> Valérie Gay-Aksoy (Traducteur)

ISBN : 2752903782
Éditeur : Phébus (2009)


Note moyenne : 2.89/5 (sur 28 notes) Ajouter à mes livres
Maternité et écriture ne font pas toujours bon ménage. L'une paraît menacer l'autre. et vice-versa. Comment marier la blancheur du lait à la noirceur de l'encre ? Comment préserver son indépendance tout en berçant sa progéniture '! ainsi lorsque Elif Shafak. à la naissa... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par torevan, le 07 août 2011

    torevan
    Après avoir lu La Bâtarde d'Istanbul et Bonbon palace, j'ai abordé avec un certain plaisir le troisième roman d'Elif Safak. Dans Lait noir, l'auteure évoque avec humour et talent les difficultés rencontrées en tant que femme. le temps d'un livre, elle nous ouvre les portes de son monde intérieure et nous invite à écouter ses voies qui hantent son existence et compliquent sa vie. C'est Miss Cynique Intello, miss Ego Ambition, miss Intelligence pratique, Dame Derviche, Maman Gâteau ou encore Miss Satin Volupté qui, réfugiées dans sa tête, s'expriment et tentent de s'imposer, luttant les unes contre les autres. Chacune de ces créatures mentales représente, personnalise un trait de caractère qu'il n'est pas la peine de préciser puisque le lien semble évident. Ces petites créatures - qui n'hésitent pas à intervenir auprès d'Elif Safak pour lui dicter un comportement - se heurtent quelque fois, entrent en collusion pour écarter de vue une concurrente et se mènent la guerre pour conduire l'auteure vers ce qu'elles estiment être la voie du bonheur. Dame Derviche qui marque la présence de la spiritualité chez Elif Safak est ainsi toujours malmenée par les autres Miss. Quant à Maman Gâteau, elle n'apparaît aux yeux de l'auteur que très tardivement puisque c'est au delà la trentaine, je crois, qu'Elif Safak devient mère. L'auteure aborde d'ailleurs les conséquences de son accouchement sur sa vie de femme et d'auteure puisqu'elle connait, en effet, une sérieuse dépression qu'on appelle généralement le “baby blues” et qui la prive de sa plume et de son inspiration.
    Par le biais de ces personnages, Elif Safak, féministe, décrypte avec intelligence les difficultés que peuvent être amenées à rencontrer les femmes au cours de leur existence. Comment parvenir à concilier des aspirations qui parfois entrent en contradiction ou qui tout simplement ne peuvent être accueillis sous le même toit ? Comment être tout à la fois la femme intelligente, ambitieuse qui assure avec efficacité sa carrière professionnelle; la femme sexy, attirante qui continue à satisfaire son partenaire et la mère de foyer attentive et toujours au soin de ses enfants? Comment assurer ces rôles et incarner l'image de la femme idéale et parfaite telle que définit dans la société? Comment, en tant que féministe, se situer dans une société aux structures étouffantes et opprimantes?
    Nombreuses sont, je pense, les femmes qui sont hantées par ces quelques petites créatures mentales. C'est d'ailleurs mon cas puisque je suis, moi aussi, habitées par ces personnages qui, cachées dans un coin de ma tête, trouvent un espace d'expression. Ces voies intérieures, qui ressemblent beaucoup à celles de l'auteure turque, se déploient davantage avec l'âge et les expériences personnelles et sont quelques peu épuisantes puisque je ne parviens pas, moi qui suis toujours à la recherche de la cohérence, à vivre avec et dans le désordre. Mon combat féministe se heurte généralement aux représentations sociales qui m'ont été inculquées par le jeu de l'éducation. Et, il me faut l'avouer je n'arrive pas - ou en tout cas pas encore - à les concilier. Ma quête de liberté et d'indépendance explique mon rejet des normes éditées par la société ou la communauté à laquelle je suis censée appartenir. Je conteste les rôles sociaux qui nous sont imposés puisqu'ils sont sources, pour moi, d'emprisonnement … tout comme je refuse les normes sexuelles en vigueur. Mais ces revendications - que j'assume sur le plan politique - sont mises à mal par les sentiments amoureux qui conduisent à une certaine forme de soumission. La soumission est volontaire et c'est bien ce que mon côté féministe engagée ne peut accepter. J'ai beaucoup lutté contre moi-même pour atteindre la cohérence tant désirée. Mais de cette lutte il n'en est rien sorti si ce n'est un épuisement aggravé et une incompréhension. Car, parfois, la lutte interne jaillit et touche les proches qui, dans l'incompréhension, finissent par s'éloigner. Ces voies internes enrichissent certainement le monde intérieur mais elles compliquent l'existence en ce qu'elles peuvent s'exprimer sur des détails de la vie. le débat interne n'étant jamais résout, la lassitude et la fatigue peuvent finir par l'emporter et faire un certain nombres de dégâts. Elif Safak s'en sort néanmoins plutôt bien puisqu'elle finit par assumer tout ces personnages qui peuvent désormais cohabiter dans une tête pleine de richesses.

