> Dominique Letellier (Traducteur)

ISBN : 9782752904461
Éditeur : Phébus (2010)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 45 notes) Ajouter à mes livres
Ella Rubinstein a en apparence tout pour être heureuse : une jolie maison dans le Massachusetts, trois beaux enfants, un chien fidèle. Mais, à l’aube de ses quarante ans, elle se demande si elle n’est pas passée à côté d’elle-même. Les infidélités de son mari ne sont pl... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par nadejda, le 25 mars 2011

    nadejda
    Ella Rubinstein, 40 ans, maîtresse de maison «modèle» va progressivement remplacer «les quarante règles de la maîtresse de maison bien établie et terre à terre» qu'elle aurait pu écrire (p60), et qu'elle s' impose en fait à elle-même comme protection, par «les quarante règles de la religion de l'amour» énumérées par Shams de Tabriz, derviche errant du XIIIe siècle, qu'elle va découvrir au fil de sa lecture d'un roman. Ce roman de Aziz Zahara «Doux blasphème», dont elle doit rendre compte pour la maison d'édition qui vient de lui offrir un emploi de lectrice, le lecteur va le découvrir avec elle.
    Divisé en cinq grandes parties, 
1 Terre, ce qui est solide, absorbé, immobile
2 Eau, ce qui est fluide, changeant, imprévisible
3 Vent, ce qui bouge, évolue et nous défie
4 Feu, ce qui abîme, dévaste et détruit
5 le Vide ce qui est présent à travers ton absence,
    au cours desquelles se croisent les voix de Ella et les mails qu'elle échange avec Aziz le soufi écrivain, celles de Shams et des rencontres qu'il fait au long de son errance qui le mène progressivement vers la sublime rencontre avec l'Ami aimé, Rûmî, maître respecté qui enseigne à Konya. Il manque à Rûmî d'avoir atteint le cinquième degré «le vide» là où va s'intégrer la danse des derviches qui mène à l'extase. C'est l'amitié de Shams qui va lui permettre de parvenir au plus haut degré de l'Amour, l'oubli total de soi et l'acceptation de la perte. Shams est le provocateur, «Il était habitué à voler en oiseau solitaire, sauvage et libre», il rompt les digues protectrices pour ouvrir la voie vers l'Amour. En lisant Ella va, elle-aussi, progressivement se transformer et son entourage avec elle.
    C'est à mon avis un livre empreint de beauté et d'une grande richesse permettant d'approcher la mystique soufie en la rendant accessible et en montrant que l'Amour se rit de l'espace et du temps et peut toucher aussi bien une bonne maîtresse de maison américaine, figée dans ses principes que l'on peut juger comme superficielle au départ, une prostituée, un mendiant ou un maître etc... que tous se valent et ont la possibilité de s'extraire de leur gangue pour renaître. Shams sait sonder le fond des coeurs et permet à chacun de se découvrir mais il y a ceux qui s'y refusent auxquels le grand vent fait peur et alors ils haîssent celui qui voulait leur faire ouvrir les portes....
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par zazy, le 15 février 2012

