immeuble bouillonnant où chacun est doté d'une personnalité hors du commun et d'un caractère trempé. J'adore ce genre de romans où d'un chapitre à l'autre, on met l'oeil dans un appartement avant de passer au suivant, découvrant l'intimité de chacun, les ramifications entre les personnages, les secrets et les cachotteries. Chaque chapitre nous entraîne dans une ambiance différente, nous faisant découvrir une facette de la Turquie, tantôt très délurée avec une jeunesse qui boit, qui fume et se livre à divers vices, tantôt plus traditionnelle avec ce grand-père qui raconte les vieux contes ou cette mère qui, bien que très moderne, reste soumise à de nombreuses anciennes croyances.
    Je regrette cependant deux choses, qui font que ce roman choral passe à côté du coup de coeur. L'auteur a choisi de faire du jeune professeur divorcé le narrateur, ce dont on ne se rend compte qu'au bout de cent pages. J'aurais préféré un narrateur omniscient extérieur à l'immeuble. La deuxième déception découle de la narration et concerne la fin, qui ne m'a vraiment pas plu. Mais bon, il n'est pas difficile d'en faire abstraction, comme si elle n'existait pas. Ces deux petits détails ne m'ont pas empêché d'apprécier cet épais roman baroque remplis de personnages hauts en couleurs. Je n'y ai pas vu de longueurs même si certains habitants m'ont moins séduits et intéressés que d'autres. La mauvaise odeur due aux poubelles sert de fil rouge au roman et trouve un dénouement des plus inattendus.
    Je ne pense pas en rester là avec Elif Shafak qui m'a déjà charmée à deux reprises.

    Lien : http://www.chaplum.com/bonbon-palace-de-elif-shafak-6627
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    • Livres 2.00/5
    Par mlop, le 28 septembre 2012

    mlop
    En découvrant les premières pages de ce roman à la couverture prometteuse (oui, je sais, il ne faut pas se fier à la couverture, mais on ne se refait pas…), j'ai été enchantée. J'ai retrouvé cette ambiance des mille et une nuits que j'apprécie beaucoup. Un style très particulier qui vous emporte dans des histoires merveilleuses.
    Malheureusement, la suite m'a fait beaucoup moins rêver… Peu des personnages habitant dans l'immeuble « Bonbon palace » m'ont séduit. On se croirait presque dans une série américaine ou dans les chroniques de Maupin. Pas vraiment de scénario, mais une suite de petits évènements quotidiens qui rythment l'immeuble. Une idée de départ intéressant, mais traitée un peu trop légèrement à mon goût.
    Je termine cette lecture en me demandant ce qu'elle m'aura apportée.
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    • Livres 1.00/5
    Par letitbe, le 22 mai 2010

    letitbe
    Si certains portraits sont savoureux et attachants, le style, par de nombreuses redites, peut agacer à certains passages. L'epilogue me laisse perplexe. Tout ça pour quoi?

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    • Livres 3.00/5
    Par vdum, le 03 février 2010

    vdum
    Sous le motif de l'histoire d'un immeuble construit sur les ruines d'un ancien cimetierre;l'auteur nous présente un kaléidoscope de portraits turcs.
    Dans une Istanbul moderne, ouverte aux immigrants: se croisent et s'entrecroisent les chemins de pieux ou d'athés, de femmes excentriques, névrosés, belle, jeunes, vieilles, de caractère...Brefs de nombreux personnages attachants qui vivent, survivent , observe le monde passivement, ou renoncent à leur rêve progressivement.
    Ce livre nous offre un petit voyage sympathique et hautement improbable en Turquie.
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    • Livres 2.00/5
    Par aaahhh, le 06 avril 2012

    aaahhh
    Avec ce roman qui a pour principal protagoniste un immeuble infesté par les bêtes et les mauvaises odeur, Elif Shafak nous présente une galerie de portraits très intéressante. de ses nombreux personnages, on en comprend certains, on en aime d'autre, ou encore on les exècre. Quoi qu'il en soit, on en apprend un peu plus sur la société et la vie à Istanbul aujourd'hui.
    Cela dit, si les personnages sont bien brossés et si certains passages aussi drôles que tendres sont à retenir, je ne peux pas dire que ce roman m'ait plu... Quelle déception car j'ai pourtant aimé tous les autres livres d'Elif Shafak mais là, la sauce n'a pas pris... En fait, j'ai trouvé le début trop long, j'ai bien aimé le milieu mais j'ai été déçue par la fin... un bien piètre sandwich...
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Citations et extraits