    Lien : http://pelgedar.blogspot.com/2011/08/lait-noir-elif-safak.html
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  • Par sylvie, le 21 septembre 2009

    sylvie
    Cette lecture m'a réjouie et enchantée, ce qui est un vrai tour de force pour une histoire qui traite de la dépression...
    Ce roman autobiographique propose une construction tout à fait originale.
    Est ce un récit autobiographique ? un conte oriental ? une réflexion sur les femmes écrivains ?
    C'est un peu tout cela à la fois et encore bien d'autres choses sans doute.
    Foisonnant, érudit, sincère, sensible et en plus très drôle, ce roman creuse la question du rapport ténu et souvent conflictuel qui existe entre le désir de maternité des auteures et leur désir d'écrire.
    Elif Shafak convoque ses sœurs d'écriture et les réunies brillamment autour de cette fameuse et prégnante question. Elle cite et nous parle de Virginia Woolf, Doris Lessing, George Sand, Simone de Beauvoir, Sylvia Plath, Muriel Spark, Jane Austen et de tant d'autres ...
    Mais ce qui m'a totalement séduite dans ce roman, c'est la manière dont Elif Shafak conte sa dépression.
    Cette fois, elle appelle à la rescousse les djinns et les histoires de sa grand-mère. Elle les mêlent à son monde intérieur et donne corps à ses voix intérieures.
    J'ai trouvé jubilatoire cette façon de fabriquer des images et des carnations pour les voix multiples qui l'assaillent en pleine débâcle.
    Nous voyons s'empailler sous nos yeux six "Miss-archétypes féminins", qui se font la guerre, s'allient, se trahissent, font des putschs ou jettent les armes...
    Ce livre m'a vraiment plu, et si je devais le conseiller, je tenterai de le faire vivement et chaleureusement :)
    des liens sur le blog :

    Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2009/09/lait-noir-elif-shafak.html
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  • Par raton-liseur, le 25 août 2011

    raton-liseur
    Plutôt qu'un livre sur la dépression post-partum (comme il est présenté en quatrième de couverture), Lait noir est un livre sur la complexité de l'identité féminine et la difficulté qu'il peut y avoir à concilier les différents aspects de cette identité, en particulier être à la fois mère et écrivain (mais cela s'applique aussi à toute autre carrière dans laquelle une femme veut « s'investir »).
    Un sujet intéressant, ici traité par un écrivain femme et turque, connue et reconnue, pouvant peut-être aborder cette question récurrente sous un angle nouveau.
    Hélas il n'en est rien, et le livre, malgré quelques passages intéressants, n'apporte guère d'eau au moulin de la réflexion féministe. Il dresse un tableau de la situation assez vraisemblable, où les modèles donnés en exemple aux femmes sont deux extrêmes : soit la femme traditionnelle centrée sur sa famille, soit une super-femme, accomplie dans tous les domaines et n'ayant sacrifié ni sa famille ni sa carrière ni elle-même… Mais ce constat n'a rien de nouveau, et il ne débouche pas ici sur une réflexion nouvelle. D'un style souvent simpliste (comme ces petites dames qui incarnent les différentes facettes d'une même personnalité) et d'une construction bancale, ce livre se lit rapidement, sans laisser grande impression.
    Je suis déçue par ce livre d'un auteur pourtant réputé. Je ne sais pas si je dois lui donner une seconde chance et lire un de ses romans, ce livre étant particulier dans son œuvre, puisque basé sur son expérience personnelle, du choix d'avoir un enfant jusqu'à la fin de sa dépression post-partum…
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    • Livres 2.00/5
    Par canel, le 24 mai 2011

