ISBN : 2266189999
Éditeur : Pocket (2009)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.33/5 (sur 18 notes) Ajouter à mes livres

Josée a perdu sa liberté en épousant un jeune artiste en vogue dont l'apparence bien tranquille cache une jalousie morbide qui rend infernale l'existence commune. Comment Josée, l héroïne de Dans un mois, dans un an, supportera-t... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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  • Par asphodele85, le 08 mai 2011

    asphodele85
    Ou l'histoire d'une passion dévastatrice jouée comme un thriller psychologiqueQuatre ans ont passé depuis « Dans un mois, dans un an » et nous retrouvons Josée, avec plaisir !
    Mais que fait-elle ? Sur une plage de Key Largo en Floride, mariée à un américain ultra-beau ultra-white, et totalement névrosé ? Elle vit une passion, dans toute sa dimension exclusive, morbide et aliénante. Rien qui ne lui ressemble et elle le sait. Elle a la prescience qu'elle doit, qu'elle va quitter cet Alan, ivrogne à ses heures, riche et incapable de faire autre chose que l'aimer, la martyriser, jaloux de son passé, de tout ce qui peut la distraire de lui. « Mauvaise pièce, mauvais film, mais dont l'auteur ambitieux était son mari et elle ne pouvait s'empêcher de gémir avec lui devant son inévitable échec ».
    Voilà, le ton est donné, nous savons que Josée veut se sortir de ce guêpier doré mais n'y parvient pas, mettant en avant comme « alibi », la fragilité psychologique d'Alan et surtout, elle se l'avoue sans l'admettre, un peu, à cause de cette irrépressible attirance qu'elle a de lui. Tout au long du livre, c'est « ni avec toi, ni sans toi ».
    Au second chapitre, elle rencontre Bernard, le Bernard écrivain qui publie enfin son livre aux Etats-Unis et chouette, ça y est, on se dit, cette fois, elle va quitter Alan pour de bon. Mais non, Bernard, qui est son double au masculin jouera un rôle de tampon et de messager entre les amants terribles, la prévenant du drame qui couve au-dessus de sa vie. Elle n'en peut plus d'être « traitée non comme un être indépendant mais comme l'objet impuissant d'un amour maladif ». Elle reste en s'absentant, dédoublée et doublée par cette passion qui la submerge et l'étouffe.
    Elle s'enfuira seule en Normandie, puis, Alan aidé de Bernard la retrouvera à Paris où ils fréquenteront les cercles parisiens chers à Josée. le cœur n'y est plus pour elle, l'insouciance et la gaieté de sa jeunesse passée l'ont quittée et elle commence à trop boire, non pour l'oublier lui, mais oublier l'erreur qu'est devenue sa vie.
    Il est trop tard et nous assisterons à la décomposition de ce couple maudit jusqu'au bout, elle le dit elle-même : « Au cinéma non plus, elle ne savait pas partir avant la fin du film»…
    Même la fin ne nous convainc pas : se quitteront-ils vraiment cette fois-ci, après qu'elle lui ait avoué l'avoir trompé avec un de ses ex ? Elle lui assure que cette fois « le jeu est fini ».
    « Je voulais tout de toi, même le pire » dira-t-il, effondré et « ils restèrent longtemps ainsi l'un contre l'autre comme deux lutteurs exténués ».
    Ces Merveilleux nuages, titre du poème éponyme de Baudelaire résument très bien l'exclusivité folle de cet amour condamné à mourir asphyxié, mais Sagan sait comme personne insuffler de l'oxygène quand on croit les personnages en état de catatonie avancée et sa petite musique, légère et obsédante, nous tient en haleine pendant 190 pages, délicieusement excédés , délicieusement envoûtés…
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    • Livres 5.00/5
    Par Zazette97, le 28 août 2011

    Zazette97
    Publié en 1961, "Les merveilleux nuages" est le 5ème roman de l'écrivaine française Françoise Sagan, auteure de "Bonjour tristesse", "Un certain sourire" , "Un peu de soleil dans l’eau froide" ou encore de "Toxique".
    Josée et Alan sont mariés depuis 2 ans mais leur couple bat de l'aile. Josée, qui pensait avoir épousé un Américain bien tranquille, étouffe du fait de la jalousie constante d'Alan qui l'assène de questions à longueur de temps.
    Excédée par son chantage affectif, Josée finit par provoquer ce qu'Alan redoute le plus.
    Malgré l'adultère de sa femme, Alan n'imagine pas sa vie sans elle et Josée n'a pas la force de le quitter.
    Quand Alan se remet à la peinture, la jeune femme voit dans cette nouvelle occupation une promesse de liberté. Mais peut-elle avoir confiance en son mari ?
    Comme souvent chez Sagan, le titre de ce roman est emprunté à un homme de lettres qui fait l'objet de son admiration.
    "Les merveilleux nuages" sont ainsi tirés du poème "L'étranger" de Baudelaire :

    " Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
    - Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
    - Tes amis ?
    - Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est restée jusqu'à ce jour inconnu.
    - Ta patrie ?
    - J'ignore sous quelle latitude elle est située.
    - La beauté ?
    - Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle.
    - L'or ?
    - Je le hais comme vous haïssez Dieu.
    - Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
    - J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... Les merveilleux nuages !"