    zazy
    Le titre ne me laissait augurer qu'une histoire d'amour….. Mais j'avais un challenge à respecter !!!! J'ouvre le livre et…. Je suis happée, prise par la main, impossible de lâcher le livre.
    Deux histoires cohabitent dans ce livre.
    Nous somme en 2008. Ella habite le Massachussetts, mariée, mère de 3 enfants, vie très pragmatique d'américaine bon ton, devient lectrice pour une maison d'édition. Elle reçoit son premier manuscrit : « Doux blasphème ». Là aussi, le titre me fait frémir… encore un roman à l'eau de rose ? Laissons tomber l'histoire de Ella qui est convenue et sert à introduire les quarante règles de Shams
    « Doux blasphème » se déroule en 1242 en Turquie et, telle la danse lancinante des derviches, je suis entraînée et me laisse entraîner.
    Kony, Turquie en l'an 1242. Rûmi, célèbre poète turc rencontre Shams de Tabriz, derviche soufi. Nait entre eux, une histoire d'amitié et d'amour si profonde qu'elle va bouleverser leurs vies.
    Comme toute quête de l'absolue pureté, élévation, grand amour exclusif, Rûmi va s'isoler du monde sans se soucier du reste. Les dommages collatéraux seront très importants au sein de son entourage sans que cela engendre la moindre culpabilité des deux hommes.
    Shams le derviche, rencontre toute une pléiade de personnages qu'il met en scène pour inviter Rûmi à passer les 5 portes tels Suleiman l'ivrogne, le zélote, Rose du désert la catin…..
    Chaque partie a pour titre un des éléments : la terre (ce qui est solide, absorbé, immobile), l'eau (ce qui est fluide, changeant et imprévisible), le vent (ce qui bouge, évolue et nous défie) le feu (ce qui abîme, dévaste et détruit), pour arriver à la 5ème : le vide (ce qui est présent à travers son absence).
    Shams et Rûmi ont mis 40 jours à discuter autour des 40 règles…. Tiens, cela me rappelle les 40 jours du déluge !!! Il est aussi question d'Abel et Caïn… A cette époque moyenâgeuse, beaucoup de religions cohabitaient. Rûmi, musulman, a épousé Kerra chrétienne, bien qu'Erudit et enseignant l'Islam….
    Ce que démontre Shams est plus du domaine de la philosophie que de la religion. Mais voilà, il y a les hommes et leur interprétation de la ou plutôt des religions
    J'ai bien aimé ce livre si facile et agréable à lire. J'ai comme une envie de découvrir plus avant la vie de ces 2 personnages. Comme je l'ai emprunté à la bibliothèque, je vais l'acheter pour l'avoir dans ma bibliothèque.
    Quel plaisir lorsque Shams discute de la sourate concernant les femmes :
    « Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs de Dieu accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes, et protègent ce qui doit être protégé, pendant l'absence de leur époux, avec la protection de Dieu. Quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d'elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de raison contre elles, car Allah est, certes, Haut et Grand !
    Voici la traduction de Shams :
    « Les hommes sont les soutiens des femmes car Dieu a donné à certains plus de moyens qu'à d'autres, et parce qu'ils dépensent leurs richesse ‘pour subvenir à leurs besoins). Les femmes qui sont vertueuses sont donc obéissantes à Dieu et préservent ce qui est caché, comme Dieu l'a préservé. Quant aux femmes que vous sentez rétives, perlez-leur gentiment, puis laissez-les seules au lit (sans les molester) et venez au lit avec elles (si elles le souhaitent). Si elles s'ouvrent à vous, ne cherchez pas d'excuse pour les blâmer, car Dieu est, certes, Haut et Grand »
    Une parole à méditer par tous !


    Lien : http://zazymut.over-blog.com/article-elif-shafak-soufi-mon-amour-994..
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par nanoucz, le 08 novembre 2010

