ISBN : 2260007805
Éditeur : Julliard (1991)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 27 notes) Ajouter à mes livres
Ils sont quatre, tardivement lancés sur la route de l'exode en cette mi-juin 40. Quatre fleurons du Tout-Paris occupés à cancaner et à déguster leur foie gras dans une Chenard et Walcker rutilante qui, l'année dernière encore, remportait le Grand Prix de l'Élégance Spor... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    InColdBlog
    Juin 1940.
    Quatre mondains à bord d'une voiture de luxe fuient Paris pour rejoindre Madrid. A bord, Luce, jeune épouse délaissée par son riche mari ; Bruno, son gigolo du moment ; Diane, riche mondaine d'un certain âge ; et Loïc, diplomate supposément homosexuel.
    En ce lendemain d'Armistice, des milliers de Français, comme eux, veulent gagner la zone libre au plus vite. Alors que leur convoi finit par se retrouver immobilisé sur les routes de l'exode, quelque part en Beauce, ils se font mitrailler par la flotte aérienne allemande.
    La menace éloignée, chacun sort de sa stupeur et revient à la réalité. La voiture des Parisiens est hors d'usage. Pire encore, Jean, leur chauffeur, est tombé sous les balles ennemies… ce qui les place dans un drôle d'embarras. Évidemment, c'est triste pour ce pauvre Jean, mais que vont-ils devenir, perdus sur cette route, livrés à eux-mêmes parmi la populace ?
    Alors qu'ils en sont toujours à se demander comment ils vont se sortir de ce pétrin, un jeune paysan qui passait par-là dans sa charrette leur propose le gîte, le temps pour eux de trouver un autre moyen de se rendre à Madrid.
    À la ferme, ils découvrent un monde rustique qui leur était jusque-là inconnu, habitués qu'ils sont des ors des salons de la capitale
    Peu habitués au confort rustique de la ferme, les quatre compagnons vont devoir changer leurs (mauvaises) habitudes, se lever au chant du coq. Ils vont découvrir la valeur du labeur et du couvert dûment gagné. Les femmes devront nourrir la basse-cour sans craindre d'abimer leurs toilettes, tandis que les hommes troqueront la limousine pour la moissonneuse.
    De tout ce que j'ai lu jusqu'ici de Françoise Sagan, Les faux-fuyants est un roman à part, qui s'inscrit dans une veine comique peu habituelle chez l'auteur.
    Le procédé utilisé ici n'est pas nouveau : placer des personnages dans un environnement à l'opposé de celui dans lequel ils évoluent et dont ils ignorent les usages et coutumes. Ce choc des cultures devient alors matière à tensions et à quiproquos.
    Sous couvert de la comédie, Sagan dénonce le snobisme des mondains oisifs en les frottant à des paysans droits, sans artifices, qui ne craignent pas de retrousser leurs manches. Elle se moque de leur ignorance, de leur condescendance et de leurs airs supérieurs ; et condamne du même coup la comédie des apparences.
    Au contact des paysans, loin du regard de la société parisienne, les mondains vont dévoiler un autre aspect de leur personnalité ; certains prenant même plaisir à leur nouvelle condition pourtant inconfortable. Dans ces circonstances inhabituelles, ils vont vivre des situations autrement plus exaltantes et enrichissantes qu'en fréquentant la jet-set.
    A l'exception du gigolo, qui persistera dans son attitude méprisante et hautaine, cette expérience permettra à nos bourgeois de prendre conscience de la vanité du jeu des apparences dont ils sont prisonniers à Paris.
    Pourtant, sitôt le dos tourné à la ferme, chacun s'empressera de revêtir à nouveau le costume de la suffisance qui lui colle à la peau.
    S'il est moins subtilement ironique que ses autres romans de Sagan, Les faux-fuyants n'en demeure pas moins un récit caustique et souvent drôle.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/Les%20faux-fuyants
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    • Livres 3.00/5
    Par Hindy, le 18 décembre 2010