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  • Par MissAlfie, le 28 avril 2011

    Le sol était jonché de stylos billes vides. Ampoules grillées, piles usagées, tulles déchirés, ballons crevés, médicaments périmés, vêtements usés, boutons dépareillés, papiers adhésifs ne collant plus, cartouches vides, briquets sans gaz, lunettes aux verres brisés, couvercles de bocaux de toutes tailles, pièces de monnaie n'ayant plus cours, tissus en lambeaux, bibelots ébréchés, photos jaunies, tableaux sans cadres, pompons arrachés, perruques désagrégées, clefs ayant perdu leur porte-clefs, porte-clefs ayant perdu leurs clés, tasses à l'anse brisées, biberons sans tétine, abat-jour disloqués, livres déglingués, boites de toutes dimensions (en carton, en plastique, en bois, en nacre), bouteilles de lait vides, bâtonnets de pommes d'amour, bâtonnets de crème glacée, plats, poupées sans bras ou sans tête, parapluies aux baleines désarticulées, passoires noircies, sonnettes ayant elle-mêmes oubliées à quelle porte elles sonnaient, collants filés aux mailles retenues par une touche de vernis à ongles, papiers d'emballage, poignées de porte, ustensiles ménagers, cahiers noircis, revues jaunies, flacons de parfum vides, chaussures orphelines, télécommandes, métaux rouillés, bonbons rancis, bagues sans pierre, suspensions en macramé, semelles élastiques, cages à oiseaux, claviers aux lettres muettes, thé moisi dans des boites métalliques blanches, paquets de tabac, bracelets bigarrés, barrettes à cheveux toutes plus jolies les unes que les autres, optiques de jumelles...
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  • Par mlop, le 27 septembre 2012

    "Aimer quelqu'un, c'est faire remonter une à une à la surface les histoires enfouies dans l'antre de ses douleurs, des histoires qui remuent encore le couteau dans la plaie. Tomber amoureux, c'est plonger, à la suite de ces récits, dans l'imaginaire de l'être aimé et ne plus vouloir en sortir, malgré toutes les ombres auxquelles on est confronté, bien plus terribles que celles exprimées."

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  • Par MissAlfie, le 28 avril 2011

    Quelle chose étrange que la taille à laquelle s'était réduite une vieille personne à force de se tasser et celle atteinte par un enfant à force de grandir soient équivalentes. On aurait dit deux ascenseurs qui se retrouvent un instant au même niveau alors que l'un va vers le bas et l'autre vers le haut. Mais pour un instant seulement, car une seconde, une heure, un mois plus tard, l'une aurait continué à grandir et l'autre à diminuer ; une seul soubresaut de temps, et elles s'éloigneraient définitivement l'une de l'autre.
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  • Par vdum, le 03 février 2010

    celui qui tenait ses propos étais Djemal. Et chaque fois que djemal racontait quelquechose, soit de lui même soit qu'on l'en priât, les rires des femmes l'accompagnaient. Mais cette fois, il en allat tout autrement. Sa phrase à peine achevée, un silence de plomb s'abattit dans le salon de coiffure.
    De tels silence étaient plutot rares par ici. Il fallait pour ceka qu'un grand nombre d'évènement, en eux mêmes déja totalement imprpbablesd, coîncident miraculeusement.

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  • Par MissAlfie, le 28 avril 2011

    Elle étant médiocre et hésitant, indolente et empotée. C'était comme si, à force de voir sa soeur faire la navette entre les deux pôles, soit intelligente et pleine d'attraits, soit délirante et navrante, elle avait sombré dans une confusion telle qu'elle avait décidé de s'arrêter quelque part entre les deux, sur un seuil de sécurité intermédiaire. Tandis que son grand frère voulait "être quelque chose", que sa grande soeur voulait "être tout", des années durant, elle ne désira qu'une chose : "ne pas être".
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