    nanoucz
    Ella Rubinstein est une femme comblée : une belle maison dans le Massachussets, un époux dentiste, trois enfants presque élevés, un chien vieillissant. Mais alors que la quarantaine approche, que les infidélités de son mari commencent à la lasser, qu'elle est en conflit avec sa fille ainée, que ses jumeaux traversent leur crise d'adolescence, Ella commence à reconsidérer son existence.
    Grâce à David, son mari, elle a trouvé un travail de lectrice chez un agent littéraire et doit produire un compte-rendu sur le premier ouvrage qui lui est confié. Il s'agit de "Doux blasphème", un livre écrit par un certain A. Z. Zahara. L'auteur vit à Amsterdam et retrace dans son premier roman la rencontre de deux figures de l'Islam, le poète Rûmi et un derviche peu conventionnel Shams de Tabriz, au XIIIe siècle dans la ville de Bagdad.
    Ella est très vite subjuguée par cette histoire et commence à s'intéresser à son auteur dont elle a trouvé le blog sur Internet. Une correspondance par courrier électronique s'établit entre Ella, américaine typique, et Aziz, soufi qui parcourt le monde pour faire connaître ses maîtres. La vie d'Ella va en être bouleversée.
    J'ai commencé ce livre avec une certaine appréhension, après lecture de quelques billets qui lui étaient consacrés et qui exprimaient plutôt de la déception.Mais je m'étais engagée à le lire et à publier ma contribution auprès de Babelio qui me l'avait envoyé dans le cadre de Masse Critique.
    Heureusement, le devoir s'est vite transformé en plaisir et j'ai trouvé beaucoup d'intérêt dans ce roman d'Eli Shafak qui entremêle deux histoires au fil des chapitres : celle d'Ella et d'Aziz, bien contemporaine et celle de Rûmi et de Shams en 1242, telle que la raconte Aziz dans son livre que nous découvrons en même temps qu'Ella.
    Et c'est ce roman, "Doux blasphème" qui m'a accrochée, au fur et à mesure que la parole est donnée aux différents protagonistes. Tour à tour, Shams et Rûmi racontent, mais aussi des membres de leur entourage, des voisins, des mendiants, des bandits, tous ceux qui sont partie prenante dans cette histoire qui mêle le soufisme, le mysticisme, l'exaltation de l'amour vrai, le refus de la soumission. le récit est rythmé par l'énoncé des Quarante Règles de la religion de l'amour, des préceptes intemporels pleins de sagesse à méditer longtemps après la lecture...
    A côté de ce récit d'un autre temps, l'intrigue contemporaine est plus banale, sans surprise finalement, mais se lit sans ennui.
    Un seul reproche : j'ai trouvé que le langage utilisé dans le roman d'Aziz était souvent trop moderne par rapport à l'époque concernée et j'ai été vraiment gênée d'y rencontrer le verbe "compiler" ! Peut-être une coquille de traduction !
    Et j'ai regretté qu'il n'y ait réellement qu'un passage consacré à la danse des derviches tourneurs. Je trouve cette danse envoûtante et j'aurais souhaité qu'elle ait une plus grande place dans ce livre, même si l'écrit peine à retranscrire l'apaisement qui en ressort.
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    • Livres 4.00/5
    Par Inextenso, le 29 octobre 2010

    Inextenso
    Soufi, mon amour se sépare en deux récits bien distincts. Soufi, mon amour est également un récit polyphonique (comme l'était déjà Lait noir son précédent ouvrage) où chaque protagoniste prend tour à tour la parole pour apporter son propre éclairage au récit. le lecteur suit à la fois l'histoire d'Ella, une femme américaine engluée dans une vie qui ne lui convient plus et la rencontre entre un poète musulman du treizième siècle et un derviche soufi, Shams de Tabriz. Il s'agit là à mon goût de deux récits de qualité très inégale.
    L'histoire d'Ella est très "clichée". Cette femme qui "a tout pour être heureuse" s'ennuie dans sa vie bourgeoise et voit ses enfants s'éloigner. Elle décide de changer de vie et rencontre... l'amour, le vrai. Une histoire d'amour assez convenue et qui reste très moralement correcte. Son histoire sert de fil rouge au roman et lui confère un touche de contemporanéité.
    En revanche, le récit qui met en scène les lieux mythiques de l'Islam (Samarcande, Bagdad, Konya...) du treizième siècle a tout le charme d'un conte des milles et une nuits et mérite que l'on s'y attarde.
    Par la voix de Shams de Tamiz et des personnages qu'il va rencontrer, Elif Shafak, relate, avec talent, l'histoire du soufisme, mouvement spirituel de l'islam et celle des derviches errants. Les sujets abordés tout au long de ce voyage initiatique, sont aussi variés que la place de la religion dans les sociétés, l'intégrisme, les fondements de l'Islam ou encore les différentes interprétations du Coran. Elif Shafak sait éviter les portes ouvertes, les lieux communs ainsi que les écueils que l'on pourrait craindre sur des sujets aussi polémiques. Il y a, à n'en pas douter dans ce récit une réelle réflexion et un réel travail sur la religion, les a priori et la place des femmes dans la société. La réflexion est bien menée et l'ensemble donne un roman intéressant, original et dense.