    canel
    Entre témoignage, fable et essai, ce livre expose les doutes de l'auteur sur la compatibilité entre maternité et création littéraire. Elif Shafak a traversé une période de dépression post-partum - trouble qui, selon ses ancêtres, noircit le lait maternel et le rend donc impur pour le bébé - et parallèlement, une panne d'inspiration créatrice. Quelques années plus tard, elle a réussi à faire de ce "Lait noir" l'encre de cet ouvrage, destiné à tirer un trait sur cette sombre parenthèse. Elle y ressasse les questions "enfanter ou écrire ?", "Istanbul ou les Etats-Unis ?"...
    Dépression, place des femmes dans la société, création littéraire, maternité, tels sont donc les thèmes de ce récit. Si quelques uns des propos m'ont intéressée - et certains même émue - je me suis globalement beaucoup ennuyée.
    Je n'ai pas adhéré une seconde à l'artifice des "mini-créatures" qui représentent les conflits intérieurs de l'auteur, les différentes facettes féminines qui se disputent en elle. Mon agacement à la lecture de ces passages n'a fait que croître, et hélas, ils sont fréquents ! Les exemples d'auteurs féminines célèbres (Sand, Plath, Austen, Beauvoir...) et d'épouses d'écrivains (Sophie Tolstoï) m'ont plu, mais le mélange avec la part introspective m'a fait l'effet d'un patchwork dysharmonieux, raté... Voici pour la forme.
    Quant au fond, eh bien je suis totalement étrangère aux affres de la création (littéraire ou autre), j'ai donc eu du mal à trouver un intérêt à cette question ressassée indéfiniment par l'auteur. le sujet aurait pu être élargi au thème du partage entre vie active et foyer, mais non : la vedette est donnée aux femmes écrivains... Par ailleurs, quid de la place de l'homme, du père, dans le fait de choisir de devenir mère ou non ? Rien à ce sujet, rien sur son rôle actuel dans l'éducation des enfants qui permet à la femme de s'ouvrir vers l'extérieur. Les auteurs féminines citées par Shafak étaient effectivement victimes d'une organisation des tâches ménagères et éducatives peu équitable, mais celles d'aujourd'hui ? Elle n'en parle pas. Bref, elle tourne en rond autour de SON problème "être auteur ou mère ?" qu'elle finit par résoudre (en fait, il suffisait d'un prince charmant) - ouf ! et là ça devient plus intéressant.
    En résumé : émotion et empathie au tout début et sur les cent dernières pages (mention spéciale au chapitre IX), de l'intérêt pour les passages didactiques, mais beaucoup d'ennui et d'exaspération à la lecture de ce livre dilué, nombriliste, agaçant.
    Pour découvrir l'auteur, mieux vaut lire La Bâtarde d'Istanbul.


    Lien : http://canelkili.canalblog.com/archives/2011/05/18/21132578.html
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    • Livres 4.00/5
    Par sentinelle, le 22 octobre 2009

