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ISBN : 2266190008
Éditeur : Pocket (2009)


Note moyenne : 3.03/5 (sur 79 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Les Maligrasse, éditeurs parisiens, reçoivent beaucoup à Saint-Germain-des-Prés. Alain, le maître de maison, aime en secret une comédienne en quête de gloire. Bernard, romancier velléitaire, tente en vain de séduire une fille insaisissable. Le jeune Édouard, conquérant... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par lecassin, le 28 septembre 2012

    lecassin
    Tout d'abord, parlons personnages : ils sont neuf en tout, à commencer par les Maligrasse, Fanny et Alain éditeurs parisiens, reçoivent beaucoup à Saint-Germain des Prés. En fait, ils tiennent salon une fois la semaine; et Alain aime Béatrice, une actrice de théâtre.
    Un autre couple : Nicole et Bernard, un écrivaillon hanté par Josée qui vient de s'amouracher d'un étudiant un peu frustre, Jacques.
    Enfin, Edouard, le neveu d'Alain semble avoir réussi à séduire Béatrice… alors qu'en actrice soucieuse de se garantir un avenir sur les planches, celle-ci préférera accéder aux avances du théâtreux Jolyau qui lui promet le premier rôle dans son prochain spectacle.
    Une gageure de faire tenir tout ce petit monde dans un roman aussi court.
    On l'aura compris, ce « Dans un mois dans un an » n'est pas mon préféré, même si on retrouve ici des thèmes chers à Françoise Sagan : on aime, on soupire, on joue un personnage, on s'ennuie… le style y est, également… nonchalant, comme en dehors du coup, avec un brin de méchanceté. Mais pour ma part, ça n'a pas pris. Et puis cette ambiance germanopratine… Hum !
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    • Livres 5.00/5
    Par asphodele85, le 08 mai 2011

    asphodele85
    Dans un mois, dans un an est un court roman de 180 pages qui se lisent à toute vitesse malgré une certaine désuétude de l'expression et de la construction. On passe outre, parce que Sagan est incisive, toujours, qu'elle sent d'instinct là ou ça fait mal et que le fond, lui, n'a pas vieilli : on aime, on trompe, on boit, on vit.
    Huis clos à sept personnages principaux construit comme une pièce de théâtre où les gens entrent en scène d'un chapitre à l'autre, doucement ou violemment.
    Et la violence de la passion, impossible bien sûr, s'incarne dans le couple défait, retrouvé, redéfait par Josée, jeune fille oisive et riche qui dort « par curiosité » aux côtés d'un étudiant en médecine plutôt « bourrin » de prime abord et Bernard, trop marié à la trop fade et fidèle Nicole, qu'il n'aime plus, obsédé par Josée et son livre qu'il n'arrive plus à écrire.
    Le couple-pivot du livre, Fanny et Alain Maligrasse qui tiennent salon tous les mercredis après-midi dans leur appartement germanopratin, ne sera pas épargné non plus. A cause de la passion dévorante que voue Alain à « la belle et violente » Béatrice, jeune starlette inconnue et dont les dents restent accrochées aux mollets de ceux qui peuvent servir son ambition. La cocasserie voudra que le neveu d'Alain, Edouard, archétype du provincial naïf, tombe lui aussi amoureux de la belle. Edouard y goûtera jusqu'à l'extase pendant que l'oncle sombrera dans l'alcool et ce, dans l'indifférence générale. Pendant que Fanny, sa douce épouse, blessée, humiliée, préfèrera le laisser se perdre plutôt que de le perdre complètement…
    On s'attend, (on espère) à ce que Josée et Bernard finissent enfin ensemble, eux qui se savent « pareils », « il me ressemble, pensa-t-elle, il est de la même espèce que moi. J'aurais dû l'aimer » même si, comme ils le disent, ils sont « des exemples de vie mal faite », « de lâcheté honnête » et qu'ils s'octroient « de petites bassesses » pour se dédouaner de la médiocrité générale qui flotte sur la marmite des couples qui s'éternisent.
    En conclusion, ce qui ressemble à un gentil marivaudage mondain devient, sous la plume de Sagan, le jeu cruel des amours éphémères et du hasard capricieux.
    Un an plus tard, un mercredi de plus chez les Maligrasse, Bernard et Josée, debout dos au mur, conclueront le livre ainsi :
    "Et dans l'ombre, elle lui prit la main et la serra un instant sans détourner les yeux vers lui.
    - Josée, dit-il, ce n'est pas possible. Qu'avons-nous fait tous… ?… Que s'est-il passé ? Qu'est-ce que tout cela veut dire ?
    - Il ne faut pas commencer à penser de cette manière, dit-elle tendrement, c'est à devenir fou."
    Ainsi va la vie des héros de Françoise Sagan dans ce livre que j'ai beaucoup aimé. Ces héros sont attachants, légers, élégants, nous offrant un cocktail pétillant qui nous fait monter le rose au coeur… malgré un certain désenchantement propre à l'auteure.
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    • Livres 2.00/5
    Par feanora, le 20 août 2014