    Lien : http://www.quartier-livre.fr/post/2010/10/29/Soufi%2C-mon-amour-Elif..
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    • Livres 3.00/5
    Par Pouic, le 24 octobre 2010

    Pouic
    Soufi, mon amour, c'est deux romans pour le prix d'un ! Ella Rubinstein, mère de famille, juive, américaine, presque 40 ans, est chargée de relire le manuscrit que Aziz Z. Zahara soumet à un éditeur de Boston. Il raconte l'étrange et fascinante rencontre de Rûmi et de Shams de Tarbiz, mais il est aussi une initiation au soufisme. Pour Ella Rubinstein, il sera bien plus que cela...
    On a parfois l'impression que l'histoire d'Ella Rubinstein et le roman d'Aziz n'ont pas été écrit par le même auteur, alors qu'ils sont tous deux le fait d'Elif Shafak ! C'est que le quotidien de notre quadragénaire du Massachussetts est rédigé dans un style moderne, simple et un peu superficiel. Même ses interrogations sur sa vie de femme mariée depuis vingt ans paraissent futiles, tout comme son évocation de l'amour... Alors que Doux Blasphème - c'est-à-dire les pages consacrées à Shams de Tarbiz - sont emplies de spiritualité, de mysticisme : elles sont d'une authenticité plus profonde, sans toutefois être embarrassantes. L'alternance des deux récits reste pourtant la bienvenue : après quelques pages passées en compagnie d'Ella, on est pressé de retrouver le XIIIème siècle de Rûmi, et une fois plongé en Orient, abreuvé des Règles de Shams, en compagnie des multiples personnages qui prêtent leur voix à Doux Blasphème, la légèreté d'Ella finit par surgir au bon moment. En un mot, Elif Shafak trouve l'équilibre parfait.
    A titre personnel, j'ai été beaucoup plus intéressée par Doux Blasphème que par l'histoire d'Ella, malheureuse dans son couple et tombant sous le charme d'Aziz à travers la lecture de son roman. Cet aspect-là de Soufi, mon amour - y compris le choc des cultures, transcendé par l'amour, de même que le parallèle entre le manuscrit et la vie réelle des protagonistes - m'a semblé sous-exploité par l'auteur, comme si Elif Shafak s'était donné trop peu de moyens pour arriver à la fin qu'elle avait imaginé pour sa fable.
    Pour moi, la véritable réussite de Soufi, mon amour, est de susciter un véritable intérêt pour le soufisme, les derviches tourneurs, les personnages historiques de Shams de Tarbize et de Rûmi (célèbre poète persan), mais aussi de véhiculer l'image d'un certain islam ouvert et tolérant.

    Lien : http://livraison.over-blog.com/article-doux-blaspheme-59487942.html
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Citations et extraits

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  • Par Aifelle, le 18 octobre 2010

    "Bien souvent, les gens à l'esprit étroit disent que danser est sacrilège. Ils pensent que Dieu nous a donné la musique - pas seulement la musique que nous faisons avec notre voix et nos instruments, mais la musique qui sous-tend toute forme de vie - et qu'il nous a ensuite interdit de l'écouter. Ne voient-ils pas que toute la nature chante ? Tout dans cet univers bouge en rythme - les battements du coeur ou les ailes des oiseaux, le vent les nuits d'orage, le forgeron à son enclume ou ce qu'entend dans le ventre de sa mère un bébé à naître -, tout participe, passionnément, spontanément, à une mélodie magnifique. La danse des derviches tourneurs est un maillon dans cette chaîne perpétuelle. Telle la goutte d'eau qui porte en elle tout l'océan, notre danse reflète et voile à la fois les secrets du cosmos".