    sentinelle
    Elif Shafak nous parle de la maternité dans ce récit autobiographique dans lequel l'auteur s'interroge quant à la possibilité de pouvoir combiner maternité et écriture, en évoquant le choix de vie de quelques grandes dames de la littérature telles que Virginia Woolf, Simone de Beauvoir, George Sand, Doris Lessing, Ursula K. Le Guin, Zelda Sayre Fitzgerald et d'autres poètes ou romancières turques moins connues sous nos latitudes. Un constat s'impose, il n'y a pas de réponse toute faite à cette question ni de lignes directrices majeures mais une multitude d'aménagements et d'accommodements divers, propre à chaque femme.
    La question de l'écriture et de la maternité sera également exploitée de manière originale et humoristique par le biais des ‘petites voix intérieures' de l'auteur, chaque voix représentant une facette de sa personnalité et s'exprimant par l'intermédiaire d'une petite créature têtue et indocile : six avatars répondant aux doux noms de Miss Cynique lntello, Miss Ego Ambition, Miss Intelligence Pratique, Darne Derviche, Maman Gâteau et Miss Satin Volupté. Six dames qui tenteront, chacune à leur tour, de s'imposer aux autres avec tous les dégâts que cela occasionnera, notamment lors de l'épisode dans lequel Miss Cynique lntello et Miss Ego Ambition s'allieront pour fomenter un putsch afin de prendre la direction du Chœur des voix intérieures.
    Mais l'amour en décidera autrement et un an et demi après son mariage, Elif Shafak se retrouve enceinte. le récit prend à ce moment là la forme d'un journal de grossesse dans lequel l'auteur revient, semaine après semaine, sur son état mais aussi ses angoisses, pensées, peurs et appréhensions diverses, certaines expériences se révélant très ‘couleurs locales'.
    Après l'accouchement, Elif Shafak connaîtra une longue dépression, plus connue sous le nom dépression postnatale ou dépression post-partum.
    Cette dépression post-partum sera également abordée de manière très pratique, par le biais d'un test (souffrez-vous de dépression après votre accouchement ? Pour le savoir, répondez à ce test) mais également par celui des différents traitements envisageables.
    « Lait noir » de Elif Shafak est un récit très réussi qui traite en profondeur du sujet délicat de la maternité, sans pour autant être dénué d'humour et de légèreté. Une belle découverte en ce qui me concerne, n'ayant jamais lu l'auteur auparavant. Etant toujours très méfiante à l'égard des grands succès populaires, rencontrant rarement mes attentes, je n'ai toujours par lu ses deux romans les plus connus, à savoir « La Bâtarde d'Istanbul » et « Bonbon palace », deux romans que je me déciderais peut-être à lire finalement, tant ce récit m'a plu.


    Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-lait-noir-de-elif-..
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 22 octobre 2009

    38e semaine

    Cette semaine, j’ai compris et dû admettre que le corps d’une femme enceinte ne lui appartient pas en propre mais appartient à la société. A toutes les femmes de la société, plus exactement. Chaque fois que je sors dans la rue, il faut toujours que de parfaites inconnues viennent me toucher mon ventre. J’ai beau vouloir m’esquiver, leurs mains tâtent et tapotent mon bidon.

    […] Dans la rue, dans le minibus, dans les ferrys, dans les cafés, je vois sans cesse des femmes venir vers moi, me poser des questions et y aller de leurs commentaires. Elles me font part de leurs propres expériences et de ce qu’elles ont entendu dire. Si par hasard l’une d’elles mange quelque chose à côté de moi, elle m’en offre aussitôt la moitié. J’ai beau refuser, rien n’y fait, elles insistent. Si bien que, toute la journée, je me promène en mangeant la moitié des sandwichs, des pâtisseries et des kokoreç des autres. Le fait que nous ne nous recroiserons probablement plus jamais n’a aucune espèce d’importance. En présence de la grossesse, il n’y a plus de formalités. Ni formalités ni intimité.
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  • Par sylvie, le 21 septembre 2009

    Miss Cynique-Intello : "Elle porte de longs vêtements hippies traînant jusqu'au sol, des jupes indiennes à volant, piquées de petits miroirs. Des foulards multicolores enroulés autour du cou. Des bracelets à motifs orientaux aux poignets. Quand l'envie lui prend, elle va se faire tatouer ou poser des percings. Selon l'humeur du jour, elle a les cheveux lâchés sur les épaules ou négligemment attachés. elle pratique le raja-yoga, le riki et la méditation. Dommage qu'avec tout cela elle n'ait pas arrêté de fumer. Elle a constamment la cigarette ou le cigarillo au bec, et même si elle ne fume pas, elle aime chiquer du tabac. Elle prend toujours des sacs à main grand modèle afin de pouvoir y ranger ses livres-cahiers-photocopies. Chaque fois qu'elle va quelque part, elle trimballe avec elle ses sacs aussi lourds et volumineux que des valises."
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  • Par raton-liseur, le 25 août 2011