    feanora
    Ce n'est certes pas le meilleur roman de Françoise Sagan, mais comme d'ordinaire il se lit très aisément. Deux heures de lecture et tout est fini.
    La vie, dans un milieu bourgeois, s'écoule au fil des jours et c'est une ronde de sentiments. On aime, on délaisse, on apprécie d'être admirée, on ignore ce que l'on vient d'aimer.
    L'art de l'écriture de l'auteur est de nous permettre de partager la vie des personnages dans un style tellement aisé et clair que rien ne paraît vieillot si ce n'est le mode de vie de l'époque .
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    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 19 mai 2011

    LiliGalipette
    Roman de Françoise Sagan. Prêté par Asphodèle.
    « On disait des Maligrasse, avec sympathie, qu'ils aimaient la jeunesse et cette sympathie était pour une fois justifiée. Car ils l'aimaient non pour s'en distraire et lui prodiguer des conseils inutiles, mais parce qu'ils lui trouvaient plus d'intérêt que l'âge mûr. » (p. 16) Alain et Fanny Maligrasse, la cinquantaine, donnent régulièrement des soirées mondaines où se croisent ce que Paris a à offrir d'actrices ambitieuses, d'écrivains insatisfaits et de jeunes gens qui cherchent une passion qui donnerait un sens à l'existence. Bernard, marié à Nicole, aime Josée qui aime Jacques. Alain aime Béatrice, Édouard aime Béatrice, André Jolyau veut Béatrice. Béatrice se laisse aimer, mais ne s'attache pas. Dans ce microcosme parisien, bourgeois et bohème, le vague à l'âme est un état d'esprit à la mode, mais les grandes douleurs sont muettes et tout se joue en tapinois.
    Alain Maligrasse est éditeur. « Il était un vieil homme qui avait froid. Et toute la littérature ne lui servait à rien. » (p. 19) Il est le personnage qui m'a le plus touchée. Les valses amoureuses et les trahisons minables des autres personnages ne sont rien au regard De l'amour qui dévaste Alain. Il s'abandonne au sentiment qui le ronge. Les certitudes qu'il tirait des livres s'effondrent. « Je suis comme l'étranger de Baudelaire, [...], je regarde les nuages, Les merveilleux nuages. » (p. 160) Ici s'annonce un autre roman de Sagan, Les merveilleux nuages. Parce que la vie ne cesse pas quand un individu s'arrête, la littérature non plus n'a pas de fin.
    Le titre est un vers de Bérénice de Racine : « Dans un mois, dans un an, comment souffrirons-nous, / Seigneur, que tant de mers me séparent de vous, / Que le jour recommence et que le jour finisse / Sans que jamais Titus puisse voir Bérénice ? » Des personnages de la tragédie grec, les personnages de Sagan ne sont que l'ombre affaiblie et vacillante. Ici, les expériences sont de fumée, les grands malheurs sont éphémères et tout concourt à l'évanescence des sentiments. La vraie passion n'effleure que de loin Bernard, Béatrice et les autres. Ces gens-là sont blasés avant d'avoir vécu et n'ont pas de charisme pour assumer la violence De l'amour ou de la haine. Toute chose se passe et chacun assiste, un peu ennuyé, au spectacle du monde.
    J'ai retrouvé avec un certain plaisir la plume délicate et incisive de Françoise Sagan. L'univers qu'elle dépeint est de celui dont on rêve et qui fait déchanter dès qu'on y entre. Ce texte n'est pas vraiment émouvant, mais il convoque des nuages sombres. Sagan se montre froide envers ses personnages : la déchéance d'Alain, le piège dans lequel Béatrice se laisse prendre, la ruine à laquelle Édouard souscrit sont traités avec distance. Ces personnages ne souffrent pas vraiment, ou alors ils le veulent. Difficile alors de s'attacher à eux. J'attends de voir si les personnages des Merveilleux nuages seront nourris de plus de violence et de vie.