    Hindy
    LA seconde guerre mondiale vue par F. Sagan, entre dérision, grotesque, rire et larmes. Cocasse
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    • Livres 4.00/5
    Par fran6h, le 08 avril 2011

    fran6h
    Sagan choisit le contexte de l'exode (Juin 1940) comme cadre à un roman qui mêle satire sociale et humour cocasse.
    Quatre parisiens, bourgeois, fuient la guerre en espérant rejoindre le Portugal. En chemin leur voiture est bombardée par l'aviation et ils se retrouvent hébergés dans une ferme tenue par une famille de paysan. Les péripéties qui vont s'en suivre sont traitées avec un humour décalé et un style alerte.
    Un trés bon roman,dont le titre est excellemment choisi, qui n'est pas uniquement une suite de gags, mais emmène le lecteur à la réflexion sur l'absurdité de la guerre.
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    • Livres 5.00/5
    Par tracey11, le 20 mai 2012

    tracey11
    Un vrai plaisir, oh que oui! Je me suis endormie pendant le premier chapitre. Les premières pages n'arrivaient pas à me convaincre, je me suis dit ouhla, ça ne va pas me plaire. Erreur! Sagan brosse avec plein d'humour le portrait de quatre "bourgeois", qui se retrouvent confrontés à un monde qui n'est pas le leur, et que l'on voit "évoluer" au fil des pages. le regard que Sagan nous propose est sarcastique, plein de bonne humeur et de bons sentiments. Un régal, je me suis bien amusée! Et j'ai beaucoup aimé la dernière phrase.

    Lien : http://readviewed.skyrock.com/14.html
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    • Livres 3.00/5
    Par rolandm1, le 28 janvier 2012

    rolandm1
    Quatre amis parisiens quittent leur ville en juin 1944 pour échapper aux Allemands.
    Ils échouent à 200 km de Paris en pleine campagne dans une ferme au milieu des champs de blé.
    Ils y passeront 3 jours et le roman décrit si bien et avec beaucoup d'humour ce petit havre de paix au milieu de la guerre.Les rats de la ville sont chez les rats des champs.
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Citations et extraits

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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    Une gêne, une sorte de récupération tardive de leur identité qui recollait sur le dos de chacun son étiquette du départ : diplomate supposé pédéraste pour Loïc ; gigolo de vingt-huit ans chez Bruno ; femme du monde trépidante chez Diane ; jeune femme riche et mal mariée pour Luce. Et tout le monde essayait de regagner son personnage ou, plutôt, tentait de le faire réintégrer aux autres pour se rassurer. Et chacun d’eux trouvait les trois autres ridicules et, par moments, touchants dans leur désir de ressembler à eux-mêmes. Tout au moins à leur eux-mêmes parisien.
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    Il fallait arrêter tout cela, ces rires mesquins et ces bêtises agressives, pensait-il. Quitte à mourir mitraillé, autant mourir poliment. Déjà que tout craquait en France, si le vernis en faisait autant ils étaient fichus. Loïc éprouva soudain quelque orgueil à se dire que ce vernis si superficiel et si vain, si souvent assimilé au snobisme ou à l’hypocrisie, si souvent ridiculisé, ce vernis, donc, lui permettrait de mourir avec autant de pudeur et de courage que leur héroïsme à d’autres hommes de meilleure qualité, dans de plus valables circonstances.
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    "Personne de vous n’a un appareil photo ? demandait Diane en souriant. Parce qu’on ne nous croira jamais à Paris ! Moi en glaneuse et Loïc sur sa faucheuse-lieuse-tapeuse ! Ah non ! Il nous faut des preuves ! Je vous assure !…"
    "Et comme on ne lui répondait pas, elle ajouta : « On n’a pas besoin d’un Leica, hein ! Le moindre petit Kodak fera l’affaire ! » avec simplicité et gentillesse. Mais il semblait que personne n’aimât la photo dans la Beauce car on ne lui répondit pas."
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    - Ce n’est pas le moment de rêver, mon cher. Qu’allons-nous faire avec ce pauvre Jean qui ne…
    Elle recula devant les « qui ne peut plus nous conduire », « nous encombre », « ne nous sert plus à rien », lesquels lui venaient naturellement à l’esprit, et se décida pour :
    - … qui ne peut pas rester tout seul sur cette route !… Voyons ! Enfin !…
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  • Par rolandm1, le 28 janvier 2012

    C'était, Dieu merci, le moment où les poules et les canards entraînés par les cris des oiseaux toujours épouvantés, au soir, de l'obscurité montante - menaient leur plus beau tapage. Les cris d'amour des amants furent couverts, il est prosaïque de le dire, par les couinements, les cacanements, les piétinements et les autres moyens d'expression des volailles qui régnaient dans la basse-cour.
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Des bleus à l’âme de Françoise Sagan Lu par Sylvie Testud Émission spéciale lectures au théâtre du Rond-Point A l’occasion des fêtes de Noël, France 5 propose une émission exceptionnelle de "La Grande Librairie" le 22/12/2011, enregistrée en public au théâtre du Rond-Point. De grands comédiens viennent lire, sur scène, quelques-uns des textes les plus beaux et les plus savoureux de la littérature classique et contemporaine. Des livres, des voix et beaucoup d’humour pour donner envie de lire ou de relire...








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