    "Les merveilleux nuages" évoquent un amour dévorant, inépuisable, dans lequel s'enlisent mari et femme.
    Alan est prisonnier de son amour maladif, absolu pour Josée à qui il ne laisse pas le moindre répit.
    Josée souffre de la situation mais ne se décide pas pour autant à le quitter, refusant d'être un prétexte tout trouvé à la décrépitude de son mari. Elle voudrait tant qu'il puisse exister sans elle.
    Il ne semble guère exister d'amour heureux chez Sagan. Les romans que j'ai pu lire jusqu'à présent font état de couples dont l'amour ne tient qu'à un fil tant il se veut bien souvent dicté par des motifs futiles.
    Les personnages de Sagan ont a priori tout pour être heureux : oisiveté, soleil, beauté, insouciance et assez de temps pour ne penser qu'à eux-mêmes.
    Et pourtant les couples se font rapidement posséder par l'ennui, se déchirent et ne prennent fin que lorsque l'un des deux partenaires est définitivement à bout.
    Les ruptures ne sont jamais faciles, même lorsqu'elles sont l'évidence même.
    Pas de préambule, le couple présenté au départ de chaque roman est pour ainsi dire condamné dès la première ligne, emprisonné dans ce huis-clos que l'auteure affectionne tant.
    Le reste du roman visera à déterminer qui se lassera le premier et de quelle façon il quittera l'autre (et pour qui).
    Le soleil, les fréquentations et distractions de la vie parisienne ne sont qu'illusions destinées à mettre en relief cette longue agonie qu'est le couple chez Sagan.
    J'ai été happée (effrayée aussi !) par ce récit lancinant, à l'ambiance toujours tendue, qui laisse une large place aux dialogues acerbes échangés entre Alan et Josée.
    Chacune des phrases d'Alan semble être un piège destiné à confondre Josée. de son côté, Josée pêche par désespoir, s'échappant dans les bras d'autres hommes, se raccrochant en vain à cet amour qui l'exténue de plus en plus, en attendant l'impulsion qui la fera définitivement partir.
    J'ai beaucoup aimé le timbre et le rythme vif choisi par Sophie Chauveau pour coller au phrasé fugitif de Françoise Sagan !
    5 sur 5 pour ce roman (mais suis-je vraiment objective concernant Sagan ? :))
    En faisant quelques recherches, j'ai appris que le personnage de Josée était déjà présent dans le roman " Dans un mois, dans un an".
    N'ayant pas encore découvert ce titre, je n'ai toutefois pas eu l'impression de lire ici une suite.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2011/08/les-merveilleux-nuages-fra..
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    • Livres 3.00/5
    Par LiliGalipette, le 19 mai 2011

    LiliGalipette
    On retrouve ici Josée, un des personnages de Dans un mois, dans un an. Josée a épousé Alan Ash sous le coup d'une illusion. « Je te prenais pour un Américain bien tranquille. Je te l'ai dit cent fois, et je te trouvais beau. » (p. 13) Mais Alan n'est pas tranquille : maladivement jaloux, il soupçonne Josée et veut tout connaître de son passé, de ses pensées et de ses envies. « Il ne voyait que par rapport à elle et dans un rapport si systématique de persécuteur qu'elle avait parfois envie d'en rire. » (p. 23) Lassée par cet amour et écœurée par l'Amérique, elle rentre seule à Paris. Mais Alan la suit, bien décidé à la garder. La reconquête est aisée, mais la même routine s'installe, débilitante et pourtant attendue.
    Josée manque toujours du courage de partir et d'abandonner Alan à sa névrose. Elle se laisse faire, se complaît presque dans cette relation qui la rassure puisqu'elle n'en connaît plus d'autre et se soumet à l'asphyxie des sentiments. « Je t'userai, je m'userai, je ne te quitterai pas, nous n'aurons pas de répit. Deux êtres humains doivent pouvoir vivre cramponnés l'un à l'autre sans respirer. Ça s'appelle l'amour. » (p. 52) Alan et Josée tentent d'aspirer dans cette relation glauque de nouvelles forces vitales. L'ami Bernard et l'ami Séverin s'en défendent, mais la vieille Laura se laisse prendre dans le jeu cruel des époux Ash.
    Ai-je tort de voir en Josée une figure de Sagan en épouse dépitée ? Je ne connais pas assez bien sa vie pour l'affirmer, mais les accents de l'ennui douloureux que Josée éprouve aux côtés d'Alan sont trop vibrants pour ne pas avoir été réels. Néanmoins, cette Josée m'a agacée : s'aliéner à l'homme qui la blesse est autant égoïste qu'illusoire. Qui peut croire qu'Alan songerait vraiment à se tuer si elle partait ? Il n'est pas de cette trempe. Il est certes faible, mais pas au point d'en mourir.
    Si Dans un mois, dans un an m'avait laissée sur ma faim de sentiments plus nourris, Les Merveilleux Nuages n'a pas comblé le vide. J'ai lu sans déplaisir ce roman, mais avec un agacement latent. L'univers de Sagan est rapidement écœurant et les gens qu'elle dépeint sont de tristes sires sans panache. Il me reste à lire Des bleus à l'âme, également prêté par Asphodèle. Advienne que pourra.