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2011/05/19/21165621.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Laurane_C, le 24 avril 2010

    Laurane_C
    J'ai lu ce roman de Sagan comme on se balade dans les champs ou sur la plage au printemps. C'est toujours l'impression que j'ai lorsque je lis du Sagan. L'écriture me fait penser à celle de Colette que j'adore et que j'adule. Sagan sait toujours créer des personnages réalistes dans des histoires qui le sont tout autant. Pour moi, c'est le portrait de sa vie et celui du Paris de ces années.
    Dans un mois, dans un an est un court roman, comme toujours, où de nombreux personnages se croisent. Il y a Josée la passionnée, Bernard qui est amoureux d'elle et qui délaisse sa femme Nicole, et puis Alain qui est amoureux de Béatrice elle-même courtisée par Edouard le neveu d'Alain. Ouf respirons ! Alain est marié à Fanny depuis des siècles et leur amour semble s'émousser à cause de cette Béatrice... Et il y a Joylau, qui pour dire les choses simplement, fout la merde en courtisant Béatrice laissant Alain et Edouard profondément malheureux. Et enfin, il y a Jacques l'amant farouche de Josée.
    Donc, on a une farandole de personnages. Et chacun a son caractère: l'une est vive, l'autre est naïf, l'un est désespéré, l'autre est résignée etc. Sagan dresse le portrait d'une micro-société où l'on regarde les membres évoluer. La question est: Dans un mois, dans un an, les choses auront-elles changé ?
    (...)

    Lien : http://leslivresdelaurane.blogspot.com/2010/04/dans-un-mois-dans-un...
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Citations et extraits

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  • Par Chimere, le 24 juillet 2014

    Elle partit seule donc au volant de sa voiture, un matin de bonne heure, et roula lentement dans la campagne dénudée de l'hiver. Il faisait très froid et un soleil pâle, étincelant, luisait sur les champs rasés. Elle avait baissé la capote de sa voiture, remonté le col du chandail qu'elle avait emprunté à Jacques et le froid lui durcissait le visage. La route était déserte".

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  • Par Sachenka, le 26 août 2012

    [Alain] lui envoya quelques conseils : regarder autour de soi, se détourner de soi-même, etc. Conseils stupides, Bernard le savait. Personne n'a jamais le temps de se regarder vraiment et la plupart ne cherchent chez les autres que les yeux, pour s'y voir.

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  • Par Laurane_C, le 24 avril 2010

    Elle lui sourit; il prit sa main et elle qui détestait toute démonstration en public le laissa faire.

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  • Par LiliGalipette, le 19 mai 2011

    « On disait des Maligrasse, avec sympathie, qu'ils aimaient la jeunesse et cette sympathie était pour une fois justifiée. Car ils l'aimaient non pour s'en distraire et lui prodiguer des conseils inutiles, mais parce qu'ils lui trouvaient plus d'intérêt que l'âge mûr. » (p. 16)

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  • Par Chimere, le 23 juillet 2014

    p. 78: "Béatrice s'habituait à cet amoureux platonique et rien n'est plus difficile à échanger que cette habitude, chez une femme sans tête surtout".
    p. 79: "Voyez-vous continua-t-elle, dans ce milieu de théâtre - que j'aime car c'est mon milieu-, il y a une telle majorité de gens, je ne dirai pas cyniques, mais sans réelle jeunesse, vous êtes jeune, Edouard, il faut que vous le restiez".
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