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  • Par nadejda, le 24 mars 2011

    Bienheureuse et riche est votre vie, pleine et complète --- à ce que vous croyez. Jusqu'à ce que quelqu'un arrive et vous fasse comprendre ce que vous avez raté tout ce temps. Tel un miroir qui reflète plus ce qui manque que ce qui est là, il montre les vides de votre âme -- les vides que vous avez refusé de voir. Cette personne peut être un amant, un ami ou un maître spirituel. Parfois il peut être un enfant sur lequel veiller. Ce qui compte, c'est de trouver l'âme qui va compléter la vôtre. Tous les prophètes ont donné le même conseil : trouvez celui qui sera votre miroir ! Pour moi ce miroir est Shams de Tabriz.
    Rûmi
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  • Par nadejda, le 24 mars 2011

    Si tu veux changer la manière dont les autres te traitent, tu dois d'abord changer la manière dont tu te traites. Tant que tu n'apprends pas à t'aimer, pleinement et sincèrement tu ne pourras jamais être aimée. Quand tu arriveras à ce stade, sois pourtant reconnaissante de chaque épine que les autres pourront jeter sur toi. C'est le signe que bientôt tu recevras une pluie de roses.
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  • Par genieblanc, le 16 février 2011

    Tout l'univers est contenu dans un seul être humain : toi. Tout ce que tu vois autour de toi, y compris les choses que tu n'aimes guère, y compris les gens que tu méprises ou détestes, est présent en toi à divers degrés. (...) Si tu parviens à te connaitre totalement, si tu peux affronter honnêtement et durement à la fois tes côtés sombres et tes côtés lumineux, tu arriveras à une forme suprême de conscience.
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  • Par Aifelle, le 18 octobre 2010

    "Bien souvent, les gens à l'esprit étroit disent que danser est sacrilège. Ils pensent que Dieu nous a donné la musique - pas seulement la musique que nous faisons avec notre voix et nos instruments, mais la musique qui sous-tend toute forme de vie - et qu'il nous a ensuite interdit de l'écouter. Ne voient-ils pas que toute la nature chante ? Tout dans cet univers bouge en rythme - les battements du coeur ou les ailes des oiseaux, le vent les nuits d'orage, le forgeron à son enclume ou ce qu'entend dans le ventre de sa mère un bébé à naître -, tout participe, passionnément, spontanément, à une mélodie magnifique. La danse des derviches tourneurs est un maillon dans cette chaîne perpétuelle. Telle la goutte d'eau qui porte en elle tout l'océan, notre danse reflète et voile à la fois les secrets du cosmos".

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"Soufi, mon amour" de Elif Shafak .
Bande-annonce littéraire réalisée à l'occasion de la parution du dernier roman de Elif Shafak : "Soufi mon amour" (Editions Phébus, en librairie le 26 août 2010 / © Cinq2Couv' Production).Ella Rubinstein a en apparence tout pour être heureuse. Mais, à l?aube de ses quarante ans, elle se demande si elle n?est pas passée à côté d?elle-même. Décidée à reprendre une activité professionnelle, elle est engagée comme lectrice par un agent littéraire. Sa première mission : rédiger une note sur un manuscrit signé Aziz Z. Zahara. Ce roman, qui retrace la rencontre entre le poète Rûmi et le plus célèbre derviche du monde musulman, Shams de Tabriz, va être une révélation pour Ella. Au fil des pages, elle découvre le soufisme, le refus des conventions et la splendeur de l?amour. Cette histoire se révèle être le miroir de la sienne. Aziz ? comme Shams l?a fait pour Rûmi sept siècles auparavant ? serait-il venu la libérer ?Site de l'auteur : http://elifshafak.fr/








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