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2011/05/19/21171652.html
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  • Par aranzueque-arrieta, le 01 mai 2012

    aranzueque-arrieta
    Les merveilleux nuages
    Françoise Sagan
    Julliard

    Josée est une jeune française mariée depuis trois ans à Alan, un séduisant et riche américain. C'est en Floride, pendant les vacances d'été, qu'elle le trompe pour la première fois avec un marin-pêcheur lors d'une sortie en mer. Alan décide de la quitter mais n'y parvient pas.
    De retour à New-York où sa belle-mère est malade, Josée rencontre Bernard, un de ses anciens admirateurs. Au cours d'une soirée qu'elle passe avec son mari et son ami français, elle s'enfuit.
    Elle prend un avion pour rentrer en France. Elle s'installe dans une maison à la campagne. Bernard la retrouve, il la ramène à Paris. Alan l'y attend.
    Le couple emménage dans un appartement. Alan se remet à la peinture pendant que Josée revoit ses anciennes fréquentations.
    Laura, une ancienne connaissance, se prend de passion pour Alan et pour son art. Elle organise une exposition de ses tableaux qui obtient un franc succès. Au même moment réapparait Marc, l'ancien amant de Josée avec qui elle trompe encore son mari. Elle lui avoue sa nouvelle infidélité.

    Les merveilleux nuages est le cinquième roman de Françoise Sagan, publié en 1961.
    Il s'agit d'un livre sur la passion amoureuse, destructrice entre Josée et Alan.
    Le couple ne peut s'empêcher de se faire souffrir. Elle trompe son mari avec d'autres hommes, le lui avoue mais revient vers lui avec quelques scrupules avant de le tromper une nouvelle fois. Lui, ne parvient pas à se détacher d'elle et lorsqu'il semble prendre de la distance, il ne fait que simuler son émancipation amoureuse pour donner à Josée l'illusion d'une liberté retrouvée. Les rôles du mari et de la femme sont comme inversés dans ce couple atypique, oisif, superficiel.
    Le mécanisme De l'amour est pervers et démoniaque nous dit l'auteur.
    Que ce soit en Floride, à New-York ou à Paris, dans ces ambiances feutrées, luxueuses, frivoles, les personnages ne parviennent pas à se trouver ni à se retrouver. Ils sont pris dans le cycle de l'éternel échec. Si Josée et Alan s'ennuient en allant de soirées en soirées, le lecteur reste captivé tout au long du roman.
    L'écriture est épurée, rythmée, légère; on retrouve avec bonheur le style si particulier de Françoise Sagan.
    Ces «Merveilleux nuages» (titre tiré d'un poème de Baudelaire) annoncent l'imminence d'un terrible orage; la chronique d'un échec amoureux annoncé.
    Un roman à (re)découvrir.

    http://faranzuequearrieta.free.fr

    Lien : http://faranzuequearrieta.skyrock.com/3008067881-Les-merveilleux-nua..
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Citations et extraits

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  • Par LiliGalipette, le 19 mai 2011

    « Je t’userai, je m’userai, je ne te quitterai pas, nous n’aurons pas de répit. Deux êtres humains doivent pouvoir vivre cramponnés l’un à l’autre sans respirer. Ça s’appelle l’amour. » (p. 52)
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  • Par LiliGalipette, le 19 mai 2011

    « Il ne voyait que par rapport à elle et dans un rapport si systématique de persécuteur qu’elle avait parfois envie d’en rire. » (p. 23)
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  • Par LiliGalipette, le 19 mai 2011

    « Je te prenais pour un Américain bien tranquille. Je te l’ai dit cent fois, et je te trouvais beau. » (p. 13)
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  • Par LiliGalipette, le 19 mai 2011

    « Un homme ne doit pas avoir perpétuellement besoin de quelqu’un, sa mère ou sa femme, pour vivre. » (p. 55)
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Vidéo de Françoise Sagan

Des bleus à l’âme de Françoise Sagan Lu par Sylvie Testud Émission spéciale lectures au théâtre du Rond-Point A l’occasion des fêtes de Noël, France 5 propose une émission exceptionnelle de "La Grande Librairie" le 22/12/2011, enregistrée en public au théâtre du Rond-Point. De grands comédiens viennent lire, sur scène, quelques-uns des textes les plus beaux et les plus savoureux de la littérature classique et contemporaine. Des livres, des voix et beaucoup d’humour pour donner envie de lire ou de relire...








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