    Une phrase d’Anaïs Nin me revient à l’esprit: « Une vie ordinaire ne m’attire pas. » (…) Elle mena une vie désordonnée et eut toujours plusieurs relations en même temps. Son mari était au courant et fermait les yeux. « La largesse ou l’étroitesse de notre existence dépend de l’audace que nous avons », disait-il.
    Mais pourquoi est-ce que nous recherchons, pourquoi est-ce que je recherche toujours « la largesse de l’existence » à l’extérieur ? Pourquoi suis-je persuadée que la vie devient étriquée lorsqu’elle prend un tour domestique, apprivoisé, et qu’elle est plus vaste lorsqu’elle est chaotique et tournée vers l’extérieur ? Est-ce réellement ainsi ?
    - (…)
    - (…) A force de réfléchir à l’existence tapageuse de ce genre d’excentrique tu as fini par te persuader qu’on ne peut être à la fois femme, écrivain et normale. Mais ce n’est pas vrai. Tu peux très bien être une personne normale, voire totalement ordinaire. Cela aussi a ses vertus. Tu ne dois pas avoir peur de la normalité. (p. 157-158, “Passager clandestin”, Partie IV, Chapitre IV).
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  • Par sylvie, le 21 septembre 2009

    Miss Ego-Ambition : ..." une incurable droguée du travail. Elle mesure 11 centimètres et pèse 300 grammes. C'est la plus mince de toutes mes femmes miniatures. D'ailleurs, c'est peut-être parce qu'elle se ronge constamment de l'intérieur qu'elle ne prend pas un gramme. "Le temps, c'est de l'argent", dit-elle sans cesse. Pour ne pas perdre de temps à cuisiner et mettre la table, elle se nourrit de gélules vitaminées, de biscuits, de chips et de dosettes de jus de fruits... ...Miss Ego-Ambition porte une jupe droite lie-de-vin qui lui arrive aux genoux, et une veste de la même couleur. En dessous, une chemise ivoire en soie. Peau blanche comme neige unifiée par une légère couche de fond de teint et rouge à lèvres rouge vif. Ses cheveux châtain foncé sont ramassés en chignon, si strict que pas un cheveu ne dépasse. Autour du cou, un double rang de perles, et aux doigts, des bagues serties de pierres. Elle est comme toujours très soignée et d'une mise irréprochable."
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  • Par sylvie, le 21 septembre 2009

    Miss Intelligence pratique : "380 grammes pour 12 centimètres de haut. A son habitude, elle porte des vêtements confortables, fonctionnels et d'une sobre élégance. Un large pantalon en toile couleur terre avec plein de poches ; en haut, une chemise flottante et vaporeuse, et un collier dans les mêmes tons. Aux pieds, des sandalettes en cuir. La coupe de ses cheveux blonds foncés est assez courte, pratique et facile d'entretien. Elle n'aime pas les brushings. Elle se lave les cheveux et sort sans avoir à jouer du sèche cheveux. Elle est passée maître dans l'art de trouver les astuces pour se simplifier la vie."
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"Soufi, mon amour" de Elif Shafak .
Bande-annonce littéraire réalisée à l'occasion de la parution du dernier roman de Elif Shafak : "Soufi mon amour" (Editions Phébus, en librairie le 26 août 2010 / © Cinq2Couv' Production).Ella Rubinstein a en apparence tout pour être heureuse. Mais, à l?aube de ses quarante ans, elle se demande si elle n?est pas passée à côté d?elle-même. Décidée à reprendre une activité professionnelle, elle est engagée comme lectrice par un agent littéraire. Sa première mission : rédiger une note sur un manuscrit signé Aziz Z. Zahara. Ce roman, qui retrace la rencontre entre le poète Rûmi et le plus célèbre derviche du monde musulman, Shams de Tabriz, va être une révélation pour Ella. Au fil des pages, elle découvre le soufisme, le refus des conventions et la splendeur de l?amour. Cette histoire se révèle être le miroir de la sienne. Aziz ? comme Shams l?a fait pour Rûmi sept siècles auparavant ? serait-il venu la libérer ?Site de l'auteur : http://elifshafak.fr/








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